PLEIN AIR… choisir son matériel et sa technique…

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CHRISTIANE ALLENBACH | OUTDOOR PAINTINGLes beaux jours arrivent et les Artistes ont envie de travailler dehors… mais bravo à ceux (rares) qui avaient continué à le faire durant la mauvaise saison et dans des conditions souvent très difficiles…

Pour ma part, après avoir des années durant travaillé en emportant laborieusement mon matériel (je n’ai pas de véhicule et dois circuler à vélo) y compris pour des démonstrations publiques notamment à la désormais célèbre journée du Windstein, je suis devenue « minimaliste » et cherche à faire le maximum avec un encombrement minimum…

PEINTUREMAMANLOTUS | CHRISTIANE ALLENBACH |CHARGEMENT GRILLES DACIA LOGGYCôté grilles pour ne pas s’encombrer on a intérêt à utiliser ce qu’on trouve sur place... ou à opter pour le bambou, si on travaille dans son jardin (sinon il faut un véhicule)

Ensuite en ce qui me concerne je fais la distinction entre :

  • un événement public important où je dois faire une démonstration poussée, comme celle du Windstein qui s’étale sur une journée entière et où il faut tout de même disposer de presque tout son matériel. C’est pour cela que j’ai mis mes godets dans des bacs à glaçons superposables, le tout tient dans le panier d’un vélo…

CHRISTIANE ALLENBACH | OUTDOOR PAINTING

  • un travail en plein-air privé… mais qui est aussi plus poussé que le simple sketch…
  • un travail spontané, en version sketch aquarellé, technique mixte ou alors simple esquisse.

ALLENBACH CHRISTIANE MON MATERIEL OUTDOOR

Le chevalet n’est vraiment utile qu’à ceux qui travaillent debout mais la plupart du temps on peut s’en passer : les artistes ne dépasseront pas le format Raisin ou Jésus pour un travail en plein air sauf à vouloir intentionnellement épater la galerie… car ce n’est pas la taille d’un travail qui compte mais ce que les spectateurs auront APPRIS en regardant faire l’Artiste… et ce que l’Artiste aura appris au cours de son travail.

ALSACE | REICHSHOFFEN | AQUARELLE | TECHNIQUE | PEINTUREMAMANLOTUS | CHRISTIANE ALLENBACH | TRAVAIL EN OUTDOORLorsque le lieu n’est PAS imposé… et qu’il n’y a aucun public, l’artiste est libre, pour le plein-air ou alors ses sketches… d’utiliser les supports NATURELS qu’il trouve sur place.

Il y a d’un côté les bancs publics et les souches d’arbres, de l’autre côté les rochers qui l’été sont chauds et permettent presque de s’installer à la carte.

CHRISTIANE ALLENBACH NOTRE ROCHER 4Pour tous ceux qui devraient ne pas aimer ce contact direct avec la Nature… il reste les mini-sièges, qui existent en différentes hauteurs. Celui-ci est facile à emmener à vélo car il se porte en bandoulière.

Je déconseille les sièges sur trépied, qui au-delà de 60 Kgs ne sont plus très sûrs, des collègues & moi-même avons testé…PEINTURE OUTDOOR | EQUIPEMENTMINI__SETMINI SETCHRISTIANE ALLENBACH | TUBES ET PINCEAUX LEONARDCHRISTIANE ALLENBACH | PRIMAIRES ET BICHROMES

 

CHRISTIANE ALLENBACH | GRIS_PRIMAIRES CHRISTIANE ALLENBACH | FONTAINE FER A SEC EN HIVERCôté couleurs, les primaires peuvent suffire à l’Artiste ayant eu une formation basique de qualité, les mini-sets dépannent beaucoup tous les autres. Et deux pinceaux avec un peu d’eau viendront compléter le tout, encore que souvent on trouve l’eau sur place surtout dans nos petits villages des Vosges du Nord où les fontaines d’eau potable sont monnaie courante…

CHRISTIANE ALLENBACH | MARQUEUR ET PINCEAUXDu matériel comme les marqueurs ou les bâtonnets d’aquarelle peuvent rendre service, mais ne sont PAS indispensables…

allenbach-christiane-sketch-vers-philAttention…
les mini-sets de voyage ne comportent pas des couleurs INDISPENSABLES dans une région comme la nôtre, par exemple le ROSE POTERIE (j’apprécie celui de W & N) . Il faudra donc penser à emmener un tube en partant. Un tapis pour protéger les pinceaux sera utile…

CHRISTIANE ALLENBACH | PINCEAU CHINOIS CHEVREPar contre, j’ai une règle et je n’y déroge PAS… mes meilleurs pinceaux (et ce ne sont pas forcément les plus chers) ne SORTENT PAS de l’ATELIER. Un bon pinceau est un pinceau « fait » donc pas neuf, qui s’est adapté à la manière de peindre de l’artiste… et ça n’a pas de prix : inutile de prendre le risque de l’abîmer ou pire de se le faire voler (si-si, aux manifestations publiques on vole… c’est triste).

