Peinture en plein air… la meilleure heure

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Ces lignes concerneront plus le peintre qui fonctionne en mode « solo » qu’un groupe de travail, vous allez vite comprendre pourquoi…

CHRISTIANE ALLENBACH |  FEMME PROFITANT DU SOLEILCHRISTIANE ALLENBACH | SKETCH BANC ET DETAIL FERRONNERIELe travail en plein air est soumis à certaines contraintes qui en groupe peuvent devenir frustrantes pour certain(e)s…

Le déplacement à plusieurs peut nécessiter voiture ou mini-bus… il faut y penser.

Et si pour arriver jusqu’au sujet il faut quelques kilomètres de marche, les uns vont apprécier, les autres peuvent avoir un souci de santé…

Bon, en admettant que cela soit résolu… le prochain paramètre à étudier, c’est le choix du bon créneau horaire pour peindre en plein air sur le motif.

Ce choix changera selon qu’on soit paysagiste ou naturaliste… il n’y a pas « LA » meilleure heure mais « la-meilleure-heure-en-fonction-de-ce-qu’on-veut-réaliser »…

CHRISTIANE ALLENBACH SKETCH CITADIN MONIQUECritères de sélection du créneau-horaire pour le paysagiste :

On laissera ici tomber l’urban-sketch pour se concentrer sur les travaux outdoor en pleine campagne, si possible à un endroit pittoresque.

Il faut savoir qu’un paysage ne se « livre » que lentement, à travers une succession d’impressions tant visuelles qu’auditives et olfactives…  et il convient de bien s’en imprégner, et de bien observer, AVANT de s’emparer de ses pinceaux. Passer par une vignette aide aussi à bien se mettre le sujet dans la peau.

CHRISTIANE ALLENBACH SKETCH VERS ALLEMAGNE_

Le paysagiste recherchera les heures dorées… ces instants magiques tôt le matin où la luminosité de Râ ainsi que la direction de ses rayons, donnent un cachet tout particulier au paysage campagnard en général et montagnard en particulier. L’inconvénient pour le peintre c’est qu’à cette heure là… il ne peut pas encore s’asseoir sur des troncs d’arbre ou des bancs dans la nature… il doit alors pouvoir emmener une chaise pliante ou accepter de travailler debout. Mais  cette luminosité spéciale en vaut la peine.

Le soir, juste avant le coucher du soleil, on peut retrouver un tel éclat, mais souvent plus rosé, selon les saisons.

Une autre raison de peindre le matin ou le soir, ce sont les ombres. En forêt les ombres des arbres au sol rendent un paysage particulièrement intéressant (à titre d’exemple) et des ombres sur une architecture sont également très jolies. En plus la direction de la lumière donne un aspect féérique à tout paysage, quelle que soit la SAISON. C’est la température de la lumière qui change selon les saisons…

astuce :
dans tous les cas de figure… on gagnera à estimer de manière aussi juste que possible la durée du dessin blanc pour en avoir terminé avec la composition et l’étape du traçage des lignes au moment où la luminosité sera telle qu’on la voudra. Il suffira alors de la capter visuellement et de la retranscrire. Autrefois, les bons peintres allaient plusieurs fois sur place… mais dans le cadre des seuls SKETCHES… il faut essayer de boucler au moins dans une journée, souvent une demi-journée… selon le degré de finition du sketche que l’on recherche. Là aussi tout est subjectif, cela va du minimalisme réalisable en moins d’un quart d’heure jusqu’à l’hyper-réalisme, en passant par les interprétations.

Peinturemamanlotus | CHRISTIANE ALLENBACH | BICHES SKETCH

Critères de sélection du créneau-horaire pour le peintre animalier ou naturaliste :

Si vous cherchez à dessiner du gibier, la meilleure méthode consiste à vous planquer en fin d’après-midi, si possible en montagne, et d’attendre sur place avec votre bloc et vos crayons. Il sera difficile de peindre ce type de sujets… et la photo  dérange les cervidés (un peu moins les sangliers)… L’alternative consiste souvent pour l’Artiste désirant peindre son sujet dans la foulée… à se rendre dans un parc animalier. Si vous cherchez à peindre un poisson dans l’eau… allez-y en nouvelle lune et… surveillez votre ombre dans l’eau, cela les fait fuir). Ensuite… ne bougez plus.

