Prix Concours Sennelier été 2014

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SENNELIER, grand fabricant français de médium de qualité (à côté de quelques autres) organise régulièrement des concours à thèmes. De temps à autre je participe lorsqu’un thème me parle… et cette fois-ci c’était…

la Lumière.

Ce concours, qui regroupe plusieurs pays, consiste à réaliser un travail original suivant le thème choisi par l’organisateur SENNELIER | Max-Sauer-Sas. Les choix sont ensuite à la fois faits par le public et par le Jury de chez Sennelier. Les dotations sont faites sous forme de produits de qualité.

Je suis contente de figurer parmi les lauréats, et voici le prix qui m’a été attribué. Merci à Sennelier car c’est un produit de qualité que je vais d’autant plus apprécier que je fais énormément de outdoor.

 


Et voici l’aquarelle qui a remporté ce prix :

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Aquarelle extrafine de marque Daniel Smith

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<<< site officiel >>>


Le médium Daniel Smith se classe en trois catégories :
> EXTRA FINES,
> PRIMATEKS, 
> Luminescents

et avec ses 247 nuances, l’Artiste a de quoi trouver son bonheur. Je rappelle toutefois que pour débuter et pour maîtriser les mélanges, il faut commencer par les trois primaires, puis passer à une palette réduite, avant de découvrir les autres nuances.

Les tubes sont chers (je n’ai pas essayé les sticks) mais si l’on connaît une personne qui voyage outre Atlantique, il faut savoir que là-bas ce produit est vendu à un prix raisonnable… cela vaut donc le coup d’attendre et de s’en faire apporter toute une série. Sinon on peut en commander au géant ou chez tout grand fournisseur. Le nuancier sur le site du Géant est toutefois mieux fait que sur le site officiel du fournisseur où il faut regarder couleur par couleur avec sélection possible par type (il manque la vue d’ensemble).

En tant qu’Artiste soucieuse d’offrir à ses client un maximum de Qualité, je ne m’intéresse qu’aux nuances offrant une résistance maximale à la lumière (et à ce niveau seul Schmincke offre des équivalents).

Les « plus » c’est que sur son site officiel, Daniel Smith donne de bons conseils pour des mélanges innovateurs et subtils. Le « moins » c’est que le site est rédigé en anglais et que tous les français ne maîtrisent pas (dont moi, snif).

Daniel Smith fabrique son médium aux Etats-Unis, plus précisément à Seattle. Sa particularité c’est que la gamme de 247 couleurs on en trouve 207 qui sont produits à base d’un seul pigment.  C’est très important pour l’aquarelliste.La gamme primatek correspond aux pigments purs. Les iridescentes peuvent convenir aux Artistes ne maîtrisant pas encore les mélanges. Je les testerai ultérieurement vu le prix du produit en France. Selon le (grand) tube, le prix en France oscille entre 13 € et 25 €.

Mes coups de coeur au niveau des nuances, mais c’est tout à fait subjectif et correspond à mes sujets et à ma technique perso… Par contre, les fabricants changeant souvent le nom des produits (d’une marque à l’autre), l’Artiste doit s’intéresser au pigment contenu dans le médium qu’il souhaite acheter !!!

> titane buff (semi-opaque, résistance maxi)
> jaune citron (transparent, résistance maxi)
> jaune indien (transparent, résistance maxi)
> rouge quinacridone (transparent, résistance maxi)
> purpurite (transparent, résistance maxi)
> bleu sarcelle cobalt (semi-transparent, résistance maxi)
> or quinacridone (transparent, résistance maxi)
> or foncé quinacridone (transparent, résistance maxi)
> bronze du désert (duochrome, transparent, résistance maxi)
> violet nacré (duochrome, transparent, résistance maxi)
> or interférence (duochrome, transparent, résistance maxi)
> bronze iridescent (duochrome, transparent, résistance maxi)

Pas de vert pour moi, je préfère les obtenir par mélanges…
Attention, pour la plupart des nuances jaunes et oranges, l’aquarelliste EXIGEANT fera mieux de se procurer des pigments purs et de les mélanger lui-même à on bon liant. Ceci pour une plus grande résistance à la lumière.

Pour peindre avec ce médium il est bon d’avoir un papier de qualité en fibres naturelles (Arches est mieux que Centenaire, sinon Bambou ou un papier tel que Bockingford), et un pinceau doux en martre ou petit-gris. J’ai quand même testé au pinceau chinois… et j’en suis également satisfaite. Le travail avec Daniel Smith est très agréable.

Mes modestes observations (l’article sera complété au fur et à mesure de mes essais) :
> D.S. est mélangeable à toutes les grandes marques
> D.S. permet de beaux effets de texture
> D.S. a de belles granulations ( lapis lazuli, sodalite, red rock,
> bloodstone, lunar red ochre, riger’s eye)
> mais elle devrait être bien plus accentuée !

Voici (entr’autres) deux essais :
> le premier sur Arches
> le second sur Centenaire.


J’encourage le Lecteur à se faire sa propre opinion avec au moins les primaires et l’une ou l’autre luminescente. Mais pour le Céruléan-blue, il faut absolument le prendre chez Schmincke, celui de D.S. ne fait franchement pas le poids.

 

nb. : pour tester  238 nuances, à petites doses, il vous en coûtera uniquement 13 € (arrondi) si vous optez pour la carte-tests.

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Démonstration dessin floral pour aquarelle

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25.06.2014 <> 09:00 <> 10:00 à l’Interface


Passionnée d’Art en général et d’Aquarelle en particulier, je vis, peins et enseigne en Alsace, dans le Parc Régional des Vosges du Nord dont vous pourrez découvrir des photos & vidéos sur mon site au hasard de vos navigations…

Je participe souvent à des démonstrations publiques liées à des événements particuliers, et occasionnellement j’en fais à titre individuel. Pourquoi ? par souci de partage, et aussi parce que face à l’ère informatique et au flot de techniques de reproduction d’un tracé (lire par ex. ici ou ici astuces repro) j’aime que chacun puisse acquérir la tranquille assurance d’arriver à faire quelque-chose de correct face à seulement : un sujet, une feuille blanche et un crayon. Et aussi parce qu’au bout du compte, savoir dessiner est un réel gain de temps…

J’ai aussi constaté au fil des années qu’il ne faut pas seulement aborder le dessin par le contour… mais aussi par la compréhension. L’approche est totalement différente selon que l’on reproduise machinalement un tracé ou que l’on cherche, pendant que le crayon court sur le papier, à deviner le sens d’une nervure, d’un muscle, d’un os…

Autre fait significatif : le dessin sur le motif, face au sujet, permet de SIMPLIFIER son sujet… donc d’en traduire la quintessence. Je note souvent des surcharges chez ceux qui calquent, et à ce moment, lors de la mise en peinture, on a du mal à dégager l’élément principal en respectant les règles de composition et de mise en valeur…

Ayant cueilli des fleurs hier... en prévision de la démo... chacun avait le choix entre un bouquet entier, une ou deux fleurs ou alors une petite branche mise à part dans un verre... Voici déjà les photos car tout comme le crayon & pinceau sont le prolongement de la main de l'Artiste, l'appareil photo n'est jamais bien loin ne serait-ce que pour fixer au fur et à mesure le résultat d'une séance de dessin ou de peinture. -

Voici un dessin réalisé au pinceau sur un petit format 15×15 qui s’est très vite avéré trop petit, suivi d’un dessin au crayon sur une feuille plus grande.

Ces dessins vont maintenant servir de base à une interprétation au pinceau… on peut rester alors proche du sujet ou s’en éloigner.