Personnellement et avec l’âge, j’avoue apprécier de plus en plus le confort… et en cas de canicule cela se traduit par le CHOIX du sujet pour le plein-air… donc le choix par ex. d’un endroit très ombragé pour que le travail ne sèche pas prématurément. Mais ce qui importe encore bien plus à mes yeux c’est que dehors il ne faut pas employer les mêmes techniques qu’à l’Atelier. A titre d’exemple, la chaleur du soleil peut s’utiliser avec efficience en optant sciemment pour la superposition de glaçis à la place d’un travail nécessitant un long cycle de l’eau et de nombreuses retouches avant séchage. L’intérêt de connaître TOUTES les techniques en aquarelle réside dans le fait qu’on peut alors « jongler » selon les circonstances, en totale liberté et avec zéro frustration… L’Artiste allemand qui m’a le plus appris m’a aussi fait savoir que souvent il faut deux ou trois séances en plein air pour produire un travail de qualité… il faut le savoir au départ… et éventuellement scinder les travaux dans une phase de dessin minutieux puis revenir pour juste peindre… D’ailleurs de plus en plus lors des démonstrations, le travail en « amont » (compo & dessin) est déjà préparé, les spectateurs s’intéressant surtout à la mise en peinture. Lorsqu’on est seul(e) on a la LIBERTÉ de prendre tout son temps et de revenir autant que nécessaire, c’est un grand « plus »… 

ALLENBACH CHRISTIANE SKETCH DEMOallenbach-christiane-retour-sketch

PEINTUREMAMANLOTUS | CHRISTIANE ALLENBACH | TRADIO_ ENCREDans le cadre de mes travaux artistiques privés je me suis rendue compte à l’usage que si je veux exploiter pleinement tous les sujets qui se présentent au moment où ils se présentent… il faut TOUT LE TEMPS AVOIR UN MINIMUM D’AFFAIRES AVEC SOI… et après de longs tâtonnement j’ai trouvé les deux outils qui tiennent dans ma poche et qui par conséquent participent à chaque randonnée : mon tradio et mon pinceau à réserve d’eau, qui est un cadeau reçu au dernier vernissage d’Uckange (salon international)  et qui a déjà beaucoup servi. D’abord parce qu’avec ma nouvelle « technique » il faut très peu d’eau et qu’on peut allègrement travailler dans des zones « arides » (attention aux serpents) et ensuite parce que son bout est large et permet de varier les styles par rapport à la traditionnelle pointe. Attention à l’achat, il faut tout de suite tester si on est obligé(e) comme avec celui-ci en rose d’APPUYER sur le corps du pinceau pour avoir de l’eau à la pointe car ça… c’est rhédibitoire. Avec un bon pinceau, l’eau descend AUTOMATIQUEMENT… s’il faut appuyer on ne peut PAS peindre de manière spontanée et on se crispe…

CHRISTIANE ALLENBACH | RESERVOIR D'EAU ET TETECi-dessous le « meilleur » et il sert très souvent.

ALLENBACH CHRISTIANE PINCEAU RESERVE EAU LARGE

 

Comment je procède  ?

  • au criterium j’esquisse les grandes lignes du sujet
  • au tradio je marque les endroits stratégiques en combinant la spontanéité du trait et le fait qu’on va les re-travailler à l’eau pure ou à l’aquarelle,
  • je prends ensuite le pinceau à réserve d’eau pour retravailler mon sujet soit en estompant certains endroit soit juste pour les renforcer… Exemples ci-dessous (attention, il faut choisir un animal PAISIBLE qui bouge peu, ou alors commencer avec du végétal ou une perspective)

CHRISTIANE ALLENBACH SKETCH BEBE HIGHLANDALLENBACH CHRISTIANE LAMA ENCRELe plaisir de travailler en plein air ne nécessite pas toujours un sujet complexe… on peut trouver son bonheur avec quelques simples feuilles… une plume… un rocher… alors je vous souhaite à tous d’heureux moments dans la Nature.

