Coupe du verre et observations-encadrement

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Un tableau qui vient compléter une collection ou un un bel intérieur sera de préférence encadré par un professionnel.
Pourquoi ? ici quelques renseignements et en suivant ce lien-ci plus de détail sur les possibilités...

Un client n’est donc en principe pas concerné par la coupe du verre.

Un artiste peut avoir à remplacer rapidement une vitre qui s’est abîmée sur le chemin de l’exposition… Voici quelques éléments permettant de faire au mieux ces opérations. Bien sûr sans équipement adéquat cela sera moins facile que pour l’encadreur mais pour les cadres-d’exposition ce qui suit peut bien dépanner.

Très utile pour les travaux de découpe occasionnelle : une planche de découpe quadrillée qui se trouve chez tout bon fournisseur de matériel artistique et qui existe dans différentes tailles.

Seules quelques bonnes astuces permettent de s’en passer. L’une d’elles c’est d’utiliser une chûte de mousse ou mieux une chûte de revêtement de sol.

Il convient de se procurer une plaque de verre gratuitement car s’il faut l’acheter, autant la faire découper tout de suite à la menuiserie ou en grande surface. Ensuite, il faut investir environ 5 € dans un coupe-verre qui s’il est bien entretenu, durera des années.

Entretien du coupe-verre

  • ouvrir le blister étanche, sortir le coupe-verre
  • s’en servir tel quel la première fois
  • ensuite tremper la partie métallique dans de l’huile se trouvant dans un petit verre (haut et étroit)
  • avant le prochain usage, frotter la partie huileuse dans un chiffon doux généreusement imbibé de pétrole désaromatisé (grandes surfaces ou magasins de bricolage). Le même produit peut aussi servir à dégraisser une chaîne de vélo.
  • Une fois l’outil de découpe ainsi nettoyé, s’en servir et aussitôt le remettre dans l’huile.
    Truc de menuisier et Dieu sait si ces Artisans tiennent à leur matériel !

    Avant de donner un conseil sur mon site je me forme toujours. Ici j’ai effectué une visite chez un bon menuisier avant de mettre l’article one-line.

Dépoussiérer le verre récupéré avant utilisation sur un support approprié. Un support de découpe peut pour des petits format vous éviter de tracer le contour sur le verre au marqueur indélébile. Prendre si possible un marqueur FIN dont la couleur contraste avec le support de découpe.

Ceux qui n’ont jamais eu un tel outil dans leurs mains sont invités à sacrifier une chûte de verre pour faire quelques essais préalables. Généralement, si la molette de coupe tourne correctement, on ENTEND un bruit typique indiquant que le verre a bien été coupé et en le regardant de biais on voit clairement l’incision dans le verre.

Sans matériel de pro (support de coupe quadrillé et système d’équerres) on peut de manière simple reporter son contour au marqueur en posant le bois du tableau sur la vitre. Comme dit plus haut, le marqueur devra être aussi fin que possible mais le « S » va assez bien car il faut que le trait soit visible.

Ma règle de métal d’un mètre est épaisse et solide mais je déconseille ce type d’ustensile pour la découpe car il peut abîmer la molette de l’outil. Une règle épaisse en bois convient bien mieux, sinon une petite planche.  On peut utiliser le bois du tableau mais il faudra alors soigner les raccords (déconseillé aux débutants-ès-découpe).

Astuce :

Positionner la molette sur la ligne et placer seulement ensuite le GUIDE DE COUPE.

Cela permet de ne pas se planter par rapport à la taille.

Appuyer fortement sur le guide de coupe « maison » car on ne peut pas réajuster la trajectoire de l’outil en cours de coupe, il faut réussir du premier coup.Une fois la découpe faite, poser la ligne de découpe sur le tranchant d’une solide surface de travail et donner un coup franc de la main pour une coupe nette. D’aucuns préconisent de taper pour provoquer des vibrations mais les professionnels n’ont pas le temps et seul le bon coup de main permet un travail rapide et efficient.

Important pour ceux qui font ce travail occasionnellement : il faut savoir que les encadreurs utilisent du verre assez fin, c’est sans doute la raison pour laquelle il se brise si souvent durant le transport (et la raison pour laquelle je vends décadré s’il y a un envoi postal à faire). Or, le verre de récupération est souvent du verre de fenêtre donc avec une vocation de solidité avérée… Pour un cadre nu qui doit se fermer avec des clous d’encadreurs cela ne pose absoluement aucun problème. Le problème survient avec les encadrements « décadrage|recadrage-facile » où sur le bois de fermeture sont fixés des crochets à glisser dans une RAINURE. En voici un exemple :

Le couac ici provient du fait que les rainures sont positionnées pour du verre fin d’encadreur et que si vous voulez insérer un verre pris sur une vitre, par conséquent plus épais, les crochets métalliques ne pourront plus entrer dans la rainure et ce système devient caduque. S’il s’agit d’un cadre d’exposition, il suffira de fermer avec des clous d’encadreur, et de laisser ces crochets en place. S’il s’agit d’un cadre définitif il faudra se couper aussi un fin contreplaqué aux bonnes dimensions, et après pose du « paquet » fermer aux clous d’encadreurs puis étanchéifier le tout en fermant au scotch d’encadrement.

dans ce type de bricolage comme dans tout dans la vie, il convient de réfléchir en amont avant d’avoir des soucis en aval…

nb. > je profite de l'occasion pour rappeler à certains que mes articles sont neutres, mes pages sans publicité et que j'écris mes articles en toute liberté juste pour le plaisir du partage et éventuellement pour rendre service. Je ne réponds au téléphone à aucune question concernant les endroits où se procurer tel ou tel matériel. Dans le même ordre d'idée mon agent et moi n'acceptons aucune transaction d'une personne inconnue surtout quand il s'avère que l'appel fut passé pour des motifs "autres" qu'un simple renseignement... 

