Lame de rasoir et aquarelle

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>>>>>>>>> ne pas utiliser avant 14 ans et toujours avec prudence

La nouvelle génération qui n’a pas eu de papa se rasant à l’ancienne n’est pas habituée à manipuler des lames de rasoirs, donc la plus grande prudence s’impose. Les lames sont à garder dans une boîte en plastique fermant bien et à l’abri des enfants en bas âge !

Bon ben alors pourquoi les utiliser en aquarelle ?
Voyons les différentes utilisations possibles.

lame de rasoir et aquarelle peinte bien sèche

  • le plus simple… pour une petite correction, se servir de la lame de rasoir pour effecturer un grattage. La surface doit être petite et le papier de bonne qualité (par ex. Arches). Le grattage s’utilise lorsque les corrections au coton-tige humecté ne sont pas possibles donc avec les médiums foncés et opaques. Un couteau ne convient pas car il ne permet aucune finesse dans l’exécution.

Après grattage, lisser la surface devenue rugueuse avec le dos d’une cuillère ou avec l’ongle. En même temps que l’on gratte pour corriger, on grattera un échantillon du même papier, cela permet de voir ce que donne l’application du médium destiné à rattraper l’erreur sans encore toucher à l’original.

  • Vous aimez peindre les « marines » ? le grattoir, utilisé à plat, permet alors d’obtenir des éclats de blanc sur du bleu peint et sec… ils symbolisent l’écume.  Il faut s’entraîner un peu sur un échantillon avant d’attaquer l’original. Mais le coup de main s’attrape assez vite. Ces éclats de blanc ont un meilleur rendu que la projection de drawing-gum à la brosse.
  • Le rasoir permet aussi de réaliser de « petites » gouttes d’eau sur un feuillage les fois où le format ne permet pas de faire comme d’habitude. Il faut alors utiliser seulement le COIN de la lame de rasoir. Rappel bien que cela paraîsse évident : inutile de démonter un rasoir jetable pour disposer d’une lame, celle-ci est trop petite pour être bien tenue et ne permet pas de travailler l’aquarelle. Il faut prendre les authentiques et bonnes vieilles lames. Si vous n’en avez pas, demander au papy du coin… ou à votre coiffeur.
  • On peut, enfin, désaturer localement le papier au rasoir.

 

lame de rasoir et aquarelle pas encore sèche

  • Pour faire par exemple de fines brindilles d’herbe, utiliser le coin de la lame de rasoir à la place de la CB en appliquant la même technique. Chapitre « retraits CB » ici.

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Aplatir son papier après peinture

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article actualisé le 07 mars 2017

J’évoquais sous le chapitre « tendre son aquarelle avant peinture » comment avoir un papier plane qui ne se déforme pas durant la peinture, bref qui ne gondole pas. Mais pour beaucoup, ces manipulations en amont ne sont pas faites en raison de la crainte de l’échec.

Voici ma méthode douce pour avoir une aquarelle très plane, sans aucune ondulation. La méthode du « Fer à repasser » peut dépanner mais comporte quelques inconvénients. Il vaut donc bien mieux prendre le temps de bien faire les choses. Voici comment  :

Matériel :
> une aquarelle peinte et réussie
> un passe-partout
> du scotch d’encadreur
> (se trouve au Géant…)
> éponge mouillée

Faire ou acheter des passepartouts de taille standard. En cas de vente sans cadre… pratique pour l’envoi… le client peut plus facilement trouver et choisir un cadre qui lui convient.  Cela bien sûr pour les petits tableaux.

Les collectionneurs -eux- confient généralement leurs travaux d’encadrement à un professionnel.

Lire aussi mon chapitre « encadrement » ici. 

étapes à suivre :

-1- prendre un passepartout basique

-1- mesurer ses dimensions intérieures
-1- découper du carton aux mêmes mesures

il faut que ce carton ait la même épaisseur :
– si l’on coupe soi-même, zéro souci, on a déjà le carton intérieur
– sinon, atteindre l’épaisseur du passepartout en superposant par
exemple plusieurs cartons moins épais et passer la main par-
dessus pour vérifier les épaisseurs respectives

-2- poser une feuille de papier (bureau) sur la table de travail
-2- on verra plus tard pourquoi

-3- y poser le passepartout retourné (la belle face contre le papier)

-4- poser le carton au milieu puis humidifier uniformément le dos
-4- de l’aquarelle à l’éponge essorée.

