Papier Bockingford


J’utilise énormément le papier Arches à propos duquel j’ai fait un tour d’horizon assez complet mais à partir de maintenant je prends également du BOCKINGFORD.

Techniquement il s’agit d’un papier aquarelle blanc naturel 100 % pure cellulose (alfa). En clair, en peignant les couleurs restent un brin plus naturelles que sur l’Arches. Il est bien sûr de fabrication anglaise sur forme ronde, sans acide et avec réserve alcaline. Le gélatinage à fait à la fois à coeur et en surface. Son grin est fin, un peu différent du Arches, ou du Langton-PRESTIGE,  seuls papiers avec lesquels on peut valablement le comparer.

Des feutres en laine naturelle confèrent au BOCKINGFORD un grain très particulier qui convient à tous types de technique. Ces mêmes feutres en assurent également une excellente conservation au fil des décennies voire des siècles.  Il absorbe bien mais pas trop, les  couleurs, se conserve bien et surtout… permet des retouches très techniques. Je le déconseillerais pourtant aux débutants car parfois il faut laver entièrement un arrière-plan ou brosser dans la baignoire… Petit bémol… avec ce papier mieux vaut éviter les « frottements » et les blocs ne sont pas soudés aux quatres bords.


Ceci dit, le Bockingford convient aux amateurs-avertis comme aux professionnels et d’aucuns l’utilisent même pour d’autres techniques que l’aquarelles mais à mon sens c’est du pur gâchis…

Concrètement, mes impressions : prenez du Arches si vous avez l’intention de faire beaucoup de grattages au coton-tige ou au cutter mais prenez du Bockingford pour faire tous types de retraits, les blancs sont plus blancs… Le papier se choisit en fonction du travail à effectuer et du talent de l’Artiste. Le Bockingford est plus délicat à manier que l’Arches mais il supporte tout autant qu’on mette du scotch de bureau pour avoir les bords nets.

En Alsace où je vis & travaille, le Bockinford ne se trouve pas en magasin même spécialisé, c’est pour cela que j’ai acheté le mien à Namur | Belgique. Par contre on peut le commander sur les sites-pros. Il existe en assortiment de six feuilles avec des grammages intéressants :

> 190 g/m² ce qui peut suffire si on l’encolle comme expliqué ici
> 300 g/m² soit la version classique…
> 425 g/m² ce qui est très agréable et idéal pour le grand mouillé.

Par contre, sans encollage, le 190 g/m² peut tellement gondoler que même un encadreur-pro disposant d’une bonne presse peut avoir ensuite du mal à le tendre…

Il existe aussi des feuilles grain fin et des blocs de 12 feuilles.  Les blocs sont très intéressants pour qui découvre ce papier car on peut commencer alors par des petits formats.

Excellente ouverture des blancs avec toutes les techniques, bonne résistance au travail très dans l’humide, et aucun souci pour enlever le liquide de masquage.

Effets spéciaux que ce papier permet impeccablement :
> retraits trèèès fins et bien blancs
> repentir facile
> convient pour travailler les auréoles
>
excellentes fusions & beaux fondus possibles
> (liste non exhaustive… c’est vraiment du très bon papier !!)

 

Autres particularités :
> le papier garde longtemps l’eau… peinture zen assurée…
> existe en plusieurs teintes
> ne se déforme pas facilement

Lien vers le fabricant St.Cuthberts-Mill

Cet  article sera complété au fur et à mesure de mes nouvelles expérimentations…


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Encadrement… faire les bons choix…

Dans un article précédent que vous trouverez ici j’expliquais la différence entre les encadrements-maison, peu onéreux, les encadrement semi-pro et les encadrements professionnels.

Ici détail encadrement PROFESSIONNEL :

L’une des raisons qui me pousse à préférer malgré le coût le travail de l’encadreur professionnel c’est qu’avec le matériel standart que l’on trouve dans les grandes surfaces il est DIFFICILE voir IMPOSSIBLE  de trouver des pièces de rechange.