A titre d’exemple, dans ma région il y a moyen de trouver des lamas, des wallabis, des volatiles en tous genres en passant par les paons et les faisans dorés… Pour ma part je protège les rapaces et je n’emmène jamais personne lorsque je vais les voir… Mais à la campagne on trouve suffisamment de sujets relativement « immobiles » pouvant convenir aux sketcheurs…

Il faudra malgré tout tenir compte de la saison et de l’heure où l’on voudra les dessiner et les peindre.

En effet, l’hiver certains animaux domestiques auront pris refuge dans leur écurie… comme chevaux & bovins… et l’été ces mêmes animaux rechercheront l’ombre s’il fait chaud, s’ils en disposent bien sûr.

Il faut donc que l’Artiste-Peintre, allant sur place et constatant que l’animal n’est pas en meilleure position voulue… accepte de revenir une heure après… pour souvent trouver son bonheur. Il faut toujours respecter l’animal et ne pas le déranger dans son choix en l’appâtant part de la nourriture : d’abord le touriste-artiste ignore souvent ce qui lui convient (à titre d’exemple le PAIN est malsain pour la plupart des animaux) et ensuite, l’animal n’est pas tranquille et dans une mauvaise position. Dessiner la tête d’un cheval ou d’un âne qui broute implique pour l’artiste de s’asseoir au sol… alors que s’il patiente un peu il peut avoir l’animal entier dans une pose naturelle (et plus confortable pour l’artiste).

L’Artiste-débutant ou l’hyper-réaliste (ayant besoin de beaucoup de temps) choisira un sujet IMMOBILE. A quel moment de la journée le trouve-t-on ? généralement à l’heure du repas mais aussi à l’heure du bain si l’animal dispose d’une rivière. A titre d’exemple, en ces moments caniculaires, il est facile de trouver des vaches immobiles… dans la rivière… ou comme celle-ci croquée au  Dagsberg, faisant la sieste au soleil (heu là j’avoue avoir eu l’idée de faire pareil…)

CHRISTIANE ALLENBACH VACHE DODO CENTENAIREPourquoi j’ai fait encore quelques photos ? pour vous montrer l’intérêt d’un sujet IMMOBILE : on peut en faire le TOUR pour choisir le meilleur angle. C’est presque comme pour une perspective…

😉 )))

La seule alternative à une parfaite planification et à une connaissance de soi en tant que sketcheur… consiste à partir lorsqu’on a le temps et à croquer ce qui vient… mais ceci est une autre histoire…

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Aquarelle | pas à pas paysage et ferme

 

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Les premiers beaux-jours pré-printemps nous incitent à emmener nos pinceaux en sortie outdoor…  Je vous propose donc de préparer votre matériel et de faire la même chose… avec peut-être une ferme légèrement différente mais la manière d’aborder le sujet restera le même…

Laissez-vous surprendre par ce que vous découvrez au détour des sentiers… pour nous aujourd’hui ce fut le secteur de Nehwiller (photos ici).

Avant le départ : préparez vous une feuille en délimitant le contour intérieur du passepartout et en la scotchant à l’adhésif de bureau sur un carton. Vu le froid actuel…  (-2° la nuit et +3 le jour) inutile de penser peindre toute la journée donc… il faudra faire VITE… l’aquarelle c’est aussi la peinture-de-l’instant-présent.

Bien qu’en principe les trois primaires suffisent, on peut gagner du temps en emmenant quelques tubes de plus. Dans nos régions alsaciennes où le grès rose est très présent, il faut par exemple du rose-poterie, donc toujours choisir en fonction du sujet. Le vert se fait avec bleu et jaune mais le pérylène et le hoocker dépannent beaucoup en plein air. Les sets de voyage aussi mais ils sont souvent insuffisants… En outdoor on peut éventuellement emmener du noir (de White Night de préférence) alors qu’en Atelier on l’obtiendra par mélange (emmener alors un pinceau faisant très bien la pointe).