-5- poser le papier aquarelle humidifié par dessus, face
-5- peinte vers le bas
-5- si l’on s’est fait des repères au crayon, c’est plus précis !

-6- mouiller la partie gluante du scotch d’encadreur avec la même éponge et fixer l’aquarelle au passepartout


 

-7- poser du papier absorbant ou du carton par-dessus

-8- poser un livre lourd sur les petits formats
-8- une table retournée sur les grands formats
-8- ou utiliser une presse professionnelle.

L’intérêt d’avoir mis le travail sur une feuille papier bureau, à ce stade-là c’est qu’on peut la tirer sur le côté de la surface de travail… c’est très utile si on aplatit plusieurs aquarelles en même temps (ce que je préconise, car des automatismes se mettent en place pour gagner du temps). On passe au travail suivant :

Au bout d’une nuit (ou bonne demi-journée)… on peut enlever les poids. Laisser alors au MINIMUM encore une demi-journée à l’air libre. Ensuite, il suffit de poser (sans fixer) au dos… un joli carton, et de « filmer ». C’est prêt à la vente.

Encore une petite astuce… le papier qui recouvre les blocs Arches est excellent pour ce type de choses, donc ne jamais le jeter. Sinon on trouve facilement des cartons qui font l’affaire (par exemple Maison de la Presse à Haguenau ou Géant des Beaux-Arts one-line).

Ce carton n’est pas nécessaire si l’on encadre immédiatement. Mais il fait plus « propre » si on vend filmé sous passepartout.

 

L’alternative pour ceux qui ont peur de gâcher un PP c’est d’aplatir humide sous presse… entre deux papiers de même taille. Mon conseil alors : aplatir avec une bonne marge et couper après. Pourquoi ? parce que les bords ont quand même toujours tendance à onduler légèrement malgré une presse impeccable.

J'ai dans ma collection des aquarelles faites par d'autres Artistes et je constate que le problème est récurrent... mais surtout... depuis que mon encadreur habituel a lamentablement merdé... (j'ai ouvert un tableau "fermé" à l'adhésif brun auquel je n'étais plus censée toucher)... hé-bien... soit je fais moi-même car je suis soucieuse de la qualité... soit comme dirait l'autre, "je-change-de-crèmerie"... Pour moi la qualité doit être irréprochable tant au niveau de ce qui se voit que de ce qui ne se voit pas.

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ART’HEIM 2014

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Amis artistes, et chers clients,

Vous guettez sans doute en vain dans la presse des informations concernant l’exposition artistique ayant lieu chaque année en septembre, à Haguenau…

Cette année, cet événement n’aura PAS lieu.

Prochain rendez-vous en 2015 !

 

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Teintes neutres

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article actualisé le 06.08.2016

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Pour mieux aborder le présent article, lisez celui-ci avant : nuancier. Nous allons donc supposer que vous êtes déjà familiarisé avec les mélanges basiques…

Le mot neutre, par définition, suggère que la chose ou la personne auquelle il s’applique ne penche ni dans un sens, ni dans l’autre.

Pour les couleurs ou teintes neutres, le principe est légèrement différent puisque nous gardons un peu de couleur…


Beaucoup d’enseignants, pour épater la galerie, montrent quantité de nuanciers, et vont même jusqu’à indiquer les pourcentages du médium qu’il faut « mettre » pour obtenir telle ou telle couleur. Je ne fonctionne pas ainsi : une couleur se raisonne et la même couleur doit pouvoir s’obtenir en fonction du médium dont on dispose (palette réduite ou non…). J’apprends toujours à chacun à faire par rapport à ce qu’il « a » à la fois en matériel et en potentiel…

En tant que Jury occasionnel, mon regard doit aller au-delà des effets de texture et modes… et il y a une grande vérité pourtant méconnue de la plupart des artistes :

on reconnaît la qualité d’un Artiste-peintre à ses teintes neutres.