Dans les expositions en plein air les cadres peuvent s’entrechoquer en cas de rafale, j’ai testé récemment, et il faut soit reconvertir les cadres en cadres-d’expo-invendables soit les restaurer à la pâte à bois ce qui en temps-passé revient souvent aussi cher que de se procurer un cadre neuf…

Mais même en n’exposant qu’en salle, on peut avoir de petits soucis. Les Artistes qui font une exposition après l’autre sont souvent obligés de décadrer/recadrer pour ne pas devoir investir dans une centaine de cadres, minimum indispensable que l’on dépasse facilement si on mène plusieurs exposition de front…

Du coup, les languettes métalliques, dont la pointe est fichée dans le bois  à l’arrière du cadre, souffrent et au bout de seulement trois ou quatre décadrages | recadrages, elles se brisent.

L’alternative consisterait à disposer d’une agrafeuse à air comprimé qui permet de remplacer avantageusement ces accessoires bas de gamme qui ne tiennennt pas la route… La finition est parfaite et ressemble à ceci :

Le résultat est impeccable car ce système permet de bien garder le paquet en contact avec la vitre, évitant ainsi au fil des années voire des décennies toute pénétration d’humidité ou d’insectes…

La fixation en « U » supporte mieux les décadrages/recadrages que le système des languettes-pointues en métal que l’on trouve sur les cadres bas de gamme.

Mais cette qualité a un coût : l’agrafeuse professionnelle exige un investissement d’au moins cinq cent euros si on s’en sert régulièrement.

Ce matériel n’étant pas à portée de toutes les bourses, j’ai trouvé une manière de fixer un clou (à petite tête !!!) : lors de sa pause, il faut appuyer simultanément sur la partie arrière du tableau de manière à plaquer le paquet contre la vitre ET sur la base du clou. Ensuite avec un petit marteau, donner quelques coups. Le bois de ces cadres-basique étant généralement tendre, ça tient et pour le décadrage-recadrage il suffit de sortir les clous (à la main c’est facile) et de les remettre en place.

Ce bricolage vous permet de prolonger la durée de vie d’un cadre d’exposition.

L’expérience m’a en effet montré qu’il vaut mieux présenter ses travaux au public sous cadre même basique que sous film plastique et ce même si les bords sont nets et si le passepartout est fourni…

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Technique aquarelle : projections

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article actualisé le 04 février 2017


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L’aquarelle est le plus « technique » des médiums et une fois que les bases sont acquises on passe petit à petit à ce qui est plus difficile… Il y a ainsi la technique des projections. On peut projeter du médium, de l’écoline (pour les non-puristes), de la poudre d’aquarelle et plein de choses mais aujourd’hui nous allons évoquer uniquement les projections d’eau.

Cette technique exige au minimum la maîtrise du cycle de l’eau et une connaissance parfaite de son papier. Je vous recommande chaudement l’Arches et le Bockingford.

Il y a les projections obliques & directionnelles, plus techniques et sur lesquelles je reviendrai séparément et les projections droites, classiques, que l’on peut obtenir en bloquant le monvement de son pinceau d’un doigt ou de la tranche de la main ou, pour les grands formats, en allant jusqu’au bout d’une énergique gestuelle…

Je déconseille fortement les projections à la brosse à dents ou brosses dures (genre chèvre)  qui convient mieux pour appliquer du médium sur une surface sèche ou presque… mais pas trop pour les effets romantiques, floutés, structurés. Pour les projections il faut à la fois laisser l’eau faire son travail, et garder un certain contrôle sur les effets obtenus.

La technique de projection permet un rendu très romantique qui ne convient qu’à certains sujets bien que parfois les règles sont là pour être contournées…  Attention à ne pas dévier le travail au point de faire des auréoles, il s’agit là d’une autre technique qui sera évoquée à part.

Cette technique est très utile pour illuminer un travail, créer une texture intéressante, ouvrir des blancs, ou pour tout autre effet spécial. Que votre Créativité n’ait point de limites !

Alors que l’aquarelle se peint souvent en pinceaux de qualités (petits gris, martre etc) pour les projections, rien ne vaut des pinceaux SYNTHETIQUES. Attention j’ai bien dit « pour les projections » car pour alimenter en eau ou en médium une partie du travail le synthétique n’est pas top.