ALLENBACH CHRISTIANE VIOLETTES SOUS CADRE ALLENBACH CHRISTIANE FEUILLES ENCRE AQUA ALLENBACH CHRISTIANE MINI MINI PLUME

 

 nb. : merci de penser à emmener un contenant pour l’eau sale, à ne PAS jeter dans la Nature (thanks AJ)

 

 

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je vous invite à surfer plus amplement sur mon site,
à découvrir mes aquarelles,
et pourquoi pas, à commencer votre collection…



Test-retouche-aquarelle… le molotow

Idéalement, l’aquarelle n’est belle que si on peint spontanément, sans repentir, en jouant sur les transparences et en se basant sur un bon dessin et une composition correcte…

En exposition régionale et depuis peu même internationale, on voit de plus en plus l’usage de produits différents se répandre en aquarelle… sous prétexte d’innover et de donner une touche de modernité au travail.

En tant qu’Artiste mais aussi jury-de-concours, j’avoue ne pas cautionner les techniques utilisant autre chose qu’un bon médium et de l’eau…

L’aquarelle part en principe, sauf technique spéciale, des tons foncés qui sont petit à petit recouverts par des tons semi-opaques, puis opaques-et-foncés.

Une fois le dessin au crayon jeté sur la feuille, il faut réfléchir d’où vient la Lumière et quelles sont les zones du travail que l’on veut garder illuminées. On les préservera donc par les moyens traditionnels, qui sont nombreux et variés. A titre d’exemple, voir mon article sur les réserves & retraits.

En technique mixte, tout est permis mais hélas pas toujours du plus heureux effet… comme je l’ai aujourd’hui constaté en testant un marqueur blanc Molotow nommé one4all.

Pourtant décrit comme référence mondiale pour les graphistes, et utilisé communément tant pour les graffiti que pour les effets spéciaux classiques, sur toile ou papier, ce produit présente à mes yeux un certain nombre de défauts.

Malgré leur technologie unique… la base des ONE4ALL est cependant acrylique ce qui les élimine d’emblée pour les aquarellistes-puristes dont je fais partie.

Ce produit ne contient pas de solvant, et sèche assez vite, mais donne des résultats imprévisibles dans le semi-humide de l’aquarelle… car on peut facilement se retrouver avec une diffusion involontaire de produit sur une grande zone alors qu’on visait une petite retouche… et l’effet avoisine alors celui obtenu par l’Ecoline blanche, que je déconseille aussi dans l’Aquarelle.

Le même effet peut être obtenu beaucoup plus avantageusement par un usage judicieux du médium et de l’eau sur un papier bien blanc...

Le Molotow se laisse diluer mais contrairement aux publicités, il n’offre de loin pas un flux constant surtout sur de l’aquarelle. Je pense qu’il faut le réserver aux travaux acryliques… En principe, le produit s’écoule uniformément en exerçant une légère pression sur la pointe, ceci grâce à une valve Flowmaster à ressort-acier. Mais attention… cela exclut du coup les traits spontanés et enlève toute délicatesse au travail.

A titre d’exemple, j’ai cumulé sur une aquarelle faite sans modèle toutes les « gaffes » possibles et imaginables, ceci afin de pleinement mesurer les effets des retouches au blanc sur une aquarelle.

A titre de comparaison, voici un travail fait dans les règles de l’Art, avec juste du médium et de l’eau :

En conclusion, il vaut bien mieux apprendre à gérer & maîtriser tous les aspects techniques de ce beau médium, pour obtenir un rendu naturel, et un travail tout en finesse.

Le marqueur one4All ne convient PAS aux retouches sur aquarelle et sera à utiliser plutôt sur toile de lin ou en coton et associé à un médium tel que l’acrylique. Il permet de retoucher un travail pas forcément raisonné au départ et de donner des éclats de lumière lorsqu’on a déjà appliqué beaucoup de médium. Les adeptes du street-art à l’acrylique y trouveront sans doute leur bonheur, les aquarelliste sûrement pas.

Par ailleurs, il est tout à fait possible en aquarelle-puriste, d’aborder le street-art SANS recourir à des produits acryliques ou autres :

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NAMUR salon aquarelle | 13ème biennale 2013

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La 13ème Biennale internationale de l’aquarelle s’est tenue du 18 mai au 2 juin 2013 à Namur avec un invité d’honneur de renom, Pierre CHARIOT, qui a entr’autre enseigné l’aquarelle à la Reine Paola.

