Astuce aquarelle | pourquoi il vaut mieux ne pas secouer son flacon de drawing-gum

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Le drawing-gum ou liquide de masquage est disponible en petits… ou en grands flacons.
Article technique ici.

En ce qui me concerne je ne m’en sers que très occasionnellement, le plus souvent en démo.

Jusqu’ici je secouais toujours le flacon pour le mélanger avant utilisation.

Voici pourquoi il vaut mieux ne pas le faire :

A l’occasion d’une récente démonstration nous arrivâmes à aborder ce sujet et à l’ouverture du flacon j’ai constaté qu’un dépôt de drawing gum,  s’était fait le long des parois et sur la partie supérieure du flacon…

Voici d’abord comment le retirer ce dépôt sans perte puisque ce drawing-gum une foit sec et mis en boule, peut être utilisé pour gommer celui qui se trouve sur la feuille…

Prendre un coton-tige, l’introduire dans le flacon, et « attraper » le bout d’un dépôt de liquide de masquage.
Ne pas tout de suite tirer.
ENROULER un maximum de drawing gum autour du coton-tige PAR ROTATION de celui-ci et ensuite tirer. Tout le drawing-gum viendra… et votre produit sera de nouveau pleinement opérationnel. Si le coton-tige est trop court, aller en pharmacie, il en existe qui ont 20 cm de long.

Une fois ce petit nettoyage fait… ne plus secouer le flacon pour avoir un mélange homogène mais TOUILLER au manche à pinceau. En essuyant immédiatement (essuie-tout) aucun résidu ne subsistera sur ledit manche à pinceau. Il faut juste éviter le pinceau chinois muni d’une anse d’accrochage. Voilà les manches qui peuvent convenir :

Cette p’tite astuce vous aidera à profiter de votre grand flacon de produit jusqu’à la dernière goutte.

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Aquarelle | contourner la phase-séchage du drawing-gum

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Dans mon article technique sur le drawing-gum j’explique ce que c’est, quand et comment on l’applique et comment on l’enlève…

J’entends souvent les uns et les autres déplorer le TEMPS de séchage relativement long de ce mode de « réserve-de-blanc » surtout si les surfaces sont un peu plus grandes. Cela oblige soit à préparer le travail la veille, soit à recourir à d’autres astuces pour peindre rapidement, avant séchage du drawing-gum…

Pourquoi ces précautions ?

Parce que le contact d’un pinceau (ils sont souvent chers) avec ce liquide de masquage est strictement à éviter, il y aurait alors 90 % de chances que le pinceau soit irrémédiablement gâché. On arrive à nettoyer mais… le pinceau n’est plus le même après un tel incident…

Si on veut peindre immédiatement après avoir appliqué du liquide de masquage, deux solutions existent :

  • utiliser la technique de peinture indirecte en travaillant uniquement par versement du médium préparé (donc légèrement dilué après sa sortie du tube) directement sur le papier. L’eau transporte ensuite les pigments et on arrive à faire de merveilleux tableaux avec cette technique…

  • utiliser la méthode du papier ou de la gaze. De mon invention, elle consiste à EFFLEURER avec un essuie-tout ou de la gaze très très mouillé[e] (j’insiste…)le papier aquarelle et son drawing-gum encore imparfaitement sec.Incliner ensuite le papier dans tous les sens pour faire circuler l’eau et commencer sans attendre à appliquer le médium destiné à l’arrière-plan.

Démonstration en images du mouillage par effleurement de papier et de celui-ci après inclinaison dans tous les sens pour que l’eau aille bien partout. Eventuellement, tenir un instant le papier à la verticale pour évacuer le surplus et peindre de suite.

à vos pinceaux…

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Pas à pas LILAS

n me demande très souvent des « fleurs » aquarellées mais très curieusement c’est ce que je fais le moins. –

Le lilas est un arbrisseau pouvant comporter des fleurs blanches, mauves ou violettes. L’odeur pour chaque espèce est différente et plus le lilas est clair, plus l’odeur est agréable et forte. Les tiges fibreuses demandent, en vase, à être coupées en oblique et écrasées sinon les fleurs ne tiennent que 2 à 3 jours…

Cette année j’ai déjà eu plusieurs bouquets de lilas sur ma table… et tout d’un coup mes pinceaux ont eu envie d’en garder le souvenir…

Voici les étapes de mon travail… pour aquarellistes maîtrisant le cycle de l’eau et le mélange des couleurs.

Penser à choisir un médium et un papier de qualité.
Pour mes lilas j’ai choisi Arches avec W&N.


  palette :
– jaune (gold)
– vert hoocker
– vert perylène
– bleu Winsor
– bleu outremer
– sépia
– Alizarine
– violet cobalt (clair), les autres sont faits-maison
– 1 pointe d’ocre-marron

Le travail se démarre dans l’humide immédiatement après application de l’eau à l’éponge.

Tracer ses marges en fonction de la taille intérieur du passepartout en comptant quelques millimètres « peints »en plus. Pour un passepartout de taille extérieure 40×50 prendre du Papier Arches 36×51 et tracer sur les côtés (pour mon PP avec) une marge de 3 cm latéralement et de 5,5 cm à chaque hauteur ce qui fait une ouverture (= surface peignable) d’à peu près 30X40 cm. Attention, pour la vente on calcule le prix sur la surface peinte hors marges…


Ensuite, pour avoir des bords nets, scotcher au simple scotch de bureau, sur le papier Arches il s’en va impeccablement.

Dessiner au crayon de bureau directement sur le papier, ces traits ne seront PAS gommés mais resteront partie intégrante du travail.