Les premiers gris qu’on teste sont donc ceux, déjà très variés, que l’on peut obtenir avec juste les trois primaires. Le dosage dépendra du fabricant (marque) et de la qualité du médium, ainsi que de sa transparence, opacité ou propension à la sédimentation… mais très vite on pourra mixer exactement ce que l’on veut.

Une teinte neutre n’est pas forcément grise bien qu’elle puisse l’être. Traditionnellement, un gris (neutre mais chatoyant) se fabrique avec trois couleurs. Par contre, en prenant des couleurs qui ne seraient pas pures, on peut accidentellement arriver à du gris : pourquoi ? Parce qu’il faut au début s’intéresser aux références pigmentaires (indices). A titre d’exemple, un rouge peut contenir un peu de jaune, un bleu peut avoir une dose de rouge etc… Il faut juste le savoir pour les utiliser à bon escient.

A titre d’exemple, voici quelques teintes neutres faites avec trois couleurs. On remarquera qu’elles restent vibrantes et chatoyantes malgré leur neutralité (elles le sont encore plus que sur ma photo)…

Teintes neutres obtenues avec deux couleurs :
Maintenant voici quelques teintes légèrement moins neutres obtenues en partant d’une couleur pure que l’on dilue à l’eau. A ce mélange on rajoute juste une pointe de la couleur complémentaire. Pour ceux qui se demandent pourquoi je n’ai pas passé en revue la gamme verte : je n’achète pas mes verts mais je les faits sur mesure. Ils comprennent donc déjà deux teintes et ne rentrent pas dans la catégorie des mélanges que l’on peut obtenir avec juste deux couleurs. J’ai cependant utilisé un reste d’olive pour illustrer le sujet… Une couleur diluée à l’eau s’appelle une dégradée. Une couleur dégradée à laquelle on aura rajouté une pointe de sa complémentaire s’appelle « couleur rompue ».

Maintenant, on peut voir qu’avec juste deux opaques, il  y a moyen d’avoir aussi des nuances chaudes ou froides au choix, et surtout une gamme très variées de tons (je n’en ai repris ici que les principaux, dans un exercice consistant à partir de l’outremer pour trouver les tons neutres, puis trouver les mêmes en partant de la sienne brûlée). J’aime énormément les opaques même si la transparence est l’un des élements clés de l’aquarelle.

Voici un tableau où j’ai largement utilisé ce type de mélange :

Plutôt que de s’encombrer l’esprit avec des tableaux d’échantillons, il est plus efficient de comprendre comment obtenir quoi... On peut alors, dans une peinture, se concentrer après pose de lignes juste, sur ses émotions… Savoir faire chanter ses gris et ses teintes neutres… c’est aussi  mettre de la Joie dans ses Oeuvres… Et accessoirement on fait des économies, étant dispensé(e) de l’achat de toute la gamme des gris et des noirs…

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Créer de la profondeur en aquarelle

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La profondeur regroupe, en dessin & peinture, les astuces destinées à compenser le fait que sur un papier plat il faut donner l’illusion d’être « dans » la scène que l’on regarde. Le 3D doit se deviner alors qu’on n’a due 2D pour le représenter…

Il faut ici distinguer la profondeur dans le dessin (lignes) de la profondeur dans l’aquarelle (couleur) et surtout dissocier le dessin-tel-quel du dessin-pour-l’aquarelle qui lui sera essentiellement un contour.

En AQUARELLE donc, il y a plusieurs astuces pouvant donner l’illusion du non-plat.

En voici quelques-unes… (liste non exhaustive) on y piochera selon le sujet et l’effet voulu…

  • la perspective (travail au stade « lignes » donc dessin « juste »)
  • la perspective atmosphérique (travail au stade colorisation)
  • la hiérarchisation des éléments de la composition (j’entends par là que l’artiste doit veiller à une lecture claire du tableau, il faut voir quel élément est devant et quel autre derrière surtout s’il y a entrecroisement)
  • les espaces et plans-successifs (arrière plan… zones intermédiaires variables selon la compostitiion, et avant plan)
  • les superpositions de médium (en allant des « transparentes » aux « opaques »)
  • les couleurs froides et chaudes
  • les contours flous et nets
  • le sombre et le clair (travailler contrastes et valeurs)
  • les formes arrondies et les formes tranchantes (peu d’artistes savent exploiter correctement ces paramètres)
  • le modelé du sujet principal
  • les  glacis

