STRUCTURES | granulations, filaments et rendu moderne

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ALLENBACH CHRISTIANE TEXTUREDans mon art « privé » je cherche à faire des choses relaxantes qui me changent de ce que je mets en vente. Les études de pigments en font partie, comme l’exemple supra que je viens de réaliser avec des restes dans un joyeux mélange mais SANS aucun additif. Je recherchais aujourd’hui une structure moderne… car en aquarelle comme dans le design, il y a des « modes »… (mais les modes passent et le vrai savoir-faire lui il reste…)

allenbach-christiane-filaments-mp>> d’autres textures comme celles-ci se trouvent dans mon chapitre « abstrait » mais la clientèle européenne n’apprécie guère ce style, j’ai testé.

CHRISTIANE ALLENBACH MARQUE PAGES RACINESJe suis un petit peu nostalgique de l’époque où le Savoir-Faire était tel qu’on pouvait se passer des additifs modernes dont je parle parfois en démo mais qui court-circuitent la phase d’apprentissage en apportant instantanément ce que seul un long apprentissage devrait permettre.

C’est peut-être aussi la raison pour laquelle certains grands Artistes gardent toujours pour eux une certaine partie de leurs atuces ? Je n’en sais rien, à vrai dire… mais j’imagine que beaucoup voudraient être Calife-à-la-place-du-Calife et en discutant un peu ici ou là… avec les plus Grands… je me suis rendue compte que la générosité dans l’Enseignement a toujours ses limites.

D’autre part chaque Artiste qui re-découvre lui-même un Savoir-Faire qui existe depuis des millénaires en aquarelle, et dont on trouve des traces vérifiables dès les années 1950 tant en Asie que par chez nous… met un copyright dessus… et il n’est évidemment pas question de produire un quelconque conflit en produisant des tableaux similaires à ce qui peut déjà exister sur le marché. Mais il est clair qu’en ce qui me concerne je me réserve la liberté de produire des oeuvres nées spontanément d’une envie de sortir un peu de mes habituelles productions… je cherche avant tout à ne pas m’enfermer dans du figuratif à tendance réaliste… les plaisirs en peignant sont très différents…

D’autre part, sauf à peindre des tableaux très abstraits comme le fait une artiste qui a à peu près mon âge et que j’admire pour la sérénité qu’elle met dans ses travaux, l’utilisation et l’intégration de tels effets est plutôt difficile.

IL FAUT EN FAIRE UNE OEUVRE à PART ENTIERE sinon ni les structures, ni les filements ou autres brindilles obtenues par granulation ne sont mises en valeur. Les additifs ne sont nullement nécessaires et le papier ne joue pas énormément non plus… tout est dans le cycle de l’eau et le choix du pigment et c’est aussi la raison pour laquelle c’est difficilement montrable : quelques secondes parfois suffisent pour que l’on obtienne tout à fait autre chose que ce qu’on voulait… Je rajoute que les additifs outre le fait qu’ils ne nous apprennent rien… produisent un effet de brillance et ça ne fait pas naturel du tout surtout en regardant le travail de biais et pas en ligne droite…

J’ai intégré déjà quelques effets similaires dans des aquarelles mais elles ne sont toujours pas vendues… ce n’est pas forcément ce que l’on aime faire que les collectionneurs recherchent…

CHRISTIANE ALLENBACH 40 x 50 cm LES AILES DU COEURALLENBACH CHRISTIANE RECONSTITUTION 30 x 40 CM 450 gALLENBACH CHRISTIANE APRES LA TRAITE 50 x 50 CM ARCHESCHRISTIANE ALLENBACH | BLANC_Je reviendrai plus en détail sur ce chapitre une fois que j’aurais pu compléter mes recherches personnelles par l’acquisition de nouveaux pigments, pas forcément ceux qui sont à la mode mais là je ne fonctionne qu’avec des restes et il faudrait pouvoir investir un peu avant de continuer à explorer de nouvelles pistes.

Ici encore quelques petits formats faits avec des restes mais l’utilisation de « restes » en joyeux mélange n’a jamais pu servir de base à une étude sérieuse… Mais ces petits essais font partie des choses que l’on doit apprendre soi-même et qui ne peuvent pas vraiment être transmises…

ALLENBACH CHRISTIANE FILAMENTS COULURES ALLENBACH CHRISTIANE FILAMENTS COULURES (1) ALLENBACH CHRISTIANE FILAMENTS COULURES (2) ALLENBACH CHRISTIANE FILAMENTS COULURES (3) ALLENBACH CHRISTIANE FILAMENTS COULURES (4)

à suivre donc… revenez voir dans quelques mois… 😉

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Vivre de son Art en 2017…

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CHRISTIANE ALLENBACH | REPOS HIVERNAL 24_30 DANS PP 30_40 ARCHES SATINOn propose régulièrement aux artistes des formations censées leur apprendre à mieux vivre de leur Art… mais avant de tomber dans le panneau, réfléchissons ensemble sur cette thématique…

CHRISTIANE ALLENBACH FEMME NOIRE S_EVANS commons D’abord les formations ont un coût… l’Artiste déjà déficitaire ou dont les frais égalent juste les rentrées ne pourra PAS se les offrir. Nous parlons évidemment ici d’un Artiste professionnel qui n’a pas de conjoint gagnant bien sa vie, ni sponsor ou autre mécène… et qui n’a pas non plus atteint l’âge de la retraite pour disposer d’un minimum lui permettant de se libérer des contingences matérielles de la vie quotidienne
(le chapitre retraite sera abordé dans un prochain article)

J’ai rencontré quelques Artistes arrivant à vivre de leur Art mais c’est un fait certain… en 2017 cela devient de plus en plus difficile.

La crise s’est installée chroniquement en France et ceci indépendamment du courant politique, et la majorité de la population est inquiète par rapport à l’avenir, donc n’investit plus trop au niveau artistique… même si on peut déplorer le fait que pour le dernier i-phone ou la télé grand-écran, les gens trouveront toujours un financement… ce sont donc leurs priorités qui ont changé… De la même manière que les produits d’importation peu onéreux cassent le marché français… globalement même si le savoir-faire traditionnel est encore apprécié… il est de moins en moins acheté.

Ce qui marche encore un peu mieux (et je dis ceci pour la « jeunesse ») c’est la culture manga et le street-art. Et aussi l’art graphique virtuel.

CHRISTIANE ALLENBACH | STRUCTURES MATIERE YUPOIl ne faut pas non plus trop compter sur les structures-partenaires pour avoir une aide dans un projet artistique… j’ai testé. La plupart disent collaborer avec les Artistes mais c’est soit pour leur demander un travail GRATUIT,  soit pour les inclure dans une pré-sélection consistant à mettre un projet à plat,  avec gros risque que celui-ci soit ensuite utilisé de manière illicite et sans que l’Artiste en question ne reçoive rétribution surtout s’il n’a pas pensé comme c’est souvent le cas à protéger juridiquement son projet…

CHRISTIANE ALLENBACH LIVRE OUVERT AQUARELLECeux des Artistes que je connais et qui arrivent à vivre de leur art ne sont, au départ, PAS PARTIS DE RIEN… à savoir qu’ils disposaient :

  • d’un capital de départ (faute duquel on s’endette forcément)
  • d’un véhicule pour aller d’exposition en exposition et de Salon en Salon (en louer un au coup par coup est une catastrophe financière)
  • d’un salaire ou d’une retraite (propre ou via le partenaire)
  • du soutien publicitaire ou financier d’un collectif ou d’un privé
  • de l’opportunité, à côté de l’Art proprement dit… de faire de la « déco« 

…ces bases étant évidemment complétées par un don inné de savoir lécher les bonnes bottes du monde artistique, sans quoi rien ne peut vraiment aboutir  même en travaillant à fond (lire ici toutes les tâches connexes liées)

CHRISTIANE ALLENBACH | VESTIGES DE LABEUR 24_30 PP 40 x 50 cmBeaucoup d’Artiste-peintres misent sur les galeries mais il faut savoir qu’elles peuvent être plus ou moins gourmandes en prélevant selon les lieux & structures entre 08 % et quasiment 50 % du prix de l’œuvre et que si l’artiste gonfle son prix pour récupérer de la marge, aucune vente ne se fera vu la conjoncture défavorable  mentionnée supra.