L’effet sera très différent selon que l’on projette sur du papier à plat, oblique ou vertical…

Mes pinceaux préférés sont :

Pour les formats tels que cloche, écolier, tellière, couronne, roberto, écu, j’utilise avantageusement le synthétique de chez DA VINCI – nova 6 qui me permet à la fois de projeter et d’ouvrir des blancs linéaires & courbes.

Pour les formats coquille, carré, cavalier, demi-raisin, raisin, double-raisin, jésus, voir plus, il faut un gros mais nerveux synthétique et j’ai choisi le Da-vinci n. 4.

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Pas à pas LILAS

n me demande très souvent des « fleurs » aquarellées mais très curieusement c’est ce que je fais le moins. –

Le lilas est un arbrisseau pouvant comporter des fleurs blanches, mauves ou violettes. L’odeur pour chaque espèce est différente et plus le lilas est clair, plus l’odeur est agréable et forte. Les tiges fibreuses demandent, en vase, à être coupées en oblique et écrasées sinon les fleurs ne tiennent que 2 à 3 jours…

Cette année j’ai déjà eu plusieurs bouquets de lilas sur ma table… et tout d’un coup mes pinceaux ont eu envie d’en garder le souvenir…

Voici les étapes de mon travail… pour aquarellistes maîtrisant le cycle de l’eau et le mélange des couleurs.

Penser à choisir un médium et un papier de qualité.
Pour mes lilas j’ai choisi Arches avec W&N.


  palette :
– jaune (gold)
– vert hoocker
– vert perylène
– bleu Winsor
– bleu outremer
– sépia
– Alizarine
– violet cobalt (clair), les autres sont faits-maison
– 1 pointe d’ocre-marron

Le travail se démarre dans l’humide immédiatement après application de l’eau à l’éponge.

Tracer ses marges en fonction de la taille intérieur du passepartout en comptant quelques millimètres « peints »en plus. Pour un passepartout de taille extérieure 40×50 prendre du Papier Arches 36×51 et tracer sur les côtés (pour mon PP avec) une marge de 3 cm latéralement et de 5,5 cm à chaque hauteur ce qui fait une ouverture (= surface peignable) d’à peu près 30X40 cm. Attention, pour la vente on calcule le prix sur la surface peinte hors marges…


Ensuite, pour avoir des bords nets, scotcher au simple scotch de bureau, sur le papier Arches il s’en va impeccablement.

Dessiner au crayon de bureau directement sur le papier, ces traits ne seront PAS gommés mais resteront partie intégrante du travail.

Sur le papier encore sec, appliquer à doses homéopathiques quelques gouttes de drawing-gum.

Ayant devant les yeux un vase foncé… à motifs… j’ai choisi de ne pas juste le suggérer mais de le peindre en premier.

Ici j’avais du lilas clair… mais je préfère le violet, donc j’interprète plutôt que de reproduire… Néanmoins démarrer au violet ne permettrait pas de contrastes donc il faut veiller à commencer quand même dans les tons les plus clairs.

Pour mouiller ma feuille je prends une éponge naturelle, je l’imbibe généreusement d’eau et je frotte dans tous les sens le papier en contournant éventuellement une surface déjà peinte.

Ensuite sans attendre j’applique les couleurs de l’arrière plan. Je fais le vert de l’arrière-plan avec le jaune restant sur mon assiette auquel je rajoute du bleu… c’est économique.

Ensuite, j’applique la teinte lilas la plus claire dans l’humide et je continue par les tons moyens puis foncés…

Tout en restant dans le figuratif j’essaie ce coup ci d’éviter le réalisme qui pour ce sujet prendrait des heures… Ici ou là il y a des retraits à faire… Même sur de l’Arches, on peut !!!

Ensuite feuillage & finitions… gommage du DG… p’tites rectifications…

– à vos pinceaux –

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Cycle de l’eau et astuces…

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En aquarelle, indépendamment du fait que parfois on mouille son papier pour le tendre… il y a des techniques qui exigent que l’on travaille sur papier plus ou moins humide…

Il y a différentes phases dans le séchage progressif du papier et selon l’effet voulu on choisira le moment précis où il faut apposer le médium.

