Tracer un OVALE au compas

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Autant l’ovale d’un visage gagne à être dessiné rapidement, soit en partant du cercle soit en partant du rectangle – autant pour une architecture ou un autre travail de précision, il est parfois nécessaire de faire son tracé au compas ou à la corde… Il y a plusieurs méthodes possibles :

Ovale inscrit dans un rectangle

C’est le premier qu’on apprend car généralement il peut se faire à main levée.  Voici la manière la plus rapide…

Ci-dessous, mais en version cercle, une manière plus précise, il suffira de transposer en rectangle plus ou moins long pour avoir l’ovale voulu…

Pour les explications à venir, désolée de la mauvaise qualité des photos mais je n’ai toujours pas de scanner…

ovale en forme d’oeuf

la première part d’un cercle divisé en croix, dans lequel on inscrit un triangle avec pointe vers le bas. Le compas a donc pour premier rayon le cercle lui-même et pour deuxième rayon le diamètre de ce même cercle. On pose ensuite la pointe du compas à l’intersection de droite entre triangle et croix, et l’on trace une première courbe. On inverse les côtés et on fait pareil. Ensuite, partant de la pointe du triangle, on réduit le rayon du compas de manière à tracer l’arrondi qui termine l’ovale. C’est facile et rapide. Ce tracé donne un ovale en forme d’oeuf.

ovale régulier

Pour tracer un ovale symétrique et régulier on fait deux cercles de même taille ayant leur centre sur la même ligne. Ensuite on monte une droite aux intersections et on trace un « V » partant du bas de l’intersection des deux cercles. Ce « V » doit passer par la ligne horizontale sur laquelle reposent les centres du cercle. En prenant comme rayon le diamètre entier des cercles prédédents et en plaçant la pointe-de-compas à la pointe de ce « V » on obtient la courbure d’ovale. Faire pareil de l’autre côté et hop, le tour est joué.

Ovale symétrique plus allongé

Pour trouver la droite verticale lorsque les cercles ne s’entrecroisent pas il faut procéder comme suit :
– tracer une droite
– tracer deux cercles assez éloignés l’un de l’autre
– au compas diviser le segment entre les deux centres
– monter la droite
– tracer un « V » rejoignant la circonférence de chaque cercle
mais ayant sa base sur la verticale. Le descendre plus ou
moins selon que l’ellipse doit être ventrue, ou pas.
– Placer la pointe du compas à la base du « V » et tracer le
ventre de l’ovale. Faire pareil de l’autre côté. Pour la symétrie
reporter la hauteur géométrique obtenue au compas.

L’intérêt de procéder ainsi c’est qu’on peut doubler l’ovale obtenu pour tracer une figure géométrique très précise, comportant une distance égale entre deux ovales dont l’un se trouve dans l’auttre… 

 

Beaucoup de dessinateurs utilisent des plastiques comportant des ovales mais cette astuce ne convient pas s’il faut intégrer les ovales dans un dessin déjà existant avec une perspective déterminée par les autres éléments de la compostion. D’où l’intérêt d’apprendre à les tracer correctement. 

Il y a quantité d’autres variantes mais les exemples supra suffiront à la plupart des Artistes dans leur usage courant. Tracer une ellipse à la corde est suffisamment connu pour qu’on n’ait pas à y revenir et convient en fait surtout pour les fresques ou les tracés au sol.

Apprendre à faire un tracé est bien plus RAPIDE que de mal calquer ou d’utiliser un « patron » qui serait faux alors… à vos crayons & compas !

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Trait ou masse, en dessin ou peinture

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 actualisé le 29 avril 2017


 

La plupart des personnes construisent leurs peintures comme on construirait un coloriage. Le résultat est très différent… voyons cela en détail.

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DESSIN PAR LA LIGNE

En dessin, l’enfant ou le débutant commençe généralement par poser les formes telles que nous les connaissons… Donc pour un oeil, on pose le contour et on pose la couleur… cette démarche, poussée dans sa perfection, peut aboutir à des peintures trop « léchées » ayant un rendu plus qu’artificiel même si le style voulu peut devenir hyper-réaliste.