CHRISTIANE ALLENBACH | LIVRE COUCHEAlors qu’hier, connaître le marketing et l’utiliser à bon escient avait encore des résultats efficients… maintenant quasiment tous les artistes se plaignent de ne plus pouvoir joindre les deux bouts. Je ne fais pas exception, surtout sans véhicule, et sans local pour dispenser des cours…

 CHRISTIANE ALLENBACH | CULTURE | VASE CHAUDRONJe pense que les mentalités de la masse y sont pour beaucoup car autant l’artisanat (production d’un objet sur base de matériau brut) jouit encore de beaucoup de considération, autant l’Art passe plus pour un loisir que pour une profession, au grand dam de ceux qui doivent en vivre exclusivement, faute de pouvoir faire autrement. A côté de cela vient le fait que les amateurs cassent le marché en vendant à très bas prix leurs travaux, attirant ainsi la clientèle limitée-dans-ses-moyens qui forcément délaissera les Artistes-peintres formés mais vendant plus cher. (je précise que pour faciliter les acquisitions d’Art aux collectionneurs et organismes publics, je n’ai pas augmenté mes prix depuis trois années). Ce n’est PAS JUSTE,  en ce sens que les amateurs n’ont pas de frais professionnels et souvent pas non plus de vraie formation. Les enseignements artistiques de qualité ont un coût élevé pour l’Artiste, tout comme les stages et workshops qu’il doit régulièrement faire pour acquérir de nouvelles compétences et aussi se faire aider par les « très grands » artistes sous une forme ou une autre…

Entrée et repas offert gracieusement aux Artistes. Merci, ce fut délicieux.C’est vrai que le grand public, en visitant une page où l’Artiste montre les vernissages avec buffets & boissons à volonté, voire des photos des Salons se trouvant aux quatre coins de la France ou à l’étranger… ben ce public là aura beaucoup de mal à s’imaginer le quotidien très DUR de la plupart des Artistes et ceci malgré en moyenne une douzaine d’heures par jour de travail… A côté de cela, les déplacements sont chronophages sans véhicule….

CHRISTIANE ALLENBACH _BEAUX ARTS PARIS MULHOUSE STRASBOURGL’Artiste-peintre pour produire son Œuvre doit maîtriser un savoir-faire long à acquérir (en aquarelle encore plus qu’à l’acrylique ou à l’huile) et pour qu’une œuvre soit source d’émotion, et puisse véhiculer un idéal ou une forte Beauté, l’Artiste doit avoir été suffisamment formé pour être techniquement LIBRE car seule cette liberté lui permettra de « dire » les choses comme il veut. Et cela a un coût…

Il faut arrêter de penser qu’un Artiste est quelqu’un qui sous prétexte qu’il aime ce qu’il fait, est un pigeon plumable à volonté… car ceux qui cherchent à marchander côté prix ne le feront JAMAIS de la vie chez le plombier, le boulanger ou tout autre corps de métier et encore moins chez un kiné ou médecin et pourtant eux aussi peuvent aimer le métier qu’ils exercent.

ALLENBACH CHRISTIANE SKETCH_NUIT ARTISANALE 2016Dans le même ordre d’idées, vendre des e-books ou donner des cours est un filon qui est sérieusement en train de s’auto-épuiser… car des e-books il y en a des milliers déjà… et il y a fort à parier que suite à trop de cours dispensés au grand nombre, l’Art se vendra de moins en moins à l’avenir, chacun(e) pouvant illusoirement penser être lui-même artiste ce qui au demeurant est soigneusement répété par ceux qui justement enseignent

Eric-Emmanuel-SCHMITT en parlait très bien dans une vidéo qui n’est plus accessible à la masse sauf en version tronquée qui hélas ne reprend plus l’essentiel…

Pourquoi j’en parle ? souvent lue par des scolaires… je souhaite qu’ils sachent dans quoi ils mettent le pied des fois qu’une carrière artistique les tenterait… une filière juridique ou médicale est à titre de comparaison bien plus « sûre »…

 

 

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Les images de synthèse font-elle la mort du dessinateur ?

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A côté de ma vie d’Artiste-peintre et de mes autres obligations, je fais diverses études… et ce faisant, inévitablement, je tombe sur des images de synthèse. Je ne parle pas ici du travail artistique fait sur une tablette… mais du vrai travail de synthèse consistant avec son ordinateur, à produire en partant de rien, des images inertes ou animées…

CHRISTIANE ALLENBACH | SYSTEME chauffage_sol_romain°

Autrefois, on faisait appel aux compétences des artistes dans le domaine culturel, historique ou archéologique, et il était important AVANT l’ère de la photo numérique, de reproduire avec précision les choses telles qu’elles se présentaient. C’est un manque à gagner pour les artistes qui ne peuvent évidemment pas vendre assez pour en vivre et qui apprécient parfois les missions ponctuelles dans le domaine qui est le leur. Du coup, c’est toute une série de compétences qui se perdent au bénéfice de quelques clics de souris… ça rend nostalgique…

CHRISTIANE ALLENBACH | SEMELLE ISOLEE SOUS POTEAUCHRISTIANE ALLENBACH | MUR FENETRECHRISTIANE ALLENBACH | REMPLISSAGE D UN MURTout en étant les  héritiers du savoir-faire ancien… il est devenu presqu’inutile car par souci de rentabilité il est clair que tout le monde vise la technologie la plus pointue… Même pour les illustrations de livres, il devient de plus en plus rare qu’on fasse appel au dessin, exception faite de la botanique. Est-ce forcément une bonne chose ? l’avenir nous le dira…

CHRISTIANE ALLENBACH | AQUARELLE D UN MUR REMPLIlire aussi : concept’Art

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Pensées de fin d’exercice…

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Que ce soit sur le plan privé ou en affaires… l’approche de la fin d’année… qui dans les magasins commence par les étalages de la déco de Noël (et ceci de plus en plus tôt ! sic !)  a toujours été un moment de réflexion.

allenbach-christiane-oct-2016Je n’ai pour cela pas attendu les différents débats sur la rentabilité d’une activité artistique… car la « donne » est faussée par les différents intervenants eux-mêmes en ce sens que la plupart des artistes ont soit un conjoint qui gagne bien et qui couvre leurs frais… soit sont à la retraite donc peignent après une vie « autre » qu’artistique.

Mais ils existent encore, les vrais Artistes, ceux qui ont besoin de vivre de leur travail artistique. J’en ai rencontré un du côté de Saverne… et je suis en contact avec d’autres. Ce n’est pas forcément une cinécure, mais faisable…

CHRISTIANE ALLENBACH | CLAVIER ORDI PORTABLELa plus grosse différence entre une activité en Entreprise, et être à son compte, pour moi, réside dans le fait que :

  • en mode « entreprise » le travail est fourni et qu’il ne reste qu’à l’exécuter… et si on est malade ben ça attendra, on est payé quand même et la flemme du lundi se supporte mieux collectivement que seul(e)…
  • alors qu’en mode micro-entreprise, auto-entreprise ou statut similaire… toute tâche différée est à rattraper et il faut courir après les contrats, les projets, les clients… avec aussi (fait non négligeable) la partie recouvrement pour les arriérés… Bref, il faut être opérationnel en permanence et toute erreur a des conséquences immédiates sur un parcours d’Artiste.
    Pour ceux qui pensent qu’un Artiste ne fait que peindre, détail des tâches ici.