Personnellement j’eûs préféré dessiner le bouquet à demi-couché tel qu’il se présentait à la cueillette. Pourquoi ? parce qu’il y avait en plus des ombres intéressantes et que le sujet eût été moins classique.

Entraînement préalable sur bloc-notes, ça va très bien…

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RIVES DE L’ART | 2014

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Après 2012 avec petites ventes  et une année 2013 sans vente je n'étais pas sûre du tout de vouloir participer à cet événement, puisque faute de véhicule j'ai toujours d'énormes frais de location-voiture. J'ai trouvé un petit compromis en emmenant cette année 2014 moins de tableaux... surtout que la grève Sncf vient se cumuler avec une partie du réseau ferroviaire fermé pour travaux. En sus du déplacement, toujours cher, il y a la place à payer et il est passé de 15 à 20 € ce qui pour un outdoor (plein-air) est beaucoup par rapport aux salons internationaux qui sont eux toujours dans de beaux locaux.  Nous sommes ici loin de l'excellente prestation d'une commune des Vosges du Nord qui offre un repas complet à chaque artiste... ou d'une autre qui monte à chacun une tente avec mise à disposition de grilles, tables & bancs... et j'avoue en avoir un peu assez que partout on considère les artistes comme des pigeons-plumables sachant que justement les Artistes souffrent le plus de la conjoncture et que les ventes sont réduites voire inexistantes. Pour un professionnel qui n'a pas d'autres ressources, cela veut souvent dire qu'il doit renoncer à exposer ce qui inévitablement le conduit dans un cercle vicieux puisque s'il ne se se fait pas connaître il a encore moins de chances de vendre...

Participants dans l'ordre de l'organisateur : Wally Mazen, Peggy Dihé, Mathilde Bouvarel, Herve Libert, Emilie Charbonnier, Mikael Tertrain, Bernard Bischoff, Pascaline Wagner, Frieda Zopfmann, Otmar Kaiser, Valeria Samyn Mattioli, Liliane Peiffer, Claude Louis, Gabrielle Delfosse, Carine Mougin, Sandrine Bodin, Michèle Kauffmann, Nathalie Garau, Hélène Cremmel, Rémy Risch, Alain Drulang, Pau Melkowski, Francis Porché, Anne Rettien, Eric Alvarez, Armand Renault, Pietro Addamiano, Anais Stutzmann, Nicole Reiter, Sidjy Leconstant, Nathalie Defert, Sylvie Monami, Marie Meier, Karl Blanchet, Jeanine Graber, Florence Gaudry, Nelly Pirany, Emile Krieger, Pierre Kohl Wahl, Monique Douvier, Anne Hechinger, Nicolas Fantoni, Mario Marciano, Agnes Minni, Carine Barrois, Maryse Kriloff, Marie-France Schneider, Stephane Knorr, Jean-Paul Farrugia, Scharr-arts, Guy Gravier, Christa Kalb, Aurélie Rey, Armande Forst, Lucienne Keller Messmer, Jacques Senger, Stephane Klipfel,Sophie Bassot, Maria Bret, Christiane Allenbach, Pierre Mallo, Celine Widemann, Thierry Colin, Claudine Oster, Fabio Secco, Sophie Secco, Fabienne Giraud, Rachel Fallacara, Etienne Albrecht, Liliane Kister, Karen Muller, Corinne Dey, Jean-Marie Meyer, Yutao Ge, Francine Nicolas, Jérôme Klingenfus, Fanny Germain. 

A cette exposition (souvent venteuse) il y a toutefois une ambiance marine inégalable, et un public intéressé quoiqu’achetant pas ou peu.

Quelques-unes des oeuvres exposées…


Les « plus » : le cadre, les collègues sympa, les organisateurs.

Les « moins » :

  • on fait surtout de la figuration, peu ou pas de ventes
  • tentes, tables et bancs ne sont pas fournis par la Mairie comme c’est le cas en Alsace du Nord (ce serait sympa et surtout très pratique)
  • le coût reste élevé par rapport aux retours positifs que l’on peut en tirer en tant que professionnel, les amateurs cassent le marché en proposant des oeuvres de moindre qualité à ranger plutôt dans la « déco » et le public ne s’y retrouve plus
  • la restauration est on-ne-peut-plus-LAMENTABLE.
    Quarante minutes d’attente pour une minuscule petite saucisse blanche dans un pain très bof et clients servis par du personnel désorganisé, débordés et râleur… Beaucoup ont dû rendre des aliments encore congelés dans l’assiette donc non cuits !!!
  • Le géant des beaux Arts est passé distribuer des cadeaux samedi… j’ai eu le mien par courrier, merci de cette gentillesse.

voici quelques photos en vrac, vu la tornade, j’ai aidé les collègues à ranger ce qui s’envolait, il y a eu beaucoup de casse de matériel… mais zéro-blessé. Ouf.



 

 

La p’tite aventure arriva sous forme de tornade. Sans signe avant-coureur, je me suis retrouvée ensevelie sous un énorme parasol et recouverte de toiles et de chevalets en provenance de ma voisine de gauche. La tornade emporta entièrement une tente, cassa de nombreux tableaux et céramiques, et certaines cîmes d’arbres ont été garnies de matériel artistique, le tout avant que nous ayions le temps de dire « ouf »… Pas de blessé mais gros dégâts matériels.

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Les « rallonges » en perspective

 

Lorsqu’on veut faire son sujet bien grand, les deux points de fuite visibles ci-dessus se trouvent très souvent HORS DE LA FEUILLE.

Le débutant ou celui qui dessine minutieusement… va pourtant quand même devoir les marquer avec précision car de ces points partent beaucoup de lignes importantes qui vont déterminer la justesse du dessin, condition nécessaire pour ensuite (et ensuite-seulement !) exprimer émotion & ambiance.
(infos-perspective ici)

Une bonne astuce consiste, si on ne peut pas réduire son échelle (ce point sera abordé séparément), à faire une petite rallonge sur l’un des côtés de la feuille en collant au scotch de bureau un post-it ou petit bout de papier là où on visualise le point de fuite (qu’on détermine en dessinant le bloc géométrique qui contient son sujet). Voici cette rallonge :
Il est très important que la rallonge soit solidaire de la feuille et qu’on puisse bouger les deux en même temps. Peu importe la qualité du papier-aquarelle, les  2 cm. de scotch nécessaires pour fixer la rallonge s’enlèvent aisément une fois le dessin terminé, et c’est au verso donc zéro-risque.

Attention, le système de rallonge ne convient que s’il manque jusqu’à dix centimètres. Si la distance est plus grande il vaut mieux recourir à d’autres astuces que voici :

en Atelier

  • sacrifier une feuille à dessin de faible grammage et l’utiliser en tant que sous-main sur lequel on pourra prolonger les tracés mais il faut alors bien fixer le papier aquarelle de manière à ce que rien ne bouge durant le travail ;
  • Pour ceux qui travaillent sur planche, on peut marquer les points de fuite par le biais d’une épingle qui restera en place tant qu’on bosse sur le dessin et sera retirée avant peinture ;
  • Enfin, il y a la possibilité de travailler au mur… ce qui permet d’avoir ses points de fuite extrêmement éloignés de la feuille, cette méthode peut s’accompagner de fil ou de longues règles pour ceux qui en ont (un mètre à deux mètres minimum).

outdoor :

  • les plus expérimentés dessineront à la louche et pour les dessins ou croquis aquarellées cela conviendra parfaitement,
  • sinon, une petite astuce consiste à emmener un carton plus grand et à s’en servir comme sous-mains. Si ce n’est pas possible, placer une règle transversalement sous la dernière page du bloc permet, même sans marquer les points, de mieux visualiser où doivent aller les lignes de fuite ;
  • dessiner/peindre plutôt « petit » en plein air et tant qu’on ne maîtrise pas la transposition du sujet à une autre échelle on peut en extérieur à loisir se rapprocher physiquement du sujet, ou alors s’en éloigner. Et parfois en faire le tour pour repérer un meilleur angle pour un dessin plus typique.
  • Astuces inédites que j’ai cependant testées : travailler sur un banc ou table de bois en randonnée et y faire une croix à la craie pour déterminer les points de fuite s’ils sont hors de la feuille, ou aussi travailler au sol et marquer les points soit à la craie en ville soit en y plantant deux aiguilles à tricoter (petites pour chaussettes, sinon deux branchettes peuvent aussi aller) s’il s’agit d’herbe….