Il faut donc faire la distinction entre le dessin au trait destiné à rester tel quel, et là le trait « juste » prend toute son importance. Voici un exemple d’étude au trait attribuée à Bloemaert  (image de chez Wikipédia) qui nous montre qu’un trait juste peut se passer de couleurs…

J’irai même plus loin : le trait s’il est juste peut aussi se passer d’ombres même si parfois elles sont suggérées… tout est dit PAR LA LIGNE

Il est bon de connaître toutes les techniques et de choisir laquelle convient sur le moment à ce que l’on veut faire ou alors de parfois les mélanger allègrement pour un travail qui a du cachet.

donne de bons résultats à la ligne… le tradio que l’on peut combiner par un pinceau à réserve d’eau pour un rendu plus fini…

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DESSIN PAR LES HACHURES


Aux Beaux-Arts on apprend toutefois à aborder l’oeuvre autrement… Au lieu de dessiner le contour, on pose les principales « masses » par le biais des hachures. Pour ce faire, sur le papier, on commence par mettre une petite croix là représentant le soleil. Ensuite on hachure logiquement son sujet sans en faire les contours. Je fais mon exemple au STYLO à ENCRE pour un meilleur rendu photographique. Les hachures n’ont pas besoin d’être mathématiquement exactes, voir exemple, mais ce sont elles qui vont nous permettre de poser les valeurs puis les contours, sachant que tous les contours n’ont pas forcément besoin d’être précisés… l’effet n’en sera que meilleur.

Ensuite on fait petit à petit l’ébauche des contours. Ici sur un petit sujet unique les traits ont le même sens mais sur une grande scène les traits pourront avoir un sens différent. Voir résultat plus loin…

D’aucuns trouvent cette technique plus compliquée que la construction par les formes géométriques (donc en plaçant les lignes dans un volume). Mais elle est la seule qui convient pour dessiner sur le motif en plein air une scène un peu compliquée, car elle permet de ne pas trop avoir à regarder sa feuille… et de placer les ombres aux bons endroits. Voici un exemple réalisé en pleine nature, dans lequel on aurait fini par « loucher » en choisissant d’aborder uniquement le travail par la ligne…

La technique des hachures permet de saisir l’essentiel en fort peu de temps, et donne un aspect spontané au dessin. Autre avantage, on s’écarte du rendu trop scolaire d’un croquis…

En résumé : les contours sont remplacés par des hachures ou des groupes de hachures, et les détails sont posés petit à petit. On peut peaufiner ou juste suggérer… c’est dans tous les cas sympa. Ici le stylo était à l’étroit sur trois sujets pour un papier A4 mais en grand format cette technique est des plus sublimes…

Sur le motif donc sujet devant soi, il faut plisser les yeux au lieu de les garder normalement ouverts.

Voici donc des roues de camion normales (ci-dessus) et maintenant, voilà comment on peut les percevoir une fois les yeux plissés : les zones ombrées sont renforcées et le tout est légèrement flouté… En peinture, cette manière de regarder aide beaucoup.

Les hachures permettent donc d’aborder à la fois les masses et les valeurs…

La ligne et la masse peuvent se côtoyer, mais en phase d’apprentissage il est bon de séparer les techniques. Par la suite c’est l’approche de l’Artiste qui déterminera si le travail part des masses ou des contours…  Les lignes & contours conviennent aux études sur les proportions, aux silhouettes, aux arrières-plans… L’approche par les masses convient aux ambiances et au sujet principal.

En dessin, les masses peuvent être suggérées par des hachures simples à un seul sens, ou un entrecroisement de hachures. En aquarelle, on va jouer sur les lavis, les superpositions, les injections de couleur en zone humide…

Ce qui est important c’est que le spectateur doit clairement voir le choix de l’Artiste. Les essais tièdes sont donc à proscrire… il faut franchement utiliser la technique choisie.

Le pinceau petit-gris permettra de faire des lavis à l’Encre et à l’Aquarelle pour dégager les masses qui seront ensuite retravaillées par le rythme et certains détails…

Ceux qui ont appris à dissocier cerveau-droit et cerveau-gauche apprécieront les masses car elle fait appel à la partie DROITE du cerveau ! yessss !

L’idéal c’est bien sûr… on ne le répètera jamais assez… de faire avant toute aquarelle une vignette ou miniature monochrome, en y inscrivant les masses et en réduisant les valeurs à trois ou quatre. C’est très formateur et permet d’aborder autrement la suite. Les valeurs seront abordées séparément…


Cet article sera régulièrement actualisé car peu importe notre niveau, nous n’avons jamais fini d’apprendre. C’est tout simplement passionnant.