Dans le cadre du bilan concernant l’Art… la crise économique, en France et partout ailleurs, a des répercussions considérables au niveau des ventes et seuls les plus connus (pas forcément les plus talentueux) réussissent encore à booster leurs ventes. Je me réfère ici aux personnalités du cinéma & C° qui se mettent à peindre… leurs créations partent bien peu importe la qualité… Pareil pour les Artistes qui savent quelles bottes sont à lécher pour avancer sur leurs parcours. Je ne mange pas de ce pain là moi et j’apprécie mes amis (de tous milieux) pour ce qu’ils SONT et pas pour ce qu’ils peuvent faire pour moi.

A côté de cela, reste évidemment… à revoir la manière dont les Salons spécialisés fonctionnent… Je ne développerai pas ici les différents débats en cours dans le milieu professionnel et au niveau national… mais le grand public se doit de connaître quelques détails importants :

  • participer à un salon, c’est montrer son travail, pas forcément vendre… les Salons attirent du monde mais pas forcément les acheteurs
  • si à un Salon une personne questionne l’Artiste sur sa technique, demande les prix… ne jamais se réjouir en pensant que c’est un client potentiel, c’est souvent un concurrent même si dans le milieu on préfère dire « ami » ou « collègue-artiste »…
  • les Salons apportent beaucoup aux Artistes de par les rencontres constructives (si-si il y en a) et les éventuelles démonstrations…
  • Les démonstrations sont souvent obligatoires pour être sélectionné(e) à un Salon… concrètement cela oblige l’Artiste à loger sur place donc… à dépenser une somme parfois astronomique sans aucune vente-en-retour… Par ailleurs, il faut se poser des questions si les démonstrations qui sont gratuites ne détournent pas les gens des cours payants qui eux permettent à un Artiste de couvrir ses fraits professionnels qui gravitent pour la majorité des Artistes autour de mille euros par Salon… bien plus si ce Salon est à l’étranger (j’ai été invitée à l’autre bout du monde… en Europe aussi… et je fus contrainte de refuser faute de moyens financiers)
  • Les artistes peignent pour être sélectionnés donc n’expriment pas forcément leur naturel dans les Créations présentées… c’est fort dommage. Dans le même ordre d’idées, les sélections peuvent  (mais ce n’est pas partout pareil, heureusement) être truquées : un artiste connu qui a pignon sur rue, même si ce qu’il veut présenter ce jour là est moins bien que d’habitude, ne sera jamais refusé…
    Pour ma part, j’apprécie que les Salons laissent aux Artistes la possibilité de choisir les oeuvres qu’ils vont montrer. C’est par exemple le cas à Zillisheim… où j’ai remporté le premier prix-aquarelle en 2016… et les Salons gagneraient à généraliser.
  • Reste ensuite le problème des galeristes… qui vendent de moins en moins et prennent de plus en plus de pourcentage… ce débat sera développé ultérieurement et séparément… J’ai la chance d’avoir quelques galeries qui me prennent en tant qu’aquarelliste (galeries d’Art, galeries de Maires où mes tableaux ont même été achetés pour entrer dans le patrimoine local, galeries d’s OT etc…) sachant que la grande mode est l’acrylique, et que l’huile est aussi plus prisée. J’ai cependant choisi l’aquarelle pour sa technicité et même si à côté je pratique fusain, plume et encre… je m’en tiens à cette technique pour mes tableaux.

A la date d’aujourd’hui, beaucoup d’Artistes en général, et moi en particulier, se demandent ce qu’ils vont devenir et comment ils vont survivre avec d’un côté la crise et de l’autre le fait qu’il devient de plus en plus pénible de montrer son travail en Salon, en Galerie ou en Expo. Et pour ma part, sans véhicule, je suis doublement handicapée ce qui fait qu’à la date d’aujourd’hui je reste très très en-deçà de mes objectifs de fonctionnement même si le « moins » devient de moins en moins catastrophique… C’est peut-être parce que moi je déclare chaque gain… et que certains ne le font pas… que la donne est faussée ? à noter aussi que les artistes amateurs cassent le marché aux professionnels en vendant un travail de moindre qualité à très bas prix… les discounters d’ailleurs aussi… c’est désolant…

christiane-allenbach-bilan-activite-oct-2016Je fais partie des Artistes qui se mobilisent concrètement pour que les choses bougent dans le bon sens… et même si mes coups de gueule ne sont pas toujours appréciés dans le milieu… même si certains se mettent en avant en écrasant les autres, je reste persuadée que chaque Artiste a sa place dans notre monde parce que le monde va mal et que l’Art rend heureux tant celui qui le produit que celui qui l’achète.

Il faut avant tout lutter CONTRE le fait que le grand public paie avec plaisir des sommes énormes à un magasin multi-médias, à un maçon ou à un plombier, mais que ce même public cherchera toujours à marchander avec un Artiste. La plupart d’entre nous ont une formation sérieuse dans une école artistique, cela a un coût… tout comme les heures passées à trouver un modèle original SANS piocher illégalement dans les photos d’autrui… le temps de réflexion et de maturation… bref, une Création a une âme et l’Artiste y met le meilleur de lui… Son travail mérite donc plus de considération… il ne faut pas qu’un Artiste pour vivre de son art soit condamné à se prostituer par le biais des prix dérisoires… et par respect pour les autres Artistes, aucun professionnel ne devrait arriver à fonctionner comme les artistes-amateurs.

Il faut aussi que les villes françaises arrêtent d’exploiter les Artistes sous forme d’animation-gratuites-de rues sous formes de démonstrations… ça draine certes du monde mais si l’Artiste n’est là que pour la déco, comme un animal de foire, primo il ne produira rien de bon ce jour là et secundo, les émotions négatives récoltées rejailliront sur ses travaux ultérieurs. Sans parler du STRESS à travailler en public. Et pour ma part, je rame pour transporter tout mon matériel sans véhicule… ceux qui connaissent ma trajectoire savent pourquoi… et mesurent combien c’est INJUSTE.

christiane-allenbach-a-zill-2016En résumé, il faut lutter contre le fait que de nos jours, l’Art est admiré-et-point-acheté. C’est triste.

Il n’y a pas « une » solution miracle pour tous les Artistes, et on aura beau discuter, il appartient à chaque Artiste de trouver « SA » solution. Pour certains elle passera par des produits dérivés (attention, il faut avoir un 2ème n° de siret pour les comptabiliser, ne s’agissant pas de Créations-uniques) pour d’autres par un fonctionnement plus régional… liste non exhaustive, à chacun(e) de chercher un peu…

Pour ma part, j’essaie d’optimiser mon mode de fonctionnement en profitant un maximum des transports gratuits et publics… au lieu de louer un véhicule… encore que si l’on transporte des grands formats, ledit véhicule est indispensable… et je ne fais plus de démonstration qu’en Galerie ou lors d’un événement artistique local… Je n’ai pas de local professionnel ce qui d’un côté limite les frais mais de l’autre interdit de donner des cours sauf à trouver une salle… or les salles communales ne sont louées qu’à des associations… cercle vicieux sans fin…

Je refuse systématiquement de payer pour exposer… par payer j’entends des sommes qui dépassent de très loin de simples frais-de-dossier qui eux sont normaux.  Un Artiste, ce n’est pas un pigeon plumable à souhait… (à titre d’exemple on m’arécemment  demandé 2.500 € pour quelques jours au Wacken strasbourgeois,  sans aucune garantie de vendre… et les Salons de St. Tropez auxquels je suis régulièrement invitée sont tout simplement hors de la portée d’une bourse artistique normale).

