Les images de synthèse font-elle la mort du dessinateur ?

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A côté de ma vie d’Artiste-peintre et de mes autres obligations, je fais diverses études… et ce faisant, inévitablement, je tombe sur des images de synthèse. Je ne parle pas ici du travail artistique fait sur une tablette… mais du vrai travail de synthèse consistant avec son ordinateur, à produire en partant de rien, des images inertes ou animées…

CHRISTIANE ALLENBACH | SYSTEME chauffage_sol_romain°

Autrefois, on faisait appel aux compétences des artistes dans le domaine culturel, historique ou archéologique, et il était important AVANT l’ère de la photo numérique, de reproduire avec précision les choses telles qu’elles se présentaient. C’est un manque à gagner pour les artistes qui ne peuvent évidemment pas vendre assez pour en vivre et qui apprécient parfois les missions ponctuelles dans le domaine qui est le leur. Du coup, c’est toute une série de compétences qui se perdent au bénéfice de quelques clics de souris… ça rend nostalgique…

CHRISTIANE ALLENBACH | SEMELLE ISOLEE SOUS POTEAUCHRISTIANE ALLENBACH | MUR FENETRECHRISTIANE ALLENBACH | REMPLISSAGE D UN MURTout en étant les  héritiers du savoir-faire ancien… il est devenu presqu’inutile car par souci de rentabilité il est clair que tout le monde vise la technologie la plus pointue… Même pour les illustrations de livres, il devient de plus en plus rare qu’on fasse appel au dessin, exception faite de la botanique. Est-ce forcément une bonne chose ? l’avenir nous le dira…

CHRISTIANE ALLENBACH | AQUARELLE D UN MUR REMPLIlire aussi : concept’Art

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Article technique | un projet artistique

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Après avoir parlé de la conception d’un projet au niveau purement artistique (c’est par ici) je souhaite développer un peu ce qui gravite autour de l’Art… et qui n’est pas moins important…

On peut concrètement avoir différents cas de figure et je vais dans la foulée évoquer les avantages & inconvénients. L’article sera évidemment comme tous les autres réactualisé au fur et à mesure de mon expérience en tant qu’Artiste-Peintre pro.

  • APPEL d’OFFRE

Lorsqu’un organisme (public ou privé) ou une Entreprise… a besoin des services ponctuel d’un Artiste on trouve généralement par voie de presse, ou sur le net, un appel d’offre… et quantité de personnes qui se jettent dessus…

Généralement on postule one-line donc les concurrents peuvent voir de quelle manière vous argumentez et postulez. C’est à double tranchant mais cela a l’avantage d’être instructif et de se régler très très rapidement. Pour moi c’est super car tout le monde voit qui est pris, et pourquoi…
A titre de comparaison, j’ai failli décrocher de la sorte un job en… une demi-heure sauf qu’il fallait un véhicule et que je n’en ai pas (ceux qui me connaissent bien sauront pourquoi). Dans ce cas et en l’an 2016… ne nous leurrons pas, aucune concession ne sera faite même si vous avez les compétences techniques et artistiques requises : parce qu’il y aura des personnes qui seront mobiles et qui ont également des compétences même si elles ne sont pas les mêmes…  Mon conseil ? soyez réactif sur le net si une telle collaboration est compatible avec l’activité professionnelle que vous exercez déjà… Car bien sûr on ne saurait concevoir de fonctionner uniquement de cette manière là… Le monde de l’Art étant toutefois très spécial par rapport à un marché de l’emploi normal… ce type de projet n’est pas négligeable.

  • CANDIDATURE SPONTANEE

C’est le cas où l’Artiste contacte lui-même un organisme pour parler de ses compétences… en proposant par exemple des logos, des illustrations, des tableaux ou l’organisation d’une exposition dans des locaux d’Entreprise. Ne nous leurrons pas, une suite positive n’est donnée qu’à ceux qui ont les bonnes relations ou qui savent lécher les bonnes bottes.

Mais il est fort possible de trouver par ce moyen une possibilité qui n’intéressera pas les autres artistes du secteur… donc il ne faut jamais hésiter…

  • Les offres spontanées en provenance d’organismes divers

Il est clair que toute entreprise, organisme et institut va surfer largement sur le net et étudier tout ce qui y est visible… AVANT de contacter directement un Artiste et de lui exposer, généralement par mail ou courrier officiel, un projet.

Ce qui ici fera la différence c’est une capacité ou un intérêt particulier relevé chez l’Artiste car tous les artistes professionnels font du bon travail, chacun d’une autre manière. Ce sera donc l’organisme, privé ou public, qui sera le mieux à même de voir s’il y a adéquation ou pas.

Mais même si c’est le cas et même si l’Artiste est contacté pour un projet… il n’y a pas lieu de s’emballer prématurément et je vais vous dire pourquoi :

♣ dans le cadre de la confection d’un logo par exemple… la démarche administrative est très complexe et prend un temps fou car l’Artiste devra s’assurer qu’aucun autre organisme dans le monde n’a utilisé quelque-chose qui ressemble à ce que l’Artiste vient de concevoir… ce temps perdu n’est généralement pas rémunéré et les Entreprises ont un budget souvent restreint… il faut donc bien peser le pour et le contre…
en n’oubliant pas que ce qui ne rapporte pas en argent peut très bien s’avérer constructif au niveau relationnel ou marketing…

♣ Lorsqu’on reçoit un courrier élogieux sur notre Art… et qu’on est incité à participer à un projet… souvent d’autres Artistes ont déjà refusé… ou alors l’organisme n’a pas les moyens de rétribuer l’Artiste-peintre à la mesure de son talent. Je précise ici (je l’ai déjà dit ailleurs) que les mêmes personnes ont souvent un budget très large pour d’autres choses mais qu’au niveau de l’Artiste on cherchera toujours à marchander et à négocier, oubliant par là même qu’un Artiste vivant de son Art a des frais et que son travail a de la valeur au même titre que celui d’un Artisan. C’est parce que certains artistes-amateurs, souvent non déclarés, vendent au rabais et cassent le marché, que l’ensemble des  Artistes-professionnels souffre maintenant. Les discounters auront eux aussi rajouté la goutte qui fait déborder le vase… Bref, quand on connaît le tarif horaire d’un garagiste, d’un plombier ou de tout autre artisan, on bronche à peine… mais dès qu’il s’agit d’Art, on cherche à négocier : alors NON et re-non. Je fais ici un appel à tous les artistes à ne PAS se prostituer et à ne pas vendre en dessous de la réelle valeur de leur travail car sinon nous ne sortirons jamais de l’actuelle crise. J’invite aussi les organisateurs d’expositions régionales à vérifier si les artistes sont dûment déclarés à la Maison des Artistes. En international il n’y a jamais de souci, c’est bien contrôlé… mais en régional les gens vendent énormément au noir et ça aussi cela casse le marché, sans oublier le manque à gagner de 1 % à la Maison-des-Artistes….
Détails sur la comptabilité d’un Artiste dûment déclaré ici.

