Randocrocking -9- cadrage au carton-trois-en-un

Pour l’artiste débutant, ce n’est pas facile entre voir la beauté autour de lui et en extraire les éléments significatifs pour les mettre sur papier… Cela engendre parfois des dessins disproportionnés ou mal cadrés.

si vous avez besoin :
– de mieux cadrer
– de sélectionner la partie la plus avantageuse du sujet
– d’agrandir…
alors mon carton-trois-en-un vous rendra d’énormes services.

Pour y remédier, j’ai inventé un petit cache qui peut avoir trois utilités mais tout d’abord voici comment le construire. D’autres en ont parlé mais je crois être la seule à lui adjoindre un petit « plus » de taille… (voir plus loin).

Il faut :
un carton foncé de la même taille que votre bloc-croquis
(si comme moi vous dessinez sur du demi-A4 ce sera hyper facile)
Règle + crayon + cutter
facultatif : fil + plastifieuse

Donc, si votre bloc à dessin et vos feuilles à dessins sont carrées, votre carton devra être carré et avoir les mêmes dimensions. Si votre bloc à dessin et vos feuilles volantes sont rectangulaires, votre carton devra être rectangulaire et avoir les mêmes dimensions.

Pourquoi ? parce qu’en même temps qu’une aide au cadrage ou à la recherche de la meilleure partie d’un paysage… il vous aidera à agrandir. Pour cela il faut garder les PROPORTIONS entre votre feuille et votre cache. Pour un cache carré, il suffira de mesurer une égale distance de chaque côté pour garder les proportions mais pour un cache rectangulaire cela n’ira pas. Pour que la partie évidée reste proportionnelle au support de dessin, il faut contrôler votre « sélection » par le biais d’une diagonale.

Prenez votre carton rectangulaire et tracez les diagonales puis au centre, un rectangle d’assez petite taille (2 cm de haut, par exemple, pour un demi-A4)… évidez au cutter en coupant droit et très soigneusement. La base-classique est faite.

L’idéal c’est de prendre du carton foncé. Si vous n’en avez pas, prenez du papier aquarelle 300 g. et peignez-le au vaporisateur. Vous aurez ceci :

Mon astuce maintenant… risque d’être surprenante mais… il faut en avoir deux.

Pourquoi ??? Parce que nous allons y fixer des fils aux 1/3<> 2/3, de manière à voir du 1er coup où il faut placer nos centres d’intérêt… On peut fixer les fils au scotch puisqu’on va plastifier… Alors qu’on aura évidé le carton noir, il n’est pas nécessaire d’évider le plastique… au contraire, il va maintenir les fils et donner de la solidité à l’ensemble car vous l’aurez tout le temps avec vous…  On aura donc 1 carton pour le format-paysage et un carton pour le format-portrait si l’on choisit cette dernière option qui est bien sûr facultative mais pourra rendre bien des services tant que l’on n’a pas encore le compas dans l’oeil.

Cette petite « aide » s’utilise en la tenant plus ou moins éloignée de l’oeil… à tester selon l’effet souhaité. Le mieux bien sûr sera de fermer un oeil mais pour tous ceux qui trouvent que c’est laborieux, j’ai aussi une solution : à l’aide d’une chûte de papier aquarelle 300 g, confectionnez un petit cache pour un oeil. Si vous portez des lunettes il suffira de le glisser en dessous, généralement il tient sans aucune fixation j’ai testé… et sinon… un petit bout de scotch le fera tenir le temps de mettre vos repères sur papier…


Petit inconvénient… vous n’avez qu’une main libre sauf si vous fixez votre cache avec une punaise sur un support trouvé sur place… Pour y remédiez… posez un poids sur votre feuille à dessin ou scotchez la. 

Par contre, il vaut mieux ne PAS s’habituer à faire tout le dessin en regardant à travers votre cache sinon exit-les-progrès. Après avoir mis les principaux repères sur papier… retravaillez normalement.