Un autre fait courant que je dénonce haut-et-fort… car j’ai aussi failli en être la victime… c’est que souvent des Entreprises ou des Instituts privés contactent un Artiste pour un projet et lui demandent de mettre ses idées à plat dans quelques ébauches ou croquis… et hop, on vole la partie créative de l’idée sans jamais rémunérer ledit Artiste… Alors, amis-Artistes, n’acceptez JAMAIS de passer du temps sur un projet sans demander un pré-paiement. Les artisans demandent de plus en plus une participation financière pour les devis… pourquoi nous Artistes on ne le ferait pas aussi ???

Les faits tels qu’ils se présentent globalement pour tous les artistes, et en particulier pour moi… à la date du jour… étant mis à plat… il convient d’espérer que la France finira par avoir un dirigeant assez intelligent pour la redresser, que la Crise ne sera plus aussi grave et que le monde Artistique se portera mieux.

J’aime l’Art juste pour l’Art… pas seulement parce que je dois en vivre… et je garde espoir. Mais je me mobilise de moins en moins pour tenter de vendre du moins tant que la conjoncture reste ce qu’elle est maintenant. Je garde mon n° de Siret car il est obligatoire pour facturer même si c’est tous les 36 du mois…

allenbach-christiane-oct_2016Merci à ceux qui m’auront lue jusqu’à la fin… et bon surf sur les autres pages de mon site très visité.

CHRISTIANE ALLENBACH ETANG LANG

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Sauver un pinceau dont le vernis part…

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Il y a des pinceaux de bonne qualité… et puis il y a ceux qui ont un petit souci-santé mais auxquels on tient…

PEINTUREMAMANLOTUS | CHRISTIANE ALLENBACH | QUELQUES UNS DE MES PINCEAUXMes pinceaux de randonnée… à manche extra-court… j’y tiens.
Le fabricant est connu, je ne le citerai point ici mais… je ne le félicite pas pour le choix de son vernis.

Même sans mettre le manche du pinceau dans un dispositif de séchage… le vernis part très vite. Trop vite…

CHRISTIANE ALLENBACH PINCEAU OUTDOORFaire partir à la main le gros du vernis en train de se décoller, puis faire un rapide ponçage à l’émeri fin.

Ensuite, passer énergiquement un coup d’essuie-tout pour enlever toute poussière.

CHRISTIANE ALLENBACH RESTAURATION PINCEAUCHRISTIANE ALLENBACH VERNIS GELPrendre ensuite du vernis-gel, et appliquer au DOIGT (pas au pinceau) le vernis sur le manche qui est à restaurer. Laisser sécher. Inutile de poser une 2ème couche.

Pour le séchage… voir ici mon système… qui est très polyvalent.

CHRISTIANE ALLENBACH PHASE SECHAGEEn procédant ainsi vous doublez ou triplez la durée de vie du pinceau…

 

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3ème ou 4ème main… en aquarelle

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Les pratiquants de disciplines hermétiques comprendront d’emblée ce que je veux dire si je parle de 3ème ou de 4ème main… voire de plus… mais en Art en général et en AQUARELLE en particulier… concrètement cela veut dire s’aider par un mécanisme pour compenser là où physiquement il n’y a que deux mains…

Dans quel cas ?

CHRISTIANE ALLENBACH MIGRATION DE PIGMENTS DIRECTIONS OPPOSEES_Lorsque l’on travaille à grande eau et qu’après avoir passé du médium… il faut une position très oblique ou carrément verticale pour obtenir l’effet recherché…

Comme souvent il faut continuer d’agir avec ses deux mains… durant ce temps… il n’y a qu’une solution : s’inventer des aides.

Voici l’une de ces solutions… elle passe par de la ficelle solide ou du papier-cadeau… à accrocher à un support ou par défaut à une lampe (on demande à un atelier d’être efficient, pas beau…)… et à garnir de pinces :

CHRISTIANE ALLENBACH CHRISTIANE PINCES POLYVALENTESLe fait comme ici d’avoir trois accroches au lieu de deux… permet d’obtenir chaque espèce d’inclinaison… et aussi de supporter de grandes feuilles. En-dessous on pose soit un récipient pour absorber l’eau qui coule… soit un linge. Ceci s’applique jusqu’au format raisin… après il faut fixer le papier sur cadre et manipuler ce dernier…
CHRISTIANE ALLENBACH ACCROCHAGE OBLIQUECHRISTIANE ALLENBACH ACCROCHAGE DIAGONALet… ça marche aussi pour les marque-pages ! C’est une astuce particulièrement utile à ceux qui bossent sur deux ou trois aquarelles simultanément… chacune ayant son propre cycle d’eau et style…

 

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Les ombres en aquarelle

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Christiane ALLENBACH |INTERPRETATION SELON CROQUIS OUTDOOR PFAFFENHOFFEN AQUARELLE | PORTRAITS  | PEINTUREMAMANLOTUS | CHRISTIANE ALLENBACH |  BOY PABLO CORDON PMPTout d’abord quelques généralités concernant les ombres, sans entrer dans trop dans la technique et sans aborder la perspective des ombres qui elle sera traitée séparément.
Sans ombres pas de lumière… donc c’est un passage-obligé tant pour l’artiste-amateur que pour ceux qui fréquentent une Ecole Artistique dans le but d’orienter leur future carrière dans cette Voie. Dans les séances de travail sur modèles-vivants (l’indoor cumulant les sources de lumière) notre Enseignant nous faisait parfois dessiner une sphère… qu’il fallait ombrer « logiquement » sans en marquer le contour, c’est un exercice formateur à entreprendre avant ou en même temps que le sujet… Dans d’autres contextes, des professeurs enseignaient la même chose => toujours se faire une marque sur le papier, pour désigner d’où vient la Lumière. Ensuite peindre de manière « logique »…Astuce… à l’étape « croquis » marquer les endroits à foncer fortement… là où de gros contrastes mettront la luminosité en valeur.

 ALSACE | REICHSHOFFEN | AQUARELLE | PORTRAITS | PEINTUREMAMANLOTUS | CHRISTIANE ALLENBACH | ANDREAS MATTERNToujours à l’étape-croquis, il faut penser au rythme (succession cohérente clair/foncé). Les transitions seront « fondues » ou nettes selon le style de la peinture ou selon l’endroit… c’est une technique qui ici ne sera que suggérée…Le croquis-préparatoire ou vignette prend ici toute son utilité (lire aussi « les estompes »). En effet non seulement on pose les bases du futur travail mais… on peut encore éviter les boulettes à ce stade et travailler un ombrage particulièrement contrasté. Les personnes voulant faire trop vite, qui se passent de cette étape, peignent souvent leurs erreurs de raisonnement. Plutôt que de multiplier les aquarelles il faudrait chercher à en améliorer la qualité (dessin, composition).


On apprend généralement les ombres par une observation intensive combinée aux bases techniques.

Astuce : dessiner des arbres tôt le matin ou tard le soir lorsque le soleil est bas dans le ciel, cela fait des ombres intéressantes au sol et anime une aquarelle autrement statique… Sans tout de suite faire compliqué comme par exemple faire ressortir quelque-chose sur une partie que l’on ne peut pas ombrer ou travailler une fleur blanche se trouvant sur une table de même couleur… il est bon de juste se rappeler que les objets ou personnages que l’on met en scène sur le papier sont interdépendants et que les ombres de l’un agissent sur l’autre…Une ombre est généralement plus dense à sa base (j’observe un gros poteau électrique à l’instant même…) et plus légère à son extrémité mais il faut que son contour reste assez net (non flou). Les ombres se cumulent et se projetent sur les objets environnants.