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Diviser un segment ou une droite en deux parties égales

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Certains d’entre vous m’ayant demandé de refaire une petite synthèse, voici deux méthodes simples et sans calculs mathématiques qui permettent de diviser une longueur donnée en deux parties égales. On va aussi dans la foulée voir quand-et-pourquoi…

La première solution s’applique essentiellement dans les constructions à main levée ou les perspectives plus poussées faites à la règle… Elle peut se faire facilement et rapidement et offre l’avantage de pouvoir également fonctionner lorsque la forme géométrique est en perspective. Le milieu sera toujours juste.
(pour la photo du dessous on peut dans la foulée faire une ellipse)

Lorsqu’on n’a pas besoin de faire un tracé sur une forme géométrique en perspective mais qu’on dispose d’un compas donc plutôt en Atelier… c’est encore plus rapide :

pour diviser un segment en deux au compas
cliquez ici

L’ouverture du compas doit à la louche représenter un peu plus de la moitié du segment à diviser, peu importe laquelle, il faut juste garder le même rayon pour les deux courbes. Leur intersection donne la division et du même coup un angle parfaitement droit.

à vos outils !!!

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Polygone à sept côtés

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Matériel : compas, crayon, équerre, papier.

Le plus simple, c’est de tracer son cercle sur une droite de sept centimètres facilement divisables…

Mais si notre structure doit s’intégrer dans un dessin déjà en place cela n’ira pas, il faut donc partir du cercle de la taille qui colle… et faire autrement la division en sept segments égaux. Une division à la règle n’est pas possible, à titre d’exemple, neuf centimètres divisés par sept donnerait  = 1,285…

N’aimant pas les maths… écartons aussi toute formule compliquée, le bonheur réside dans la simplicité.

Nous allons géométriquement y arriver par projection en passant par une droite « de secours »… Cela n’est pas difficile… nous allons partir d’une droite devant ensuite s’inscrire dans un cercle ici non dessiné pour simplifier les explications. Du haut de ce segment nous allons dessiner la droite des mesures (ou de projection)…

On a ensuite deux possibilités :
a) se servir d’une règle et y tracer sept marques égales
b) faute de règle, tracer les marques égales au compas
b) (partir alors d’un premier point posé arbitrairement appelé 2.)

L’équerre par contre est ici obligatoire car avec elle on va relier chacun des points ainsi obtenus à notre droite initiale. La projection sur le segment de départ nous donne donc sept mesures rigoureusement égales et SANS CALCUL (ouf !).

Ma présentation « manuelle » plutôt qu’un tracé informatique est moins esthétique mais je préfère bosser à l’ancienne. C’est mon choix. C’est plus précis que les logiciels dont je dispose…

Il suffit donc de trouver le milieu en inscrivant ce segment dans un rectangle divisable par croix, puis d’y tracer au compas notre CERCLE.

Prendre ensuite comme rayon de cercle le segment de base, et tracer sur la droite le point central « de travail » duquel on va faire partir les côtés du polygone.

Après traçage de la 1ère ligne (qui part du point central de travail en passant par la  2ème mesure en partant du haut de la droite de base) et du 1er côté, il suffit de reporter la longueur du segment obtenu au compas… et de tracer les côtés à la règle. Ensuite un petit coup de pinceau… et hop le tour est joué.

à vous maintenant !

à quoi ça sert ?

à tracer correctement des visseries, fenêtres, roues d’engin, ou toute autre perspective nécessitant des côtés égaux…

On peut, sur le même principe, diviser un cercle en un autre nombre de parties égales.

Ce polygone servira également de base pour construire une spirale à sept points dans le cadre d’une architecture : c’est hyper important.

 

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Changer son échelle en dessin

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CHRISTIANE ALLENBACH | EQUERRE SUR SEGMENT PROJECTION ET SEGMENT DE BASE


 

CO

Le dessin artistique doit être juste à la fois en échelle, en perspective et en qualité du trait. Il se différencie du dessin industriel par sa touche artistique et son trait vivant mais toujours dans le respect des lignes justes.