Pour mieux comprendre, nous allons immédiatement passer à l’aspect « pratique« … Prenez un papier aquarelle et posez-y une goutte d’eau… et juste à côté, étalez de l’eau au pinceau sur la feuille…  On prend de l’eau du robinet, ou, encore mieux, de l’eau déminéralisée…

Voici en gros les phases que l’on peut observer :

(c’est bien plus technique que cela mais ceci n’est qu’une BASE, je développerai ultérieurement)

> EAU RESTANT EN SURFACE
> (certains Enseignants décomposent cette première étape
> en phase-lentille puis miroir mais je préfère simplifier, et
> résumer  par rapport à ce que j’ai appris chez différents peintres)

> BRILLANCE DU PAPIER
> Après l’inondation initiale, l’‘eau commence à rentrer dans le
> papier et sa structure apparaît.


> PAPIER MI-MAT
> Sur papier non-tendu seuls les creux restent humides.
> Sur papier tendu, l’eau commence à entrer en profondeur dans le papier.
> Le papier brille encore un peu.

 


> PAPIER MAT-FRAIS
>
La brillance est pratiquement inexistante à ce stade.


>

> PAPIER MAT-SEC
> En apparence le papier est sec mais au toucher on le sent
> encore humide.

> PAPIER SEC
> séchage complet à coeur.

Les débutants commencent généralement par apprendre la technique sèche, puis à mouiller une partie seulement de leur travail…

Mine de rien, l’aquarelle est très technique et ce n’est qu’au bout de quelques années d’intense pratique qu’on peut vraiment exploiter à fond les différentes techniques liées au cycle de l’eau.

Technique sèche

Elle correspond au papier tel qu’on l’achète.
La technique sèche est idéale pour les croquis aquarellés en outdoor et les motifs très dessinés par exemple les architectures. Ceux qui travaillent sur chevalet verront, en technique sèche, l’eau et le médium-transparent couler assez rapidement vers le bas du papier sans entrer en profondeur dans celui-ci. C’est également ainsi qu’il faut peindre un ciel avec forte pluie car ainsi le mouvement vertical est suggéré.
Exemple fait rapidement en gare de Bischwiller :

TECHNIQUE SEMI-HUMIDE

La technique semi-humide consiste à humidifier tout-ou-partie du papier avant d’appliquer son médium. Selon la qualité du papier, et du médium, les effets diffèrent. Cette technique permet des suprises souvent agréables au fil du travail et surtout de s’initier à la magie de la rencontre entre l’eau et le médium.

On peut combiner cette technique avec des réserves de blanc ou des réserves-par-non-mouillage-du-papier…

TECHNIQUE HUMIDE

La technique humide est idéale pour les pochades et travaux rapides. Le papier a été humidifié à l’éponge ou au pinceau avant application du médium au gros pinceau (large & plat pour le ciel, puis pinceau à lavis).

Pour un même travail, les effets seront différents selon que la papier soit légèrement incliné ou à plat.

Juste après l’application du médium, on peut faire quelques retraits à la carte bancaire. Pour les autres types de retrait, il convient d’attendre. Les différents types de retraits sont évoqués ici. Certains tableaux  « modernes » se font entièrement sans pinceau, par retraits à la CB, ou à l’essuie-tout.

Il faut aussi savoir qu’il y a le faux-humide… consistant à démarrer sur papier entièrement sec et à donner l’illusion d’un travail dans l’humide. Exemple :

Dans la manière de peindre classique, on commence par la technique humide pour l’arrière-plan et on travaille progressivement en avant plan au fur et à mesure de l’évaporation de l’eau. Exemple :

TECHNIQUE HUMIDE SUR HUMIDE

Elle nécessite un papier mouillé à coeur donc trempé. Il faut éviter de le tremper dans une douche ou une baignoire et pour ceux qui manquent de place j’ai inventé un systéme génial.

Voici un tableau exécuté en humide-sur-humide :


Il n’y a pas une technique-meilleure-qu’une-autre, il faut les connaître toutes et parfois joyeusement les mélanger dans nos Créations.

Selon le papier utilisé, sa qualité d’encollage, son grammage et le traitement que vous lui ferez subir, le résultat sera différent. C’est pour cela que je recommande vivement de n’utiliser qu’une ou deux sortes de papier mais de qualité. On connaît ainsi son papier par coeur et on n’a plus à tâtonner.