Un autre point très important… c’est que l’on ne manquera pas de parler à l’Artiste de pré-sélection et de challenge… c’est très flatteur mais concrètement cela veut dire que l’on va tenter de soutirer à l’Artiste une ébauche sous forme de croquis de ses idées : amis-artistes, ne tombez PAS dans le panneau. Exigez un pré-paiement car sinon la structure en question scannera votre ébauche, et travaillera dessus avec photoshop, accédant ainsi à un résultat gratuit au lieu de rémunérer l’Artiste comme il le mérite. C’est particulièrement valable pour les Artistes à l’imagination fertile ou à ceux qui cogitent longuement avant de mettre leurs idées à plat. Donc en résumé : ne sortez rien de votre Atelier sans paiement.

 

  • les projets spéciaux

    ♣ entrée d’école artistique
    ♣ demande de bourse artistique
    ♣ projets privés (artiste isolé ou groupe d’artistes)

Pour les écoles & bourses, les étudiants sont généralement dûment préparés donc je ne développerai pas ici. Mais le dernier point mérite que l’on s’y attarde un peu :

il correspond par exemple à une éventuelle collaboration entre un Artiste-peintre et un organisme privé ou public et ce qui caractérise alors cette collaboration c’est que le projet est monté en binôme par la structure en question et l’artiste et que si le projet est validé, plusieurs réunions seront nécessaires à sa concrétisation. Mais avant il faut remplir un dossier qui comportera au minimum les rubriques suivantes, il vaut donc mieux que l’Artiste qui veut fonctionner ainsi ait un document déjà prêt…

> titre du projet
> nom ou raison sociale (ou association artistique)
> adresse et autres informations légales
> téléphone, mail, site web, fan-page facebook
> relations dont on dispose (si-si, il faut les indiquer)
> CV, distinctions, références ou prix obtenus
> champ et discipline-culturelle du projet
> présentation du projet
> synergie autour du projet
> action(s)
> public(s)
> devenir pour le projet
> calendrier prévisionnel d’exécution
> budget prévisionnel avec partie artiste et
> partie organisme
> travaux antérieurs réalisés & liens internet
> + éléments variables en fonction de l’émetteur…

Une fois le projet retenu… ce n’est pas encore gagné, il faut le présenter comme on présenterait une thèse… donc savoir en parler en public et faire face aux questions.

Donc… pour tous ceux qui ont des projets… et chaque Artiste doit en avoir… voici quelques éléments à travailler en avance… pour se préparer. Bonne chance à vous.

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Pensées de fin d’exercice…

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Que ce soit sur le plan privé ou en affaires… l’approche de la fin d’année… qui dans les magasins commence par les étalages de la déco de Noël (et ceci de plus en plus tôt ! sic !)  a toujours été un moment de réflexion.

allenbach-christiane-oct-2016Je n’ai pour cela pas attendu les différents débats sur la rentabilité d’une activité artistique… car la « donne » est faussée par les différents intervenants eux-mêmes en ce sens que la plupart des artistes ont soit un conjoint qui gagne bien et qui couvre leurs frais… soit sont à la retraite donc peignent après une vie « autre » qu’artistique.

Mais ils existent encore, les vrais Artistes, ceux qui ont besoin de vivre de leur travail artistique. J’en ai rencontré un du côté de Saverne… et je suis en contact avec d’autres. Ce n’est pas forcément une cinécure, mais faisable…

CHRISTIANE ALLENBACH | CLAVIER ORDI PORTABLELa plus grosse différence entre une activité en Entreprise, et être à son compte, pour moi, réside dans le fait que :

  • en mode « entreprise » le travail est fourni et qu’il ne reste qu’à l’exécuter… et si on est malade ben ça attendra, on est payé quand même et la flemme du lundi se supporte mieux collectivement que seul(e)…
  • alors qu’en mode micro-entreprise, auto-entreprise ou statut similaire… toute tâche différée est à rattraper et il faut courir après les contrats, les projets, les clients… avec aussi (fait non négligeable) la partie recouvrement pour les arriérés… Bref, il faut être opérationnel en permanence et toute erreur a des conséquences immédiates sur un parcours d’Artiste.
    Pour ceux qui pensent qu’un Artiste ne fait que peindre, détail des tâches ici.

Dans le cadre du bilan concernant l’Art… la crise économique, en France et partout ailleurs, a des répercussions considérables au niveau des ventes et seuls les plus connus (pas forcément les plus talentueux) réussissent encore à booster leurs ventes. Je me réfère ici aux personnalités du cinéma & C° qui se mettent à peindre… leurs créations partent bien peu importe la qualité… Pareil pour les Artistes qui savent quelles bottes sont à lécher pour avancer sur leurs parcours. Je ne mange pas de ce pain là moi et j’apprécie mes amis (de tous milieux) pour ce qu’ils SONT et pas pour ce qu’ils peuvent faire pour moi.

A côté de cela, reste évidemment… à revoir la manière dont les Salons spécialisés fonctionnent… Je ne développerai pas ici les différents débats en cours dans le milieu professionnel et au niveau national… mais le grand public se doit de connaître quelques détails importants :

  • participer à un salon, c’est montrer son travail, pas forcément vendre… les Salons attirent du monde mais pas forcément les acheteurs
  • si à un Salon une personne questionne l’Artiste sur sa technique, demande les prix… ne jamais se réjouir en pensant que c’est un client potentiel, c’est souvent un concurrent même si dans le milieu on préfère dire « ami » ou « collègue-artiste »…
  • les Salons apportent beaucoup aux Artistes de par les rencontres constructives (si-si il y en a) et les éventuelles démonstrations…
  • Les démonstrations sont souvent obligatoires pour être sélectionné(e) à un Salon… concrètement cela oblige l’Artiste à loger sur place donc… à dépenser une somme parfois astronomique sans aucune vente-en-retour… Par ailleurs, il faut se poser des questions si les démonstrations qui sont gratuites ne détournent pas les gens des cours payants qui eux permettent à un Artiste de couvrir ses fraits professionnels qui gravitent pour la majorité des Artistes autour de mille euros par Salon… bien plus si ce Salon est à l’étranger (j’ai été invitée à l’autre bout du monde… en Europe aussi… et je fus contrainte de refuser faute de moyens financiers)
  • Les artistes peignent pour être sélectionnés donc n’expriment pas forcément leur naturel dans les Créations présentées… c’est fort dommage. Dans le même ordre d’idées, les sélections peuvent  (mais ce n’est pas partout pareil, heureusement) être truquées : un artiste connu qui a pignon sur rue, même si ce qu’il veut présenter ce jour là est moins bien que d’habitude, ne sera jamais refusé…
    Pour ma part, j’apprécie que les Salons laissent aux Artistes la possibilité de choisir les oeuvres qu’ils vont montrer. C’est par exemple le cas à Zillisheim… où j’ai remporté le premier prix-aquarelle en 2016… et les Salons gagneraient à généraliser.
  • Reste ensuite le problème des galeristes… qui vendent de moins en moins et prennent de plus en plus de pourcentage… ce débat sera développé ultérieurement et séparément… J’ai la chance d’avoir quelques galeries qui me prennent en tant qu’aquarelliste (galeries d’Art, galeries de Maires où mes tableaux ont même été achetés pour entrer dans le patrimoine local, galeries d’s OT etc…) sachant que la grande mode est l’acrylique, et que l’huile est aussi plus prisée. J’ai cependant choisi l’aquarelle pour sa technicité et même si à côté je pratique fusain, plume et encre… je m’en tiens à cette technique pour mes tableaux.

