Papier Bockingford


J’utilise énormément le papier Arches à propos duquel j’ai fait un tour d’horizon assez complet mais à partir de maintenant je prends également du BOCKINGFORD.

Techniquement il s’agit d’un papier aquarelle blanc naturel 100 % pure cellulose (alfa). En clair, en peignant les couleurs restent un brin plus naturelles que sur l’Arches. Il est bien sûr de fabrication anglaise sur forme ronde, sans acide et avec réserve alcaline. Le gélatinage à fait à la fois à coeur et en surface. Son grin est fin, un peu différent du Arches, ou du Langton-PRESTIGE,  seuls papiers avec lesquels on peut valablement le comparer.

Des feutres en laine naturelle confèrent au BOCKINGFORD un grain très particulier qui convient à tous types de technique. Ces mêmes feutres en assurent également une excellente conservation au fil des décennies voire des siècles.  Il absorbe bien mais pas trop, les  couleurs, se conserve bien et surtout… permet des retouches très techniques. Je le déconseillerais pourtant aux débutants car parfois il faut laver entièrement un arrière-plan ou brosser dans la baignoire… Petit bémol… avec ce papier mieux vaut éviter les « frottements » et les blocs ne sont pas soudés aux quatres bords.


Ceci dit, le Bockingford convient aux amateurs-avertis comme aux professionnels et d’aucuns l’utilisent même pour d’autres techniques que l’aquarelles mais à mon sens c’est du pur gâchis…

Concrètement, mes impressions : prenez du Arches si vous avez l’intention de faire beaucoup de grattages au coton-tige ou au cutter mais prenez du Bockingford pour faire tous types de retraits, les blancs sont plus blancs… Le papier se choisit en fonction du travail à effectuer et du talent de l’Artiste. Le Bockingford est plus délicat à manier que l’Arches mais il supporte tout autant qu’on mette du scotch de bureau pour avoir les bords nets.

En Alsace où je vis & travaille, le Bockinford ne se trouve pas en magasin même spécialisé, c’est pour cela que j’ai acheté le mien à Namur | Belgique. Par contre on peut le commander sur les sites-pros. Il existe en assortiment de six feuilles avec des grammages intéressants :

> 190 g/m² ce qui peut suffire si on l’encolle comme expliqué ici
> 300 g/m² soit la version classique…
> 425 g/m² ce qui est très agréable et idéal pour le grand mouillé.

Par contre, sans encollage, le 190 g/m² peut tellement gondoler que même un encadreur-pro disposant d’une bonne presse peut avoir ensuite du mal à le tendre…

Il existe aussi des feuilles grain fin et des blocs de 12 feuilles.  Les blocs sont très intéressants pour qui découvre ce papier car on peut commencer alors par des petits formats.

Excellente ouverture des blancs avec toutes les techniques, bonne résistance au travail très dans l’humide, et aucun souci pour enlever le liquide de masquage.

Effets spéciaux que ce papier permet impeccablement :
> retraits trèèès fins et bien blancs
> repentir facile
> convient pour travailler les auréoles
>
excellentes fusions & beaux fondus possibles
> (liste non exhaustive… c’est vraiment du très bon papier !!)

 

Autres particularités :
> le papier garde longtemps l’eau… peinture zen assurée…
> existe en plusieurs teintes
> ne se déforme pas facilement

Lien vers le fabricant St.Cuthberts-Mill

Cet  article sera complété au fur et à mesure de mes nouvelles expérimentations…


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LES RIVES DE L’ART 2013 | Saverne

Rives de l’Art est une expo organisée par une Association le long du canal plaisancier qui va de Lorraine jusqu’à Strasbourg. Voici des photos de ma participation à Saverne.