Ce travail n’est pas à mélanger ni à confondre avec le travail à la pige… sachant que par la suite il faudra se passer de tout…

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Mesurer facilement un angle

Article actualisé le 29 mars 2015

Dans mon article « éduquer le regard » j’expliquais qu’en outdoor il faut apprendre à comparer mentalement les proportions et à les restituer avec justesse sur le papier. Mais je constate sur le terrain que souvent,  lorsqu’un débutant commence par poser sa ligne d’horizon dans le but de dessiner une perspective (objet ou bâtiments) il est souvent difficile de donner au coup de crayon la bonne direction… celle qui amène au point de fuite comme on le voit ou qui rend un angle exactement comme on le voit.

Il y a des cas où il faudra justement exagérer la perspective dans le but d’obtenir un meilleur rendu… mais dans la plupart des cas on souhaite déjà pouvoir dessiner les choses telles qu’on les a sous les yeux.

Prenons l’exemple de bâtiments modernes donc simples à dessiner en l’occurrence ceux du centre culturel de la Saline. On ne va ici parler ni de composition ni de technique picturale… seulement des angles…

L’édifice de ce CENTRE CULTUREL se situe en contrebas par rapport à la gare, et notre dessin est donc fait depuis la hauteur… et à une certaine distance.  Il est donc intéressant de restituer les angles exactement tels que nous les voyons… pour différencier notre travail d’un croquis qui serait fait par exemple au sol devant ce même édifice…

La manière traditionnelle de construire une perspective est facile et recommandée pour l’apprentissage :
a) tracer sa ligne d’horizon
b) tracer les fuyantes
c) compléter son dessin avec les verticales et autres détails…

Immédiatement après avoir procédé ainsi… et ici je n’ai fait qu’esquisser la procédure… on se rend compte que les bâtiments vont être déformés du fait que nos deux points de fuite sont trop rapprochés… et on se demande comment obtenir excactement sur son papier ce que l’on a sous les yeux.

Voici comment on peut procéder sans avoir l’outil « mesureur d’angle ». Bien sûr on s’entraînera par suite à se passer de cette « béquille » néanmoins dans tous les cas où l’on aura besoin de dessiner exactement tel qu’on voit, ce petit truc sera extrêmement utile.

Il existe différents mesureurs d’angles professionnels mais dans le cadre de notre simple dessin nous pouvons facilement nous en passer si nous avons en poche soit deux tickets-de-tram, soit deux petits cartons bien rectangulaires. Voici comment mesurer un angle ainsi… C’est facile, gratuit et super pratique :

Cette manière de reporter les angles permet de déterminer les points de fuite et partant de là, de construire son dessin de manière à ce que ce que vous dessinez sur votre feuille ressemble vraiment à ce que vous voyez.

Inutile de trouer vos tickets ou cartons à l’aiguille pour les relier avec un fil ou tout autre système, les tenir d’une main suffira amplement puisqu’il ne faut que quelques secondes pour faire le report de l’angle… ensuite les tickets pourront retourner dans votre poche en attendant le prochain dessin. Accessoirement ils peuvent aussi permettre de faire une petite ligne droite dans les cas où on doit dessiner dans de mauvaises conditions et où l’on tremblerait (position debout ou inconfortable, froid, autre souci…). Il faut toujours privilégier le travail à main levée dans les croquis-outdoor mais dans la phase d’apprentissage il n’est pas interdit… de s’aider… avec tous les moyens du bord.

Maintenant si vous faites un dessin petit format sur votre sketchbook et qu’il vous faut vérifier l’égalité de deux angles… sans rapporteur… il peut être utile de plutôt les contrôler par un petit bout de calque ou de papier « copie » (plus fin que le A4-bureau).

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Chaise ou banc

Il m’a été demandé comment effectuer un croquis de banc… C’est simple… comme pour tout croquis on part toujours de la ligne d’horizon qu’on trace donc en premier. Ensuite on imagine pour la chaise un cube (prolongeable vers le haut) et pour le banc un rectangle…

Voici un croquis rapide où j’ai peint en violet, vert et orangé les trois côtés du cube. Les pieds arrières dépassent avec ce type de modèle. S’il eût fallu dessiner un banc… on eût aisément pu le faire en prolongeant simplement la surface où s’asseoir… ainsi que les autres parties nécessaires.