A la date d’aujourd’hui, beaucoup d’Artistes en général, et moi en particulier, se demandent ce qu’ils vont devenir et comment ils vont survivre avec d’un côté la crise et de l’autre le fait qu’il devient de plus en plus pénible de montrer son travail en Salon, en Galerie ou en Expo. Et pour ma part, sans véhicule, je suis doublement handicapée ce qui fait qu’à la date d’aujourd’hui je reste très très en-deçà de mes objectifs de fonctionnement même si le « moins » devient de moins en moins catastrophique… C’est peut-être parce que moi je déclare chaque gain… et que certains ne le font pas… que la donne est faussée ? à noter aussi que les artistes amateurs cassent le marché aux professionnels en vendant un travail de moindre qualité à très bas prix… les discounters d’ailleurs aussi… c’est désolant…

christiane-allenbach-bilan-activite-oct-2016Je fais partie des Artistes qui se mobilisent concrètement pour que les choses bougent dans le bon sens… et même si mes coups de gueule ne sont pas toujours appréciés dans le milieu… même si certains se mettent en avant en écrasant les autres, je reste persuadée que chaque Artiste a sa place dans notre monde parce que le monde va mal et que l’Art rend heureux tant celui qui le produit que celui qui l’achète.

Il faut avant tout lutter CONTRE le fait que le grand public paie avec plaisir des sommes énormes à un magasin multi-médias, à un maçon ou à un plombier, mais que ce même public cherchera toujours à marchander avec un Artiste. La plupart d’entre nous ont une formation sérieuse dans une école artistique, cela a un coût… tout comme les heures passées à trouver un modèle original SANS piocher illégalement dans les photos d’autrui… le temps de réflexion et de maturation… bref, une Création a une âme et l’Artiste y met le meilleur de lui… Son travail mérite donc plus de considération… il ne faut pas qu’un Artiste pour vivre de son art soit condamné à se prostituer par le biais des prix dérisoires… et par respect pour les autres Artistes, aucun professionnel ne devrait arriver à fonctionner comme les artistes-amateurs.

Il faut aussi que les villes françaises arrêtent d’exploiter les Artistes sous forme d’animation-gratuites-de rues sous formes de démonstrations… ça draine certes du monde mais si l’Artiste n’est là que pour la déco, comme un animal de foire, primo il ne produira rien de bon ce jour là et secundo, les émotions négatives récoltées rejailliront sur ses travaux ultérieurs. Sans parler du STRESS à travailler en public. Et pour ma part, je rame pour transporter tout mon matériel sans véhicule… ceux qui connaissent ma trajectoire savent pourquoi… et mesurent combien c’est INJUSTE.

christiane-allenbach-a-zill-2016En résumé, il faut lutter contre le fait que de nos jours, l’Art est admiré-et-point-acheté. C’est triste.

Il n’y a pas « une » solution miracle pour tous les Artistes, et on aura beau discuter, il appartient à chaque Artiste de trouver « SA » solution. Pour certains elle passera par des produits dérivés (attention, il faut avoir un 2ème n° de siret pour les comptabiliser, ne s’agissant pas de Créations-uniques) pour d’autres par un fonctionnement plus régional… liste non exhaustive, à chacun(e) de chercher un peu…

Pour ma part, j’essaie d’optimiser mon mode de fonctionnement en profitant un maximum des transports gratuits et publics… au lieu de louer un véhicule… encore que si l’on transporte des grands formats, ledit véhicule est indispensable… et je ne fais plus de démonstration qu’en Galerie ou lors d’un événement artistique local… Je n’ai pas de local professionnel ce qui d’un côté limite les frais mais de l’autre interdit de donner des cours sauf à trouver une salle… or les salles communales ne sont louées qu’à des associations… cercle vicieux sans fin…

Je refuse systématiquement de payer pour exposer… par payer j’entends des sommes qui dépassent de très loin de simples frais-de-dossier qui eux sont normaux.  Un Artiste, ce n’est pas un pigeon plumable à souhait… (à titre d’exemple on m’arécemment  demandé 2.500 € pour quelques jours au Wacken strasbourgeois,  sans aucune garantie de vendre… et les Salons de St. Tropez auxquels je suis régulièrement invitée sont tout simplement hors de la portée d’une bourse artistique normale).

Un autre fait courant que je dénonce haut-et-fort… car j’ai aussi failli en être la victime… c’est que souvent des Entreprises ou des Instituts privés contactent un Artiste pour un projet et lui demandent de mettre ses idées à plat dans quelques ébauches ou croquis… et hop, on vole la partie créative de l’idée sans jamais rémunérer ledit Artiste… Alors, amis-Artistes, n’acceptez JAMAIS de passer du temps sur un projet sans demander un pré-paiement. Les artisans demandent de plus en plus une participation financière pour les devis… pourquoi nous Artistes on ne le ferait pas aussi ???

Les faits tels qu’ils se présentent globalement pour tous les artistes, et en particulier pour moi… à la date du jour… étant mis à plat… il convient d’espérer que la France finira par avoir un dirigeant assez intelligent pour la redresser, que la Crise ne sera plus aussi grave et que le monde Artistique se portera mieux.

J’aime l’Art juste pour l’Art… pas seulement parce que je dois en vivre… et je garde espoir. Mais je me mobilise de moins en moins pour tenter de vendre du moins tant que la conjoncture reste ce qu’elle est maintenant. Je garde mon n° de Siret car il est obligatoire pour facturer même si c’est tous les 36 du mois…

allenbach-christiane-oct_2016Merci à ceux qui m’auront lue jusqu’à la fin… et bon surf sur les autres pages de mon site très visité.