Voici quelques possibilités pour ceux qui ne souhaitent pas dessiner en taille 1:1 donc en grandeur nature.
Je recommande toutefois, pour apprendre, de garder ce rapport 1:1 tout simplement parce qu’il est idéal pour éduquer l’oeil. Il ne faudrait passer à une autre échelle donc transposer mentalement que lorsqu’on peut rendre sans se tromper les proportions justes telles qu’on les voit. Pour le tester, se mettre face à son sujet, et en dessiner une partie. Mesurer ensuite à la pige ou à la règle et vérifier si cela colle. Avec un entraînement quotidien d’une quinzaine de minutes on y arrive assez rapidement.

Minimaliste, je recherche toujours une simplicité maximum même si le problème est parfois plus complexe qu’il n’y paraît, nous allons donc écarter les calculettes, compas et autres outils… Pourquoi ? parce que pour dessiner DEHORS, qu’il s’agisse de paysage, perspective ou nature morte… on n’emmène généralement que le minimum. Ensuite… parce que ce même minimum permet de produire un travail correct et même plus que correct… Alors pourquoi se compliquer la Vie ?

Tout d’abord, revoyons ce qu’est une échelle car entre nos cours de techno et notre actuel parcours un certain nombre d’années se sont sûrement écoulées… L’échelle c’est le rapport la mesure de l’objet qui se trouve devant le dessinateur et la mesure avec laquelle il va choisir de la représenter.

Exemples :
> 1:1 = grandeur nature
> 1:2 = réduction de moitié
> 2:1 = grandeur double par rapport au sujet

Pourquoi est-il nécessaire de changer parfois le rapport 1:1 donc de passer d’une grandeur « nature » à une autre dimension sur le papier ?

Voici quelques exemples (liste non exhaustive)  :

  • dans le travail avec un modèle vivant, la disposition du sujet  par rapport aux chaises d’élèves, prévoit généralement un travail sur feuille de format raisin. On peut se déplacer mais avancer ou reculer n’est pas possible sauf séance individuelle (plus chère que si plusieurs personnes s’associent pour payer un modèle). Dès lors que certains arrivent avec un bloc à dessin plus petit… voire un sketchbook… ils doivent mentalement transposer les mesures… Les étudiants des Beaux-Arts, formés à ce type d’exercice, se passent aisément de tout système de mesure mais les autres gagnent (au moins au début) à vérifier leurs mesures. Je dis ici vérifier car je conseille toujours de ne se servir d’un outil que comme moyen de contrôlejamais comme supplément à la technique propre à chaque Artiste.
  • Dehors, face à un immeuble… il est évident que nous aurons un problème d’échelle : nous avons donc le choix soit de nous éloigner physiquement du sujet jusqu’à ce que le rapport 1:1 aille sur le papier que nous avons emmené. Dans l’inverse, on peut aussi s’en rapprocher… Il faut toutefois garder à l’esprit que si nous avons besoin de peindre le sujet en y incluant des détails, il nous faudra après avoir dessiné les contours avec recul, nous en rapprocher pour mieux voir ces détails, de manière à les retranscrire avec exactitude. Une aquarelle d’ambiance pourra se passer de cette dernière démarche si la perspective est juste dans son ensemble.
  • Cela peut sembler étrange que j’évoque cette possibilité de déplacement de l’Artiste alors qu’il suffit de convertir les mesures… mais sur le terrain, lorsqu’on se déplace, on découvre aussi très souvent un point de vue bien plus intéressant pour dessiner que celui que l’on avait initialement sélectionné. Certains sujets complexes nécessitent également que l’Artiste en fasse le tour avant de commencer le dessin car il devra suggérer ce qui ne se verra pas pour donner l’impression « juste ». Je rajoute que parfois il ne faut pas juste s’éloigner ou se rapprocher, mais aussi monter ou descendre pour avoir une idée de ce que donne le sujet en montant ou descendant la ligne d’horizon.
  • Dans tous les cas où la configuration interdit à l’Artiste de se déplacer, le changement d’échelle permettra d’avoir un travail adapté au support choisi.