Pour ceux qui n’ont pas encore essayé tous les papiers existant sur le marché et qui n’ont pas encore trouvé « LEUR » papier, voici une petite ASTUCE  qui facilitera grandement les opérations…

Gardez soigneusement vos chûtes de papier et rangez-les dans un TRIEUR en indiquant la marque et le grammage.

Lorsque vous commencerez une aquarelle, sélectionnez un petit papier de même qualité, et faites-lui subir exactement le même traitement que celui que vous appliquez au travail en cours…


Les « pros » ont quant à eux une très grande marge d’un côté au moins du travail et à chaque coup de pinceau donné sur le travail correspond un coup de pinceau sur la surface-essais.


C’est une astuce largement répandue,  que j’ai observée sur le terrain à la fois chez des pastellistes et des aquarellistes.


Elle s’avère particulièrement intéressante pour le travail par superposition de couches et permet d’éviter les mauvaises surprises mais aussi de tester le degré exact d’humidité du papier donc de trouver le meilleur moment pour intervenir selon l’effet souhaité
(exemple : gestion des auréoles)

… à vos pinceaux… et bons essais !

 ALLENBACH CHRISTIANE MODELE VIVANT 20 x 20 cm FEMME

 

 

Optimiser le papier CENTENAIRE

Le Centenaire est un papier disponible en blocs aux quatre bords encollés mais le collage ne tient pas comme celui du « Arches ».

C’est un papier 100 % coton donc de bonne qualité, fabriqué sur forme ronde ce qui autorise les trempages. Ici j’explique comment le mouiller et le tendre.

L’un des avantages de ce papier c’est que la couleur ne rentre pas dedans ce qui permet, pour un bouquet ou certains animaux, de garder des teintes très vives. C’est un énorme « plus » notamment pour les travaux destinés aux chambres d’enfants.

L’inconvénient c’est que le travail en couches superposées est délicat.

Mon conseil : ne travailler ce papier qu’avec des pinceaux très doux genre pinceaux à lavis. J’ai un pinceau d’écolier à 2 € qui convient parfaitement pour les détails, et un Da Vinci Artissimo-44, n° 1, pour les surfaces plus grandes.

Ne prenez pas le Centenaire, même trempé, pour l’extérieur.
Il sèche bien trop vite.
Pour cela, rien ne vaut du Arches posé sur planche bois avec entre les deux du plastique…

Mini-WORKSHOP avec Roland PALMAERTS

Aquarelles | Illustrations | Dessins | cartes | marque-pages | photos
J’avais déjà eu le privilège de faire un mini-workshop avec Roland Palmaerts, aujourd’hui, de nuit et dans le brouillard, je me suis remise en route… Voici quelques images de ces moments privilégiés, que je laisse intentionnellement sans explications techniques pour vous laisser le plaisir de découvrir vous aussi la technique de Roland, accompagné aujourd’hui de la sympathique Odette FELLER.

Et voici le travail de Roland, comme toujours entouré d’élèves zélés et attentifs…


 

 

Mesurer facilement un angle

Article actualisé le 29 mars 2015

Dans mon article « éduquer le regard » j’expliquais qu’en outdoor il faut apprendre à comparer mentalement les proportions et à les restituer avec justesse sur le papier. Mais je constate sur le terrain que souvent,  lorsqu’un débutant commence par poser sa ligne d’horizon dans le but de dessiner une perspective (objet ou bâtiments) il est souvent difficile de donner au coup de crayon la bonne direction… celle qui amène au point de fuite comme on le voit ou qui rend un angle exactement comme on le voit.

Il y a des cas où il faudra justement exagérer la perspective dans le but d’obtenir un meilleur rendu… mais dans la plupart des cas on souhaite déjà pouvoir dessiner les choses telles qu’on les a sous les yeux.