… à vos crayons…

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07 SEPTEMBRE 2014 AU 07 SEPTEMBRE 2015 | Mille années fondations cathédrale de Strasbourg

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Le 17.02.2017 = nettoyage des images en surnombre. Bon surf à vous.


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>> La cathédrale Notre Dame de Strasbourg que j’ai déjà eu le plaisir de « croquer » sur place a la particularité d’avoir été construite sur un site gallo-romain dédié à Mercure ce qui en clair veut dire que sur le plan mystique elle n’a pas été construite n’importe où ni n’importe comment… Sans développer ce point particulier qui constituerait un roman-à-part… je voudrais par le biais de mon modeste article, co-célébrer le savoir-faire des Anciens que j’admire par-dessus tout. Ma perception des choses se fait ici à la fois en tant qu’Artiste et en tant qu’Être spirituel.

Pourquoi juste maintenant et ici ?
Parce que les premières fondations  furent datés de 1015 et que l’année 2015 nous fournit une occasion de nous pencher un peu plus sur justement ce savoir-faire-particulier. Voici le LIEN vers le programme officiel de la manifestation dans son aspect public.

Les Romains ont à l’époque repris un lieu spécial celte pour le dédier à Mars et l’actuelle cathédrale fait suite à d’autres constructions « catholiques » précédentes (au moins quatre)…

On dit que cette belle cathédrale, représentative du style gothique, c’est qu’elle est construite sur pilotis. Ce n’est pas tout à fait exact. Les « pieux » utilisés pour la cathédrale ont à peu près le diamètre d’un tuteur de vignoble… Non, il n’y a ni lac ni fleuve sous la cathédrale, elle est surélevée par rapport à l’eau… Par contre le sable sur lequel elle repose est en permanence humide et le sous-sol (crypte par ex.) doit en permanence être chauffé sous peine de voir des champignons se développer.

Je n’aime pas reprendre ce qui a déjà été longuement expliqué ailleurs donc je ne listerai pas les différents Maîtres d’Oeuvre qui se sont succédés au fil du temps, mais je voudrais juste ici souligner combien j’admire leur Savoir-Faire, même si parfois ils ne disposaient dans l’exécution que de main d’oeuvre non-qualifiée (notamment pour les fondations). Ceux qui veulent suivre l’évolution architecturale au fil des périodes peuvent consulter l’encyclopédie Bs-Edition. Une source de première importance pour la compréhension des différentes étapes de construction  demeure la collection des relevés des marques lapidaires (marques de tailleurs de pierre et marques de pose) de la cathédrale de Strasbourg : c’est tout simplement fascinant. Il faut aussi savoir que des « bouts » de la cathédrale sont disséminés ici et là notamment à Pfaffenhoffen. J’ai pris le temps de les admirer car en plein air ils ne sont que plus beaux, photos ici.  Les sculpteurs contemporains désirant élargir leurs connaissances peuvent aussi se référer aux cinq mille moulages (les plus anciens datant du XIXe siècle) de la collection FOEN. De même on peut y admirer 1.800 objets en pierre ancienne ainsi que bon nombre de sculptures… Important du moins pour moi en tant qu’ex-sculpteur : voir les OUTILS de l’époque.

La cathédrale possédait autrefois un « Kindelsbrunnen » et a donc ceci en commun avec la ville où je vis habituellement et où il est encore visible (alors que celui de la cathédrale est sous dalle).

Plusieurs fois partiellement détruite et reconstruite au fil de l’histoire et des guerres humaines, l’édifice est actuellement régulièrement restauré. Belle et majestueuse, la cathédrale présente un « moins » c’est qu’à l’époque de sa construction on n’avait techniquement pas les moyens de recouvrir la pierre d’une fine couche de silicone comme cela se fait par certains sculpteurs contemporains… d’ailleurs on n’avait pas non plus prévu le facteur « pollution »… Snif… du coup la pierre a bien souffert et n’a plus sa couleur d’origine. A l’époque on maîtrisait par contre la technique des enduits sur pierre… en intérieur et en sous-couche d’une peinture (ceux-ci se faisaient à la chaux ou de la poussière de sable mais encore aux poils de vache ! le meilleur enduit se composant d’un mélange de chaux avec poussière de marbre).

Au travers de l’Art… nous pouvons avoir une idée de l’aspect des lieux par le passé…

La gravure plus récente reprend aussi le plan au sol ce qui est toujours extrêmement intéressant car pour un Artiste, l’architecture se « comprend » mieux à la lecture du plan (il suffit d’élever mentalement les verticales pour que ce soit clair). Il est édifiant de contempler le plan à plat de la flèche : il comprend tous les détails, c’est incroyable comme déjà à l’époque les Concepteurs faisaient preuve de Génie !

Très connue également… la célèbre horloge de la cathédrale.

Mais personnellement je m’intéresse avant tout à ce qui est lié à la CONSTRUCTION et à l’architecture.

Particularité du lieu : les fronts baptismaux ne sont pas reliés au chiffre « 8 » comme c’est la tradition partout ailleurs mais reprennent le symbolisme du « 7 » ce qui est parlant en soi. Beaucoup d’autres « Signes » sont cachés un peu partout pour qui sait voir… mais il faut trouver le bon sens sinon…

Voici le lien vers l’Oeuvre de notre Dame, chargée de l’entretien et de la restauration de la cathédrale, leur site apporte aussi beaucoup d’éléments & photos. Je me suis entr’autres penchée sur les « maladies » du Grès. Il est également intéressant de voir les Archives de la Ville… notamment la bulle authentique du pape Léon IX datée de 1049 ou les documents de différents Archivistes dont le très connu Wencker. Les Archives de la Ville sont consultables par chacun(e) après quelques formalités administratives, on peut photocopier sur place ou même se faire graver un DVD. Les publications à usage commercial sont bien sûr payantes. L’Art médiéval & Renaissance est visible au Musée de l’Oeuvre Notre Dame et l’on y retrouve beaucoup d’éléments relatifs à la Cathédrale.

Mais revenons plus particulièrement aux fondations… car je suis passionnée par la pierre et le bois comme on peut voir dans mon CV et je ne déplore qu’une chose c’est que mon poignet ne me permette plus de sculpter moi-même…

Tout d’abord, il faut faire la part des choses entre légendes,   inaxectitudes souvent copiées/collées,  et la vraie & logique Vérité…

Non les fondations ne nagent pas dans l’eau et non il n’y a pas tant d’ossements ou d’objets anciens sous la cathédrale… tout simplement parce qu’une grosse part des reliques & ossement avait tout simplement été jetée dehors à l’époque lors de remous et d’événements locaux… En clair, seuls quelques-uns des nombreux évèques que nous avions à Strasbourg ont leur « restes » dans la cathédrale comme le veut la Tradition catholique. A propos de « Tradition », l’ensemble des travaux a été fait par une main d’oeuvre catholique mais pas spirituellement qualifié au point d’arriver à « inclure » dans la matière les prières les plus pures ni les vibrations les plus élevées : le lieu était tout simplement naturellement favorable, les Celtes (« opératifs » d’instinct) l’avaient trouvé bien avant… Et il a été ensuite maintes fois béni & consacré.