Trois jours de travail pour cette exposition dans une ville que j’adore…

Liste officielle des participants :

Pietro Addamiano, Christiane Allenbach, Carine Barrois, Bernard Bischoff, Sandrine Bodin, Coralie Clauss, Corinne Corsat, Hélène Cremmel, Nathalie Defert, Marie-Christine Depiesse, Brigitte Di Scala, Sophie Dietenbeck, Monique Douvier, Alain Drulang, Rachel Fallacara, Nathalie Garau, Florence Gaudry, Fabienne Giraud, Anne Hechinger, Lucie Hudakova, Otmar Kaiser, Michèle Kauffmann, Lucienne Keller, Jérôme Klingenfus, Émile Krieger, Anne Lehné, Hervé Libert, Alice Locoge, Claude Louis, Mario Marciano, Julie Martin, Laurence Massé, Wally Mazen, Christian Melaye, Pau Melkowski, Agnès Minni, Sylvie Morel, Carine Mougin, Karen Muller, Francine Nicolas, Claudine Oster, Liliane Peiffer, Valérie Pettinari, Nelly Pirany, Marie Piron, Arnaud Poiré, Claire Policella, Francis Porché, Nicole Reiter, Armand Renault, Anne Rettien, Christiane Roques, Pascal Schmidt, Marie-France Schneider, Fabio Secco, Sophie Secco, Mikael Tertrain, Sophie Bassot-Gross

VENDREDI > les préparatifs habituels, repérage et chargement…
voici quelques photos…


J’aime bien, dans les ports, entendre parler toutes les langues à la fois… ici des gens venus du Nord en conversation en anglais avec les autochtones… à noter… les vélos pour découvrir la région.

Un Artiste a intérêt à être matinal-de-nature car les jours d’expo sont interminables et le réveil sonne souvent entre quatre et cinq heures du matin… En effet, il faut compter un temps relativement long pour la mise en place du matériel, sans parler du trajet. Cela peut sembler paradoxal mais les expositions internationales sont plus faciles à organiser que les expositions régionales, au niveau intendance…

Côté pratique, idée géniale pour protéger les pieds des grilles : j’ai coupé le bout d’un gant-caoutchouc,et je les ai enfilés sur les pieds.

Pour être agréable aux visiteurs, on a mis en place des chaises invitant à la détente près de la buvette… Exemple :

PHOTOS DE SAMEDI :


L

Voici encore quelques-unes des cent photos prises dimanche… dont la plupart resteront privées. Journée riche en contacts intéressants et avec du beau temps. (le samedi, les rafales ont fait des dégâts chez beaucoup d’exposants)

Et voici encore Daïka… LOL

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Une rose à l’aquarelle…

 

Niveau | moyen
Papier | Arches vert 300 g. 20X20 cm
Médium | W&N………… 319+707+448+460
Pinceaux | Da Vinci Artissimo N.1+ synthétic forte n° 2 poils longs +
Pinceaux | Raphaël 10 (petit gris)

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Ce step nécessite des bases en dessin mais aussi en technique d’aquarelle (divers pinceaux et effets produits, lavis, cycles de l’eau, faire fuser les couleurs, négatif, effets spéciaux…). Sous mon onglet « technique » j’explique quelques bases à titre d’exemple…

Pour ceux qui peuvent il vaut mieux travailler sur le motif donc en ayant la rose devant soi (mais bien sûr pour un step il faut des photos… je vous en ai fait quelques unes)

Les roses claires étant les plus difficiles nous allons commencer par elles, car après vous saurez toutes les peindre. Il existe 1001 manières de peindre, j’en ai testé quelques unes mais ma tendance étant de combiner un minimum de réalisme avec une touche de modernité j’ai fini par trouver un style qui m’est propre… et que je vous invite à découvrir.

A la règle métallique, faire une marge et la scotcher au simple scotch de bureau (invisible). Cela fait des bords nets et aide par suite à encadrer.

Pour les petits formats inutile d’encoller suivant la méthode apprise chez Baxrainer, après séchage il est très facile de mettre sous presse.

Sur une assiette préparer les couleurs de départ très diluées (n° supra). Si vous n’avez pas les pinceaux que je mentionne un pinceau à lavis fera très bien l’affaire pour la rose, je pars du principe qu’on adapte sa manière de peindre aux outils dont on dispose,  et pas l’inverse, c’est plus économique. Pareil pour les couleurs, on peut faire un tableau entier juste avec les trois primaires… Lorsqu’on se veut créatif il faut parfois faire preuve d’ingéniosité pour compenser un outil manquant… et souvent on découvre seul(e) d’étonnantes manières de procéder. Ne suivez pas les sentiers battus… innovez !

Poser les bases en laissant des blancs pour une lecture plus claire. Variez les nuances et foncez un peu vers le bas.

Ici, pinceau à trois sous… mais qui rend d’infinis services…

Attendre le séchage et refaire un mélange un brin moins liquide.