Voici un paysage très intéressant à peindre… et suffisamment loin pour nous éviter le piège d’entrer trop dans les détails. Par contre, il faudra choisir, dans l’immensité de la scène, ce que l’on souhaite mettre sur le papier… de préférence en passant par une VIGNETTE TONALE.

  • chosir la partie retenue pour le dessin et dessiner grossièrement au crayon léger, sans détails
  • mouiller les deux tiers supérieurs du papier au pinceau-lavis
  • esquisser un ciel très clair (bleu de Winsor très dilué) et l’arrière-plan de la forêt avec un mélange [sienne nature + sienne brûlée + rompre à l’outremer]
  • pour bien montrer d’où vient la lumière, une pointe de jaune viendra rehausser ce mélange du côté le plus lumineux… faire très légèrement migrer les pigments tant que l’arrière-plan est bien humide, en veillant à esquisser quelques nuages. Les pigments qui granulent donnent une texture intéressante à l’arrière-plan.
  • Travailler l’arrière-plan en technique « humide-dans-humide » en veillant au bon rythme des couleurs et en passant du flou au net… terminer avec quelques retraits en combinant la CB, le papier et le pinceau pour faire plus naturel. Le cycle de l’eau est expliqué ici.
  • Le travail au sel est difficile simultanément aux  retraits à la carte de crédit  donc éventuellement le réserver aux zones non concernées par le retrait à la CB. Si vous n’avez pas votre CB en poche… une branche prélevée dans la nature peut également convenir.
  • Garder à l’esprit que les couleurs s’éclaircissent au séchage :

 

  • préparer un gris clair sur base des primaires pour les parties concernées des hangars

  • Travailler tous les toits ensemble en variant les teintes. Penser à exagérer un peu la luminosité si comme aujourd’hui le ciel est plutôt changeant…
  • Du vert brut comme celui du mini-set-de-voyage Sennelier donne un peu de tonus à l’herbe car en cette fin d’hiver les tonalités sont encore moroses…

 

Une aquarelle peinte sur place n’est pas forcément parfaite mais nous apprend beaucoup et nous apporte infiniment plus de liberté face à une multitude de sujets possibles… et petit à petit nous apprenons à composer en fonction du format de papier et de nos préférences…

Pour ma part, pas de retouches au retour, à part ici casser le blanc de l’arbre dont la verticale coïncide avec le blanc de la cheminée côté soleil… ce sont des choses qu’avec l’appareil-photo dans une main et le pinceau dans l’autre, on oublie sur le terrain. D’où l’intérêt d’avoir quelqu’un de compétent sous la main pour les photos mais concrètement ce n’est pas toujours possible. Et pas question non plus de demander à ceux qui sont venus assister à tout ou partie du travail…  Ci-dessus aquarelle posée sur l’herbe… où l’on voit particulièrement bien l’effet intéressant « bords-net » de l’opération à l’adhésif de bureau… et ci-dessous re-cadrage plus serré :


A noter qu’ici j’ai opté pour la peinture en plein air… dont le style est différent du carnet de voyages dans lequel on dessine plus librement et où la couche de médium est beaucoup plus diluée…

Post-painting… vider l’eau, mettre le matériel dans le sac… et profiter au retour du paysage alsacien dans ce beau parc naturel régional des Vosges du Nord…

 

 

 


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Comment faire un portrait-robot… de mémoire

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Nous savons tous ce qu’est un portrait-robot  et  dans quel contexte on peut l’utiliser. Sur le plan artistique, il peut parfois arriver que l’on n’ait ni ses crayons en poche ni son appareil-photo mais que l’on ait tout de même envie de mettre sur papier des traits qui nous ont particulièrement marqués…

Il existe actuellement des logiciels informatiques pouvant techniquement établir un portrait-robot de face ou de profil mais ceux-ci ne sont pas… artistiques !