La Crypte est la partie construite sur de l’Ancien…  et c’est donc elle qui m’intéresse tout particulièrement. Quelques détails supplémentaires et dessins figurent ici. Mais très curieusement les meilleures photos one-line sont sur un site breton.

La crypte de la cathédrale de Strasbourg date des années 1015, et il convient de noter la bichromie des arcs, et on voit ici une judicieuse exploitation des différents strates composant le grès vosgien. Ma définition de l’arc est une courbe de pierre ou de maçonnerie reliant deux points. La crypte n’est pas ouverte au public ce qui est compréhensible vu le non-respect assez courant des lieux sacrés. J’ai eu la chance exceptionnelle de pouvoir y entrer… rare privilège et je suis aux anges. En voici quelques photos, en petite taille car l’endroit n’est pas accessible aux visiteurs de la Cathédrale :

C'est un endroit "magique" en ce sens qu'il n'est point perturbé par des visiteurs irrévérencieux, qui arrivent souvent par grands troupeaux dans la cathédrale et s'y conduisent comme sur la place du marché en oubliant qu'il s'agit avant tout d'un lieu Saint... On y voit la pierre telle qu'elle fut posée car il y a eu fort peu de remaniements dans la Crypte bien que l'oeil d'un observateur attentif détecte des arcs romans qui ont été légèrement agrandis. Au niveau plafond et colonnes, on observe un grand changement entre la partie la plus ancienne de la Crypte et son extension qui pourrait amener à penser qu'il s'agit de gothique alors que non, la crypte est entièrement romane. Les piliers cylindriques et à section polygonale sont donc tous deux présents dans la crypte. Le choix de deux tons de grès rose s'avère sublime... Par contre, autant les colonnes-piliers sont massives donc 100 % en pierre, autant la plupart des murs ont été conçus dans le but d'économiser de la pierre. Pour le comprendre il faut se projeter dans le passé, à l'époque où les transports n'étaient pas organisés comme de nos jours et les routes en terre battue ne permettaient pas le transport de convois exceptionnellement lourds... Construire uniquement en pierre exige la manutention de blocs énormes, et sauf à maîtriser certaines Lois naturelles, les efforts humains à déployer sont presqu'impossibles... En clair, les Constructeurs de cette Cathédrale ont organisé les fondations de manière à pouvoir élever les principaux points d'appui avec des blocs-massifs pur-pierre, et le reste c'est du "semblant"... en l'occurrence des murs dits de remplissage. A noter que des pièces de bois (MIEUX : en granit car les longrines de bois, noyées dans les maçonneries, donc dépourvues d’air, pourrissaient au fil des années avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer). Ces pièces de forme longitudinale étaient insérées à la place de l'actuel béton-armé pour un meilleur maintien de l'ensemble. Ces murs peuvent encaisser sans broncher quelques petits tassements mais suite à un emploi excessif de ce prodédé, parfois des lézardes franches apparurent... L'usage de mortier à chaux grasse donc à prise très lente pallia grandement à ce type de soucis.  Le grès des Vosges n'est pas partout de qualité égale, et les pièces de second choix devaient être placées à à des endroits où cela ne posait pas de problème et en aucun cas à un point d'appui. Les Anciens savaient parfaitement faire-avec-ce-dont-ils-disposaient... Une voûte romaine ne peut rester intacte qu'avec des appuis stables d'où toute l'importance d'une construction maçonnique SOLIDE. Les Romains misaient sur une stabilité au niveau semelle & appuis, par la suite intervient la notion d'élasticité en construction. La technique de constuction s'adapta par le fait de noyer dans le mortier des moellons taillés posés comme des claveaux intradossés & extradossés, gage de solidité et de cintrage permanent souple assorti à des contre-forts & arcs doubleaux. Obtenir des voûtes stables sur murs parralèles était un réel défi à l'époque car les berceaux exercent une pression continue sur les têtes de murs et des voûtes d'arête idéalement bâtis sur plan carré sont esthéthiquement limitatifs. C'est éclairant et passionnant de suivre pas à pas les réflexions et problèmes des différents constructeurs mais ce serait sûrement ennuyeux de trop développer ce point ici... Ces esprits éclairés sûrent trouver des solutions techniques au fur et à mesure des échecs et c'est ce point là qui mérite toute notre admiration. (ex. 2 rangs de claveaux concentriques avec saillie du 2ème rang sur le premier). D'ailleurs malgré la formation de nos architectes contemporains, pas un seul ne serait actuellement capable de concevoir entièrement un édifice tel que la Cathédrale de Strasbourg (surtout sans ordinateur). Pour résumer avec les voûtes, elles étaient évidemment chargées le moins possible : on utilisait pour cela une roche tendre volcanique ou tout autre matériau léger et les piles étaient rendues solidaires des murs externes, le contre-buttage étant particulièrement soigné. En fait, je pense que les arcs qui ont été visiblement rehaussés dans la crypte, comme je l'ai constaté de visu, ont simplement été rendus plus solides par l'éloignement du principe "plein-cintre" pour se rapprocher de l'arc en tiers point. Grand nombre d'arcs doubleaux ont été relevés dès que possible... (J'aime tout savoir, techniquement, sur un lieu aussi frappant que cette crypte et je bosse mon sujet pour que mes lecteurs disposent d'informations justes & pertinentes). La cathédrale étant construite bout par bout au fil des siècles... les Générations qui reprirent le travail dûrent à chaque fois assimiler la technique de leurs prédeccesseurs pour mieux continuer et éventuellement pallier aux erreurs techniques, commises par les Compagnons de l'époque... et il faut se demander si c'est un hasard ou une intention... Je me réfère ici en particulier à l'adjonction d'humus, réputé instable, entre une partie de la fondation et sa maçonnerie... ce qui inévitablement, près de cinq siècles plus tard... provoqua des fissures de pilier (source sûre = Drac)

Ce que j’ai aimé dans la Crypte, c’est son ancienneté et la réutilisation des pierres anciennes de l’édifice existant avant que l’on ne commence à construire la Cathédrale. Certaines d’entr’elles, emmurées horizontalement à l’époque, ont dû être changées de sens et se retrouvent avec les stries verticales. C’est en principe à éviter mais je pense que par souci d’économie on a voulu tout ré-utiliser. Dans la partie la plus récente de la  Crypte se trouve une dalle impossible à soulever seul(e) qui conduit à des escaliers, voici les photos officielles :
Cet accès n’est possible QUE dans le but de travaux d’archéologie ou de consolidation. On y voit de magnifiques voûtes et les pierres sont assemblées par une couche de mortier dont l’épaisseur m’étonne un peu… Contrairement à la partie supérieure de la cathédrale, ici rien n’est mathématiquement droit et le lieu intègre les constructions plus anciennes comme on peut le voir au niveau de la taille très rudimentaire des pierres (avec alternance de pièrres bien carrées et de pierres rondes) et leur assemblage plus primitif… Ces lieux ont été successivement « ré-aménagés » et il est difficile de savoir avec précision comment ils étaient sans passer par l’étude des plans. Il faut aussi savoir qu’à l’époque beaucoup de boiseries ont brûlé… Dans le sous-sol de la crypte les poteaux soutenant la voûte sont bien carrés, et leur taille est soignée contrairement aux anciennes pierres rondes intégrées telles quelles, mais leur base gréseuse est relativement usée.