La manière la plus simple d’aborder la profondeur c’est avant de songer aux modes & innovations, d’apprendre l’aquarelle de manière traditionnelle, en peignant dans le très humide l’arrière-plan et en travaillant au fur et à mesure du séchage les plans intermédiaires et presqu’à sec l’avant-plan, le tout en tenant compte des autres règles esquissées plus haut. Il sera utile, avant, d’avoir lu « cycles de l’eau & astuces« .
Le croquis tonal monochrome aide aussi beaucoup à comprendre comment traduire la profondeur.

Pour développer un peu (juste un peu car l’apprentissage est plus facile via un pas à pas ou cours), l’effet de profondeur s’obtient en faisant tremper son papier (lire ici) et en peignant immédiatement un flou général fait de taches qui fusent beaucoup entre elles. L’imprévisibilité du jeu entre eau et médium permet parfois à ce stade, d’orienter son travail autrement qu’initialement prévu.

En aquarelle, rien n’est figé dès lors que l’on ne fait pas de l’hyper-réalisme… Pour avoir vu de mes yeux un très grand peintre composer son bouquet en fonction de ce qu’il venait déjà de mettre sur papier je peux affirmer haut et fort que poussée à ce niveau, cette technique est absolument fabuleuse… Elle permet aussi de relier le fond au sujet principal donc l’arrière-plan à l’avant-plan. Après cela, il y a aussi une question de « logique » dans l’ordre où l’on peint les éléments… Certains font le sujet principal d’abord et harmonisent ensuite l’arrière plan avec ce sujet, mais cela n’est pas possible les fois où des poils d’animaux et des cheveux humains doivent être représentés, il faut alors avoir terminé le fond.

En aquarelle on peut agrémenter les fonds de projections ou les « saler », mais on peut aussi penser aus structures et aux effets de matière dès lors qu’ils ne viennent pas détourner l’attention du sujet principal.

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Comptabilité d’Artiste déclaré(e)

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Dans un précédent article je parlais des différentes tâches autres que peindre qui incombent à 1 Artiste-peintre.

La Comptabilité en est une…

Pour ceux qui se lancent et qui ont mis en route leurs formalités pour se déclarer, tant auprès du Fisc que de la M.A., pas de panique.

La première année c’est un brin laborieux… ensuite il suffit de s’organiser en tenant chaque mois sa comptabilité à jour, ainsi le bilan annuel sera fait rapidement et le dossier annuel monté en quelques heures > il est à envoyer entre mi-avril et début mai au plus tard à la M.A.

Mes conseils :

  • faites votre comptabilité sous EXCEL
  • tenez une compta séparée pour la famille et l’ART surtout si vous avez opté pour le système de la déclaration contrôlée.

Faites-vous un tableau avec deux grandes colonnes :

RECETTES / DEPENSES

et en-dessous, détaillez très exactement les différentes catégories fiscales de dépenses, conformément au formulaire fiscal en vigueur. Ce formulaire peut soit se télécharger soit être cherché directement au centre impôts-entreprises.

Voici à quoi pourrait ressembler votre tableau… étant évident qu’il devra s’ajuster à VOTRE fonctionnement, les rubriques concernées sont toujours à repérer sur le formulaire officiel supra.

Ce tableau sera à compléter par le tableau appelé « circuits de diffusion » fourni par la M.A. et qui comprend le détail des manifestations artistiques, expositions, diffuseurs artistiques et ventes aux particuliers, la nature exacte des oeuvres (médium, titre, dimensions, prix). Ce tableau devra reprendre aussi les invendus.

Il sera complété également par le tableau « cours ».
Celui-ci a comme colonnes : activité, nombre d’atelier(s), nombre de jours, recettes & dépenses.

Pour tout renseignement complémentaire, la M.A. est à la disposition de ses adhérents.