Prenons l’exemple de bâtiments modernes donc simples à dessiner en l’occurrence ceux du centre culturel de la Saline. On ne va ici parler ni de composition ni de technique picturale… seulement des angles…

L’édifice de ce CENTRE CULTUREL se situe en contrebas par rapport à la gare, et notre dessin est donc fait depuis la hauteur… et à une certaine distance.  Il est donc intéressant de restituer les angles exactement tels que nous les voyons… pour différencier notre travail d’un croquis qui serait fait par exemple au sol devant ce même édifice…

La manière traditionnelle de construire une perspective est facile et recommandée pour l’apprentissage :
a) tracer sa ligne d’horizon
b) tracer les fuyantes
c) compléter son dessin avec les verticales et autres détails…

Immédiatement après avoir procédé ainsi… et ici je n’ai fait qu’esquisser la procédure… on se rend compte que les bâtiments vont être déformés du fait que nos deux points de fuite sont trop rapprochés… et on se demande comment obtenir excactement sur son papier ce que l’on a sous les yeux.

Voici comment on peut procéder sans avoir l’outil « mesureur d’angle ». Bien sûr on s’entraînera par suite à se passer de cette « béquille » néanmoins dans tous les cas où l’on aura besoin de dessiner exactement tel qu’on voit, ce petit truc sera extrêmement utile.

Il existe différents mesureurs d’angles professionnels mais dans le cadre de notre simple dessin nous pouvons facilement nous en passer si nous avons en poche soit deux tickets-de-tram, soit deux petits cartons bien rectangulaires. Voici comment mesurer un angle ainsi… C’est facile, gratuit et super pratique :

Cette manière de reporter les angles permet de déterminer les points de fuite et partant de là, de construire son dessin de manière à ce que ce que vous dessinez sur votre feuille ressemble vraiment à ce que vous voyez.

Inutile de trouer vos tickets ou cartons à l’aiguille pour les relier avec un fil ou tout autre système, les tenir d’une main suffira amplement puisqu’il ne faut que quelques secondes pour faire le report de l’angle… ensuite les tickets pourront retourner dans votre poche en attendant le prochain dessin. Accessoirement ils peuvent aussi permettre de faire une petite ligne droite dans les cas où on doit dessiner dans de mauvaises conditions et où l’on tremblerait (position debout ou inconfortable, froid, autre souci…). Il faut toujours privilégier le travail à main levée dans les croquis-outdoor mais dans la phase d’apprentissage il n’est pas interdit… de s’aider… avec tous les moyens du bord.

Maintenant si vous faites un dessin petit format sur votre sketchbook et qu’il vous faut vérifier l’égalité de deux angles… sans rapporteur… il peut être utile de plutôt les contrôler par un petit bout de calque ou de papier « copie » (plus fin que le A4-bureau).

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ZAP BOOK

ZAP BOOK… qualité et usage
matériel pour dessiner

Je parle souvent avec éloge du matériel qui me donne satisfaction, mais aujourd’hui je dois sincèrement avouer que je ne suis pas contente, mais alors pas du tout, du tout nouveau zap book que je viens de me procurer. Fabriqué par Clairefontaine, ce book spiralé à la française existe avec couverture rouge, jaune, bleue et verte.

Présenté comme écologique donc avec papier pas bien blanc, d’environ 80 g/m² soit autant que le papier bureau… son usage est le dessin et éventuellement la prise de notes-artistiques.

Après tests… il s’avère qu’il n’est pratique ni pour l’un, ni pour l’autre.

Le point :

  • impossible de « croquer » au stylo sans abîmer 1 ou 2 autres pages
  • impossible de dessiner au crayon-graphite RECTO-VERSO même avec une mine super tendre comme 6 ou 9B… même en appuyant peu ça passe au travers…
  • le papier ne supporte pas bien le vernis en bombe, même de qualité…
  • la grosse spirale s’avère à l’usage extrêmement gênante.

En clair, ce n’est pas un produit que je vais « reprendre »…

Concrètement, il vaut bien mieux s’acheter une ramette de papier-bureau, et la couper en demi-A4… Prévoir alors un carton épais en sous-main et une protection pour les sorties-outdoor, et le tour est joué. On peut éliminer les feuilles loupées, numéroter les autres puis les classer au retour. Le papier-bureau (80 ou 90 g/m² permet quant à lui qu’on l’utilise sur les deux faces). Sans la gêne de la spirale, le trait est bien plus spontané et plus souple. D’aucuns vont dire qu’il existe des zap-book sans spirales… ils ne sont guère plus pratiques…

idée : un protège-cahier scolaire (renforcé) permet de mettre d’un côté les feuilles vierges, de l’autre les feuilles déjà dessinées, le carton pouvant se glisser par dessus. Un excellent carton… se trouve en conservant celui des blocs d’aquarelle vides.