Autre détail qui a son importance : sous la crypte on a retrouvé des traces d’un système de chauffage tel que les Romains le pratiquaient autrefois. Ici j’ai dessiné un système de chauffage romain pour que le lecteur puisse s’en faire une idée :
On y trouve aussi, entr’autres, trace d’un autel, le lieu où se trouvent les restes de l’évèque Wernhert et bien sûr , un couloir de pierres avec accès vers le haut de la cathédrale, orné d’animaux disons heu… spéciaux.  Il faut se rappeler qu’à l’époque médiévale, toute forme ou objet représentait bien autre chose et se réfèrait à une réalité profonde voire à un autre Plan de Conscience. A titre d’exemple on retrouve les Quatre Eléments que sont, l’Eau, le Feu, l’Air, la Terre) mais aussi nombre d’autres Symboles. Et subtilement, l’architecture montre que le vrai Soleil, c’est la Divinité ! à noter que Salomon occupe également une place dans la cathédrale, certains constructeurs avaient des liens avec la Tradition FM d’avant les dégradations que l’on lui connaît actuellement. D’autres Symboles semblent remonter aux Traditons de l’ancienne Egypte… il y a quelque-part une Quintessence commune entre tous ces courants…

Je pense sincèrement qu’il ne faudrait pas continuer les fouilles sous peine de déstabiliser et de dénaturer ce lieu…

Pour les amateurs de pierres, il y a dans la crypte une quantité impressionnantes de trous dans les colonnes, qui ont soigneusement été rebouchés à la pierre… ils servaient autrefois de support à des statues dans doute détruites entretemps. Le vitrail derrière l’autel est d’origine, il n’a pas été abîmé durant les guerres car enlevé. Les colonnes comportent la signature du Compagnon-tailleur qui autrefois avait choisi comme symbole la demi-lune orientée vers le haut avec ses pointes. Les signatures de intervenants dans la construction sont toutes répertoriées à l’extérieur, dans le Grès rose des Vosges du Nord.  Le lecteur s’intéressant pour le grès trouvera des renseignements complémentaires ici et mes photos personnelles par là. L’Alsace comporte aussi des endroits graniteux pour les fois où il faut vraiment de la pierre solide…

Pour qui veut consulter les plans de la Cathédrale, on peut en voir dans un reportage Arte on peut jeter un oeil sur les PLANS... mais aussi aux Oeuvres de Notre-Dame…  J’adore les plans… c’est de famille.

Le fait de s’intéresser à la Crypte et à son sous-sol donne naturellement envie d’en savoir plus sur les fondations. Et pour suporter sept mille tonnes elles devaient être bien pensées (avec entretemps injection de béton pour consolider).

On évoque souvent des  modifications au niveau des nappes phréatiques, en partie dûes aux interventions humaines parfois assez loin de l’endroit…(dont l’inconscient ingénieur allemand Tula)… mais comme je l’ai entretemps appris de vive voix… l’endroit où repose la cathédrale est surélevé de plusieurs mètres et le sous-sol est donc uniquement gorgé d’eau, elle ne coule pas directement sous la cathédrale.

Ce qui suit demande à être confirmé (je revois chacun de mes articles dès que j’ai connaissance de nouvelles informations techniques). Voici donc comment cela se présente sous le sous-sol se trouvant sous la crypte… Sous le dallage, se trouvent près de deux mètres de sable et limon argileux, puis une autre couche de près de cinq mètres, ce qui fait qu’il faut descendre au moins à +7 mètres de profondeur pour tomber sur le sol STABLE genre gravier. Détails sur la nappe phréatiques actuelle au Crdp. La couche supérieure avait été enrichie à la construction d’apports de pierres, bois et cendres, ainsi que d’une série de pieux en chêne mais comme dit supra, d’un diamètre fort mince par rapport à certains pieux retrouvés ailleurs. Nous allons développer plus loin…

 

Dans l’hypothèse d’une construction sur pilotis, il faut savoir que l’humidité et l’absence d’air pourrit le bois et que celui-ci doit être immergé entièrement dans de l’eau pour rester intact au fil des décennies, siècles ou millénaires. Pour les fondations il faut en gros savoir que si les Celtes partaient de la pierre brute,  en respectant son sens et ses vibrations, les romains eux ont toujours veillé à poser leurs constructions sur un sol solide avec des empattements costauds et uniformes (renforts solide en saillie à la base de l’ouvrage). Ceux-ci se composaient de caillasse (pour la Cathédrale = tirée du Rhin et des Vosges). Autre composante de l’empattement :  de la terre cuite, de la chaux sous forme de mortier mais pour la cathédrale on a dû procéder autrement. En résumé, les romains créaient artificiellement une masse-stable alors que les celtes utilisaient une masse-naturellement-stable et n’y changeaient rien.
Rappel technique = les fondations d’un ouvrage assurent la transmission et la répartition des charges de l’ouvrage sur le sol (poids propre, surcharges climatiques et poids lié à l’utilisation donc ici poids humain). Les fondations varient selon la qualité du sol où l’édifice doit être implanté mais aussi selon la nature et la taille du bâtiment. Un sol de bonne portance est recommandé ce qui pour la Cathédrale n’était pas le cas donc il a fallu prévoir le tassement. Les fondations doivent toujours être faites hors gel soit dans nos secteurs près d’un mètre (et plus l’édifice sera lourd, plus il faut descendre). Toute construction nécessite une plateforme ou larges semelles-isolées sous les poteaux d’appui. Des travaux de déblaiement et de remblaiement sont donc indispensables (= fouilles en grandes masses). En cas de sol de faible portance les semelles juxtaposées se touchent pratiquement. On réalise actuellement un radier général, qui est une dalle en béton armé répartissant les charges sur l’ensemble du terrain recouvert.
On peut néanmoins asseoir des constructions assez lourdes sur une masse articiellement stabilisée, autrefois comme de nos jours. J’ai bien dit « on peut »… car toutes les constructions de l’époque romaine étaient loin d’être correctement stabilisées. Parfois, le matériel n’était tout simplement pas disponible, le temps venait à manquer…  et il fallait parer au plus pressé…  Hé oui, contrairement à ce que l’on pense, les ouvriers d’antan avaient eux aussi du stress, surtout que la manutention se faisait Encore sans l’aide d’engins modernes… Nous sommes ici loin des « mondes & époques » où l’on savait soulever de grosses masses autrement qu’à la sueur des front du petit personnel…

Outre la pose d’un radier (ou autre système), qui n’est pas possible sur les terrains à forte déclivité, un autre facteur d’instabilité résidait à l’époque dans le fait que les voûtes étaient souvent mal contrebutées. La poussée latérale de la voûte centrale doit en effet être absorbée par des arc-boutants qui redirigent cette poussée vers un endroit non-fatal. Une telle erreur combinée à une fondation instable est rhédibitoire… Il n’y a pas que les soucis de poussées mais aussi le problème du frottement de la fondation sur le sol environnant, offrant ainsi une résistance à l’enfoncement. Le sol est également sollicité par l’appui vertical de la fondation (sur sol de bonne qualité). La fondation sur pieux, dans les cas où elle est utilisée ce qui n’est pas vraiment le cas à Strasbourg bien que des pieux aient été utilisés ici ou là… il s’agit techniquement de compenser l’éloignement du sous-sol porteur. Un pieu est aussi appelé inclusion verticale. C’est donc une forme de fondation longue, qui reportera les charges de la structure sur des couches de sous-sol suffisamment résistantes par le poids au-dessus mais également par le frottement des parois. Un pieu est composé d’une tête, d’une pointe et du fût (partie intermédiaire entre tête et pointe). La longueur d’ancrage est la longueur de pénétration du pieu dans les couches résistantes. En clair, une moitié de pieu repose dans le sol d’ancrage, et une moitié est enfoncée dans le sol médiocre. (il existe actuellement deux sortes de pieux de fondations, les pieux battus (à tubes) peu usités et les pieux forés (tubés ou pas) ne refoulant pas le sol à leur mise en place. J’en parle parce que les pieux en bois refoulaient également le sol… ). On arrive actuellement à compacter les agrégats sous le pieu par aiguille vibrante mais à l’époque seul le mouton d’enfoncement était connu comme nous le montrent les anciennes gravures. Le mouton est une masse lourde utilisée en chûte libre dont les chocs servent à enfoncer un pieu dans le sol. On le relève par un système de câble et une poignée d’hommes pour manoeuvrer le tout.