CHRISTIANE ALLENBACH ETANG LANG

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Booster sa Créativité… Le point…

 

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L’ère de l’informatique fait qu’en lieu et place des expositions réelles, d’un coup de souris on peut visiter des millers de galeries-virtuelles et voir des oeuvres très différentes dans leur Technique et de par leurs sujets… De ce fait, le regard du public est souvent blasé et on demande aux Artistes d’inventer en permanence du neuf alors qu’en l’an 2015 tout ou presque a déjà été fait… chacun(e) se retrouve donc confronté au problème de la Créativité.

J’ai eu le privilège pourtant d’inventer encore quelque-chose, j’en ai parlé ailleurs et je n’y reviendrai pas ici… si ce n’est pour faire la part des choses en matière de Créativité.

De par sa définition, la créativité est le fait d’être à même de concevoir mentalement et d’exécuter quelque-chose de nouveau ou de partiellement nouveau, ou alors de solutionner un problème de manière originale. Ce potentiel est en chacun(e) de nous… il suffit parfois de le…réveiller.

Je propose au lecteur de laisser ici de côté la Créativité sous son aspect industriel (là aussi j’étais autrefois très efficace) et d’examiner la question sous un angle artistique.

Soyons tout d’abord réalistes… ce que l’humain appelle créativité n’est tout au plus qu’une co-création… je me réfère ici au vrai Créateur… mais fermons cette p’tite parenthèse pour examiner les manières d’être créatif en Art :

  • aller trouver des éléments inconnus… d’une manière ou d’une autre… donc inventer et les concrétiser… C’est presqu’impossible en Art de nos jours… du moins pour la masse…
  • aller repêcher dans sa mémoire (partie consciente ou subconsciente) des éléments et… les ré-organiser d’une manière nouvelle. La Créativité porte ici sur le concept et sur la Compostion…
  • partir de ce que l’on voit pour imaginer partiellement ou totalement autre chose… donc quelque part aller du connu vers l’Inconnu…
  • Lorsque l’on est coincé par un cahier de charges (sujet particulier, copie, thème etc… ) la Créativité n’est pas toujours apparente mais elle peut résider dans la manière d’interpréter face aux choses exigées… l’exécution, ou la composition… le plaisir ici est différent que lorsque l’Artiste a entière liberté et n’a de limites que celles de son Imagination mais il est réel et palpable pour qui se donne à fond dans son travail…

 Comment booster alors sa Créativité ? En faisant preuve d’originalité, en transformant la réalité, en sublimant son sujet, mais aussi en innovant dans la transposition. Quelques points important sont également :

  • impliquer le spectateur dans la création en dirigeant consciemment son regard DANS l’Oeuvre, pour cela il faut avoir étudié soigneusement les règles de composition
  • exploiter ses carnets de notes, esquisses, et les considérer sous un nouvel angle… pour les intégrer dans autre chose…
  • tenir compte du public auquel on destine la Création… à titre d’exemple les pays orientaux qui commencent leur écriture à droite au lieu à gauche, ont une autre « lecture » de l’oeuvre d’Art que nous autres occidentaux…
  • Court-circuiter les « automatismes » du public en le forçant à avoir une approche inédite du tableau. Cela se fait en disposant aux points focaux un élément qui se démarque…
  • Improviser au niveau des graphismes, des textures, de la Compostion… parfois il faut oser faire autrement…
  • Gérer ses loupés… et ne pas considérer que si l’on n’a pas fait ce que l’on avait en tête c’est forcément nul… parfois les choses se font toutes seules et la Création fera vibrer un acheteur potentiel…
  • Enfin, ne pas se contenter comme dit plus haut de diriger le regard du public dans l’oeuvre mais le faire entrer dedans et l’y maintenir aussi longtemps que possible. On n’y arrive que par le biais d’une oeuvre travaillée, pas « brute ». Et bien sûr par une mise en valeur appropriée tant au niveau du cadre que des tableaux se trouvant à proximité. C’est là que l’Artiste averti fera toute la différence par rapport à l’amateur.
  • Enfin… pour ceux qui sont provisoirement ou durablement handicapés… pourvu qu’on ait une impulsion de départ, on trouvera toujours les moyens de créer ! ceci se veut un encouragement pour tous ceux qui au quotidien ont la vie un peu moins facile que les autres…
  • En tant que parent, il faut éviter de critiquer les oeuvres parfois maladroites mais pleines d’Amour, que les enfants nous font, cela les inhiberait pour un moment. Personnellement je n’ai jamais eu à me forcer, je les ai toujours sincèrement aimées, les miens étant plus que doués… La confiance-en-soi est un élément-clé pour créer avec efficience, et ce à tout âge. Clin d’oeil à notre ami Fernand qui du haut de ses 92 ou 93 ans… est toujours au niveau international en aquarelle. Grand bravo à lui. Il est évident que si l’estime de soi est bonne (et elle repose sur des émotions stables, des contacts sociaux sains et enrichissants et un bon équilibre intérieur) alors on a moins de freins en créativité que s’il y a un quelconque blocage…
  • Dans la vie quotidienne, le créatif fera souvent les choses les plus ordinaires d’une manière différente voire extraordinaire.
  • L’imagination permet de concevoir différemment son Oeuvre… on gagne donc toujours à la cultiver.
  • Encore quelques petits tuyaux pour booster votre créativité : dans le quotidien, éviter l’épuisement… mais toujours travailler avec zèle & discipline… apprendre à se fixer un but raisonnable et se donner les moyens d’y arriver… ET SURTOUT VOIR TOUS LES JOURS LA VIE, LES CHOSES ET LES GENS SOUS UN ANGLE NEUF, avec des yeux neufs. Ne  pas s’accrocher à une manière de voir, de penser, de faire… Parler plusieurs langues aide énormément car met en oeuvre un raisonnement différent… Et pour ceux qui le peuve, c’est dans l’espace entre deux pensée qu’on trouve l’infini et l’inspiration…

 

Cet article sera régulièrement actualisé.