Attention
Pour ceux d’entre vous qui pratiquent le dessin industriel… par convention dans cette discipline l’ombre propre d’un objet est toujours moins dense donc moins sombre que l’ombre que cet objet dessine au sol ou sur les objets environnants. Cela ne correspond PAS à la réalité que l’Artiste-Peintre devra chercher à traduire au mieux.

Dans ce monde de dualité… l’Artiste est plus qu’un autre sensible aux contraires car la Lumière ne peut être mise sur papier sans traduire aussi l’ombre… Il est généralement admis qu’une lumière puissante produit des contrastes très forts et qu’un ciel voilé présentant une lumière diffuse donne des ombres faibles en intensité et floues. Mais attention, l’observation sur le terrain passe toujours avant les conventions. Alors que plus haut nous parlions d’un rythme normal, la mode est actuellement, tant pour les fleurs que pour les portraits, à l’association de deux zones claires pour marquer une forte luminosité. Il y a d’autres techniques bien sûr… Mais d’éminents artistes nous font régulièrement remarquer que même dans les pays chauds où l’on s’attend à de forts contrastes, les ombres ne sont jamais si foncées qu’un débutant ne les ferait et présentent de belles dégradations… On peut donc se poser la question si les contrastes forts ne sont pas tout simplement un manque de technicité dans la traduction de la réalité ? Ou un désir d’interpeller, de fasciner…En cours on travaille souvent des croquis avec juste deux ou trois valeurs, maximum quatre. Cela permet d’aborder les valeurs et de comprendre comment ombrer.

A ce stade, ceux qui dessinent sans décalquer sont clairement avantagés car pour construire une tête ou un corps ils auront posé en premier sur le papier les masses géométriques et… en les suivant, la pose des ombres sera LOGIQUE. Une personne qui décalquerait passerait à côté de ce processus. Il faut savoir qu’au niveau des ombres, on ne peut prendre les mêmes libertés qu’au niveau du trait… qui bien que devant être juste, peut devenir intentionnellement dynamique et véhiculer des émotions. Lorsqu’on se plante dans les ombres, la dissonnance est perçue par celui qui regarde le tableau, et ce même s’il n’a pas étudié la Technique. Un débutant aura intérêt à se faire une échelle comprenant dix valeurs de gris… mais la plupart des professeurs n’enseignent pas comment ensuite utiliser cette échelle ni comment la rapprocher d’avec les couleurs, d’où une utilisation intempestive des logiciels pour transposer la couleur en valeur de gris. Résultat, presque personne ne travaille sur le motif et c’est fort dommage. L’un de mes  Enseignants m’a appris à faire une roue chromatique et à poser dessus un très fin tissus rouge appelé acétate. Faute d’en disposer, on peut trouver au supermarché un protège-cahier rouge… et s’en servir (c’est moins bien mais peut quand même rendre de bons & loyaux services). Au début on ne garde que trois valeurs (le blanc, un gris et du noir) et petit à petit on élargit son éventail de tons grisés.

En transposant le croquis-préliminaire en peinture, il faudra se rappeler que quatres valeurs sont un minimum et que plus il y en a, meilleur sera le rendu final. De belles (et logiques) ombres aident à COMPRENDRE un dessin ou une peinture. Parfois dans une aquarelle, on aura intérêt à travailler les valeurs un peu autrement que telles qu’on les voit sur le sujet. Mais la plupart des personnes qui s’intéressent aux ombres en aquarelle n’ont pas envie de brasser de la théorie, et veulent connaître des mélanges-de-couleurs-qui-marchent. Je vais en parler un peu, rien qu’un peu, car j’affirme haut et fort qu’il ne faut pas mettre la charrue devant les boeufs. Ce n’est quand même pas pour rien que certains étudient cela durant cinq années avant d’arriver à un rendu correct… donc… PATIENCE. C’est en multipliant les petits exercices simples qu’on gère au mieux et petit à petit, ses ombres.Il faut tout d’abord faire la distinction entre l’ombre propre et l’ombre portée. LA VALEUR DE L’OMBRE PROPRE EST MOINS DENSE QUE CELLE DE L’OMBRE PROJETEE. L’ombre propre est la partie de l’objet où arrive moins de luminosité. L’ombre projetée ou portée,  est l’ombre que ce même objet laisse soit au sol soit sur ce qui l’environne. On la construit géométriquement en perspective et à la louche pour les silhouettes vivantes et végétaux. Les couleurs d’une ombre ne seront donc pas les mêmes sur une scène peinte en plein air sous un ciel bleu que sur une nature morte peinte en intérieur.En effet, le Peintre utilise souvent la complémentarité des couleurs, sinon les ombres sont trop grises voire froide & artificielles. Ceci dit, en partant des primaires on arrive non seulement à faire de beaux gris mais très vite on « comprend » aussi ce qu’il faut utiliser pour les ombres…

Ci-après quelques exemples qui marchent… mais c’est à chacun, en fonction de sa Technique et de son style, de décider..

.on peut  foncer du vert en lui superposant :
– du bleu
– de l’orange ou certains rouges

Pour un arbre on peut mixer sur le papier bleu et gold-ocre…

on peut foncer du jaune en l’associant :
– au violet
– ou l’ombrer avec jaune, violet et bleu

on peut foncer du bleu avec :
– du sépia
– de l’ocre rouge
– de la terre de sienne brûlée (marche bien avec outremer)

on peut foncer du rose avec :
– [rose + bleu]
– [bleu clair genre garance + touche de vert]

on peut foncer de la terre d’ombre brûlée :
– au bleu
– [brun+violet]

L’ombre du vert :
– vert + rouge + bleu

L’ombre du brun :
– brun et bleu etc…

la liste est longue et je ne donne ici que quelques pistes.

En général, l’ombre s’obtient avec sa couleur et sa complémentaire puis une pointe de bleu.

Attention aux quantités sinon on vire facilement dans la gamme des gris. Les gris châtoyants (sur base des primaires, inutile de taper dans l’onéreuse gamme des « luminescents » de D. Schmith )).

Un gris peut aussi se faire avec seulement deux couleurs pour les plus avancés (violet et jaune, vermillon & prusse par ex).
Lire aussi le chapitre « teintes neutres« .

Les ombres s’appliquent généralement en lavis sur travail sec bien que par endroits on puisse injecter de la couleur dans l’humide. Il faut se rappeler qu’en aquarelle, la valeur du blanc doit être pensée dès le début car il s’agit simplement de ne pas peindre cette zone. On peint ensuite tout ce qui est éclairé, cela fait la deuxième valeur, puis après séchage on marque les ombres. Après re-séchage on pose de franc contrastes par endroits.

Certains bords gagnent à être laissés francs, d’autres à être cassés et expérimenter cela apporte énormément de joie.Penser à appliquer les opaques en dernier (sauf technique spéciale).En paysage comme en portraits, certains posent les ombres en premier, d’autres à la fin. Si on les pose à la fin, il faut en faisant le crayonné se faire de léger repères… Je pratique les deux selon l’effet souhaité. Dans tous les cas il faudra éviter plus de trois couleurs en mélange sous peine de ternir.

Toujours bien « soigner » la séparatrice. La séparatrice désigne la limite entre les parties d’un objet ou d’une personne qui est éclairée par le soleil (ou une lumière) ET la partie du même sujet qui est dans l’ombre.  Tous les points de cette ligne admettent des rayons comme tengente.