Autre avantage : pour une perspective, l’absence de spirales est un avantage… on peut « prolonger » plus facilement les lignes que ce soit mentalement ou avec une règle et pourquoi pas puisque nous sommes en extérieur, avec une branche droite…

03.06.2014 > je découvre un truc qui me déçoit fortement…
Le stylo dans le zap-book donne d’excellents croquis, ça ne traverse pas et on peut théoriquement utiliser le verso sauf si on a la mauvaise idée de vaporiser du fixatif. Là on se retrouve carrément avec le dessin au verso presqu’aussi appuyé qu’au recto et le verso du coup devient totalement inutilisable. Pffffft !!!!!

 

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Picasa… changements techniques

Tutoriel PICASA

Picasa est un logiciel de retouches simples dont je me sers tous les jours pour recadrer les photos car nul ne les prend jamais parfaitement droites… on peut aussi s’en servir pour redresser, mettre une filigrane etc… et j’ai fait quelques tutoriels en tant qu’utilisatrice avertie et régulière…

Autre exemple : pour un artiste montrant régulièrement ses travaux, enlever le voile gris est primordial. Il faut toujours que le travail qu’on montre soit conforme à notre aquarelle.

Picasa a l’immense avantage d’être entièrement gratuit… et on peut le télécharger entr’autres ici.

En installant Picasa, par défaut il va chercher toutes vos images sur le disque dur. On peut soit lui expliquer tout de suite ce qu’il a à chercher… soit enlever un par un les dossiers qu’on ne voudra pas voir dans Picasa (donc celles qu’on n’envisage pas de retoucher).

Jusqu’à présent, en cliquant tout en haut à gauche sur FICHIER, Picasa avait une option « supprimer de Picasa » ce qui permettait d’enlever facilement les dossiers qui ne sont pas à retoucher.

Ce matin 21 mars… avec l’arrivée du printemps, Picasa a fait une nouvelle MISE à JOUR.

Attention, cette mise à jour comprend entr’autres un changement dans les options « FICHIER ». Maintenant, voici ce que l’on a en cliquant sur fichier :

Comme vous le constatez, on peut supprimer via Picasa un dossier du disque-dur… donc ne touchez pas à cette option car pour peu que votre corbeille se vide automatiquement vous perdriez tout… si on veut maintenant demander à Picasa d’ôter du bureau un DOSSIER contenant des images retouchées, il faut mettre la surbrillance grise sur le dossier voulu et faire un clic droit… ce qui permet d’accéder de nouveau à cette option.
On a ceci :

Cliquer sur : supprimer de Picasa. Terminé… à la prochaine ouverture de Picasa, les dossiers non-souhaités ne seront plus repris dans la bibliothèque.

Autre information… et de taille pour les utilisateurs inexpérimentés, auparavant il fallait parfois renommer un dossier ou une image pour revenir retravailler dessus, ce n’est plus le cas. Tant qu’on le les supprime pas du bureau, on peut revenir dessus.

C’est une évidence mais je préfère le rappeler ici, Picasa ne retouche jamais vos originaux-de-photos mais en fait toujours une copie. Je vous conseille pour plus de clarté de stocker vos photos (parfois lourdes en pixels) sur un disque-dur-externe ou sur une bonne clé USB.

Moi personnellement je ne garde jamais sur mon bureau ni même ailleurs, de copie de mes images retouchées car pour les publier où que ce soit je les allège en pixels et elles sont alors inutilisables… D’autre part je paie un hébergeur et où que je sois sur cette Terre je peux accéder à mes images par l’intermédiaire de cet hébergeur. C’est hyper-pratique…


info : mes tutos concernent essentiellement les aspects pratiques de Picasa pouvant servir aux Artistes.

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