 

 

 

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Spirales

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En dessin on a parfois besoin d’une spirale et on peut hésiter sur son tracé. J’ai appris à la tracer… en couture car c’est « LA » solution idéale & &économique pour faire un très long biais sans couture et de largeur parfaitement égale…

Pour l’Artiste, les spirales sont très utiles pour les détails d’architecture, par exemple le fer forgé, volute, vitrail etc… J’irai même plus loin… IL EST VITAL de savoir rendre les spirales car elles existent naturellement PARTOUT dans le monde visible ET invisible... dans le Cosmos, et dans les règnes minéral végétal, animal, humain… A titre d’exemple regardons l’intérieur d’une coquille d’escargot ou un fossile, la queue d’un caméléon ou d’un hippocampe, un trou noir dans l’espace… le balancement en spirale d’une plante qui grandit. C’est moins visibles sur certains sujets mais énormément visibles sur d’autres comme par exemple le chou romanesco qui reflète la suite de Fibonacci… Il y a même des spirales dans notre Adn, dans notre cerveau et… dans notre Kundalini… et l’oiseau qui profite d’un courant d’air chaud pour s’élever plus haut le fait aussi en spirale… cela laisse pensif… Les spirales sacrées existaient déjà bien avant les Pyramides… La Nature est plus Créatrice que l’homme…

Autre exemple : notre glande pinéale a la même spirale que… les pommes de pin (déjà reprises sur les architectures égyptiennes et pas par hasard car sur l’architecture sacrée la pomme de pin représente le 3ème oeil… mais aussi la Renaissance… il y a même une statue sacrée sur une énorme pomme de pin au… Vatican).

Citation de Goethe : « la Beauté est un terme désignant les Lois Naturelles secrètes qui autrement seraient restées cachées à nos yeux ».

La spirale sacrée reprise naturellement par la Nature dans les corps de tous les règnes a inspiré l’homme à concevoir des symboles (celui de la pharmacie par ex) mais aussi des objets comme : fouets-pour-cuisiniers, des bétonnières (si-si, regardez DEDANS), des escaliers-en-spirale, des vis… mais ces découvertes ne furent pas faites avec le mental car le mental nous éloigne de la Spirale sacrée…  La Sagesse a été fragmentée de plus en plus au fur et à mesure de l’essor de la pensée mathémathique-et-technique…

La Spirale-Sacrée c’est le lien entre le monde intérieur et le monde extérieur… Ceci n’est pas que de la philo mais devrait vous motiver à OBSERVER la Géométrie partout… et à vous donner envie d’apprendre à la dessiner.

Il faudra savoir faire la spirale de face… et en perspective.

Il y a différentes spirales, nous allons ici voir comment se font les plus simples… cela dépannera l’Artiste dans ses besoins les plus courants.

Spirale régulière :

Sur une droite, tracer un petit demi-cercle au-dessus de la droite.
Doubler le rayon du compas pour faire le deuxième demi-cercle. Sur mon dessin j’ai alterné les couleurs en dessinant à chaque fois le rayon du cercle. On observera l’alternance entre deux points de départ pour les rayons, tantôt 1. le centre du 1er cercle, tantôt 2. le centre du second cercle. C’est un jeu d’enfant et assurément un grand plaisir que de voir cette spirale s’agrandir sur sa feuille.  Ceci est la manière la plus simple, telle que je l’ai apprise.

Une façon plus complète de procéder, peut s’avérer nécessaire lorsqu’il faut faire un dessin hyper réaliste suggérant de manière précise l’enroulement de la matière… car notre spirale doit à ce moment là doubler.  (j’avais ici un lien « mathématique » dont l’adresse a changé… sorry)Mais cela relève plutôt du dessin industriel que de l’Art, sauf bien sûr hyper-réalisme, encore que souvent les Artistes se servent de projection pour gagner du temps, quitte à louper leurs perspectives. Mais pour celui qui veut comprendre et bien faire… les Anciens ont trouvé toutes les solutions bien avant nous. Merci à Eux.

Dans le même ordre d’idées, il existe des spirales à trois centres, à quatre centres, puis à cinq, six etc… Très intéressant, leur centre est toujours structuré selon le polygone correspondant.  En commençant par tracer le cercle avec le polygone au nombre de côtés qui nous intéressera, nous sommes dans le « juste »… A ce sujet le lecteur pourra revoir étoile à cinq branches et à six branches… figures géométriques pouvant servir de base aux polygones correspondants.

Voici une spirale à six points (faite sur du papier bureau assemblé au scotch pour ne pas gâcher une feuille grand format), cela m’a procuré beaucoup de joie de la tracer. J’indique les rayons successifs avec des chiffres et une flèche. Le même type de spirale peut être tracé en mettant le cercle initial contenant le polygone en perspective.
S’intéresser à la géométrie, c’est avoir l’assurance de produire des croquis justes, et toujours une joie.

– à vos compas –

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Tracer un OVALE au compas

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Autant l’ovale d’un visage gagne à être dessiné rapidement, soit en partant du cercle soit en partant du rectangle – autant pour une architecture ou un autre travail de précision, il est parfois nécessaire de faire son tracé au compas ou à la corde… Il y a plusieurs méthodes possibles :

Ovale inscrit dans un rectangle

C’est le premier qu’on apprend car généralement il peut se faire à main levée.  Voici la manière la plus rapide…

Ci-dessous, mais en version cercle, une manière plus précise, il suffira de transposer en rectangle plus ou moins long pour avoir l’ovale voulu…

Pour les explications à venir, désolée de la mauvaise qualité des photos mais je n’ai toujours pas de scanner…

ovale en forme d’oeuf

la première part d’un cercle divisé en croix, dans lequel on inscrit un triangle avec pointe vers le bas. Le compas a donc pour premier rayon le cercle lui-même et pour deuxième rayon le diamètre de ce même cercle. On pose ensuite la pointe du compas à l’intersection de droite entre triangle et croix, et l’on trace une première courbe. On inverse les côtés et on fait pareil. Ensuite, partant de la pointe du triangle, on réduit le rayon du compas de manière à tracer l’arrondi qui termine l’ovale. C’est facile et rapide. Ce tracé donne un ovale en forme d’oeuf.

ovale régulier

Pour tracer un ovale symétrique et régulier on fait deux cercles de même taille ayant leur centre sur la même ligne. Ensuite on monte une droite aux intersections et on trace un « V » partant du bas de l’intersection des deux cercles. Ce « V » doit passer par la ligne horizontale sur laquelle reposent les centres du cercle. En prenant comme rayon le diamètre entier des cercles prédédents et en plaçant la pointe-de-compas à la pointe de ce « V » on obtient la courbure d’ovale. Faire pareil de l’autre côté et hop, le tour est joué.

Ovale symétrique plus allongé

Pour trouver la droite verticale lorsque les cercles ne s’entrecroisent pas il faut procéder comme suit :
– tracer une droite
– tracer deux cercles assez éloignés l’un de l’autre
– au compas diviser le segment entre les deux centres
– monter la droite
– tracer un « V » rejoignant la circonférence de chaque cercle
mais ayant sa base sur la verticale. Le descendre plus ou
moins selon que l’ellipse doit être ventrue, ou pas.
– Placer la pointe du compas à la base du « V » et tracer le
ventre de l’ovale. Faire pareil de l’autre côté. Pour la symétrie
reporter la hauteur géométrique obtenue au compas.