Pour contrôler si l’oeil a transposé la bonne mesure sur le papier, qu’elle soit, simple, double ou différente, nous disposons de différents systèmes que je vais évoquer du plus simple au plus élaboré… Mais commençons par le commencement…

  • Le cadrage, étape préliminaire à toute esquisse ou dessin, est expliqué ici et je n’y reviendrai pas autrement que pour souligner qu’il faut toujours s’assurer, avant de commencer, que TOUT ce que l’on a choisi de dessiner rentre sur la feuille. Bien sûr on peut sciemment opter de ne rendre qu’une partie d’un sujet mais cela entre alors dans la composition personnelle plutôt que dans la partie basique du cadrage. Fait intéressant, c’est en procédant au cadrage qu’on se rend compte s’il faut ou non changer d’échelle. Le plus simple est, bien sûr, de passer du simple au double.
  • Une fois le cadrage fait, il convient de choisir mentalement la disposition du sujet sur la place délimitée sur le papier, selon que l’on souhaite respecter ou s’affranchir des règles de composition.
  • L’étape suivante… et c’est indispensable, c’est de tracer au crayon (avec ou sans règle, au choix) sa ligne d’horizon. Le lecteur trouvera quelques illustrations ici. Cette ligne est à tracer légèrement mais entièrement car pour un rajout d’éléments que l’Artiste n’aura pas sous les yeux elle est indispensable. Qu’il s’agisse d’un sujet spécial-perspectives comme une chaise, un banc ou une maison ou alors seulement d’un vase avec un bouquet… la ligne d’horizon est absolument indispensable car elle détermine la logique dans laquelle les différents éléments de la composition vont être transposés. Voici un ancien pas à pas qui le démontre.
  • Pour l’échelle 1:1 ou 2:1, la pige est amplement suffisante. Ceux qui n’ont pas de pige fine peuvent prendre leur crayon ou une règle métallique mais dans la nature on peut aussi se servir d’une branchette et à défaut d’une chûte de papier aquarelle découpée de manière appropriée.

Pour la prise d’une unité de mesure à la pige, il est bon de fermer un oeil. Les porteurs de lunettes vont devoir faire attention à ne pas regarder par dessus leurs verres pour la prise de mesure et à travers pour dessiner.

 

 

  • La prochaine étape va être, une fois le cadrage fait et la composition ébauchée en tête (via une vignette c’est mieux) de reporter les VERTICALES stratégiques puis de vérifier les angles et de tracer les fuyantes. On trace ensuite les figures géométriques dans lesquels viendront s’inscrire les immeubles, arbres, personnages ou objets… Il faudra avec la pige prendre les mesures globales plutôt que d’additionner des segments ce qui est toujours légèrement inexact. Un angle rigoureusement exact par rapport au sujet s’obtient avec deux simples tickets-tram ou autres cartons…

 

  • Les plus méticuleux peuvent avoir recours à la règle pour dessinateur mais en outdoor elle est encombrante (30 cm de long et triangulaire). Elle permet de mesurer en taille réelle (1:00) mais aussi en 1:10, 1:20, 1:25, 1:50 (selon le fabricant).
  • Une bonne alternative consiste à découper un petit carton sur lequel on peut faire un trait à titre d’une unité de mesure que l’on peut par pliage diviser en deux, ou additionner pour doubler le segment mesuré. Pour les croquis aquarellés cela suffit amplement.
  • Les perfectionnistes auront recours au compas de réduction pour vérifier si leur oeil restitue correctement ce qu’ils perçoivent. Lorsqu’on ne dessine pas tous les jours on change facilement d’échelle en cours de travail. Je recommande l’usage d’un tel outil s’il est en métal, tout le reste est à oublier car trop imprécis !

Je n’évoque pas les autres manières d’agrandir car elles ne font que reporter un tracé au lieu d’aider à dessiner juste)

Le meilleur training et on ne le répétera jamais assez, c’est de dessiner un peu tous les jours. Vérifier les proportions permet de se rendre compte que souvent on avait tapé juste, et cela aide à avoir confiance en son oeil… et en sa main. Bref en soi.

… à vos crayons & stylos…

 

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Prix Concours Sennelier été 2014

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SENNELIER, grand fabricant français de médium de qualité (à côté de quelques autres) organise régulièrement des concours à thèmes. De temps à autre je participe lorsqu’un thème me parle… et cette fois-ci c’était…

la Lumière.

Ce concours, qui regroupe plusieurs pays, consiste à réaliser un travail original suivant le thème choisi par l’organisateur SENNELIER | Max-Sauer-Sas. Les choix sont ensuite à la fois faits par le public et par le Jury de chez Sennelier. Les dotations sont faites sous forme de produits de qualité.

Je suis contente de figurer parmi les lauréats, et voici le prix qui m’a été attribué. Merci à Sennelier car c’est un produit de qualité que je vais d’autant plus apprécier que je fais énormément de outdoor.