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Aquarelle et erreurs d’appréciation…

En tant que vivant point d’interrogation… je n’ai jamais fini d’apprendre et j’étudie actuellement, entr’autres, l’histoire de l’Art. Elle se définit comme étant l’étude des oeuvres dans l’histoire, en incluant leur sens, leur technique, la reconnaissance artistique du public, le contexte historique, culturel, psychologique voire économique/politique…

On ne saurait passer par là sans aborder aussi les classifications en Art, qui divergent selon les pays et les époques…

Je souhaite aujourd’hui en extraire un point particulier qui me touche de près en tant qu’Aquarelliste… c’est que dans nos contrées, hélas, l’Aquarelle a toujours tendance à être considérée comme un Art mineur… alors qu’ailleurs elle est classée Art-Majeur…

 Wikipédia définit l’Art mineur comme étant « toutes les formes d’art figuratif qui ne sont ni peinture, ni sculpture, ni architecture » et son image de peinture « fugace » lui colle à la peau… car il est vrai que l’Aquarelle permet de faire mieux qu’avec n’importe quelle autre technique, des études/croquis/carnets de voyage.

En raison d’une soit-disant instabilité de pigments, les grands investisseurs européens s’orientent plutôt vers l’acrylique et l’huile. La  conservation est l’un des arguments souvent mis en avant par la clientèle…  quelque soit le niveau d’investissement. Il appartient donc à l’Artiste de ne choisir que des pigments offrant un maximum de garanties à ce sujet…  Ceci dit, dans les pyramides on a retrouvé des aquarelles intactes… ce qui devrait écarter les doutes du grand public par rapport à la conservation de longue-durée… Je remarque en passant que les huiles présentent aussi des risques de conservation et j’ai vu des huiles craquelées ou présentant des irrégularités en surface… à cause des siccatifs ou autres produits qu’on y avait incorporés de manière non uniforme… Pourtant l’huile continue à attirer la masse… et dans les expositions aux techniques mixtes, l’aquarelle est hélas souvent le parent-pauvre… tant aux yeux du public non averti que du Jury. Les « huiles » ou scuptures raflent souvent injustement les prix… par rapport aux compétences purement techniques de l’Artiste (au niveau composition, technique-du-médium, créativité)…

Il faut savoir que depuis une vingtaine d’années, de nouveaux pigments d’Aquarelle offrent une résistance à la lumière exceptionnelle… et si une aquarelle est conservée dans de bonnes conditions elle ne s’altérera pas. (pour info, en cas de vente je fournis à la fois le certificat d’origine et les consignes de conservation). Les vernis par contre sont à proscrire car ils finissent par ternir le travail.  Les Grands fournisseurs présentent à leurs client des tableaux permettant de choisir son médium en fonction des particularités que l’on recherche, comme justement la permanence. Exemple pour W&N (mon médium préféré, suivi de très près par Schmincke et Sennelier)

Etant puriste, je ne réserve aussi les addififs divers que pour mes cartes postales, décors de chambres d’enfants etc… et bien sûr je privilégie le support « papier » plutôt que la toile même si elle est à la mode en ce moment.

Ce n’est pas parce que de grands Artistes faisaient leurs « études » à l’Aquarelle avant de passer à l’huile que cette technique pleine de subtilités et de transparences doit être considérée comme un Art-mineur. Voici quelques peintres connus (liste non exhaustive) ayant beaucoup ou totalement travaillé à l’aquarelle :

Blanche Odin                  
Cézanne
,
Cotman (dont W&N a donné le nom à une série de godets),
Cox (David)
Delacroix,
Picasso,
Turner,
Van Gogh

En fait, l’aquarelle est le médium qui nécessite le plus de connaissances techniques, de savoir-faire… et rares sont ceux parmi les artistes contemporains qui arrivent au niveau technique d’un Turner… pour  ne citer que l’un des meilleurs.

Concrètement, pour l’Aquarelliste contemporain, les répercussions sur ces erreurs de jugement par rapport à l’Aquarelle sont dramatiques…

A titre d’exemple, dans un logiciel de cotation assez connu, une oeuvre de 40×40 (pour un artiste ayant déjà fait quelques expos perso et une douzaine d’expos collectives) se vendra en moyenne à 218 € si c’est une huile, à 192 € si c’est une acrylique et à seulement 133 € s’il s’agit d’une Aquarelle. Pour un format double-raisin, l’huile se vend en moyenne à 800 €, l’acrylique à 700 € et l’aquarelle à seulement 500 €.

Sorry mais ce n’est pas juste sachant que l’Aquarelle prend trois fois plus de temps et nécessite trois fois plus de compétences techniques… car tout doit être mûrement réfléchi dès le départ, il n’y a pas ou peu de « repentir » avec ce médium…

Cette erreur d’appréciation est hélas courante et un très grand nombre d’Aquarellistes se plaignent, notamment lors des expositions, de rester les parents-pauvres dans la catégorie peintures…

C’est plus que décevant… il vaut bien mieux choisir des salons réservés à l’Aquarelle…

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