Après les généralités où les nuances et leurs subtilités furent développées, voici une partie un peu plus techniques pour ceux -rares- qui tentent de dessiner plus juste. Je vous livre l’enseignement comme je l’ai reçu moi-même des Anciens qui eux-mêmes l’ont reçus de leurs Anciens…

Par définition (et ça marche sur tous les plans pas qu’en dessin) l’ombre est la privation de lumière.

Cette privation intervient par le biais de nuages, de végétation plus ou moins dense, ou lorsqu’un bâtiment, des rochers ou une montagne, interceptent le Soleil.

Attention… à l’équateur, la durée du jour est équivalente à celle de la nuit. Chez nous en Europe c’est seulement à peu près le cas à l’équinoxe du mois de mars, et à celle de septembre. Cela s’explique que la terre tourne à la fois autour du soleil et autour de son propre axe mais attention il est oblique et pas droit (son inclinaison est d’environ 23°). Ce point est vérifiable en partant d’une égale distance de l’équateur à la fois vers le haut et vers le bas de la terre : si l’axe de rotation terrestre était vertical, on y relèverait des équivalences jour/nuit… mais ce n’est pas le cas…  Cet axe de rotation reste toujours dans la même inclinaison tout au long de l’année…

Dans les moments où le jour et la nuit ont une durée égale, le soleil semble décrire autour de notre hémisphère un demi-cercle de 180 °. Admettons qu’il ait comme centre le centre de notre hémisphère et qu’il représente notre hozizon… debout dehors, à midi-pile, nous n’aurions aucune ombre au sol… De même, un bâton n’aurait alors aucune ombre.

Mais dans nos contrées européennes, hélas nous nous éloignons de ce principe…  et même à midi-tapantes, on peut observer de petites ombres…

C’est pour cela que, dans les dessins, souvent les Artistes se facilitent la tâche par des conventions. C’est ce qui est systématiquement à faire si l’on part d’une photo prise par temps couvert. Si l’on travaille dans la nature, on peut se contenter d’observer minutieusement.

Mais avant de les développer il faut savoir que chaque être vivant et chaque objet soumis même partiellement à l’éclairage du soleil, ont une ombre propre et une ombre portée.

Les rayons du soleil qui viennent frapper un objet n’arrivent que d’un côté… l’autre côté, celui qui n’est pas éclairé, n’est visible que par la lumière réfléchie.  C’est la lumière DIRECTE. Cette partie ainsi dans l’ombre et non directement éclairée est nommée ombre propre.

La lumière réfléchie est la lumière n’arrivant pas directement du soleil : cette lumière tombe alors sur les objets environnants, qui la renvoient.  A titre d’exemple, le bout de lune que nous voyons la nuit c’est de la lumière réfléchie…

Un dessin étant plus LISIBLE avec de belles ombres, par convention on place souvent le soleil, que sur le papier on matérialise par une petite croix… de manière qu’il forme un angle de à 45°. Pourquoi justement 45° ? parce que les ombres portées donc projetées par un être ou objet, sont alors égales aux saillies des surfaces (verticales ou horizontales) qui portent ces ombres. On obtient les 45° sans rapporteur avec la diagonale d’un cube de face.

C’est très pratique en dessin… car il suffit de faire glisser une équerre le long d’une règle et de partir de chaque  « point » qui porte ombre… on peut aussi le faire avec une autre inclinaison … puisqu’en effet par convention également on admet que les rayons du soleil sont parallèles contrairement à ceux d’une lampe. Il faudra juste se rappeler que  : l’ombre est… inversée… l’ombre est égale aux saillies… et les ombres s’additionnent…

Exemple « simple » ci-après, le reste pouvant être développé en cours (sur demande) :

CHRISTIANE ALLENBACH OMBRES SI SOLEIL

 

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je vous invite à surfer plus amplement sur mon site,

à découvrir mes aquarelles,
et pourquoi pas, à commencer votre collection…

Spirales

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En dessin on a parfois besoin d’une spirale et on peut hésiter sur son tracé. J’ai appris à la tracer… en couture car c’est « LA » solution idéale & &économique pour faire un très long biais sans couture et de largeur parfaitement égale…

Pour l’Artiste, les spirales sont très utiles pour les détails d’architecture, par exemple le fer forgé, volute, vitrail etc… J’irai même plus loin… IL EST VITAL de savoir rendre les spirales car elles existent naturellement PARTOUT dans le monde visible ET invisible... dans le Cosmos, et dans les règnes minéral végétal, animal, humain… A titre d’exemple regardons l’intérieur d’une coquille d’escargot ou un fossile, la queue d’un caméléon ou d’un hippocampe, un trou noir dans l’espace… le balancement en spirale d’une plante qui grandit. C’est moins visibles sur certains sujets mais énormément visibles sur d’autres comme par exemple le chou romanesco qui reflète la suite de Fibonacci… Il y a même des spirales dans notre Adn, dans notre cerveau et… dans notre Kundalini… et l’oiseau qui profite d’un courant d’air chaud pour s’élever plus haut le fait aussi en spirale… cela laisse pensif… Les spirales sacrées existaient déjà bien avant les Pyramides… La Nature est plus Créatrice que l’homme…

Autre exemple : notre glande pinéale a la même spirale que… les pommes de pin (déjà reprises sur les architectures égyptiennes et pas par hasard car sur l’architecture sacrée la pomme de pin représente le 3ème oeil… mais aussi la Renaissance… il y a même une statue sacrée sur une énorme pomme de pin au… Vatican).

Citation de Goethe : « la Beauté est un terme désignant les Lois Naturelles secrètes qui autrement seraient restées cachées à nos yeux ».

La spirale sacrée reprise naturellement par la Nature dans les corps de tous les règnes a inspiré l’homme à concevoir des symboles (celui de la pharmacie par ex) mais aussi des objets comme : fouets-pour-cuisiniers, des bétonnières (si-si, regardez DEDANS), des escaliers-en-spirale, des vis… mais ces découvertes ne furent pas faites avec le mental car le mental nous éloigne de la Spirale sacrée…  La Sagesse a été fragmentée de plus en plus au fur et à mesure de l’essor de la pensée mathémathique-et-technique…

La Spirale-Sacrée c’est le lien entre le monde intérieur et le monde extérieur… Ceci n’est pas que de la philo mais devrait vous motiver à OBSERVER la Géométrie partout… et à vous donner envie d’apprendre à la dessiner.

Il faudra savoir faire la spirale de face… et en perspective.

Il y a différentes spirales, nous allons ici voir comment se font les plus simples… cela dépannera l’Artiste dans ses besoins les plus courants.

Spirale régulière :

Sur une droite, tracer un petit demi-cercle au-dessus de la droite.
Doubler le rayon du compas pour faire le deuxième demi-cercle. Sur mon dessin j’ai alterné les couleurs en dessinant à chaque fois le rayon du cercle. On observera l’alternance entre deux points de départ pour les rayons, tantôt 1. le centre du 1er cercle, tantôt 2. le centre du second cercle. C’est un jeu d’enfant et assurément un grand plaisir que de voir cette spirale s’agrandir sur sa feuille.  Ceci est la manière la plus simple, telle que je l’ai apprise.

Une façon plus complète de procéder, peut s’avérer nécessaire lorsqu’il faut faire un dessin hyper réaliste suggérant de manière précise l’enroulement de la matière… car notre spirale doit à ce moment là doubler.  (j’avais ici un lien « mathématique » dont l’adresse a changé… sorry)Mais cela relève plutôt du dessin industriel que de l’Art, sauf bien sûr hyper-réalisme, encore que souvent les Artistes se servent de projection pour gagner du temps, quitte à louper leurs perspectives. Mais pour celui qui veut comprendre et bien faire… les Anciens ont trouvé toutes les solutions bien avant nous. Merci à Eux.