Il faut savoir que le papier était onéreux, on écrivait donc fort peu et il ne reste que l’Art pour parfois se faire une juste idées des choses, des gens et du contexte.

Le souci n° 1 était donc au niveau de la fondation, c’était d’éviter tout tassement… en espérant bien sûr que des tremblements de terre ne modifient pas de manière notoire le sol sous la cathédrale. Pour celle de Strasbourg, on prit fort heureusement le temps de faire les choses comme il faut, ce n’est de lon pas le cas pour celle de Meaux, de Châlons, de Troyes, ou de Séez. Très curieusement, à la même époque, les constructions importantes privées avaient de meilleures fondations et on veillait à ce qu’elles soient durables notamment au niveau des châteaux. J’ai eu le privilège d’être reçue  par certains « propriétaires-de-châteaux-NON-ouverts-au-public » à cause d’une particularité qui m’est propre et que je ne mentionne pas ici autrement que pour dire que je sais de quoi je parle. De même les constructions civiles (au niveau des villes) avaient des soubassements solides parce qu’elles étaient conçus dans l’optique de durer trèèès longtemps. Le fait que la cathédrale de Strasbourg est (sauf crypte) un mélange de roman et de gothique explique le soin apporté globalement aux différentes phases de sa construction. Un fait souvent méconnu de nos jours est le facteur « tassement » de terrain que l’eau fait au fil des siècles… Ici les anciennes vases, limons, remblais, et poutres de chêne, ont été très longtemps infiltrés d’eau, mais je me demande si l’énorme laps de temps nécessaire à la construction de cet édifica n’a pas eu d’impact sur son assiette.

On « naît » Constructeur, on ne le devient pas… et pour un tel édifice, rien ou presque rien ne fut laissé au hasard. Pour un architecte, construire c’est employer de la matière en raison de sa qualité et de sa nature propre. Autrefois cela était fait dans un souci de durabilité, de nos jours la question de rentabilité vient trop souvent interférer avec les bâclages que l’on connaît…  Ensuite il y a les techniques de constructions qui diffèrent d’un milieu socio-culturel à un autre.

Résumé à la fois intuitif & technique de l’ordre des opérations :

  • repérage de la surface constructible
  • étude vibratoire des lieux et adaptation du projet de construction (il faut au moins savoir éviter les erreurs géobiologiques et au mieux mettre les lieux stratégiques d’un édifice religieux pile-poil sur les endroits présentant une haute vibration)
  • acheminement du matériel de fondation et pose – il faut avant tout, après stabilisation du sol, établir des points d’appuis solides pour rendre l’édifice résistant au poids propre de l’édifice tout comme aux poussées, affaissements, glissements. (l’une des méthodes les plus efficientes pour poser l’assise est l’utilisation de pierres triangulaires (pointes vers l’intérieur de l’édifice). Les fondations sont actuellement classées en catégorie superficielle, semi-profonde et profondes selon la hauteur d’encastrement et celles de la cathédrale sont profondes et j’imagine sans problème les difficultés de manutention de l’époque.
  • construction (souvent en étapes sur du long terme)
    Les éléments dépourvus d’élasticité se maintiennent en place par leur poids propre et la loi de la pesanteur fait qu’ils peuvent rester stable tant que la fondation ne bouge pas. Dès qu’une voûte est prévue… ces lois changent et il faut contenir les pressions obliques et latérales. Les voûtes sont un point préoccupant dans les constructions aussi monumentales.

Dans l’histoire chaque civilisation a toujours apporté un enrichissement technique à la précédente, et l’Art en construction ne consiste pas seulement à toujours faire mieux mais à jongler avec efficience entre les différents matériaux dont on dispose au vu d’un résultat optimum. Les Constructeurs d’antan avaient un Savoir et une Compétence actuellement non-surpassées en dépit des moyens techniques de nature à faciliter les tâches concrètes.

Cet article étant consacré à la fondation je ne développe pas trop si ce n’est pour souligner la manière ancestrale de fendre de la roche, bien avant l’utilisation des scies ou de la dynamite… Il fallait donc, en carrière, creuser une étroite tranchée, y placer à intervalles réguliers des coins de bois (frêne sec ou séché artificiellement) puis alimenter ce bois en eau pour qu’il gonfle et fende le bloc longitudinalement sans risque de le casser par tronçons comme le feraient des coins en fer réservés au travail du bois. Ceci pour qu’on ait une idée du labeur nécessaire pour disposer de gros blocs tels que ceux nécessaires pour les parties les plus stables d’une cathédrale.

Au niveau « édifice »… attention aussi aux apparences, le fait de se retrouver devant un mur épais en grès rose des Vosges ne veut pas forcément dire qu’il s’agit d’un bloc… Des pièces en bois longitudinales ou et un mélange de mortier & cailloux peuvent très bien remplir des pierres de taille… les novices n’y voient que du feu surtout que ces pierres de tailles furent le plus souvent posées à cru (sans mortier entre elles). Ce système comporte des risques de lézardage très forts si du bois est pris pour renforcer car il pourrit au coeur du mortier et des gravats…  C’est en partie pour cela que j’aime également l’art dit primitif qui se servit uniquement de blocs !!!
Techniquement, aucune fondation n’est totalement dépourvue de tassement mais il faut viser le tassement-MINIMUM.

Je fais ci-dessous une parenthèse concernant les édifices sur pilotis en rappelant que pour la cathédrale c’est un peu différent…
Pourquoi ?
parce que les pilotis ont quelque-chose de fascinant et que j’ai voulu savoir aussi…

Les pilotis sont, comme les piliers, un support vertical massif. La différence c’est que les pilotis supportent le poids de l’édifice entier alors que les piliers ne supportent eux que le poids des charpentes & voûtes.
Les pieux en chêne doivent donc eux-mêmes avoir leur base sur un élément géologiquement stable et s’ils sont pointus, être enfoncés jusqu’à résistance. En plus ils doivent être choisis dans une matière durable. Quoi de plus naturel alors, de prendre du chêne ? En effet, la cathédrale de Strasbourg étant construite en pleine-plaine-d’Alsace, donc en pleine faille vosgienne, et à l’époque où les routes en « dur » n’existaient pas, il fallait un nombre incalculable de personnes pour transporter sans le casser un gros bloc… d’où l’intérêt d’utiliser en priorité ce que l’on trouvait sur place.

Sous chaque pilotis il y a normalement un plot de fondation, plus concrètement un truc solide évitant l’enfoncement dudit pilotis.   mais mon intuition me dit que les pieux furent plutôt laissé RONDS et j’y tiens beaucoup. Je pense même qu’on a laissé les troncs entiers, avec leur aubier et leur écorce. En effet, pourquoi enlever de la matière et fragiliser,  si l’on peut utiliser le bois tel quel ? mais ceci est sans doute un raisonnement « celte »… car techniquement il est possible de rendre une poutre carrée sans perdre sa solidité.