Des démonstrations permettent aux artistes avertis de glaner quelques conseils et aux autres de prendre goût à ce médium très technique. Cette biennale a retenu les démonstrateurs suivants, dont j’en connais personnellement quelques-uns :

Luc Drappier
Fernand Thienpondt
Laurence Ghislain
Annick Perreaux
Patrick Pichon
Aline Gason
Martine Van Parijs
Bernadette Galle
Guy Gruwier
Wen Ming Xin
Cao Bei An
Piet Van Aken
Christiane Javaux
Dominique Ampe
Stéphane Heurion
Jef Bertels
Slawa Prischedko
Laurie Breda
Jean-Luc Dossche pour W&N
+ école d’aquarelle de Namur

En matière de conférences le programme est aussi très intéressant avec : « de l’aquarelle aux pixels » (Mme Attout) et Soif d’abstraction, source d’inspiration (G. Schoumaker).

L’illustration n’est pas négligée non plus avec Monique Martin, (= Gabrielle Vincent)

Voici quelques photos en vrac



LE VERNISSAGE

Invitée au vernissage, j’ai visité l’expo dès vendredi avant l’arrivée en masse du public… mais bien sûr une deuxième visite s’imposait pour admirer toutes ces belles oeuvres. 

Voici l’un des articles de presse …


LES PRIX

Prix du Jury = AMPE DOMINIQUE avec une technique mixte !!!
Prix de la Ville de Namur = GOREAN Eugeniu
Prix de la Banque Degroof = WOON-HA

Vidéo http://youtu.be/_tp4ffqCbrM

La télévision belge en parle aussi…

Lien vers le travail de Prischdeko

Les photos de la ville et de l’ancienne ville de Namur sont ici.

Couverture presse : j’ai pu récupérer trois articles que voici  :

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Cycle de l’eau et astuces…

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En aquarelle, indépendamment du fait que parfois on mouille son papier pour le tendre… il y a des techniques qui exigent que l’on travaille sur papier plus ou moins humide…

Il y a différentes phases dans le séchage progressif du papier et selon l’effet voulu on choisira le moment précis où il faut apposer le médium.

Pour mieux comprendre, nous allons immédiatement passer à l’aspect « pratique« … Prenez un papier aquarelle et posez-y une goutte d’eau… et juste à côté, étalez de l’eau au pinceau sur la feuille…  On prend de l’eau du robinet, ou, encore mieux, de l’eau déminéralisée…

Voici en gros les phases que l’on peut observer :

(c’est bien plus technique que cela mais ceci n’est qu’une BASE, je développerai ultérieurement)

> EAU RESTANT EN SURFACE
> (certains Enseignants décomposent cette première étape
> en phase-lentille puis miroir mais je préfère simplifier, et
> résumer  par rapport à ce que j’ai appris chez différents peintres)

> BRILLANCE DU PAPIER
> Après l’inondation initiale, l’‘eau commence à rentrer dans le
> papier et sa structure apparaît.


> PAPIER MI-MAT
> Sur papier non-tendu seuls les creux restent humides.
> Sur papier tendu, l’eau commence à entrer en profondeur dans le papier.
> Le papier brille encore un peu.

 


> PAPIER MAT-FRAIS
>
La brillance est pratiquement inexistante à ce stade.


>

> PAPIER MAT-SEC
> En apparence le papier est sec mais au toucher on le sent
> encore humide.

> PAPIER SEC
> séchage complet à coeur.

Les débutants commencent généralement par apprendre la technique sèche, puis à mouiller une partie seulement de leur travail…

Mine de rien, l’aquarelle est très technique et ce n’est qu’au bout de quelques années d’intense pratique qu’on peut vraiment exploiter à fond les différentes techniques liées au cycle de l’eau.

Technique sèche

Elle correspond au papier tel qu’on l’achète.
La technique sèche est idéale pour les croquis aquarellés en outdoor et les motifs très dessinés par exemple les architectures. Ceux qui travaillent sur chevalet verront, en technique sèche, l’eau et le médium-transparent couler assez rapidement vers le bas du papier sans entrer en profondeur dans celui-ci. C’est également ainsi qu’il faut peindre un ciel avec forte pluie car ainsi le mouvement vertical est suggéré.
Exemple fait rapidement en gare de Bischwiller :

TECHNIQUE SEMI-HUMIDE

La technique semi-humide consiste à humidifier tout-ou-partie du papier avant d’appliquer son médium. Selon la qualité du papier, et du médium, les effets diffèrent. Cette technique permet des suprises souvent agréables au fil du travail et surtout de s’initier à la magie de la rencontre entre l’eau et le médium.