Etant un perpétuel point d’interrogation, et ayant justement aujourd’hui été marquée par un visage en particulier,  j’ai voulu faire une autre démarche que d’habitude, où je pars d’une observation méticuleuse et, en passant par les canons, j’essaie de mettre au mieux cela sur papier. Je ne parle ici pas d’un portrait aquarelle tel qu’il est fait en atelier… mais des études et esquisses comme on pourrait en faire  en déplacement et sur le vif. Voici donc cet exercice… heu pas évident on va dire… mais faisable…

Travailler sur un être vivant dans la rue ou dans un endroit public est tout un sport, on est souvent debout et pressé car le sujet bouge…

Tenter d’établir un portrait robot nécessite quelques aptitudes et démarches que je vais ici tenter d’expliquer pour qui voudrait se laisser tenter…

  • la sélection
    • bien que souvent je désespère de n’avoir pas le temps de dessiner tout ce que je vois ou tout ce que j’aime… je fais une sélection de ce que je mets sur papier. Celle-ci peut  se baser soit sur une pure technique lorsque par exemple je travaille sur un sujet particulier et que celui-ci se présente devant moi… soit alors une émotion lorsqu’un sujet (objet, animal, humain) me rappelle quelque-chose de particulier.
  • le regard de l’artiste
    • Le regard d’un artiste est différent du regard de la masse. Il s’apparente un peu au regard du photographe mais en mieux. En effet le regard technique du photographe est une interface entre sa réaction face à un sujet et son envie de faire fonctionner son appareil. Le regard d’un Artiste capte parfois la quintessence de son sujet… et pendant que la partie droite de son cerveau enregistre ces informations, la partie gauche de son cerveau est en train de brasser les données techniques : comment mettre ceci sur papier… l’idéal étant bien sûr que les deux parties travaillent en harmonie ou dans une saine alternance.
      J’avoue que je mets souvent des lunettes teintées  lorsque je sors car mon regard d’Artiste est mal interprété. Fixer une personne de manière soutenue, en l’absence de papier pour dessiner, est mal compris… et à l’heure où tout le monde ne jure que par la productivité et l’efficience il n’est pas bon de se démarquer en s’intéressant aux lignes, formes, couleurs, personnalité ou Âme… Dessiner mentalement un contour doit donc se faire discrètement… mais avec zèle car la main n’est que le prolongement du cerveau…
  • apprendre à la main à rendre ce que l’on perçoit
    • travailler régulièrement
    • dans le cas d’un portrait robot, sur base des canons et de l’angle de vue (face, profil, trois-quarts) on tentera de dessiner au crayon quelque-chose qui se rapproche de l’image qui s’est imprimée en nous
    • de même que si on nourrissait un logiciel… au crayon on change un par un les yeux, le nez, la bouche… jusqu’à ce qu’au final on obtienne un résultat satisfaisant et ressemblant à ce que l’on souhaitait fixer.
  • En perpétuelle « évolution » et consciente des progrès restant à faire pour un adulte (car les enfants ont les capacités d’observation nettement  « plus » développées) je tente néanmoins régulièrement cet exercice de mémoire.

Pourquoi vouloir dessiner sans avoir son sujet devant les yeux ?

L’utilité première pour moi c’est que je me suis rendue compte que j’avais énormément d’esquisses inachevées du fait que le sujet a bougé trop tôt… J’ai donc trouvé dans cet exercice non seulement la joie d’arriver à re-créer quelque-chose… mais aussi l’assurance de pouvoir finir mes esquisses entamées si le coeur m’en dit. Je précise que je n’ai pas toujours envie de terminer car cet aspect inachevé ouvre la porte à l’imagination et fait rêver. En Art c’est important. Mais savoir que si je veux, je peux terminer, c’est bon pour le moral. L’Art n’est pas que don & aptitude, il est constitué de 90 % de boulot !!! alors à vos crayons !

Mettre un sujet préalablement observé sur papier après un certain laps de temps et sans support nécessite un peu de mémoire mais pas autant qu’on pourrait le croire. Faire de manière automatique quelques « associations » peuvent grandement aider le crayon à trouver des automatismes et on a alors l’impression que le dessin prend vie tout seul… Avoir d’abord une vue globale puis une vision intérieure des détails permet de restituer correctement quelque-chose pour peu qu’au départ la concentration ait été suffisante.

Voici quelques exercices pour arriver facilement à faire un portrait robot…

Dessins & esquisses rapides

Je l’ai inventé dès que j’ai eu internet… en suivant sur le web ce que deviennent mes amis… il faut donc : un ordinateur, du papier, des crayons ou mines-graphite.