L’intérêt de procéder ainsi c’est qu’on peut doubler l’ovale obtenu pour tracer une figure géométrique très précise, comportant une distance égale entre deux ovales dont l’un se trouve dans l’auttre… 

 

Beaucoup de dessinateurs utilisent des plastiques comportant des ovales mais cette astuce ne convient pas s’il faut intégrer les ovales dans un dessin déjà existant avec une perspective déterminée par les autres éléments de la compostion. D’où l’intérêt d’apprendre à les tracer correctement. 

Il y a quantité d’autres variantes mais les exemples supra suffiront à la plupart des Artistes dans leur usage courant. Tracer une ellipse à la corde est suffisamment connu pour qu’on n’ait pas à y revenir et convient en fait surtout pour les fresques ou les tracés au sol.

Apprendre à faire un tracé est bien plus RAPIDE que de mal calquer ou d’utiliser un « patron » qui serait faux alors… à vos crayons & compas !

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Comment réussir son stage…

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En cette période estivale, où l’on retrouve un peu de ce temps qui toute l’année manque chroniquement… voici pour ceux qui songent à un stage, quelques points qu’il est bon à savoir avant de se lancer… Article neutre de pub, écrit en ma double qualité d’Artiste-se-formant-en-continu donc participant à des workshops et… de formatrice.

Règle d’Or :

Savoir estimer son propre niveau.
Pourquoi ?
Parce que pour profiter pleinement d’un stage ou workshop, il faut que le niveau de celui-ci soit juste légèrement plus élevé que le vôtre. Si l’écart est important on repart frustré et on en a pour des années de travail pour arriver à intégrer ce qu’on a pu apprendre…

Pour estimer son propre niveau, l’arme-absolue c’est la parfaite honnêteté envers soi-même : celui qui n’arrive pas à dessiner un visage de mémoire ou qui ne connaît pas les canons n’aura aucun intérêt à s’inscrire à un stage sur le portrait où le Maître de Stage exige que l’on se passe de toute béquille en ne travaillant que face au sujet. Dans le même ordre d’idées, celui qui ne sait rien du mélange des couleurs primaires ne profitera pas pleinement de certaines subtilités de haut niveau…

Oui, nos attentes sont souvent déçues voire contrariées, mais il faut faire la part des choses, souvent le souci ne vient pas de l’enseignant mais d’une mauvaise définition de ce qu’on a besoin d’apprendre à un moment donné. Voir travailler les plus Grands est toujours une joie mais s’imaginer pouvoir y arriver ne serait-ce qu’un peu sans accepter d’évoluer étape-par-étape relève de l’utopie.

L’autre facteur à prendre en compte c’est que l’ego sera titillé dans un travail collectif car dans le groupe il y en a forcément qui sont plus doués car pratiquant déjà depuis plus longtemps ou ayant une recherche mieux ciblée…

Le débutant aura tout intérêt à commencer sa formation par un cours de pur-dessin portant sur la perspective élémentaire, puis à apprendre face à son sujet à choisir la meilleure perspective, celle qui rendra le mieux ce que l’on veut mettre en avant. Parfois il faudra pour ce faire exagérer la perspective. De même, il faudra apprendre à inscrire même une fleur dans une forme géométrique pour plus tard pouvoir faire une composition « juste » avec plusieurs éléments disparates. En matière de composition, nombreux sont les pièges dans lesquels nous pouvons tomber… on ne peut parfois pas tous les éviter mais il faut apprendre à limiter les dégâts. Ensuite il reste à étudier les ombres, l’anatomie et les canons, et naturellement la manière de rendre au mieux chaque sujet selon la technique que l’on choisit. En aquarelle le minimum est d’apprendre à mélanger les primaires, ensuite on pourra passer aux choses plus subtiles et aux techniques-de-peinture à proprement parler.

Le futur stagiaire va donc devoir repérer ses lacunes, puis se renseigner sur qui-peut-y-remédier…

Choix d’un Enseignant-Maître-de-Stage

Un bon Artiste-Peintre n’est pas forcément un bon pédagogue, il faut le savoir. Pour enseigner il faut une patience infinie alliée au savoir-faire-technique. Le mieux, une fois que l’on a cerné soigneusement ses besoins immédiats, c’est de lister tous les Enseignants dont le style correspond à ce que l’on aimerait apprendre. 

Au niveau dessin, il faut souvent dissocier ceux qui vous promettent d’apprendre trop facilement… On peut y arriver même partant de zéro, mais s’il y a des p’tits trucs faciles, il faut savoir qu’un minimum de discipline est nécessaire sur plusieurs semaines avant d’avoir un bon résultat. En dessin, un stage permet avant tout de mieux raisonner, de mieux apprendre à voir, et de mieux rendre avec l’acquis-du-moment.

En peinture et plus particulièrement en Aquarelle, avant de faire ses choix, si l’on peut se déplacer, c’est toujours très instructif de se rendre à une grande Exposition ou dans un Salon. On peut y voir travailler gratuitement ceux qui ont pignon sur rue et souvent aussi des artistes « montants ». Mais il faut savoir repérer ceux qui ne misent que sur les effets tape-à-l’oeil par rapport à ceux qui appliquent de vraies techniques. Il faut également tenir compte du fait que le temps limité d’une démonstration ne permet pas de faire une perspective telle que par exemple un édifice religieux du moins pas en technique hyper-réaliste. Par contre, en « suggéré » cela reste faisable… En clair, voir un artiste faire un sujet simple ne veut pas du tout dire qu’il ne peut pas faire autre chose ou mieux  : c’est juste qu’il essaie de se caler dans le temps qui lui a été imparti…

Dans le public, beaucoup hélas ne savent plus à quel saint se vouer.  Dans notre monde moderne où tout le monde veut tout-tout-de-suite, l’Art n’est pas épargné et il est devenu difficile d’innover car tout a déjà été peint et souvent mieux… Etudier l’Histoire de l’Art se révèle d’une grande aide pour s’y retrouver dans les styles et les techniques
Mais l’essentiel est que chacun repère déjà ce que lui aime et donc qu’il aimerait apprendre.

Donc, sur le terrain, on peut voir qui fait quoi… et parfois participer à de mini-workschops. Il faut toujours bien cibler ces besoins…

CHOIX d’UN STAGE

Une fois nos attentes et connaissances bien définies, et le Maître de Stage repéré… il est bon de participer avant de s’engager sur une semaine entière ou plus, à un stage d’une demi-journée ou d’une journée. Ce principe permet de vérifier que l’on est bien en adéquation avec l’état d’être de l’ Enseignant et que l’on va pouvoir profiter pleinement des nouvelles connaissances qu’on rêve d’acquérir.  Quelquefois on a des surprises… dans le bon sens ou dans l’autre… donc : toujours tester !