On peut combiner cette technique avec des réserves de blanc ou des réserves-par-non-mouillage-du-papier…

TECHNIQUE HUMIDE

La technique humide est idéale pour les pochades et travaux rapides. Le papier a été humidifié à l’éponge ou au pinceau avant application du médium au gros pinceau (large & plat pour le ciel, puis pinceau à lavis).

Pour un même travail, les effets seront différents selon que la papier soit légèrement incliné ou à plat.

Juste après l’application du médium, on peut faire quelques retraits à la carte bancaire. Pour les autres types de retrait, il convient d’attendre. Les différents types de retraits sont évoqués ici. Certains tableaux  « modernes » se font entièrement sans pinceau, par retraits à la CB, ou à l’essuie-tout.

Il faut aussi savoir qu’il y a le faux-humide… consistant à démarrer sur papier entièrement sec et à donner l’illusion d’un travail dans l’humide. Exemple :

Dans la manière de peindre classique, on commence par la technique humide pour l’arrière-plan et on travaille progressivement en avant plan au fur et à mesure de l’évaporation de l’eau. Exemple :

TECHNIQUE HUMIDE SUR HUMIDE

Elle nécessite un papier mouillé à coeur donc trempé. Il faut éviter de le tremper dans une douche ou une baignoire et pour ceux qui manquent de place j’ai inventé un systéme génial.

Voici un tableau exécuté en humide-sur-humide :


Il n’y a pas une technique-meilleure-qu’une-autre, il faut les connaître toutes et parfois joyeusement les mélanger dans nos Créations.

Selon le papier utilisé, sa qualité d’encollage, son grammage et le traitement que vous lui ferez subir, le résultat sera différent. C’est pour cela que je recommande vivement de n’utiliser qu’une ou deux sortes de papier mais de qualité. On connaît ainsi son papier par coeur et on n’a plus à tâtonner.

Pour ceux qui n’ont pas encore essayé tous les papiers existant sur le marché et qui n’ont pas encore trouvé « LEUR » papier, voici une petite ASTUCE  qui facilitera grandement les opérations…

Gardez soigneusement vos chûtes de papier et rangez-les dans un TRIEUR en indiquant la marque et le grammage.

Lorsque vous commencerez une aquarelle, sélectionnez un petit papier de même qualité, et faites-lui subir exactement le même traitement que celui que vous appliquez au travail en cours…


Les « pros » ont quant à eux une très grande marge d’un côté au moins du travail et à chaque coup de pinceau donné sur le travail correspond un coup de pinceau sur la surface-essais.


C’est une astuce largement répandue,  que j’ai observée sur le terrain à la fois chez des pastellistes et des aquarellistes.


Elle s’avère particulièrement intéressante pour le travail par superposition de couches et permet d’éviter les mauvaises surprises mais aussi de tester le degré exact d’humidité du papier donc de trouver le meilleur moment pour intervenir selon l’effet souhaité
(exemple : gestion des auréoles)

… à vos pinceaux… et bons essais !

 ALLENBACH CHRISTIANE MODELE VIVANT 20 x 20 cm FEMME

 

 

Tendre son papier aquarelle avant de peindre

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article mis à jour le = 09 mars 2016


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 Je ne suis pas fan des grandes théories  et je vais toujours droit au but et ici il s’agit d’agir en amont plutôt que d’avoir à gérer des désastres en aval.

En finalité nous voulons tous un papier aussi plane que neuf avant peinture… alors voyons comment y arriver.

Il existe différentes techniques pour tendre les feuilles, mais la plupart imposent alors des formats-standards… ce qui peut ne pas convenir à tout le monde et ne convient assurément pas à ceux qui travaillent très grand. Il faut donc connaître TOUTES les possibilités pour choisir celle qui convient le mieux selon ce que l’on a à faire.