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Le regard… en Art et sur le web

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En cours de dessin tout comme en étudiant l’histoire de l’Art, nous avons l’opportunité d’apprendre les règles qui structurent un tableau de manière à ce que le regard du spectateur aille exactement (et pas ailleurs) sur ce que nous voulons montrer et circule un moment dans le tableau sans en sortir..

Cela est moins important dans les études si elles ne portent pas sur la composition mais sur la technique de peinture, mais dans un tableau abouti, l’Artiste-Peintre contrairement au peintre (dans le sens de « coloriste » car de plus en plus de peintres même renommés pour s’attirer des clients, conseillent de calquer et montrent même comment s’y prendre… sans commentaire) saura non seulement utiliser des couleurs qui captivent mais travailler sa composition de manière à ce que son Oeuvre ait toute une histoire à raconter et ne soit pas qu’une juxtaposition d’éléments attirants… C’est l’une des raisons pour lesquelles il ne faut jamais être pressé(e) de « produire » une aquarelle…

En exposition, il y a d’autres paramètres à prendre en compte, puisque nous nous retrouvons non pas avec un seul tableau mais avec un ENSEMBLE de tableaux.

Maintenant, montrer son Art sur le net… cela nécessite également une approche très technique… sur le plan visuel, notamment si l’on a comme moi beaucoup de visiteurs réguliers.

Indépendamment du « contenu » qui se doit d’être qualitatif, il y a un certain nombre d’éléments qui doivent coller avec ce qu’attend la personne qui visite le site. En voici les principaux (liste non exhaustive)… cet article sera régulièrement remis à jour.

  • la page d’accueil doit se charger rapidement
  • le site ne doit pas « assomer » avec une musique tonitruante qu’il n’est pas possible de régler en volume
  • utiliser un site efficace, par exemple WordPress !
  • placer les éléments à montrer de manière efficace sur la page, en tenant (tout comme pour l’Art) compte de la manière dont le regard de l’internaute se dirige. La différence c’est qu’en Art le Créateur peut grandement influencer la direction du regard… alors que pour les internautes ma foi, chacun fait ce qu’il veut. Après une enquête sur le terrain, faite essentiellement auprès de personnes ayant très peu de temps (les pauses-café en Entreprise sont courtes !) il apparaît que sur une page qui s’affiche (donc on parle ici bien de « site » et pas de blog) les parties qui attirent l’attention sont indiquées par une zone en rose. On a une « petite » marge de manoeuvre en fonction de la présentation choisie mais… seulement une petite…Ceci est le parcours visuel le plus courant pour un affichage en mode PAGE et sur un site comprenant des images. Pour du pur-texte ce sera naturellement différent…
  • Très utile à faire si vous démarrez un site : le cahier de charges et… la confection d’un prototype à montrer au public visé pour recueillir des suggestions. C’est incroyable ce qui peut ainsi remonter, et ce type de feedback permet une fois le site publié de peaufiner au fur et à mesure.
  • L’absence de publicité… pour moi c’est essentiel. Un site ne doit pas être conçu pour encaisser au détriment des internautes mais pour leur OFFRIR des choses qui les intéressent. Des fenêtres publicitaires qui s’ouvrent à chaque page sont souvent rhédibitoires. Moi j’ai fait mon choix même si cele me coûte quelque-chose.
  • Selon le « contenu » que vous proposez, il sera peut-être difficile d’aménager chaque page en fonction de ces conseils mais si la page d’accueil est bien faite, l’internaute a envie de découvrir les autres pages. Très important si vous visez un public oriental : le sens de lecture n’est pas le même, il faut en tenir compte et… inverser la procédure.
  • Ne pas oublier que nous vivons dans un monde tumultueux et que les internautes ont fort PEU DE TEMPS… un site est donc « jugé » très vite… s’il est agréable on se marque la page et si tel devait ne pas être le cas on passe au suivant…
  • Vouloir en faire trop est aussi nuisible que pas assez… comme dans la vie, le juste-équilibre se situe au milieu.
  • Utile… sur la page d’accueil, rappeler en une petite phrase le contenu du site… car un titre peut ne pas tout englober.

 

La pratique étant, en Art comme en design, meilleure qu’un long discours… à vos pinceaux et claviers !