Attention… si on est face à un banc, choisir toujours la perspective la plus intéressante. L’avantage de travailler outdoor c’est qu’on peut en faire le tour… Sur mon croquis, il manque le point de fuite de gauche (feuille trop petite)… vous le rajouterez si vous ne pouvez pas encore faire le tracé à l’oeil.

Voici quelques uns de mes modèles de bancs… mais il vaut bien mieux aller dehors se trouver un VRAI banc…


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bien tailler ses crayons

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article ré-actualisé le 1er mars 2017

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Mon père était employé technique et s’occupait de plans de trains, de pièces etc… Alors que j’étais enfant il m’a initiée à la Technologie mais hélas il nous a quitté alors que je n’avais que 14 ans… J’ai cependant encore en mémoire sa manière de tailler les crayons. En effet, la pointe doit être très fine pour travailler avec précision. Une pointe émoussée ne permet pas un travail de qualité…

Plus tard aux Beaux-Arts (prof’ Paris, Mulhouse, Strasbourg) j’ai retrouvé cette manière de faire. Elle permet de tenir le crayon en overgrip ou de côté et de dessiner sur le motif (face au sujet) avec grande précision et surtout avec beaucoup de légèreté. Cette taille colle pour tous les sujets de taille égale ou inférieure au A3.

ALLENBACH CHRISTIANE TAILLE CRAYON_Au-delà, du gros graphite peut aller. Je le taille pareil. Car neuf il est comme ci-dessous :

  On peut soit utiliser un taille-crayon soit frotter le graphite sur du papier-émeri.

TECHNIQUE | PEINTUREMAMANLOTUS | CHRISTIANE ALLENBACH | TRAVAIL AU CUTTER ALSACE | REICHSHOFFEN | ENCADREMENT | PASSEPARTOUT | PEINTUREMAMANLOTUS | CHRISTIANE ALLENBACH | TRAVAIL A LA REGLE DE METAL ET AU CUTTER CHRISTIANE ALLENBACH | CUTTER ET REGLE METAL PEINTUREMAMANLOTUS-AC | MATERIEL | ENCADREMENT | PASSEPARTOUT / CUTTER

 allenbach-christiane-filaments-mpOn prend un couteau bien aiguisé genre Opinel ou carrément un Cutter. Le crayon est tenu au dessus de la poubelle et tourné régulièrement durant la taille. L’autre main tient l’outil et taille avec doigté. Ensuite on peut peaufiner en frottant la pointe sur du papier émeri… et on n’a plus d’excuse pour un dessin qui ne réussirait pas…

Artistiquement vôtre,
ALLENBACH CHRISITIANE WATERCOLOR

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Randocroking -7- comment dessiner un animal

Dans l’article Randocrocking -4- j’évoquais le choix de l’animal lorsqu’on commence à dessiner…

Pour débuter, une excellente idée c’est de démarrer avec… une statue d’animal lorsqu’on en a une réaliste sous la main. Ici, exemple dans le parc de Haguenau :

Il convient, au début de choisir un moment où l’endroit n’est pas trop fréquenté… ou alors de trouver une « excuse » qui passe bien… à titre d’exemple il m’arrive encore de dire que je reprends à la case départ après une longue pause… cela peut éviter des critiques démoralisantes… par contre, il m’est aussi arrivé qu’on demande à feuilleter mon carnet de croquis, et certains sont repartis… en emmenant l’une de mes pages. C’est donc à chacun de voir jusqu’où il veut laisser aller le spectateur…

En tant que « maman » je prends toujours le temps de donner les explications voulues au jeune public… et si je peux donner à un enfant le goût de créer je suis tout à fait ravie… Bien sûr je suis aussi en quelque sorte la maman de tout le monde, même si parfois cela se rapporte à des personnes plus âgées… mais ceci serait ici hors sujet…

Donc… revenons à nos moutons… plus « statique » qu’une statue vous ne trouverez pas…

Une excellente alternative consiste à commencer avec des animaux de ferme… et à choisir pour cela l’heure du repas, moment où ils bougent généralement très peu.