En utilisant le jaune qui reste sur l’assiette, poser les bases de la verdure autour de la rose en évitant les détails. Ensuite avec le côté du pinceau synthétic (en photo) styliser la rose en marquant les lignes nettes, puis faire fuser en dégradant suffisamment pour garder claires les parties devant le rester.

Préciser quelques feuilles en mixant un vert plus foncé que le précédent et plus clair que celui servant à finaliser.

Au bon moment suivant les effets voulus, rajouter les touches foncées, ainsi que quelques effets selon l’inspiration du moment, par exemple nervures humide-sur-humides, projections, quelques feuilles en négatif…

Se rappeler que les tiges des roses sont plutôt raides donc je les fais avec le même pinceau que tout à l’heure, Da Vincy synthétic forte n° 2.

Attendre le séchage, faire éventuellement quelques retouches, signées et c’est terminé…

D’autres step suivront, l’été je manque de temps en raison de mon énorme potager… revenez voir régulièrement. Merci.

Remarque : en 2017 je la peindrais très différemment mais ce tutoriel est excellent pour débuter.

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Technique aquarelle : projections

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article actualisé le 04 février 2017


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L’aquarelle est le plus « technique » des médiums et une fois que les bases sont acquises on passe petit à petit à ce qui est plus difficile… Il y a ainsi la technique des projections. On peut projeter du médium, de l’écoline (pour les non-puristes), de la poudre d’aquarelle et plein de choses mais aujourd’hui nous allons évoquer uniquement les projections d’eau.

Cette technique exige au minimum la maîtrise du cycle de l’eau et une connaissance parfaite de son papier. Je vous recommande chaudement l’Arches et le Bockingford.

Il y a les projections obliques & directionnelles, plus techniques et sur lesquelles je reviendrai séparément et les projections droites, classiques, que l’on peut obtenir en bloquant le monvement de son pinceau d’un doigt ou de la tranche de la main ou, pour les grands formats, en allant jusqu’au bout d’une énergique gestuelle…

Je déconseille fortement les projections à la brosse à dents ou brosses dures (genre chèvre)  qui convient mieux pour appliquer du médium sur une surface sèche ou presque… mais pas trop pour les effets romantiques, floutés, structurés. Pour les projections il faut à la fois laisser l’eau faire son travail, et garder un certain contrôle sur les effets obtenus.

La technique de projection permet un rendu très romantique qui ne convient qu’à certains sujets bien que parfois les règles sont là pour être contournées…  Attention à ne pas dévier le travail au point de faire des auréoles, il s’agit là d’une autre technique qui sera évoquée à part.

Cette technique est très utile pour illuminer un travail, créer une texture intéressante, ouvrir des blancs, ou pour tout autre effet spécial. Que votre Créativité n’ait point de limites !

Alors que l’aquarelle se peint souvent en pinceaux de qualités (petits gris, martre etc) pour les projections, rien ne vaut des pinceaux SYNTHETIQUES. Attention j’ai bien dit « pour les projections » car pour alimenter en eau ou en médium une partie du travail le synthétique n’est pas top.

L’effet sera très différent selon que l’on projette sur du papier à plat, oblique ou vertical…

Mes pinceaux préférés sont :

Pour les formats tels que cloche, écolier, tellière, couronne, roberto, écu, j’utilise avantageusement le synthétique de chez DA VINCI – nova 6 qui me permet à la fois de projeter et d’ouvrir des blancs linéaires & courbes.

Pour les formats coquille, carré, cavalier, demi-raisin, raisin, double-raisin, jésus, voir plus, il faut un gros mais nerveux synthétique et j’ai choisi le Da-vinci n. 4.

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NAMUR salon aquarelle | 13ème biennale 2013

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La 13ème Biennale internationale de l’aquarelle s’est tenue du 18 mai au 2 juin 2013 à Namur avec un invité d’honneur de renom, Pierre CHARIOT, qui a entr’autre enseigné l’aquarelle à la Reine Paola.

