Spirales

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En dessin on a parfois besoin d’une spirale et on peut hésiter sur son tracé. J’ai appris à la tracer… en couture car c’est « LA » solution idéale & &économique pour faire un très long biais sans couture et de largeur parfaitement égale…

Pour l’Artiste, les spirales sont très utiles pour les détails d’architecture, par exemple le fer forgé, volute, vitrail etc… J’irai même plus loin… IL EST VITAL de savoir rendre les spirales car elles existent naturellement PARTOUT dans le monde visible ET invisible... dans le Cosmos, et dans les règnes minéral végétal, animal, humain… A titre d’exemple regardons l’intérieur d’une coquille d’escargot ou un fossile, la queue d’un caméléon ou d’un hippocampe, un trou noir dans l’espace… le balancement en spirale d’une plante qui grandit. C’est moins visibles sur certains sujets mais énormément visibles sur d’autres comme par exemple le chou romanesco qui reflète la suite de Fibonacci… Il y a même des spirales dans notre Adn, dans notre cerveau et… dans notre Kundalini… et l’oiseau qui profite d’un courant d’air chaud pour s’élever plus haut le fait aussi en spirale… cela laisse pensif… Les spirales sacrées existaient déjà bien avant les Pyramides… La Nature est plus Créatrice que l’homme…

Autre exemple : notre glande pinéale a la même spirale que… les pommes de pin (déjà reprises sur les architectures égyptiennes et pas par hasard car sur l’architecture sacrée la pomme de pin représente le 3ème oeil… mais aussi la Renaissance… il y a même une statue sacrée sur une énorme pomme de pin au… Vatican).

Citation de Goethe : « la Beauté est un terme désignant les Lois Naturelles secrètes qui autrement seraient restées cachées à nos yeux ».

La spirale sacrée reprise naturellement par la Nature dans les corps de tous les règnes a inspiré l’homme à concevoir des symboles (celui de la pharmacie par ex) mais aussi des objets comme : fouets-pour-cuisiniers, des bétonnières (si-si, regardez DEDANS), des escaliers-en-spirale, des vis… mais ces découvertes ne furent pas faites avec le mental car le mental nous éloigne de la Spirale sacrée…  La Sagesse a été fragmentée de plus en plus au fur et à mesure de l’essor de la pensée mathémathique-et-technique…

La Spirale-Sacrée c’est le lien entre le monde intérieur et le monde extérieur… Ceci n’est pas que de la philo mais devrait vous motiver à OBSERVER la Géométrie partout… et à vous donner envie d’apprendre à la dessiner.

Il faudra savoir faire la spirale de face… et en perspective.

Il y a différentes spirales, nous allons ici voir comment se font les plus simples… cela dépannera l’Artiste dans ses besoins les plus courants.

Spirale régulière :

Sur une droite, tracer un petit demi-cercle au-dessus de la droite.
Doubler le rayon du compas pour faire le deuxième demi-cercle. Sur mon dessin j’ai alterné les couleurs en dessinant à chaque fois le rayon du cercle. On observera l’alternance entre deux points de départ pour les rayons, tantôt 1. le centre du 1er cercle, tantôt 2. le centre du second cercle. C’est un jeu d’enfant et assurément un grand plaisir que de voir cette spirale s’agrandir sur sa feuille.  Ceci est la manière la plus simple, telle que je l’ai apprise.

Une façon plus complète de procéder, peut s’avérer nécessaire lorsqu’il faut faire un dessin hyper réaliste suggérant de manière précise l’enroulement de la matière… car notre spirale doit à ce moment là doubler.  (j’avais ici un lien « mathématique » dont l’adresse a changé… sorry)Mais cela relève plutôt du dessin industriel que de l’Art, sauf bien sûr hyper-réalisme, encore que souvent les Artistes se servent de projection pour gagner du temps, quitte à louper leurs perspectives. Mais pour celui qui veut comprendre et bien faire… les Anciens ont trouvé toutes les solutions bien avant nous. Merci à Eux.

Dans le même ordre d’idées, il existe des spirales à trois centres, à quatre centres, puis à cinq, six etc… Très intéressant, leur centre est toujours structuré selon le polygone correspondant.  En commençant par tracer le cercle avec le polygone au nombre de côtés qui nous intéressera, nous sommes dans le « juste »… A ce sujet le lecteur pourra revoir étoile à cinq branches et à six branches… figures géométriques pouvant servir de base aux polygones correspondants.

Voici une spirale à six points (faite sur du papier bureau assemblé au scotch pour ne pas gâcher une feuille grand format), cela m’a procuré beaucoup de joie de la tracer. J’indique les rayons successifs avec des chiffres et une flèche. Le même type de spirale peut être tracé en mettant le cercle initial contenant le polygone en perspective.
S’intéresser à la géométrie, c’est avoir l’assurance de produire des croquis justes, et toujours une joie.

– à vos compas –

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Polygone à sept côtés

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Matériel : compas, crayon, équerre, papier.

Le plus simple, c’est de tracer son cercle sur une droite de sept centimètres facilement divisables…

Mais si notre structure doit s’intégrer dans un dessin déjà en place cela n’ira pas, il faut donc partir du cercle de la taille qui colle… et faire autrement la division en sept segments égaux. Une division à la règle n’est pas possible, à titre d’exemple, neuf centimètres divisés par sept donnerait  = 1,285…

N’aimant pas les maths… écartons aussi toute formule compliquée, le bonheur réside dans la simplicité.

Nous allons géométriquement y arriver par projection en passant par une droite « de secours »… Cela n’est pas difficile… nous allons partir d’une droite devant ensuite s’inscrire dans un cercle ici non dessiné pour simplifier les explications. Du haut de ce segment nous allons dessiner la droite des mesures (ou de projection)…

On a ensuite deux possibilités :
a) se servir d’une règle et y tracer sept marques égales
b) faute de règle, tracer les marques égales au compas
b) (partir alors d’un premier point posé arbitrairement appelé 2.)

L’équerre par contre est ici obligatoire car avec elle on va relier chacun des points ainsi obtenus à notre droite initiale. La projection sur le segment de départ nous donne donc sept mesures rigoureusement égales et SANS CALCUL (ouf !).

Ma présentation « manuelle » plutôt qu’un tracé informatique est moins esthétique mais je préfère bosser à l’ancienne. C’est mon choix. C’est plus précis que les logiciels dont je dispose…

Il suffit donc de trouver le milieu en inscrivant ce segment dans un rectangle divisable par croix, puis d’y tracer au compas notre CERCLE.

Prendre ensuite comme rayon de cercle le segment de base, et tracer sur la droite le point central « de travail » duquel on va faire partir les côtés du polygone.

Après traçage de la 1ère ligne (qui part du point central de travail en passant par la  2ème mesure en partant du haut de la droite de base) et du 1er côté, il suffit de reporter la longueur du segment obtenu au compas… et de tracer les côtés à la règle. Ensuite un petit coup de pinceau… et hop le tour est joué.

à vous maintenant !

à quoi ça sert ?

à tracer correctement des visseries, fenêtres, roues d’engin, ou toute autre perspective nécessitant des côtés égaux…

On peut, sur le même principe, diviser un cercle en un autre nombre de parties égales.

Ce polygone servira également de base pour construire une spirale à sept points dans le cadre d’une architecture : c’est hyper important.

 

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