Dans le même ordre d’idées, il existe des spirales à trois centres, à quatre centres, puis à cinq, six etc… Très intéressant, leur centre est toujours structuré selon le polygone correspondant.  En commençant par tracer le cercle avec le polygone au nombre de côtés qui nous intéressera, nous sommes dans le « juste »… A ce sujet le lecteur pourra revoir étoile à cinq branches et à six branches… figures géométriques pouvant servir de base aux polygones correspondants.

Voici une spirale à six points (faite sur du papier bureau assemblé au scotch pour ne pas gâcher une feuille grand format), cela m’a procuré beaucoup de joie de la tracer. J’indique les rayons successifs avec des chiffres et une flèche. Le même type de spirale peut être tracé en mettant le cercle initial contenant le polygone en perspective.
S’intéresser à la géométrie, c’est avoir l’assurance de produire des croquis justes, et toujours une joie.

– à vos compas –

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Tracer un OVALE au compas

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Autant l’ovale d’un visage gagne à être dessiné rapidement, soit en partant du cercle soit en partant du rectangle – autant pour une architecture ou un autre travail de précision, il est parfois nécessaire de faire son tracé au compas ou à la corde… Il y a plusieurs méthodes possibles :

Ovale inscrit dans un rectangle

C’est le premier qu’on apprend car généralement il peut se faire à main levée.  Voici la manière la plus rapide…

Ci-dessous, mais en version cercle, une manière plus précise, il suffira de transposer en rectangle plus ou moins long pour avoir l’ovale voulu…

Pour les explications à venir, désolée de la mauvaise qualité des photos mais je n’ai toujours pas de scanner…

ovale en forme d’oeuf

la première part d’un cercle divisé en croix, dans lequel on inscrit un triangle avec pointe vers le bas. Le compas a donc pour premier rayon le cercle lui-même et pour deuxième rayon le diamètre de ce même cercle. On pose ensuite la pointe du compas à l’intersection de droite entre triangle et croix, et l’on trace une première courbe. On inverse les côtés et on fait pareil. Ensuite, partant de la pointe du triangle, on réduit le rayon du compas de manière à tracer l’arrondi qui termine l’ovale. C’est facile et rapide. Ce tracé donne un ovale en forme d’oeuf.

ovale régulier

Pour tracer un ovale symétrique et régulier on fait deux cercles de même taille ayant leur centre sur la même ligne. Ensuite on monte une droite aux intersections et on trace un « V » partant du bas de l’intersection des deux cercles. Ce « V » doit passer par la ligne horizontale sur laquelle reposent les centres du cercle. En prenant comme rayon le diamètre entier des cercles prédédents et en plaçant la pointe-de-compas à la pointe de ce « V » on obtient la courbure d’ovale. Faire pareil de l’autre côté et hop, le tour est joué.

Ovale symétrique plus allongé

Pour trouver la droite verticale lorsque les cercles ne s’entrecroisent pas il faut procéder comme suit :
– tracer une droite
– tracer deux cercles assez éloignés l’un de l’autre
– au compas diviser le segment entre les deux centres
– monter la droite
– tracer un « V » rejoignant la circonférence de chaque cercle
mais ayant sa base sur la verticale. Le descendre plus ou
moins selon que l’ellipse doit être ventrue, ou pas.
– Placer la pointe du compas à la base du « V » et tracer le
ventre de l’ovale. Faire pareil de l’autre côté. Pour la symétrie
reporter la hauteur géométrique obtenue au compas.

L’intérêt de procéder ainsi c’est qu’on peut doubler l’ovale obtenu pour tracer une figure géométrique très précise, comportant une distance égale entre deux ovales dont l’un se trouve dans l’auttre… 

 

Beaucoup de dessinateurs utilisent des plastiques comportant des ovales mais cette astuce ne convient pas s’il faut intégrer les ovales dans un dessin déjà existant avec une perspective déterminée par les autres éléments de la compostion. D’où l’intérêt d’apprendre à les tracer correctement. 

Il y a quantité d’autres variantes mais les exemples supra suffiront à la plupart des Artistes dans leur usage courant. Tracer une ellipse à la corde est suffisamment connu pour qu’on n’ait pas à y revenir et convient en fait surtout pour les fresques ou les tracés au sol.

Apprendre à faire un tracé est bien plus RAPIDE que de mal calquer ou d’utiliser un « patron » qui serait faux alors… à vos crayons & compas !

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Comment réussir son stage…

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En cette période estivale, où l’on retrouve un peu de ce temps qui toute l’année manque chroniquement… voici pour ceux qui songent à un stage, quelques points qu’il est bon à savoir avant de se lancer… Article neutre de pub, écrit en ma double qualité d’Artiste-se-formant-en-continu donc participant à des workshops et… de formatrice.

Règle d’Or :

Savoir estimer son propre niveau.
Pourquoi ?
Parce que pour profiter pleinement d’un stage ou workshop, il faut que le niveau de celui-ci soit juste légèrement plus élevé que le vôtre. Si l’écart est important on repart frustré et on en a pour des années de travail pour arriver à intégrer ce qu’on a pu apprendre…

Pour estimer son propre niveau, l’arme-absolue c’est la parfaite honnêteté envers soi-même : celui qui n’arrive pas à dessiner un visage de mémoire ou qui ne connaît pas les canons n’aura aucun intérêt à s’inscrire à un stage sur le portrait où le Maître de Stage exige que l’on se passe de toute béquille en ne travaillant que face au sujet. Dans le même ordre d’idées, celui qui ne sait rien du mélange des couleurs primaires ne profitera pas pleinement de certaines subtilités de haut niveau…

Oui, nos attentes sont souvent déçues voire contrariées, mais il faut faire la part des choses, souvent le souci ne vient pas de l’enseignant mais d’une mauvaise définition de ce qu’on a besoin d’apprendre à un moment donné. Voir travailler les plus Grands est toujours une joie mais s’imaginer pouvoir y arriver ne serait-ce qu’un peu sans accepter d’évoluer étape-par-étape relève de l’utopie.

L’autre facteur à prendre en compte c’est que l’ego sera titillé dans un travail collectif car dans le groupe il y en a forcément qui sont plus doués car pratiquant déjà depuis plus longtemps ou ayant une recherche mieux ciblée…

Le débutant aura tout intérêt à commencer sa formation par un cours de pur-dessin portant sur la perspective élémentaire, puis à apprendre face à son sujet à choisir la meilleure perspective, celle qui rendra le mieux ce que l’on veut mettre en avant. Parfois il faudra pour ce faire exagérer la perspective. De même, il faudra apprendre à inscrire même une fleur dans une forme géométrique pour plus tard pouvoir faire une composition « juste » avec plusieurs éléments disparates. En matière de composition, nombreux sont les pièges dans lesquels nous pouvons tomber… on ne peut parfois pas tous les éviter mais il faut apprendre à limiter les dégâts. Ensuite il reste à étudier les ombres, l’anatomie et les canons, et naturellement la manière de rendre au mieux chaque sujet selon la technique que l’on choisit. En aquarelle le minimum est d’apprendre à mélanger les primaires, ensuite on pourra passer aux choses plus subtiles et aux techniques-de-peinture à proprement parler.

Le futur stagiaire va donc devoir repérer ses lacunes, puis se renseigner sur qui-peut-y-remédier…

Choix d’un Enseignant-Maître-de-Stage

Un bon Artiste-Peintre n’est pas forcément un bon pédagogue, il faut le savoir. Pour enseigner il faut une patience infinie alliée au savoir-faire-technique. Le mieux, une fois que l’on a cerné soigneusement ses besoins immédiats, c’est de lister tous les Enseignants dont le style correspond à ce que l’on aimerait apprendre. 