 


Et voici l’aquarelle qui a remporté ce prix :

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RIVES DE L’ART | 2014

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Après 2012 avec petites ventes  et une année 2013 sans vente je n'étais pas sûre du tout de vouloir participer à cet événement, puisque faute de véhicule j'ai toujours d'énormes frais de location-voiture. J'ai trouvé un petit compromis en emmenant cette année 2014 moins de tableaux... surtout que la grève Sncf vient se cumuler avec une partie du réseau ferroviaire fermé pour travaux. En sus du déplacement, toujours cher, il y a la place à payer et il est passé de 15 à 20 € ce qui pour un outdoor (plein-air) est beaucoup par rapport aux salons internationaux qui sont eux toujours dans de beaux locaux.  Nous sommes ici loin de l'excellente prestation d'une commune des Vosges du Nord qui offre un repas complet à chaque artiste... ou d'une autre qui monte à chacun une tente avec mise à disposition de grilles, tables & bancs... et j'avoue en avoir un peu assez que partout on considère les artistes comme des pigeons-plumables sachant que justement les Artistes souffrent le plus de la conjoncture et que les ventes sont réduites voire inexistantes. Pour un professionnel qui n'a pas d'autres ressources, cela veut souvent dire qu'il doit renoncer à exposer ce qui inévitablement le conduit dans un cercle vicieux puisque s'il ne se se fait pas connaître il a encore moins de chances de vendre...

Participants dans l'ordre de l'organisateur : Wally Mazen, Peggy Dihé, Mathilde Bouvarel, Herve Libert, Emilie Charbonnier, Mikael Tertrain, Bernard Bischoff, Pascaline Wagner, Frieda Zopfmann, Otmar Kaiser, Valeria Samyn Mattioli, Liliane Peiffer, Claude Louis, Gabrielle Delfosse, Carine Mougin, Sandrine Bodin, Michèle Kauffmann, Nathalie Garau, Hélène Cremmel, Rémy Risch, Alain Drulang, Pau Melkowski, Francis Porché, Anne Rettien, Eric Alvarez, Armand Renault, Pietro Addamiano, Anais Stutzmann, Nicole Reiter, Sidjy Leconstant, Nathalie Defert, Sylvie Monami, Marie Meier, Karl Blanchet, Jeanine Graber, Florence Gaudry, Nelly Pirany, Emile Krieger, Pierre Kohl Wahl, Monique Douvier, Anne Hechinger, Nicolas Fantoni, Mario Marciano, Agnes Minni, Carine Barrois, Maryse Kriloff, Marie-France Schneider, Stephane Knorr, Jean-Paul Farrugia, Scharr-arts, Guy Gravier, Christa Kalb, Aurélie Rey, Armande Forst, Lucienne Keller Messmer, Jacques Senger, Stephane Klipfel,Sophie Bassot, Maria Bret, Christiane Allenbach, Pierre Mallo, Celine Widemann, Thierry Colin, Claudine Oster, Fabio Secco, Sophie Secco, Fabienne Giraud, Rachel Fallacara, Etienne Albrecht, Liliane Kister, Karen Muller, Corinne Dey, Jean-Marie Meyer, Yutao Ge, Francine Nicolas, Jérôme Klingenfus, Fanny Germain. 

A cette exposition (souvent venteuse) il y a toutefois une ambiance marine inégalable, et un public intéressé quoiqu’achetant pas ou peu.

Quelques-unes des oeuvres exposées…


Les « plus » : le cadre, les collègues sympa, les organisateurs.

Les « moins » :

  • on fait surtout de la figuration, peu ou pas de ventes
  • tentes, tables et bancs ne sont pas fournis par la Mairie comme c’est le cas en Alsace du Nord (ce serait sympa et surtout très pratique)
  • le coût reste élevé par rapport aux retours positifs que l’on peut en tirer en tant que professionnel, les amateurs cassent le marché en proposant des oeuvres de moindre qualité à ranger plutôt dans la « déco » et le public ne s’y retrouve plus
  • la restauration est on-ne-peut-plus-LAMENTABLE.
    Quarante minutes d’attente pour une minuscule petite saucisse blanche dans un pain très bof et clients servis par du personnel désorganisé, débordés et râleur… Beaucoup ont dû rendre des aliments encore congelés dans l’assiette donc non cuits !!!
  • Le géant des beaux Arts est passé distribuer des cadeaux samedi… j’ai eu le mien par courrier, merci de cette gentillesse.

voici quelques photos en vrac, vu la tornade, j’ai aidé les collègues à ranger ce qui s’envolait, il y a eu beaucoup de casse de matériel… mais zéro-blessé. Ouf.