Sur le papier encore sec, appliquer à doses homéopathiques quelques gouttes de drawing-gum.

Ayant devant les yeux un vase foncé… à motifs… j’ai choisi de ne pas juste le suggérer mais de le peindre en premier.

Ici j’avais du lilas clair… mais je préfère le violet, donc j’interprète plutôt que de reproduire… Néanmoins démarrer au violet ne permettrait pas de contrastes donc il faut veiller à commencer quand même dans les tons les plus clairs.

Pour mouiller ma feuille je prends une éponge naturelle, je l’imbibe généreusement d’eau et je frotte dans tous les sens le papier en contournant éventuellement une surface déjà peinte.

Ensuite sans attendre j’applique les couleurs de l’arrière plan. Je fais le vert de l’arrière-plan avec le jaune restant sur mon assiette auquel je rajoute du bleu… c’est économique.

Ensuite, j’applique la teinte lilas la plus claire dans l’humide et je continue par les tons moyens puis foncés…

Tout en restant dans le figuratif j’essaie ce coup ci d’éviter le réalisme qui pour ce sujet prendrait des heures… Ici ou là il y a des retraits à faire… Même sur de l’Arches, on peut !!!

Ensuite feuillage & finitions… gommage du DG… p’tites rectifications…

– à vos pinceaux –

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DRAWING GUM

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article actualisé le 11 janvier 2018


 


Le Drawing-Gum ou fluide/liquide de masquage, doit être appliqué parcimonieusement sinon le rendu traduit la maladresse…

CHRISTIANE ALLENBACH DRAWING GUM POSE

Dans un tableau il doit y avoir suffisamment de blanc mais pas seulement préservé au liquide de masquage, également de par la composition (le sujet sera traité séparément).

On peut également se servir du liquide de masquage pour des tiges de fleurs mais j’avoue préférer les retraits…

Parfois, la technique « en négatif » convient mieux.

Il ne faut pas hésiter à achter un  flacon de grande contenance, le liquide à masquer se garde plusieurs années et est plus économique. Eventuellement, retirer avec une petite branche le film caoutchouteux au cas où la surface s’est rigidifiée.

Selon l’épaisseur souhaitée j’applique le drawing-gum au calame (facile à nettoyer), à l’aiguille à tricoter (s’essuie de manière efficiente) ou au pinceau fin. On peut aussi le projeter à la brosse à dents, notamment pour des effets de brume sur une marine (mais j’évite ce sujet, habitant trop loin de la mer pour en restituer la quintessence)

Pour le travail « outdoor » j’utilise un brin d’herbe trouvé sur place ou une fine branche.

Pour garder son pinceau propre, il convient de le tremper dans l’eau puis de frotter ses poils sur du savon. Voici du savon qui m’a été offert par le Géant des Beaux-Arts, il est de petit format et dure très très longtemps.

Mon pinceau pour les tracés fins est un RAPHAËL 2/0 REF. 8424 avec poils de martre.

Le liquide à masquer ne devrait pas rester en place plus de 48 heures sous peine se s’enlever difficilement et d’abîmer le travail.

Si on a d’importantes surfaces à masquer il ne faut pas recourir qu’au Drawing-Gum mais suivre la procédure indiquée ici :

 masquage spécial grand format

N’enlever le liquide à masquer qu’une fois que le travail est entièrement sec sous peine de faire de gros dégâts.

Pour retirer le liquide à masquer on peut frotter doucement avec le doit mais une manière plus efficiente de le retirer consiste à utiliser un morceau de gomme à masquer qui a séché (à part) et de s’en servir pour frotter les traits masqués. Penser à réserver la masse ainsi obtenue pour le prochain travail. ATTENTION… AU PREALABLE… AVEC UNE EPONGE… NETTOYER LA SURFACE DU DRAWING GUM même si vous ne le réutilisez pas. Pourquoi ? parce que sinon vous pouvez salir le blanc censé rester pur.


Ensuite il ne reste plus qu’à continuer l’aquarelle…

Pour profiter entièrement d’un grand flacon… lorsqu’il touche vers sa fin, transvaser le liquide dans un ou deux petits contenants se fermant bien… et laisser sécher ce qui reste au fond de la grande bouteille : une fois bien sec, retirer avec le manche du pinceau et s’en servir pour gommer du liquide de masquage appliqué sur une aquarelle. Voici le fond d’une bouteille vieille de près de cinq ans (vous voyez, il en faut très peu… au final… et il n’y a presque pas de pertes) :

ALLENBACH CHRISTIANE FOND BOUTEILLE DGALLENBACH CHRISTIANE DG PETIT CONTENANTJ’ai essayé aussi le drawing-gum de W & N mais hélas ce n’est pas concluant en ce sens que j’ai manifestement eu du Géant des B.A. un produit stocké depuis trop longtemps donc d’une consistance supérieure à une chantilly bien ferme ce qui rend le travail des détails presque impossible et si on le dilue… au retrait certains papiers partent avec. Quelques semaines plus tard, le vendeur, me reconnaissant, m’a cependant remplacé sans problème le produit. C’est correct et je suis contente, merci le Géant. Un petit cadeau en prime :

ALLENBACH CHRISTIANE AQUARELLE CONTENANT PLIABLE POUR EAU2018… une trouvaille pour étaler le drawing-gum surtout celui de W & N plus épais que certains autres : couper en diagonale un coton-tige… ça fait « plume » et c’est jetable. Trèèès pratique :

ALLENBACH CHRISTIANE COTONS TIGES_ALLENBACH CHRISTIANE COUPE COTON TIGES

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