Pourquoi dessiner à main levée

© contenu intégral du site sous copyright
© ALLENBACH CHRISTIANE

 


°

L’avantage d’avoir un certain âge ou plutôt un âge certain, c’est qu’on en a déjà vu de toutes les couleurs… et petit à petit on devient de bon Conseil pour autrui…

Entre voir une jeune fille tenter d’utiliser la règle pour un tracé calligraphique… et en outdoor ceux qui emmènent la règle pour le carnet de voyages… les exemples d’écarts insolites sont nombreux. En fait, je n’ai jusqu’à ce jour jamais vraiment pu vraiment expliquer l’utilité de ne PAS se servir d’une règle… mais je suivais machinalement le conseil de ceux qui m’ont précédée dans l’apprentissage jamais terminé de cet Art…

Maintenant je peux.

Au fil de mon apprentissage (hommage  mes Professeurs dans ma vita) tous les Professeurs me l’avaient  dit…  déjà en Provence pour asseoir mes perspectives sur le terrain, en passant par un certain nombre de Techniciens (hors et en Académie) mais j’ai dû attendre que cela fasse « TILT » (eurêka !!) pour maintenant être à même de transmettre.

Je pourrais maintenant développer longuement voire  parler d’éduquer tant l’oeil que la main… pour expliquer ce non-passage-par-la-règle…  et cela paraîtraît sans doute plus crédible… mais pour moi qui ai l’habitude d’aller droit au but… c’est très simple. On va donc juste faire un petit résumé, charge à chacun de tester lui-même sur du long-terme pour mesurer les résultats…

  • pour le débutant, prendre une règle et s’appliquer peut s’avérer incompatible avec l’assimilation des principes de base régissant les perspectives, car il recherchera la perfection de juste quelques lignes au lieu de se concentrer sur l’apprentissage,
  • au fil des croquis… on va dire après un million… l’oeil prolonge les lignes et il n’est plus nécessaire de tout tracer…
  • dans le même ordre d’idées, l’oeil du  Technicien que devient l’élève-appliqué va très vite voir ce qui cloche ou pas… ce qui est logique ou faux…
  • et enfin, c’est ce point là qui a déclenché chez moi une autre manière d’aborder ce sujet… c’est tout simplement que l’usage de gomme, règle, crayon-fin fait appel à notre mental. Or, le mental complique souvent singulièrement les choses. En nous libérant de cette contrainte… on ne va pas perdre toute logique mais non seulement libérer la Créativité et aussi se donner les moyens de saisir en un éclair ce qui demanderait des heures d’apprentissage classique. Entre deux pensées il y a l’Infini et cela n’est pas qu’une théorie… Par cette voie, la Connaissance peut également arriver jusqu’à nous et il ne restera plus qu’à transposer spontanément. Enfin pour tous ceux qui sont hostiles à ce type de principe, il convient quand même de savoir que dans les métiers liés à la perspective, il est demandé de savoir faire très vite de bonnes esquisses ou de bons dessins et pas question de sortir l’artillerie lourde.Tous ceux qui doivent plancher et aussi les dessinateurs de mode, architectes d’intérieur, et décorateurs, pour ne citer qu’eux… pourront aisément le confirmer.

Enfin pour terminer… l’Aquarelliste qui trace sur papier aquarelle… perd souvent son trait en apposant le médium… il faut donc pouvoir là aussi y remédier au pinceau donc sans règle… Bien sûr on peut faire des droites au scotch, au ligneur, à la  Cb, au carton ou à la règle mais cela fait trop léché… et le trait n’est plus vivant

CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEILfacebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR

—–
je vous invite à surfer plus amplement sur mon site,

à découvrir mes aquarelles,
et pourquoi pas, à commencer votre collection…