Aquarelle | autour du chiffon

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mise à jour : juin 2016


 

Dans mon onglet technique il y a un sous menu qui reprend tout ce qui facilite la vie à un artiste… rubrique qui connaît un grand succès et qu’aujourd’hui je complète avec un accessoire INDISPENSABLE, peu onéreux et pourtant omniprésent pour le peintre en général et l’aquarelliste en particulier :

l e – c h i f f o n

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris au vu des photos ci-dessus, je ne parle ici pas du papier-aquarelle-en-chiffon, mais du chiffon-bout-de-tissus. Il ne s’agit ici pas non plus du chiffon-à-polir, utilisé en encadrement.

Tous les peintres et à plus forte raison les aquarellistes, utilisent largement le CHIFFON et pour ma part je considère qu’il fait partie intégrante de l’équipement d’un Artiste-peintre au même titre que son médium et ses pinceaux.

Pourtant, généralement on en parle peu ou pas du tout.
Pourquoi ?
Parce que c’est une évidence… et aussi parce que tous ceux qui vont en cours y apprennent la gestuelle et le maniement de tous les accessoires.

Pour les autres je reprends ici tout ce qu’un aquarelliste peut faire avec un chiffon :

  • essuyer son pinceau avant de le rincer pour garder plus longtemps propre l’eau de rinçage… cela est surtout utile en démonstration lorsque techniquement on n’a pas le temps de changer son eau. Je recommande aussi systématiquement l’usage de deux gobeletsde rinçage… l’un pour pinceau très sale et l’autre contenant de l’eau propre pour peindre…
  • essorer le pinceau une fois celui-ci convenablement rincé... encore que cette étape peut s’avérer facultative pour qui a appris à faire sortir l’eau du pinceau par douce pression contre le bord intérieur de son gobelet…
  • peindre au chiffon (certains sujets sont compatibles avec cette technique qui permet de se passer alors entièrement du pinceau)
  • atténuer des projections devenues trop foncées
  • faire des retraits partiels de médium, par exemple dans un ciel…  Cette technique est très prisée par les débutants souhaitant mettre du blanc dans un nuage mais il vaut mieux apprendre à faire les retraits au pinceau car cette technique permet des effets bien plus pointus
  • dans le même ordre d’idées on peut récupérer un peu de luminosité ou de clarté sans pour autant rechercher un franc retrait
  • laver entièrement un arrière-plan que l’on a mal commencé… Là aussi la prudence s’impose et il faut bien connaître son papier… les meilleurs papiers supportent par ailleurs un bon brossage au fond de la baignoire sans souffrir… à titre d’exemple voici une araignée que j’avais réalisée sur papier entièrement brossé dans l’eau, le lavage au chiffon n’eût ici pas suffi…

  • et enfin en déplacement, un bout de chiffon peut servir à envelopper les pinceaux en les isolant l’un par rapport à l’autre si on n’a pas de trousse spéciale,
    de la même manière il peut dans une trousse empêcher les mines graphite ou carrés-conté de salir les autres ustensiles…

Que faut-il prendre comme chiffons, et quelle taille doivent-ils avoir ?

  • La taille du chiffon sera bien sûre proportionnelle à la taille du travail à effectuer, personnellement je préfère avoir plusieurs chiffons de petite taille sous la main qu’un grand
  • Priviligier toujours le pur-coton ou le métis (vieux bout d’éponge, ou de T-Shirt).
  • Pour être absorbants, les chiffons doivent avoir été lavés de très nombreuses fois d’où l’utilité de les choisir par récupération et non neufs. Le meilleur tissus à mon sens c’est du métis (50 % coton et 50 % lin) lavé régulièrement plusieurs décennies : vive les vieux draps !

Un aquarelliste peut passer ses chiffons à la machine (entre 75 et 95°) pour les autres disciplines on préfèrera généralement jeter. Pour ma part, en ayant assez, je jette aussi…

On trouve chez les fournisseurs de matériel artistique des boites de chiffons blancs en pur coton ce qui est bien mais ils proviennent de draps et ils sont trop minces pour bien absorber (il faut compter une vingtaine d’euros pour environ un kilo de chiffons).


>>> il vaut mieux récupérer du bon chiffon sur des sous-vêtements.

En déplacement ou pour certains travaux, il sera utile de compléter les chiffons-tissus par de l’essuie-tout ou comme j’aime le faire par quelques bouts de gaze (compresses non stériles de petit format).

Ci-dessous mes photos montrant le gaze au séchage car je l’utilise généralement légèrement humide pour des travaux spécifiques. L’essuie-tout peut quant à lui servir complètement sec ou légèrement humecté… selon ce que l’on a à faire. On choisira la meilleure qualité au supermarché, les autres ne font pas le poids.

Chacun trouvera « ses » chiffons en fonction de ce qu’il en attend et de ses techniques… Il faut savoir que sans chiffons le budjet mensuel d’un aquarelliste professionnel dépasse les 10 € par mois… soit l’équivalent de deux mini-godets. Alors si on a le choix… il vaut mieux opter pour ces derniers.

CHRISTIANE ALLENBACH NOUVEAUX CHIFFONS EN METIS

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Astuce pour nettoyer les gobelets en plastique

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La plupart des peintres utilisent des récipients en plastique pour y mettre l’eau, ils sont légers, facilement transportables et ne se brisent pas en tombant au sol.

En ce qui me concerne, j’ai un faible pour les contenants à usage alimentaire dotés d’un bec verseur, il me permet de doser en douceur la quantité d’eau que je souhaite laisser dans mes pinceaux.

J’utilise des produits de qualité et des pigments de premier choix, mais certains sont « lourds » et vont tout droit se fixer au fond du récipient. Le savon étant interdit au nettoyage, il y a deux solutions pour éliminer les traces de pigment.

pour info : il faut changer l’eau des gobelets à chaque nouvelle aquarelle sous peine de ternir le travail. Je préconise l’usage d’un grand gobelet pour rincer un pinceau sale et d’un deuxième gobelet pour prendre l’eau sur pinceau propre.


Le nettoyage au chiffon ou à l’essuie-tout

Si l’on dispose d’assez de chiffons (il faut en changer régulièrement) ou si la réserve d’essuie-tout est suffisante, cette solution peut convenir à chaque fois que le gobelet est assez grand pour y introduire la main munie du chiffon. Les aquarellistes qui font du grand format utilisent généralement un seau donc il est facilement nettoyable même à l’éponge.

Nettoyage à brosse

Pour les contenants plus étroits (suffisants jusqu’au format raisin) il vaut mieux utiliser une brosse spécial-bouteilles car un pinceau même dur s’abîmerait trop rapidement.

  En observant bien les brosses pourtant professionnelles… (rien n’est techniquement parfait en ce bas monde) on s’aperçoit que le bout des brosses comporte une pointe métallique ou plastifiée et que les poils vont vers les côtés au lieu d’aller aussi vers le bas. J’ai eu l’idée de tordre la brosse de manière à ce que les poils qui la constituent soient plus opérationnels. Voici une photo de la brosse tordue… qui a fait son temps mais qui peut encore remplir son rôle…

grâce à mon astuce, vous n’aurez PLUS JAMAIS ça :

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