 

 



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Mini-set de voyage Sennelier

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Entre deux orages j’ai enfourché mon vélo pour tester en outdoor le mini-set reçu de Sennelier (grand merci) en guise de prix au concours été 2014 sur la Lumière.

Bien emballé et de petite taille, le produit convient à merveille comme cadeau à envoyer. C’est un réel plaisir d’ouvrir un tel paquet…

Le petit pinceau permet de faire des détails mais je recommande d’emmener un pinceau chinois car il en faut souvent deux.

Les semi-godets sont les suivants (en désordre, j’ai pris la peine de les chercher un à un pour ceux qui préfèreraient des tubes) :

574 – jaune primaire
675 – rouge vermillon
314 – outremer français
202 – terre d’ombre brûlée
819 – sève verte
805 – vert anglais
703 – gris de payne
344 – cendre bleue

Le médium Sennelier est un produit de qualité. Sa consistance est très onctueuse et c’est un réel plaisir que de prélever le médium au pinceau et de l’utiliser.

Ce ne sont pas forcément les couleurs que j’aurais choisies d’emmener en outdoor, j’aurais fait l’impasse sur les deux verts et le gris de payne pour disposer plutôt d’un sienne, d’un rose ou d’un rouge en plus…

Ci-dessous deux sketches faits en outdoor donc avec seulement le mini-set et en petit format :

J’ai aimé ce mini-set.
Il peut convenir aux débutants mais dès qu’on apprend comment mélanger les couleurs on va constituer sa propre palette.

Inutile de rajouter que la sortie s’est transformée… en récolte de mûres pour confiture…

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Aquarelle sur toile

tous droits réservés | © Christiane ALLENBACH | http://peinturemamanlotus.fr
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Toutes mes aquarelles sont peintes sur du papier 1er choix et convenablement encadrées elles se gardent plusieurs siècles.

Mais beaucoup d’aquarellistes suivent la mode de peindre sur toile.

Voici comment préparer la toile :

– méthode N° 1 –

utiliser des toiles toutes prêtes (lire ici)

– méthode N° 2 –

Autrefois il fallait décatir la toile car le tissus acheté neuf est toujours rigidifié à l’amidon et parfois non blanc… Si on choisit de le faire,  il faut laisser sécher longuement dans un endroit ventilé à l’ombre, le soleil pouvant jaunir la toile (coton ou lin). Certains choisissent de blanchir par application d’un produit… (bof)

La toile doit ensuite être découpée au bon format (prévoir le surplus d’agrafage) et encollé avec un liant polyvinylique. J’avoue que j’ai tendance à avoir la main lourde en faisant moitié/moitié entre produit et eau mais certains vont jusqu’à un volume de liant pour six volumes d’eau… Faire l’opération au pinceau large trouvé au rayon bricolage du coin.  Attendre trois jours au moins. Appliquer de la même manière une deuxième puis une troisième couche…

– méthode N° 3 –

Commencer comme en N° 2 avec une couche de liant, par exemple Caparol (il n’a pas d’odeur forte et le pinceau se nettoie à l’eau ce qui est bien pratique). J’utilise aussi les liants polyvinyliques pour des bricolages variés…

Après séchage complet du Caparol (Binder veut dire liant en allemand) on enduit la toile de GHESSO.Ce produit était autrefois confectionné avec des produits tirés de la nature et des animaux, maintenant il est exclusivement synthétique. Le Ghesso a pour rôle d’imperméabiliser la toile, et d’unifier un peu sa texture tout en empêchant le médium d’y pénétrer. (rien que par ce principe, pour l’aquarelle c’est contraire à mes idéaux).

On peut commencer à agrafer ou clouer la toile sur le chassis avant séchage complet. Cette technique exige un peu d’attention car il ne faut pas louper le bon moment mais elle offre l’avantage de bien tendre la toile sur son support. Les toiles achetées déjà montées sont souvent insuffisamment tendues et il faut remouiller à l’envers pour y remédier. De plus, en faisant le montage soi-même, on réduit le coût.