Bien sûr il faut aussi choisir un animal aux formes relativement simples… sachant que réussir une poule est éminemment plus simple que de réussir un cheval ou un éléphant…

A titre d’exemple, puisque la statue du sanglier s’est présentée à moi par hasard… on va continuer avec ce bel animal et je vous propose déjà de vous familiariser avec lui en regardant son squelette et en apprenant ses habitudes de vie. Dans les grandes villes, on le trouve généralement dans des parcs, sinon il reste les zoo… dans un parc naturel régional ils bougent déjà plus et il faudra d’abord avoir fait quelques études d’un sanglier relativement immobile avant de s’attaquer à un animal en mouvement voire au grand galop.

Ne prenez pas l’habitude de travailler sur photo, sinon votre oeil ne peut pas s’entraîner à comprendre l’animal… car le but d’une étude approfondie est de le voir sous tous les angles possibles et imaginables. De tous temps, avant de faire une toile ou une aquarelle, les artistes de renom ont fait une série d’études préalables, en partant des esquisses indiquant un mouvement particulier pour finir au travail sur les valeurs, aux détails anatomiques etc… Au final, après l’étude, on devrait pouvoir, du moins pendant un temps, dessiner par coeur l’animal dans toutes les positions et ceci sans avoir le modèle sous les yeux.

En principe lorsque je sors dessiner en outdoor je ne fais aucune photo… je vous en propose néanmoins quelques-unes ici, ne serait-ce que pour vous donner envie de vous « attaquer » à un animal souvent méconnu voire méprisé mais très intelligent et beau lorsqu’on sait le regarder.

Il est bon avant de sauter sur son crayon ou sur sa plume… de décomposer chaque animal en parties (ou volumes) et de repérer  comment il bouge.

Ces zones sont, sauf pour un serpent :
_____ > épaule avec les antérieurs (pattes avant)
_____ > ventre
_____ > arrière-train avec les postérieurs (pattes arrières)
_____ > cou et tête
_____ > queue

En parlant des canons humains, j’expliquais schématiquement comment « articuler » un personnage… pour les animaux le principe est le même… c’est pour cela que généralement on ne dessine bien que ceux que l’on aime, parce qu’on aura pris le temps de les connaître à fond.

Il n’y a pas une approche meilleure qu’une autre, sur le plan technique… il faut un peu combiner différentes manières de procéder… surtout que tout le monde n’a pas le temps pour faire des études anatomiques poussées, l’alternative consiste donc à observer très très attentivement. Si vous ne maîtrisez pas les techniques d’approche et d’observation du gibier, munissez-vous d’une paire de jumelles, et dessinez en gardant les yeux rivés à votre « sujet ».

L’avantage de prendre un sanglier comme modèle c’est qu’il s’accomode de traits raides voire d’une sommaire esquisse. Car en outdoor il faudra souvent se résoudre à ne rentrer qu’avec des esquisses, quitte à compléter ensuite de mémoire un sujet longuement observé auparavant… Avant de se lancer dans les croquis d’animaux il faudra avoir réussi dans des croquis de perspective, à restituer avec justesse les droites et les angles SANS avoir recours aux béquilles que sont la pige ou le mesureur d’angle.

Ne partez pas croquer tôt le matin ou tard le soir si l’animal vit en forêt car la luminosité ne vous permettra pas de voir les détails.

Ne recherchez pas le dessin-parfait mais le croquis-juste.
Celui qui fait plaisir parce que chaque animal d’une même espèce a une morphologie particulière qui le caractérise et qu’il faudrait qu’il se reconnaisse… comme un être humain doit être ressemblant si l’Artiste fait un portrait.

Grimper dans un arbre peut parfois s’avérer utile… non pas pour fuir un animal qui charge, car dans ce cas il vaut mieux le laisser arriver et esquiver au dernier moment… mais pour avoir une perspective plus intéressante. Dans ce cas il faudra dessiner ce que l’on voit car si comme ici l’animal est dans la boue on ne pourra pas se baser sur l’articulation du squelette pour construire son dessin. Par contre, les plis de peau indiquent les différentes parties de l’animal…

La totale liberté de l’Artiste devant sa feuille blanche, la Communion avec l’animal qu’il est en train de dessiner, et le contact voire la fusion d’avec Dame-Nature sont des facteurs déterminants pour donner envie de se passer pour un temps des techniques modernes, des artifices, & autres trucs… et procurent une Joie incomparable, car rien n’interfère entre le sujet et le crayon.