 

 

La p’tite aventure arriva sous forme de tornade. Sans signe avant-coureur, je me suis retrouvée ensevelie sous un énorme parasol et recouverte de toiles et de chevalets en provenance de ma voisine de gauche. La tornade emporta entièrement une tente, cassa de nombreux tableaux et céramiques, et certaines cîmes d’arbres ont été garnies de matériel artistique, le tout avant que nous ayions le temps de dire « ouf »… Pas de blessé mais gros dégâts matériels.

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Publication | presse internationale

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J’ai le plaisir d’informer mes lecteurs fidèles que mon aquarelle « pourpre d’Abby » récemment exposé en Galerie (OT-Niederbronn) a été sélectionné pour figurer en presse internationale, plus précisément dans la revue Imagine (6ème numéro spécial). Il s’agit d’une revue virtuelle régulièrement complétée par des éditions-papier, elle est très « dans-l’air-du-temps ».

Les contrastes ont un été accentués dans la revue, comme vous pourrez le constater, mais vous y trouverez d’excellents textes & images. Un vrai régal. Surtout qu’ici on évoque un sujet me tenant particulièrement à coeur… le cancer.

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Exposition semi-publique Niederbronn les Bains

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Après avoir décroché les cinquante tableaux exposés à la Galerie OT (voir ici) j’ai eu l’opportunité, toujours dans cette belle ville au pied des Vosges… à deux pas de la cure thermale et du casino, d’exposer dans des locaux chargés d’histoire. L’exposition n’est pas ouverte au grand public mais au personnel de l’établissement, aux pensionnaires et à leurs familles.

Cette exposition de longue durée se fera par rotations successives, avec thématiques selon le calendrier et les saisons. Elle  s’inscrit tout à fait dans le cadre de mon action-constante qui consiste à mettre l’Art à la portée de tous.

Renouvellement des tableaux début octobre 2014… et je fus aux anges de voir de la Lumière dans les yeux des pensionnaires… et de recevoir d’emblée des compliments…

J’ai reçu entretemps d’autres propositions d’EPHADS ou organismes publics et je voudrais ici leur signaler que j’expose très volontiers et gratuitement chez eux à conditions qu’ils me règlent les frais de déplacement aller/retour ou alors qu’ils viennent prendre les tableaux directement.

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Flâneries 2014 autour du plan d’eau

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événementielPour ceux qui découvrent l’événement devenu annuel, voici les photos de 2013 et voici mes photos personnelles de ce beau site.

I M P O R T A N T
 J'en profite pour souligner le fait qu'il s'agit d'une zone protégée et qu'il convient de tenir les chiens en laisse tout comme de ramasser leurs crottes. Par ailleurs il ne faut ni écraser orvets et couleuvres car vous privez ainsi un autre animal de nourriture, et  en aucun cas nourrir les animaux sauvages qui se trouvent sur les lieux (temporairement car en migration ou régulièrement). C'est dangereux pour eux. Dans le même ordre d'idées et malgré le placement de poubelles près des parkings, les visiteurs jettent leurs détritus n'importe où > la Nature n'est pas une poubelle.. Je rappelle aussi que ce n'est ni une aire de camping, ni un lieu de baignade (des espèces protégées vivent ici) ni une aire de rendez-vous ou d'échanges de produits illicites et au nom de la Nature et des Animaux qui ne peuvent s'exprimer, je vous demande de RESPECTER LES LIEUX et de RESPECTER LES ANIMAUX qui y vivent. 

Flâneries autour du plan d’eau
18 mai 10 h à 18h…

Lien vers le plan-PROGRAMME  vectorisé officiel ici.

Stand 9b, accès par le pont de Wolfartshoffen (parking)

Exposant en plusieurs endroits simultanément, dès samedi j’ai ici mis en place tables &  grilles, et j’ai bien fait car il faut des « cales » par endroits. Grand merci au personnel qui a bien bossé pour l’aménagement des lieux et la mise en place du matériel. Le gazon a été consciencieusement tondu pour que les voitures puissent stationner.


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