Des démonstrations permettent aux artistes avertis de glaner quelques conseils et aux autres de prendre goût à ce médium très technique. Cette biennale a retenu les démonstrateurs suivants, dont j’en connais personnellement quelques-uns :

Luc Drappier
Fernand Thienpondt
Laurence Ghislain
Annick Perreaux
Patrick Pichon
Aline Gason
Martine Van Parijs
Bernadette Galle
Guy Gruwier
Wen Ming Xin
Cao Bei An
Piet Van Aken
Christiane Javaux
Dominique Ampe
Stéphane Heurion
Jef Bertels
Slawa Prischedko
Laurie Breda
Jean-Luc Dossche pour W&N
+ école d’aquarelle de Namur

En matière de conférences le programme est aussi très intéressant avec : « de l’aquarelle aux pixels » (Mme Attout) et Soif d’abstraction, source d’inspiration (G. Schoumaker).

L’illustration n’est pas négligée non plus avec Monique Martin, (= Gabrielle Vincent)

Voici quelques photos en vrac



LE VERNISSAGE

Invitée au vernissage, j’ai visité l’expo dès vendredi avant l’arrivée en masse du public… mais bien sûr une deuxième visite s’imposait pour admirer toutes ces belles oeuvres. 

Voici l’un des articles de presse …


LES PRIX

Prix du Jury = AMPE DOMINIQUE avec une technique mixte !!!
Prix de la Ville de Namur = GOREAN Eugeniu
Prix de la Banque Degroof = WOON-HA

Vidéo http://youtu.be/_tp4ffqCbrM

La télévision belge en parle aussi…

Lien vers le travail de Prischdeko

Les photos de la ville et de l’ancienne ville de Namur sont ici.

Couverture presse : j’ai pu récupérer trois articles que voici  :

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Pas à pas LILAS

n me demande très souvent des « fleurs » aquarellées mais très curieusement c’est ce que je fais le moins. –

Le lilas est un arbrisseau pouvant comporter des fleurs blanches, mauves ou violettes. L’odeur pour chaque espèce est différente et plus le lilas est clair, plus l’odeur est agréable et forte. Les tiges fibreuses demandent, en vase, à être coupées en oblique et écrasées sinon les fleurs ne tiennent que 2 à 3 jours…

Cette année j’ai déjà eu plusieurs bouquets de lilas sur ma table… et tout d’un coup mes pinceaux ont eu envie d’en garder le souvenir…

Voici les étapes de mon travail… pour aquarellistes maîtrisant le cycle de l’eau et le mélange des couleurs.

Penser à choisir un médium et un papier de qualité.
Pour mes lilas j’ai choisi Arches avec W&N.


  palette :
– jaune (gold)
– vert hoocker
– vert perylène
– bleu Winsor
– bleu outremer
– sépia
– Alizarine
– violet cobalt (clair), les autres sont faits-maison
– 1 pointe d’ocre-marron

Le travail se démarre dans l’humide immédiatement après application de l’eau à l’éponge.

Tracer ses marges en fonction de la taille intérieur du passepartout en comptant quelques millimètres « peints »en plus. Pour un passepartout de taille extérieure 40×50 prendre du Papier Arches 36×51 et tracer sur les côtés (pour mon PP avec) une marge de 3 cm latéralement et de 5,5 cm à chaque hauteur ce qui fait une ouverture (= surface peignable) d’à peu près 30X40 cm. Attention, pour la vente on calcule le prix sur la surface peinte hors marges…


Ensuite, pour avoir des bords nets, scotcher au simple scotch de bureau, sur le papier Arches il s’en va impeccablement.

Dessiner au crayon de bureau directement sur le papier, ces traits ne seront PAS gommés mais resteront partie intégrante du travail.

Sur le papier encore sec, appliquer à doses homéopathiques quelques gouttes de drawing-gum.

Ayant devant les yeux un vase foncé… à motifs… j’ai choisi de ne pas juste le suggérer mais de le peindre en premier.

Ici j’avais du lilas clair… mais je préfère le violet, donc j’interprète plutôt que de reproduire… Néanmoins démarrer au violet ne permettrait pas de contrastes donc il faut veiller à commencer quand même dans les tons les plus clairs.

Pour mouiller ma feuille je prends une éponge naturelle, je l’imbibe généreusement d’eau et je frotte dans tous les sens le papier en contournant éventuellement une surface déjà peinte.

Ensuite sans attendre j’applique les couleurs de l’arrière plan. Je fais le vert de l’arrière-plan avec le jaune restant sur mon assiette auquel je rajoute du bleu… c’est économique.