Un crayon assez gros et tendre évite de rentrer dans les détails et permet d’insister sur les zones sombres. J’aime prendre avec moi un Progresso 6 ou 8 B et du papier spécial-croquis, petit format pour éviter l’encombrement…

En période d’ouverture de la chasse, informez-vous (journaux, internet) des secteurs à éviter, sous peine de prendre une balle perdue… Les chasseurs apposent généralement des panneaux aux voies d’accès principales…  L’oubli étant humain… l’Artiste devra en toutes circonstances ouvrir ses yeux et ses oreilles… et se faire oublier… Il m’est arrivé, en suivant un sentier de grande randonnée du Club Vosgien… de me retrouver à un mètre d’un sanglier déjà blessé, qui galopait ventre à terre pour sauver sa vie. Si cela devait vous arriver, pas de panique, ce n’est pas « vous » qu’il charge, il veut juste mettre de la distance entre lui et les chiens. Attendez sans bougez et faites un saut de côté au dernier moment. Le sanglier, solitaire ou pas, a la particularité de foncer droit devant lui dans de tels moments… et à ma grande surprise je l’ai vu foncer au grand galop à travers un gros buisson épineux… alors que les chiens eux furent obligés soit de sauter par dessus, soit de contourner. Bon, en principe, un bon chasseur ne loupe pas ainsi son coup mais un homme averti en vaut deux… donc il vaut mieux dessiner en dehors des périodes « sensibles ». La période du rut (fin septembre si le temps est clément sinon décembre) est également à éviter.

Ceci dit, un sanglier sait aussi sauter… il est bien plus agile qu’on ne penserait à première vue…

Méfiez-vous aussi des périodes où les marcassins commencent à sortir du chaudron donc fin avril ou début mai. Lorsque je faisais encore de grandes randonnées d’une quarantaine de kilomètres en montagnes, il m’est arrivé, du côté de Ribeauvillé d’avoir en face de moi une laie accompagnée d’une trentaine de marcassins d’âge différent. Le sanglier a un comportement social très poussé et organise des « haltes-garderies » pour les petits. La harde, cellule de base, est généralement dirigée par une laie-meneuse et il vaut mieux l’éviter. Donc ce jour là, mon Rottweiler, chien-de-berger initialement affecté au transport du bétail avant d’être spécialisé dans la garde/défense… ben mon Rottweiler a tenté une approche de ces marcassins mignons et sans défense… Mais bien sûr, une laie ignore tout de l’art de regrouper… les moutons et a chargé mon Rottweiler qui bien sûr comme c’est moi le chef, est arrivé vers moi au grand galop, la langue pendante et la mine déconfite… Du coup je vois arriver un chien et, touchant déjà son arrière-train avec le boutoir… une laie déterminée à défendre ses protégés… J’ai fait au dernier moment un pas de côté pour esquiver à la fois le chien et le sanglier, et tout ce petit monde s’est calmé en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, la laie est retournée rassembler tous les petits et rejoindre sa harde, et mon chien est revenu au pied… Il avait compris que sans mon accord il n’a pas à être curieux et n’a plus jamais recommencé. Je précise qu’étant dressé il obéissait au doigt à l’oeil et m’accompagnait également lors de mes sorties équestres.

Il n’y a ici que des esquisses et croquis rapides, un dessin abouti se faisant généralement en Atelier sur base à la fois d’une série de croquis et éventuellement d’une photo perso.

Plus qu’une photo, une esquisse ou un croquis vous permettra par la suite de faire rejaillir en bloc toute une série de souvenirs liés à l’instant durant lequel vous avez travaillé sur le motif… alors… bonne-chasse-au-crayon…

 

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Loomji.fr > recencemement spontané

 

Je contrôle régulièrement, avec mon conseil juridique, où vont les images sur mon site et aussi les éventuels liens qui sont faits…

Aujourd’hui j’ai eu la surprise de voir que j’ai été spontanément recencée par LOOMJI.FR, le portail des communes de France.

sympa…