A titre d’exemple : une personne sachant dessiner ou ayant envie d’apprendre, n’aura pas sa place chez un « coloriste » distribuant des calques en début de séance… Cela ne veut pas dire que l’Enseignant est mauvais mais qu’il apprend juste à appliquer comme il faut le médium, sans plus. Autre exemple, les Artistes misant uniquement sur la couleur et occultant toute technique de dessin, perspective et composition.

En ce qui me concerne, j’ai trouvé un moyen de sélection efficient et rapide : dans le moteur de recherche, cliquer sur « images » et taper le nom de l’Artiste qu’on avait retenu pour un éventuel stage. Si toutes ses oeuvres se ressemblent (palette ou style) c’est que l’Artiste s’est enfermé dans un style et il vaut mieux l’éviter car on n’y apprendra au mieux que quelques effets spéciaux. Si maintenant on tombe sur une série d’images où l’on reconnaît la griffe de l’Auteur mais avec des sujets différents, des couleurs variées et une recherche technique constante, là BINGO. Il faut soigneusement se la noter… et creuser l’idée de faire un stage avec l’Enseignant. Si-si, il y en a encore de bons… même s’ils sont parfois loin.

En type de stage, il faut toujours privilégier le travail face au sujet. En ce qui concerne le plein-air, la météo peut parfois venir contrarier un stage, il convient de le savoir. Travailler sur le motif est toujours extrêmement formateur, en indoor comme en outdoor.


Ensuite, il y a l’aspect financier qui joue… à chacun de voir ce qu’il peut ou ne peut pas. Les stages « pension complète » sont les plus onéreux, il faut voir s’il existe des alternatives… L’idéal c’est de se constituer un petit groupe d’Artistes de même niveau et… de faire venir l’Enseignant : dès lors qu’il n’habite pas à l’autre bout du monde, c’est jouable et moins cher que de déplacer tout un groupe de personnes sur une semaine entière…

Important pour les allergiques : ne jamais opter pour un stage en pension complète.

Pour tout déplacement, il faut penser à s’organiser de manière à réduire au maximum les frais Sncf, avion et autres…

Le matériel en stage

Souvent on vient avec ce que l’on a en matière de médium & matériel, mais cela ne marche pas toujours. A titre d’exemple, un Artiste peignant exclusivement au pinceau plat vous en voudra si vous débarquez avec juste quelques pinceaux-chinois… La plupart des Enseignants donnent une liste de ce qu’il faut, que ce soit pour le médium, le papier ou les pinceaux.

Je recommande à chacun(e) d’emmener un cahier brouillon pour noter au moins les mots-clés de la théorie… 

Sinon, selon les techniques choisies, un tablier est grandement utile. Et toutes les petites affaires auxquelles on tient : lingettes pour s’essuyer les mains si l’on travaille au fusain ou au conté, chiffons, gobelets, vaporisateurs, apprareil photo.

Lieu du stage

Le lieu du stage peut ne pas être important pour ceux qui enseignent en s’appuyant sur des photos mais il est d’une importance de premier ordre pour tous les autres, les « vrais »… Il est clair que pour peindre un bâteau il faut aller dans un port et que pour peindre un chameau il faut être dans le désert ou tout au moins dans un zoo… Dans le même ordre d’idée, pour un modèle vivant il faut… un vrai sujet.

Un bon stage ne vous ruinera pas mais… il reste cher pour ceux dont le budget est limité. En version « semaine » attention aux journées de coupure qui vous obligent à rester sur place sans peindre : c’est agréable uniquement pour ceux qui ont les moyens. Côté « prix » il faut s’attendre à une fourchette entre 50 et +100 € la journée, hors hébergement et hors nourriture. D’où l’intérêt parfois de venir en camping-car ou de se trouver une autre solution se rapprochant du coût zéro… Je déconseille aussi les chambres à plusieurs car des tensions peuvent ternir le stage…

De qui faut-il se méfier ?

  • De ceux qui vous assurent que vous ferez un chef-d’oeuvre en trois (ou cinq) étapes… c’est un slogan percutant mais sans plus.
  • De ceux qui prennent vingt stagiaires à la fois…
  • de ceux qui vous parlent uniquement de leurs expositions ou de leur carrière fulgurante : un véritable Enseignant souvent met sa propre carrière entre parenthèses car la Pédagogie c’est avant tout une passion…
  • de ceux qui veulent que vous achetiez leurs livres ou leurs CD en « plus » du stage déjà coûteux…

Pour trouver un bon stage, il ne faut pas forcément aller à l’autre bout du monde… il faut juste bien chercher… et se renseigner chez les collègues ayant déjà testé.

Le contenu du stage sera toujours à demander globalement, car certains travaillent en fonction du niveau de chaque participant, les autres ont un planning méticuleux. Bon à savoir aussi : le nombre d’heures de travail par jour. Six me semble être un grand maximum car au-delà il y a crispation corporelle, et c’est contre-productif.

En résumé… un stage consiste à apprendre une nouvelle technique puis à s’en affranchir pour exprimer pleinement son émotion face au sujet. La pratique intensive d’une discipline artistique produit les bons « réflexes », la dynamique de groupe et la qualité de l’Enseignement aident chacun à aller au-delà de ses limites initiales…

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Trait ou masse, en dessin ou peinture

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 actualisé le 29 avril 2017


 

La plupart des personnes construisent leurs peintures comme on construirait un coloriage. Le résultat est très différent… voyons cela en détail.

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DESSIN PAR LA LIGNE

En dessin, l’enfant ou le débutant commençe généralement par poser les formes telles que nous les connaissons… Donc pour un oeil, on pose le contour et on pose la couleur… cette démarche, poussée dans sa perfection, peut aboutir à des peintures trop « léchées » ayant un rendu plus qu’artificiel même si le style voulu peut devenir hyper-réaliste.

Il faut donc faire la distinction entre le dessin au trait destiné à rester tel quel, et là le trait « juste » prend toute son importance. Voici un exemple d’étude au trait attribuée à Bloemaert  (image de chez Wikipédia) qui nous montre qu’un trait juste peut se passer de couleurs…

J’irai même plus loin : le trait s’il est juste peut aussi se passer d’ombres même si parfois elles sont suggérées… tout est dit PAR LA LIGNE

Il est bon de connaître toutes les techniques et de choisir laquelle convient sur le moment à ce que l’on veut faire ou alors de parfois les mélanger allègrement pour un travail qui a du cachet.

donne de bons résultats à la ligne… le tradio que l’on peut combiner par un pinceau à réserve d’eau pour un rendu plus fini…

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DESSIN PAR LES HACHURES


Aux Beaux-Arts on apprend toutefois à aborder l’oeuvre autrement… Au lieu de dessiner le contour, on pose les principales « masses » par le biais des hachures. Pour ce faire, sur le papier, on commence par mettre une petite croix là représentant le soleil. Ensuite on hachure logiquement son sujet sans en faire les contours. Je fais mon exemple au STYLO à ENCRE pour un meilleur rendu photographique. Les hachures n’ont pas besoin d’être mathématiquement exactes, voir exemple, mais ce sont elles qui vont nous permettre de poser les valeurs puis les contours, sachant que tous les contours n’ont pas forcément besoin d’être précisés… l’effet n’en sera que meilleur.