Quant au BOIS des pilotis… il est assez court en hauteur, environ 1m50. Le sol gallo-romain comportait de magnifiques chêneraies à l’époque, y compris sans nos régions alsaciennes, par exemple le gros chêne relié à St. Arbogast tout comme la fameuse cathédrale dont nous parlons ici…  Attention cependant, le bois de chêne n’avait, en ces temps-là, rien de commun avec celui que nous connaissons aujourd’hui.  Cela n’est pas dû comme on pourrait le penser à un manque de Savoir quant à sa coupe et à sa manutention car bien que partie de ce Savoir ancestral se soit perdu, la différence notoire ici provient de l’essence du bois de chêne elle-même. Les anciens Chênes avaient la particularité de présenter une grosseur régulière d’un bout à l’autre du tronc, et présentaient des couches concentriques très fines et égales (gage qualitiatif), peu ou pas de déformations (style noeuds) et d’un diamètre petit à moyen. Ce bois s’il est sec se coupe net sous l’outil. Il devient parfois noir comme de l’ébène avec le temps. Ces troncs n’étaient généralement pas fendus mais évenduellement rendus carrés. De cette manière, le coeur du tronc restant intact, si l’on place le bois dans le bons sens au niveau polarité, ils n’est PAS sujet à fissures et conserve sa Force naturelle. S’il est immergé il garde ses propriétés tant qu’il est sous l’eau. On prenait des troncs âgés au plus d’une centaine d’année, jamais des arbres plus gros (la qualité du bois était privilégiée et ‘équarrissage-fort n’était pas recherché).


Nos actuelles forêts ne produisent plus de telles essences. En construction il faut savoir que le bois a la propriété de se tordre. D’où l’intérêt de ne pas prendre de gros troncs pour le soubassement. Un autre intérêt à ne pas prendre pour la construction un gros chêne… c’est qu’à partir de 150 ou 200 années, alors que son tronc commence à devenir imposant, son coeur lui n’est plus en bon état. Ce bois-là ne peut donc pas supporter un grand poids… (j’ai documenté mon article par diverses enquêtes, certaines sur le terrain, mais je me suis avant tout projetée dans la peau des Artisans de l’époque). Certains chênes s’ils sont immergés en terre peuvent se pétrifier mais ce n’est_ pas le cas pour les fondations strasbourgeoises (cathédrale et autres édifices).


Par rapport à l’eau il faut souligner que si l’eau de mer comporte des vers-aquatique, l’eau-douce en général et l’eau strasbourgeoise n’en a PAS. Le bois immergé garde donc ses propriétés.

Je fais ici l’impasse sur le long travail du bois avant utilisation… sous peine d’ennuyer le lecteur. En résumé le bois convenablement coupé en évitant juin-juillet-août et début septembre pour la coupe, et équarri doit être entreposé et « soigné » de longues années, parfois des décennies, à l’air ou en immersion,  avant d’être utilisé. Selon la force que l’on veut garder au bois il devra séjourner dans l’eau dormante (comme celui de la Cathédrale) ou dans l’eau courante (plutôt pour le bois de menuiserie). Attention, l’eau ne restaure pas un bois déjà défectueux à la base. Il ne fait que le garder en l’état. Il faut donc choisir rigoureusement son bois dès le départ.
Du sable convenablement humide a presque les mêmes propriétés que de l’eau dormante. Sinon, après séjour dans l’eau… pour durcir le bois on peut le soumettre à l’Elément Feu… mais cela n’a rien à voir car ce bois là va quand même s’altérer presqu’aussi vite que sans traitement. J’ai testé (voir plus haut et ci-contre mes photos-perso de troncs calcinés).  Le charbon peut ainsi masquer à l’oeil une pourriture pourtant réelle. A titre de test, j’ai aussi brûlé sans beaucoup de succès des pointes de lances en bois… un maniement maladroit au-dessus du feu provoque des fentes du bois… mais il est vrai que mon bois n’avait pas séjourné dans l’eau et comportait encore trop de sève. (ceux qui voudront approfondir gagneront à lire l’architecture navale de Duhamel du Monceau qui explique notamment que la seule raison valable d’utiliser une source de chaleur telle que le feu c’est pour produire des courbures du bois. Il faut pour cela le ployer dans la position voulue avant de le soumettre au feu).

L’utilisation de cet excellent bois pour les pilotis, ailleurs qu’à Strasbourg,  a évité les nombreuses précautions de manutention nécessaire à un travail « à sec ». A noter que le bois destiné à séjourner dans l’eau ne pouvait pas bénéficier d’un traitement anti-bestioles genre badigonnement à l’alun… Je noterai en passant que pour conserver une boiserie INTACTE au fils des ans il n’y a que deux solutions : en laisser au moins deux côtés à l’air LIBRE, ou alors immerger totalement. L’eau empêche le bois de se fendre et de se tordre.

Après avoir évoqué les généralités, il faut rappeler que la cathédrale strasbourgeoise a été construite en étapes… Les fondations ne sont pas les mêmes partout. Dans la crypte et le bas-côté Nord, les fondations sont primitives et comportent des pieux en chêne. Mais pas pour constituer une semelle… Par endroits ils pourraient mesurer 1m45 et à d’autres 2m de haut pour un diamètre assez réduit. Ils sont fichés dans le limon naturel et n’atteignent pas le gravier. D’aucuns pensent que leur rôle n’était pas de porter la cathédrale reposant sur un double-mur mais que les pieux servaient plutôt à compacter le limon et à en empêcher le fluage.  La situation est d’autant plus difficile à éclaircir qu’il n’y a pas eu pour Strasbourg d’un relevé des pilotis comme ce fut le cas par exemple au niveau de Wissembourg, sans doute parce que l’on n »en a pas utilisé beaucoup. .

Info : un autre bâtiment connu pour être sur pilotis [pieux & batardeaux (pieu oblique)] est la caserne Barbade qui selon le génie militaire comporte 876 pieux… Imaginons alors le nombre incroyable de pieux nécessaires pour une  Cathédrale !!! Il est par contre tout à fait possible que des pierres de taille aient servi de semelle isolée comme fondation.

Mon raisonnement intuitif se tient du seul fait que les poteaux en chêne ont au maximum deux mètres alors qu’il faut descendre jusqu’à sept mètres sous la cathédrale pour trouver du sol stable ! Le gravier rénan pris pour Barbade n’a ici pas pu être utilisé au niveau des fondations de la cathédrale… La tête des pieux, elle est soit plate, avec des bords un peu arrondis peut-être dûs aux coups de mouton… soit comprenant une excroissance pour la ficher dans ce qu’ils soutiennent. Plus haut un exemple provenant d’un autre endroit français (Tour St. Nicolas) et pris juste pour expliquer de visu la tête d’un pieu en chêne.
J’ai dans la foulée étudié comment sont fait les pieux soutenant les édifices vénitiens : ils ont le haut entièrement plat (sans arrondi aux bords comme Barbade) parce que lors de l’enfoncement on a su les protéger par un système approprié selon un dessin de Grevenbroch trouvé chez Wikipédia, ceci pour avoir une estimation de ce qui a pu être « faisable » aussi à Strasbourg…

En tout cas les terrassiers  ont d’autres outils que ceux oeuvrant à l’air libre. Aimant approfondir les sujets que j’évoque, j’ai remonté dans l’histoire jusqu’aux pilotis de l’âge de bronze et j’ai remarqué que ces poteaux étaient quant à eux semi-immergés ce qui techniquement pose un problème de conservation dans la durée. Mais il est vrai que l’enjeu n’était pas le même car supportant à l’époque uniquement des habitations… Ceux qui comme moi sont passionnés par les Edifices importants, la Construction ou la Restauration, peuvent bénévolement participer à des travaux de restauration, dans la région au château de Schoeneck mais le « principe » existe dans toute la France : les bénévoles sont formés sur le tas par des spécialistes et c’est fort instructif.