Ensuite, j’applique la teinte lilas la plus claire dans l’humide et je continue par les tons moyens puis foncés…

Tout en restant dans le figuratif j’essaie ce coup ci d’éviter le réalisme qui pour ce sujet prendrait des heures… Ici ou là il y a des retraits à faire… Même sur de l’Arches, on peut !!!

Ensuite feuillage & finitions… gommage du DG… p’tites rectifications…

– à vos pinceaux –

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Cycle de l’eau et astuces…

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En aquarelle, indépendamment du fait que parfois on mouille son papier pour le tendre… il y a des techniques qui exigent que l’on travaille sur papier plus ou moins humide…

Il y a différentes phases dans le séchage progressif du papier et selon l’effet voulu on choisira le moment précis où il faut apposer le médium.

Pour mieux comprendre, nous allons immédiatement passer à l’aspect « pratique« … Prenez un papier aquarelle et posez-y une goutte d’eau… et juste à côté, étalez de l’eau au pinceau sur la feuille…  On prend de l’eau du robinet, ou, encore mieux, de l’eau déminéralisée…

Voici en gros les phases que l’on peut observer :

(c’est bien plus technique que cela mais ceci n’est qu’une BASE, je développerai ultérieurement)

> EAU RESTANT EN SURFACE
> (certains Enseignants décomposent cette première étape
> en phase-lentille puis miroir mais je préfère simplifier, et
> résumer  par rapport à ce que j’ai appris chez différents peintres)

> BRILLANCE DU PAPIER
> Après l’inondation initiale, l’‘eau commence à rentrer dans le
> papier et sa structure apparaît.


> PAPIER MI-MAT
> Sur papier non-tendu seuls les creux restent humides.
> Sur papier tendu, l’eau commence à entrer en profondeur dans le papier.
> Le papier brille encore un peu.

 


> PAPIER MAT-FRAIS
>
La brillance est pratiquement inexistante à ce stade.


>

> PAPIER MAT-SEC
> En apparence le papier est sec mais au toucher on le sent
> encore humide.

> PAPIER SEC
> séchage complet à coeur.

Les débutants commencent généralement par apprendre la technique sèche, puis à mouiller une partie seulement de leur travail…

Mine de rien, l’aquarelle est très technique et ce n’est qu’au bout de quelques années d’intense pratique qu’on peut vraiment exploiter à fond les différentes techniques liées au cycle de l’eau.

Technique sèche

Elle correspond au papier tel qu’on l’achète.
La technique sèche est idéale pour les croquis aquarellés en outdoor et les motifs très dessinés par exemple les architectures. Ceux qui travaillent sur chevalet verront, en technique sèche, l’eau et le médium-transparent couler assez rapidement vers le bas du papier sans entrer en profondeur dans celui-ci. C’est également ainsi qu’il faut peindre un ciel avec forte pluie car ainsi le mouvement vertical est suggéré.
Exemple fait rapidement en gare de Bischwiller :

TECHNIQUE SEMI-HUMIDE

La technique semi-humide consiste à humidifier tout-ou-partie du papier avant d’appliquer son médium. Selon la qualité du papier, et du médium, les effets diffèrent. Cette technique permet des suprises souvent agréables au fil du travail et surtout de s’initier à la magie de la rencontre entre l’eau et le médium.

On peut combiner cette technique avec des réserves de blanc ou des réserves-par-non-mouillage-du-papier…

TECHNIQUE HUMIDE

La technique humide est idéale pour les pochades et travaux rapides. Le papier a été humidifié à l’éponge ou au pinceau avant application du médium au gros pinceau (large & plat pour le ciel, puis pinceau à lavis).

Pour un même travail, les effets seront différents selon que la papier soit légèrement incliné ou à plat.

Juste après l’application du médium, on peut faire quelques retraits à la carte bancaire. Pour les autres types de retrait, il convient d’attendre. Les différents types de retraits sont évoqués ici. Certains tableaux  « modernes » se font entièrement sans pinceau, par retraits à la CB, ou à l’essuie-tout.

Il faut aussi savoir qu’il y a le faux-humide… consistant à démarrer sur papier entièrement sec et à donner l’illusion d’un travail dans l’humide. Exemple :

Dans la manière de peindre classique, on commence par la technique humide pour l’arrière-plan et on travaille progressivement en avant plan au fur et à mesure de l’évaporation de l’eau. Exemple :

TECHNIQUE HUMIDE SUR HUMIDE

Elle nécessite un papier mouillé à coeur donc trempé. Il faut éviter de le tremper dans une douche ou une baignoire et pour ceux qui manquent de place j’ai inventé un systéme génial.