Au niveau dessin, il faut souvent dissocier ceux qui vous promettent d’apprendre trop facilement… On peut y arriver même partant de zéro, mais s’il y a des p’tits trucs faciles, il faut savoir qu’un minimum de discipline est nécessaire sur plusieurs semaines avant d’avoir un bon résultat. En dessin, un stage permet avant tout de mieux raisonner, de mieux apprendre à voir, et de mieux rendre avec l’acquis-du-moment.

En peinture et plus particulièrement en Aquarelle, avant de faire ses choix, si l’on peut se déplacer, c’est toujours très instructif de se rendre à une grande Exposition ou dans un Salon. On peut y voir travailler gratuitement ceux qui ont pignon sur rue et souvent aussi des artistes « montants ». Mais il faut savoir repérer ceux qui ne misent que sur les effets tape-à-l’oeil par rapport à ceux qui appliquent de vraies techniques. Il faut également tenir compte du fait que le temps limité d’une démonstration ne permet pas de faire une perspective telle que par exemple un édifice religieux du moins pas en technique hyper-réaliste. Par contre, en « suggéré » cela reste faisable… En clair, voir un artiste faire un sujet simple ne veut pas du tout dire qu’il ne peut pas faire autre chose ou mieux  : c’est juste qu’il essaie de se caler dans le temps qui lui a été imparti…

Dans le public, beaucoup hélas ne savent plus à quel saint se vouer.  Dans notre monde moderne où tout le monde veut tout-tout-de-suite, l’Art n’est pas épargné et il est devenu difficile d’innover car tout a déjà été peint et souvent mieux… Etudier l’Histoire de l’Art se révèle d’une grande aide pour s’y retrouver dans les styles et les techniques
Mais l’essentiel est que chacun repère déjà ce que lui aime et donc qu’il aimerait apprendre.

Donc, sur le terrain, on peut voir qui fait quoi… et parfois participer à de mini-workschops. Il faut toujours bien cibler ces besoins…

CHOIX d’UN STAGE

Une fois nos attentes et connaissances bien définies, et le Maître de Stage repéré… il est bon de participer avant de s’engager sur une semaine entière ou plus, à un stage d’une demi-journée ou d’une journée. Ce principe permet de vérifier que l’on est bien en adéquation avec l’état d’être de l’ Enseignant et que l’on va pouvoir profiter pleinement des nouvelles connaissances qu’on rêve d’acquérir.  Quelquefois on a des surprises… dans le bon sens ou dans l’autre… donc : toujours tester !

A titre d’exemple : une personne sachant dessiner ou ayant envie d’apprendre, n’aura pas sa place chez un « coloriste » distribuant des calques en début de séance… Cela ne veut pas dire que l’Enseignant est mauvais mais qu’il apprend juste à appliquer comme il faut le médium, sans plus. Autre exemple, les Artistes misant uniquement sur la couleur et occultant toute technique de dessin, perspective et composition.

En ce qui me concerne, j’ai trouvé un moyen de sélection efficient et rapide : dans le moteur de recherche, cliquer sur « images » et taper le nom de l’Artiste qu’on avait retenu pour un éventuel stage. Si toutes ses oeuvres se ressemblent (palette ou style) c’est que l’Artiste s’est enfermé dans un style et il vaut mieux l’éviter car on n’y apprendra au mieux que quelques effets spéciaux. Si maintenant on tombe sur une série d’images où l’on reconnaît la griffe de l’Auteur mais avec des sujets différents, des couleurs variées et une recherche technique constante, là BINGO. Il faut soigneusement se la noter… et creuser l’idée de faire un stage avec l’Enseignant. Si-si, il y en a encore de bons… même s’ils sont parfois loin.

En type de stage, il faut toujours privilégier le travail face au sujet. En ce qui concerne le plein-air, la météo peut parfois venir contrarier un stage, il convient de le savoir. Travailler sur le motif est toujours extrêmement formateur, en indoor comme en outdoor.


Ensuite, il y a l’aspect financier qui joue… à chacun de voir ce qu’il peut ou ne peut pas. Les stages « pension complète » sont les plus onéreux, il faut voir s’il existe des alternatives… L’idéal c’est de se constituer un petit groupe d’Artistes de même niveau et… de faire venir l’Enseignant : dès lors qu’il n’habite pas à l’autre bout du monde, c’est jouable et moins cher que de déplacer tout un groupe de personnes sur une semaine entière…

Important pour les allergiques : ne jamais opter pour un stage en pension complète.

Pour tout déplacement, il faut penser à s’organiser de manière à réduire au maximum les frais Sncf, avion et autres…

Le matériel en stage

Souvent on vient avec ce que l’on a en matière de médium & matériel, mais cela ne marche pas toujours. A titre d’exemple, un Artiste peignant exclusivement au pinceau plat vous en voudra si vous débarquez avec juste quelques pinceaux-chinois… La plupart des Enseignants donnent une liste de ce qu’il faut, que ce soit pour le médium, le papier ou les pinceaux.

Je recommande à chacun(e) d’emmener un cahier brouillon pour noter au moins les mots-clés de la théorie… 

Sinon, selon les techniques choisies, un tablier est grandement utile. Et toutes les petites affaires auxquelles on tient : lingettes pour s’essuyer les mains si l’on travaille au fusain ou au conté, chiffons, gobelets, vaporisateurs, apprareil photo.

Lieu du stage

Le lieu du stage peut ne pas être important pour ceux qui enseignent en s’appuyant sur des photos mais il est d’une importance de premier ordre pour tous les autres, les « vrais »… Il est clair que pour peindre un bâteau il faut aller dans un port et que pour peindre un chameau il faut être dans le désert ou tout au moins dans un zoo… Dans le même ordre d’idée, pour un modèle vivant il faut… un vrai sujet.

Un bon stage ne vous ruinera pas mais… il reste cher pour ceux dont le budget est limité. En version « semaine » attention aux journées de coupure qui vous obligent à rester sur place sans peindre : c’est agréable uniquement pour ceux qui ont les moyens. Côté « prix » il faut s’attendre à une fourchette entre 50 et +100 € la journée, hors hébergement et hors nourriture. D’où l’intérêt parfois de venir en camping-car ou de se trouver une autre solution se rapprochant du coût zéro… Je déconseille aussi les chambres à plusieurs car des tensions peuvent ternir le stage…

De qui faut-il se méfier ?

  • De ceux qui vous assurent que vous ferez un chef-d’oeuvre en trois (ou cinq) étapes… c’est un slogan percutant mais sans plus.
  • De ceux qui prennent vingt stagiaires à la fois…
  • de ceux qui vous parlent uniquement de leurs expositions ou de leur carrière fulgurante : un véritable Enseignant souvent met sa propre carrière entre parenthèses car la Pédagogie c’est avant tout une passion…
  • de ceux qui veulent que vous achetiez leurs livres ou leurs CD en « plus » du stage déjà coûteux…

Pour trouver un bon stage, il ne faut pas forcément aller à l’autre bout du monde… il faut juste bien chercher… et se renseigner chez les collègues ayant déjà testé.

Le contenu du stage sera toujours à demander globalement, car certains travaillent en fonction du niveau de chaque participant, les autres ont un planning méticuleux. Bon à savoir aussi : le nombre d’heures de travail par jour. Six me semble être un grand maximum car au-delà il y a crispation corporelle, et c’est contre-productif.

En résumé… un stage consiste à apprendre une nouvelle technique puis à s’en affranchir pour exprimer pleinement son émotion face au sujet. La pratique intensive d’une discipline artistique produit les bons « réflexes », la dynamique de groupe et la qualité de l’Enseignement aident chacun à aller au-delà de ses limites initiales…

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