Dès séchage complet… on peut peindre. Mais attention : inutile de vouloir travailler à la verticale (sur chevalet) ou même en biais… il faut opérer strictement à plat. J’ai essayé et cela me rappelle un petit peu le travail sur le yupo dont je parlais récemment. Le médium reste plutôt en surface. Après séchage (toujours à plat) il faut avoir recourir aux vernis… ce qui inévitablement, au bout de quelques années, va ternir le travail. Nous n’avons de loin pas le recul suffisant pour vérifier le comportement d’un vernis au bout de plusieurs décennies car cette « mode » est relativement récente. La toile est conçue pour l’huile, convient aussi à l’acrylique mais pas forcément pour l’aquarelle.

De plus, la technique d’encadrement change du tout au tout par rapport à l’aquarelle traditionnelle que je ne conçois que sur papier… et pour avoir vu en exposition outdoor des toiles perçées lors de manutentions ou de grand vent… j’avoue que je préfère de loin l’encadrement traditionnel d’un travail fait sur du bon Papier.

La raison souvent invoquée pour l’utilisation de toile c’est sa texture. Mais à la limite, les cartons entoilés ont aussi cette texture. Moi j’aime que le médium pénètre dans le papier, j’aime les fusions qu’on peut faire sur le papier, les jeux entre médium et eau… j’avoue que sur toile c’est très différent. Cela ne veut pas dire que la méthode est nulle et s’il y a « demande » de la clientèle il faut forcément que certains artistes suivent cette mode… mais pour moi ce sera nièt. C’est mon choix et il me correspond. Par ailleurs, je découvre de plus en plus de nouvelles manières de peindre SUR PAPIER… et je n’ai de loin pas encore expérimenté tout ce que je souhaite… il y a de quoi faire pendant les prochaines décennies…

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Aquarelle | pas à pas bouquet floral

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N’ayant actuellement que du souci au jardin… j’ai acheté un petit bouquet pour peindre des fleurs en indoor et sur le motif. Il s’agissait d’une petite démonstration pour deux personnes.

Les voici avant passage à l’Atelier.

S’agissant de fleurs dont le dessin demande un peu d’attention, j’ai intentionnellement choisi un cadrage ne montrant qu’une partie du bouquet. Et ce même avec l’intention d’interpréter plutôt que de coller strictement au sujet…

Pour bien m’imbiber du sujet, j’ai globalement dessiné les masses des deux groupes de fleurs, et fait une vignette au crayon épais, en utilisant la partie droite de mon cerveau donc sans regarder ma feuille.

La vignette sert bien sûr à repérer les valeurs MAIS AVANT… et cela m’est particulier, je repère la DIRECTION de chaque fleur en partant de son coeur car c’est autour de lui qu’on va « broder » le reste…

M’emparant ensuite de papier ARCHES 36 x 51 cm, j’ai posé  le bouquet assez près (mes lunettes devraient  être changées) et j’ai refait en grand le dessin sur le papier aquarelle, au simple criterium de bureau et d’un trait léger. Inutile de dessiner en double chaque pétale, le débutant délimitant la partie blanche au drawing gum et l’expert peignant directement en laissant le blanc du papier. Donc… contour simple !

n’empêche que (sincèrement) je préfère qu’on ne me regarde PAS, car du fait de mon souci poignet ma gestuelle n’est de loin pas telle que je voudrais… De toute manière pour voir mes démos de A à Z il faut une infinie patience car plutôt que produire du « easy » donnant l’impression que l’on peut se passer de discipline en Art je fais l’effort de montrer la technique… et rares sont ceux qui ne s’essouflent pas en cours de route.

Voici en gros les étapes suivies, commentées de vive-voix. Sur la fin j’ai mis le turbo pour boucler dans le laps de temps prévu… mais l’essentiel était de donner un aperçu des différentes techniques.

J’ai veillé à regrouper plusieurs techniques… sinon lorsque je fais des fleurs, sauf à expérimenter, mon style ressemble plutôt à  :

CHRISTIANE ALLENBACH REVE BLANC 30 x 30 pour 50 x 50 cmALLENBACH CHRISTIANE FLORAISON 2017

En fin de démo, heureuse surprise sous forme du passage de notre facteur avec mon prix au dernier concours (je n’en fais pas souvent). 

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