Voici quelques solutions possibles :

  • les systèmes rapides tels que Keba-Artmate-Paperstretcher ou perfect-Paper-Stretcher (que je trouve bien mais qui nécessite d’avoir un marteau et une surface solide à portée de la main)… à noter que ce type de système a un prix… certain, ou un certain prix… dans un sens comme dans l’autre pour la plupart des Artistes c’est trop…
  • serrer la feuille mouillée entre 2 cadres avec pinces, vis ou tout autre système. Si on prévoit du outdoor, ne pas prendre 2 cadres évidés mais prévoir une planche pour la partie arrière…
  • tendre sur un cadre traditionnel (c’est fragile en outdoor)
  • utiliser les agrafes ou punaises… (ne convient plus à partir d’un certain âge car il faut une certaine force pour mettre les punaises dans le bois et enlever les agrafes c’est ch… heu embêtant)
  • Pour ma part j’ai une nette préférence pour la technique d’encollage apprise chez Baxrainer qui m’a aimablement autorisée à la traduire pour les Aquarellistes français, merci.
    attention suite à un souci technique j’ai perdu le pdf dont j’avais mis le lien ici. Je vais le re-traduire dès que j’aurai le temps promis. Mais en résumé l’astuce consiste à utiliser de la colle à papier-peint pour coller l’aquarelle sur un support bois. Elle se détachera facilement si l’on respecte le mode d’emploi.
    Dans le même ordre d’idée, le marouflage avant ou après le travail achève non seulement d’aplanir l’aquarelle mais permet de la préserver super longtemps. De la colle de peau est alors utile à la place de la colle à papier peint. Fernand LAMY (qui habitait en Alsace !!!) a été l’un des premiers à maroufler l’aquarelle sur un support rigide. Inconvénient, cela nécessite l’usage d’un vernis. Et l’un des plus grands aquarellistes du monde (mon préféré, je ne vous dis pas qui c’est…) m’a dit que le vernis finit toujours par ternir l’aquarelle donc personnellement je m’en abstiens.
  • les blocs aux quatre bords soudés. Les bords se détachent souvent sous l’action de l’eau sauf chez ARCHES (là, bravo). Ceci dit… il ne faut quand même pas travailler à grande eau sur bloc car cela peut mouiller jusqu’à 3 feuilles d’un coup… mais pour une utilisation plus sèche ou pour les débutants c’est l’idéal :

 

  • Pour un travail mouillé dans mouillé, par contre, très technique mais rapide, il suffit de poser la feuille préalablement trempée sur du plexi ou du verre et on peut immédiatement commencer à peindre, ça ne va pas gondoler.
  • Pour ceux qui pratiquent sur une même aquarelle la technique humide sur humide, la technique mixte puis sèche… préféreront tendre leur papier sur un support qui garde longtemps l’humidité. Pour ma part j’ai un truc super génial… super pratique… sous ma feuille je pose du papier transparent d’emballage… cela permet d’aller sans problème jusqu’au format Jésus.

  • En dernier recours, si vous avez peint un chef d’oeuvre sur du papier qui gondole… soit vous humidifiez à l’envers et vous mettez une nuit sous presse, soit vous l’enroulez et vous allez voir votre encadreur préféré… il est équipé pour venir à bout de tout souci…

La majeure partie des Artistes a opté pour le système suivant, et j’en profite pour vous montrer comment je fais pour mouiller mon papier aquarelle car dans la baignoire il y a toujours des traces de produits agressifs, et tout contact avec le papier aquarelle est fortement déconseillé… Effet positif : l’économie > vous pouvez ainsi « traiter » une trentaine de feuilles avec à peine quelques litres d’eau…


Procurez vous un tube de transport en plastique. Au Géant des Beaux Arts vous en aurez pour moins de 7 € et bien sûr on ne va pas s’en servir pour le transport mais le garder pour ce type de travaux.


  • Dévisser le tube, préparer le papier et aller dans la salle de bains.
  • Enrouler le papier sec et le mettre dans le rouleau.
  • Laisser couler l’eau (sorry pour le flou de la photo mais je tenais le rouleau d’une main et l’appareil de l’autre)
  • Laisser poser le temps d’aller chercher calmement les autres fournitures soit entre 3 et 7 Mn selon les papiers
  • Sortir le papier et laisser l’eau dans le rouleau pour le papier suivant (on peut en préparer autant qu’on veut, mais il faut plusieurs planches ou cartons solides mais on peut  utiliser les deux côtés)

  • Couper du kraft gommé aux dimensions voulues
  • chercher une planche en bois ou en carton épais
  • mouillez à l’éponge le kraft gommé et coller le papier en veillant à le lisser préalablement
  • laisser sécher à plat
  • une fois bien sec… on peut commencer à peindre !

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