Voici un tableau exécuté en humide-sur-humide :


Il n’y a pas une technique-meilleure-qu’une-autre, il faut les connaître toutes et parfois joyeusement les mélanger dans nos Créations.

Selon le papier utilisé, sa qualité d’encollage, son grammage et le traitement que vous lui ferez subir, le résultat sera différent. C’est pour cela que je recommande vivement de n’utiliser qu’une ou deux sortes de papier mais de qualité. On connaît ainsi son papier par coeur et on n’a plus à tâtonner.

Pour ceux qui n’ont pas encore essayé tous les papiers existant sur le marché et qui n’ont pas encore trouvé « LEUR » papier, voici une petite ASTUCE  qui facilitera grandement les opérations…

Gardez soigneusement vos chûtes de papier et rangez-les dans un TRIEUR en indiquant la marque et le grammage.

Lorsque vous commencerez une aquarelle, sélectionnez un petit papier de même qualité, et faites-lui subir exactement le même traitement que celui que vous appliquez au travail en cours…


Les « pros » ont quant à eux une très grande marge d’un côté au moins du travail et à chaque coup de pinceau donné sur le travail correspond un coup de pinceau sur la surface-essais.


C’est une astuce largement répandue,  que j’ai observée sur le terrain à la fois chez des pastellistes et des aquarellistes.


Elle s’avère particulièrement intéressante pour le travail par superposition de couches et permet d’éviter les mauvaises surprises mais aussi de tester le degré exact d’humidité du papier donc de trouver le meilleur moment pour intervenir selon l’effet souhaité
(exemple : gestion des auréoles)

… à vos pinceaux… et bons essais !

 ALLENBACH CHRISTIANE MODELE VIVANT 20 x 20 cm FEMME

 

 

Optimiser le papier CENTENAIRE

Le Centenaire est un papier disponible en blocs aux quatre bords encollés mais le collage ne tient pas comme celui du « Arches ».

C’est un papier 100 % coton donc de bonne qualité, fabriqué sur forme ronde ce qui autorise les trempages. Ici j’explique comment le mouiller et le tendre.

L’un des avantages de ce papier c’est que la couleur ne rentre pas dedans ce qui permet, pour un bouquet ou certains animaux, de garder des teintes très vives. C’est un énorme « plus » notamment pour les travaux destinés aux chambres d’enfants.

L’inconvénient c’est que le travail en couches superposées est délicat.

Mon conseil : ne travailler ce papier qu’avec des pinceaux très doux genre pinceaux à lavis. J’ai un pinceau d’écolier à 2 € qui convient parfaitement pour les détails, et un Da Vinci Artissimo-44, n° 1, pour les surfaces plus grandes.

Ne prenez pas le Centenaire, même trempé, pour l’extérieur.
Il sèche bien trop vite.
Pour cela, rien ne vaut du Arches posé sur planche bois avec entre les deux du plastique…

déclaration fiscale artistique pour l’année en cours

Amis artistes-déclarés,  qui comme moi avez choisi la déclaration-contrôlée n° 2035… il ne reste plus que jusqu’à FIN AVRIL pour l’envoyer au TRESOR PUBLIC, car elle doit absolument être là bas avant le 02 mai. Ensuite cet été il faudra penser à envoyer la déclaration d’imposition ou de non-imposition, datée et signée, à la Maison des Artistes. Cette dernière réclame toutefois pour le 15/04 au plus tard un état complet des oeuvres créées, vendues et invendues, avec déclaration du bénéfice ou du déficit… alors ne tardez pas.

Pour tous les autres (micro-BNC), il suffira de rajouter le montant de vos ventes sur votre déclaration personnelle.

 

article mis à jour en 2014, il est toujours d’actualité.

 

 

INFO

Aquarelles en vente
Illustrations | Dessins | cartes | marque-pages | photos

bonjour à tous,

comme vous avez pu le constater j’ai « épuré » mon site.

Si vous aviez marqué certaines pages, il suffira juste de refaire les liens. Un grand merci à ceux qui viennent régulièrement me rendre visite.