Par contre pour la basilique vénitienne Basilique Santa Maria della salute il a fallu tailler environ 1 006 657 pilotis de près de quatre mètres de long. Contrairement à ceux de la Cathédrale strasbourgeoise ils étaient en mélange de chêne, aulne et mélèse. Cela donne un peu une idée sur l’ampleur du travail et peut expliquer pourquoi à Strasbourg il y a eu moins de bois.
La construction de notre édifice strasbourgeois  a commencé au Sud (derrière la chapelle Ste Catherine) donc à l’opposé de la porte principale donnant actuellement sur les commerces (oui, là où chante régulièrement le talentueux Luc  Arbogast que j’adore)  donc à l’opposée des fondations primitives et là j’avoue que quelque-chose m’échappe encore… (je mettrai cet article à jour dès que j’aurai avancé dans mes recherches perso… l’histoire entière de la cathédrale prendrait des lustres, et je ne m’intéresse dans le cadre de ce « millénaire » qu’aux fondations… mais le travail du bois m’intéressant autant que celui de la pierre je vais bien sûr approfondir encore dès que mes études et obligations professionnelles me le permettront).

Encore (en vrac) quelques photos personnelles prises fin juin sous un beau soleil matinal… Il y en a quelques autres ici.

En attendant je propose à ceux qui ne peuvent pas se déplacer dans ma belle région de visiter virtuellement la cathédrale, en cliquant ici. Non moins intéressant, le plan-interactif.
Si vous visitez cette belle cathédrale, ne le faites pas n’importe comment  mais dans les règles de l’Art, dans un sens précis et en vous arrêtant autant de temps que nécessaire à des endroits particuliers. Il vaut mieux choisir un moment où la masse des touristes n’a pas encore déboulé… d’ailleurs avec le temps, cette masse non-respectueuse va considérablement modifier les vibrations du lieu…

à voir aussi :
> film défi bâtisseurs

 

 

 

Cet article sera actualisé par la suite.

Souces : recherches personnelles combinées aux solides cours E.S.I.T.C.,  F. Muller, BS-Edition, Crdp, Drac, Oeuvres de Notre-Dame, documentations anciennes etc...

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Publication | presse internationale

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J’ai le plaisir d’informer mes lecteurs fidèles que mon aquarelle « pourpre d’Abby » récemment exposé en Galerie (OT-Niederbronn) a été sélectionné pour figurer en presse internationale, plus précisément dans la revue Imagine (6ème numéro spécial). Il s’agit d’une revue virtuelle régulièrement complétée par des éditions-papier, elle est très « dans-l’air-du-temps ».

Les contrastes ont un été accentués dans la revue, comme vous pourrez le constater, mais vous y trouverez d’excellents textes & images. Un vrai régal. Surtout qu’ici on évoque un sujet me tenant particulièrement à coeur… le cancer.

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Exposition semi-publique Niederbronn les Bains

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Après avoir décroché les cinquante tableaux exposés à la Galerie OT (voir ici) j’ai eu l’opportunité, toujours dans cette belle ville au pied des Vosges… à deux pas de la cure thermale et du casino, d’exposer dans des locaux chargés d’histoire. L’exposition n’est pas ouverte au grand public mais au personnel de l’établissement, aux pensionnaires et à leurs familles.

Cette exposition de longue durée se fera par rotations successives, avec thématiques selon le calendrier et les saisons. Elle  s’inscrit tout à fait dans le cadre de mon action-constante qui consiste à mettre l’Art à la portée de tous.

Renouvellement des tableaux début octobre 2014… et je fus aux anges de voir de la Lumière dans les yeux des pensionnaires… et de recevoir d’emblée des compliments…

J’ai reçu entretemps d’autres propositions d’EPHADS ou organismes publics et je voudrais ici leur signaler que j’expose très volontiers et gratuitement chez eux à conditions qu’ils me règlent les frais de déplacement aller/retour ou alors qu’ils viennent prendre les tableaux directement.

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Eclairage des tableaux

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Le visiteur éclairé qui va souvent en Galerie ou se rend à des expositions privées dans des sites souvent exceptionnels, a vite fait de remarquer que les tableaux de collection sont très souvent éclairés malgré que la pièce soit baignée par la lumière du jour.

Pourquoi ?

La lumière du jour a la particularité d’être vive par moments et faible à d’autres parties de la journée. Il vaut donc mieux contrôler l’éclairage des tableaux de manière à ce que celui-ci soit constant et mettre l’oeuvre pleinement en valeur.

Par ailleurs, certains tableaux ont une grande valeur-monétaire, et les Collectionneurs prennent alors soin de ne pas les éclairer n’importe comment. La luminosité globale de la pièce, la tapisserie et le mobilier en place y jouent un rôle tout aussi important que la protection de l’oeuvre et l’esthétique de l’éclairage.

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Perspectives grand format

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J’avais déjà expliqué comment on peut procéder lorsqu’on a à vérifier des tracés grand format faits à la « louche »… mais quelques personnes m’ayant fait part de leurs difficultés à travailler à la verticale (il faut avoir l’habitude de faire des fresques et de lever les bras) voici maintenant le travail au sol… L’idée m’est venue en me projetant dans le passé à l’époque où l’on traçait encore les épures d’architectures à même le sol

Praticienne avant tout, je cherche toujours à expliquer & faire de manière aussi SIMPLE que possible avec cependant une méthode satisfaisante pour l’esprit, demandant des connaissances géomériques peu étendues car la plupart des personnes ne se souviennent plus -une fois adultes- des enseignements basiques reçus à ce sujet… La technique est d’ailleurs indéfiniment perfectible (on peut dire qu’on n’a jamais fini d’apprendre, je le constate moi-même depuis que j’ai repris des études).

Tout en appréciant dans certains travaux le trait vivant que l’on arrive à produire tout en gardant une perspective logique… il m’est d’avis quand même, que l’art, pour ne pas tomber au dernier degré de l’affaissement, a besoin de recourir à des constructions logiques et raisonnées voire serrées dans leur application. L’émotion et l’interprétation viennent seulement après…

Cette astuce convient parfaitement pour tous les cas où les points de fuite sont élevés et surtout pour le travail à un format où la règle ne fait plus affaire car trop petite (ma plus grande règle métallique fait un mètre de long mais souvent elle ne suffit pas).

Il faut donc se procurer : des punaises, du fil, du scotch, une petite règle…

On commence par faire une boucle à un bout du fil, puis à fixer au sol à l’aide d’une punaise. Si vous avez du beau parquet, il vaut mieux mettre la punaise sur un support approprié, sinon on peut tout à fait prendre une ventouse telle que celles que l’on trouve au supermarché pour accrocher une serviette dans une salle de bains.

Ensuite au lieu comme ici de travailler au mur… on pose sa feuille au sol. On peut éventuellement la scotcher pour qu’elle ne bouge pas mais souvent poser le pied (déchaussé) dessus suffira amplement.

On va ensuite TENDRE son fil en l’enroulant légèrement autour d’un crayon… et on peut soit contrôler des traits déjà faits à main levée, soit marquer quelques traits de construction quitte à terminer par après à main levée ou à la règle pour les plus méticuleux.

Avoir un fil avec soi est donc toujours pour un Artiste de la plus grande utilité.

On peut non seulement tracer au fil, à grande échelle,  des cercles et des ellipses mais également construire des figures telles qu’un rectangle…

(un développement sera fait séparément par la suite, en été je manque de temps car la saison du jardinage bat son plein…)

 

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