En 3 mn chrono, dessiner des sujets tels que des animaux, des fleurs, des vases… Veiller à aller à l’essentiel en commençant par des traits aussi corrects que possible, et n’ombrer que s’il reste du temps. Penser que le trait juste est prioritaire par rapport aux ombres et au modelé. Un modelé sur un sujet « faux » est du plus désastreux effet…
Cet exercice est un bon entraînement pour acquérir une vision globale d’un sujet, sans trop entrer dans les détails…


Exercices de concentration et de mémoire

Me rendant compte que l’exercice précédent pouvait rebuter ceux qui se lancent dans le dessin, voici une version simplifiée de l’exercice. Même ceux qui dessinent déjà bien ont avantage à la pratiquer au moins une fois par semaine durant une demi-heure.

Travailler sur le motif (indoor ou outdoor) et PAS sur base d’une image. S’aider de mon système cartonné pour délimiter le sujet.
Nous avons donc (idéalement) un sujet simple, par exemple des fleurs en plein air. En voici la photo :

Délimiter le sujet avec ce système, sachant que notre support aura les mêmes repères. Au début on tracera les lignes, par suite seulement les quatre coins… puis ces repères existeront seulement mentalement…

Dessiner de manière simple les contours du sujet ainsi que  tout ce qui touche les bords de notre cadre… C’est un travail d’OBSERVATION, pas de dessin alors faire passer la concentration avant le reste… Ceux qui n’ont pas l’habitude de dessiner avec la partie droite de leur cerveau gagneront à compartimenter leur « rectangle » par le biais d’une croix allant à chaque « coin »…

 

La colorisation est facultative… personnellement je n’en vois pas l’intérêt dans le cadre de cet exercice.

Une fois cet exercice devenu une habitude… on passera à la phase suivante consistant, une fois le sujet « cadré » sur papier… à observer longuement le vrai sujet… et à essayer de restituer ensuite le dessin en s’aidant des points de repères notés mentalement… mais sans plus regarder le dessin.

Exemple de ma réalisation et de celle d’un « cobbaye » en train d’apprendre la technique, au potentiel prometteur. Je l’ai fait marquer en rouge les repères faisables à partir de la division de feuille par croix…


Au début on ne va pas chronométrer ces exercices de mémoire et de concentration, on va juste chercher à faire vite. Puis petit à petit, l’objectif est d’arriver à 90 secondes, quitte à se contenter d’une esquisse inachevée.


Ceux qui préfèrent garder trace de leurs croquis pourront bien sûr choisir un carnet… voici l’un des miens, de Fabriano. Il fait 15,5 cm sur 21 cm et est aussi pratique à emmener mais… les feuilles sont minces donc pas question d’utiliser recto-verso les pages. J’ai un petit carton pour éviter d’abîmer la page suivante…

Un test pour savoir si l’exercice est réussi… c’est de le montrer à… des enfants. Leur réaction sincère et spontanée est parfois éloquente… ou alors indique qu’il y a encore des progrès à faire. Les miens sont parfois « caustiques »… mais ils ont l’oeil très technique.  Sinon, un adulte « neutre » peut aussi vérifier que les formes mises sur papier restituent bien le sujet dessiné. La beauté ici n’entre pas en ligne de compte. L’exercice a pour but d’augmenter dans notre cerveau la « RAM » par comparaison à la capacité Random Access Memory d’un ordinateur. Le stockage temporaire du cerveau est à comprendre comme un tiroir où l’on mettrait les informations destinées à servir pendant un court laps de temps… Un autre exercice du même style consiste, en ville, à fixer une vitrine de magasin une seule minute puis à réciter par coeur le nombre d’objets que l’on aura pu retenir… avec bien sûr un témoin pour vérifier, sinon se les noter et contrôler…

Ces exercices alternatifs permettent à l’Artiste de finir un oiseau qui se serait envolé avant que le dessin ne soit terminé et dans le cadre de l’exercice du jour, à finir notre fameux portrait-robot car le sujet bien sûr ne sait même pas qu’il aura fait l’objet d’un travail artistique…

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