Ensuite on fait petit à petit l’ébauche des contours. Ici sur un petit sujet unique les traits ont le même sens mais sur une grande scène les traits pourront avoir un sens différent. Voir résultat plus loin…

D’aucuns trouvent cette technique plus compliquée que la construction par les formes géométriques (donc en plaçant les lignes dans un volume). Mais elle est la seule qui convient pour dessiner sur le motif en plein air une scène un peu compliquée, car elle permet de ne pas trop avoir à regarder sa feuille… et de placer les ombres aux bons endroits. Voici un exemple réalisé en pleine nature, dans lequel on aurait fini par « loucher » en choisissant d’aborder uniquement le travail par la ligne…

La technique des hachures permet de saisir l’essentiel en fort peu de temps, et donne un aspect spontané au dessin. Autre avantage, on s’écarte du rendu trop scolaire d’un croquis…

En résumé : les contours sont remplacés par des hachures ou des groupes de hachures, et les détails sont posés petit à petit. On peut peaufiner ou juste suggérer… c’est dans tous les cas sympa. Ici le stylo était à l’étroit sur trois sujets pour un papier A4 mais en grand format cette technique est des plus sublimes…

Sur le motif donc sujet devant soi, il faut plisser les yeux au lieu de les garder normalement ouverts.

Voici donc des roues de camion normales (ci-dessus) et maintenant, voilà comment on peut les percevoir une fois les yeux plissés : les zones ombrées sont renforcées et le tout est légèrement flouté… En peinture, cette manière de regarder aide beaucoup.

Les hachures permettent donc d’aborder à la fois les masses et les valeurs…

La ligne et la masse peuvent se côtoyer, mais en phase d’apprentissage il est bon de séparer les techniques. Par la suite c’est l’approche de l’Artiste qui déterminera si le travail part des masses ou des contours…  Les lignes & contours conviennent aux études sur les proportions, aux silhouettes, aux arrières-plans… L’approche par les masses convient aux ambiances et au sujet principal.

En dessin, les masses peuvent être suggérées par des hachures simples à un seul sens, ou un entrecroisement de hachures. En aquarelle, on va jouer sur les lavis, les superpositions, les injections de couleur en zone humide…

Ce qui est important c’est que le spectateur doit clairement voir le choix de l’Artiste. Les essais tièdes sont donc à proscrire… il faut franchement utiliser la technique choisie.

Le pinceau petit-gris permettra de faire des lavis à l’Encre et à l’Aquarelle pour dégager les masses qui seront ensuite retravaillées par le rythme et certains détails…

Ceux qui ont appris à dissocier cerveau-droit et cerveau-gauche apprécieront les masses car elle fait appel à la partie DROITE du cerveau ! yessss !

L’idéal c’est bien sûr… on ne le répètera jamais assez… de faire avant toute aquarelle une vignette ou miniature monochrome, en y inscrivant les masses et en réduisant les valeurs à trois ou quatre. C’est très formateur et permet d’aborder autrement la suite. Les valeurs seront abordées séparément…


Cet article sera régulièrement actualisé car peu importe notre niveau, nous n’avons jamais fini d’apprendre. C’est tout simplement passionnant.

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Diviser un segment ou une droite en deux parties égales

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Certains d’entre vous m’ayant demandé de refaire une petite synthèse, voici deux méthodes simples et sans calculs mathématiques qui permettent de diviser une longueur donnée en deux parties égales. On va aussi dans la foulée voir quand-et-pourquoi…

La première solution s’applique essentiellement dans les constructions à main levée ou les perspectives plus poussées faites à la règle… Elle peut se faire facilement et rapidement et offre l’avantage de pouvoir également fonctionner lorsque la forme géométrique est en perspective. Le milieu sera toujours juste.
(pour la photo du dessous on peut dans la foulée faire une ellipse)

Lorsqu’on n’a pas besoin de faire un tracé sur une forme géométrique en perspective mais qu’on dispose d’un compas donc plutôt en Atelier… c’est encore plus rapide :

pour diviser un segment en deux au compas
cliquez ici

L’ouverture du compas doit à la louche représenter un peu plus de la moitié du segment à diviser, peu importe laquelle, il faut juste garder le même rayon pour les deux courbes. Leur intersection donne la division et du même coup un angle parfaitement droit.

à vos outils !!!

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Le verre de réduction

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Les Artistes ou dessinateurs modernes ne connaîtront pas cet outil et préfèreront sans doute les techniques à la pointe du progrès mais à titre de curiosité il est toujours bon de savoir comment on faisait avant l’ère informatique ou l’invention du numérique…

Cet article ne conviendra pas à celui qui veut sérieusement apprendre à dessiner mais retiendra l’attention des autres… Je rappelle que dans mes articles suivants :
> avec ou sans calque  (calquer est à proscrire)
> astuces de reproduction
> compas de réduction pour vérifier son dessin (acceptable)
j’expliquais ce qui convient à qui et pourquoi…

Aujourd’hui je vais donc parler d’un instrument assez peu usité, facile à fabriquer soi-même mais pas évident du tout à employer.

Il s’agit non pas d’une loupe grossissante mais de son équivalent-réducteur. Elle existe en forme rectangulaire mais son prix n’est pas donné. Celle à forme ronde est facile à faire soi-même mais mais il faut compter une bonne centaine d’heures de frottement à l’abrasif.

Conclusion : durant ce laps de temps, il vaut bien mieux apprendre à dessiner correctement !

Je dispose d’un objet ancien-familial qui permet à la fois d’agrandir ou de rétrécir, avec un oeil ou deux yeux, je vous le montre à titre documentaire mais je ne m’en sers absolument PAS pour le dessin. Le voici en position « repos » (fermé) :

à remarquer qu’ouvert, il possède une « rallonge » à utiliser ou non selon le cas…

Cet outil peut éventuellement dépanner pour avoir une idée de comment serait le sujet en plus petit… mais il fausse le raisonnement, la technique et… ne fait pas du bien aux yeux.

L’inconvénient majeur de ce gadget c’est qu’on n’a pas de vue d’ensemble en travaillent car il faut bosser petite-zone-par-petite-zone.

Je conseille donc plutôt d’apprendre à changer l’échelle de son dessin d’une manière plus « saine » (lire ici).

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