Professionnalisme

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Le professionnalisme concerne le monde salarié tout comme les Artistes indépendants… mais si le mot a un sens pour le public, tout ce qu’il englobe n’est pas forcément saisi…

Tout d’abord, le mot se décompose en trois aspects. Le premier étant le statut social et reconnu de celui qui exerce un métier en tant que professionnel expérimenté. Le deuxième aspect non moins important c’est le savoir-faire dans tous les domaines composant l’activité exercée et pour un Artiste cela nécessite une grande polyvalence et une aptitude à la gestion de l’imprévu. Enfin, si le grand public ne distingue pas forcément un artiste professionnel d’un artiste amateur, le Collectionneur-averti saura lui faire la différence.

Désolée pour les longueurs mais une analyse efficiente ne se fait pas en deux phrases… j’aimerais souligner maintenant ce qui fait la différence…


Le professionnalisme, c’est d’abord un état d’être… 

Le comportement du professionnel, son attitude face à tous les cas de figure, ses valeurs personnelles et morales, et ses qualités d’être… proviennent d’une longue expérience forgée au long des années et de la constante fidélité aux idéaux et Buts fixés. Concrètement, cela peut aussi signifier que l’Artiste s’organise un système de fonctionnement différent pour chaque type de clientèle… voire comme moi choisisse parfois ses clients… C’est du sur-mesure et de l’anti-profit mais j’y tiens particulièrement.

Le professionnalisme, c’est ensuite des compétences vérifiables… 

A l’heure où tout un chacun se dit Artiste et où le grand public ne voit souvent que du feu, l’Artiste professionnel faisant preuve de professionnalisme se caractérise par un ensemble de Connaissances techniques et de compétences qui passent par la comptabilité, le secrétariat, le marketing, l’encadrement, la gestion, etc…

En ce qui me concerne, au-delà de mon rayonnement, je choisis d’offrir à mes clients une éthique de haut niveau, un conseil sûr et une orientation vers l’encadreur qui correspond à leurs attentes. Une aquarelle de Collection n’est PAS un achat assimilable à de la décoration qui va être jeté en même temps que le papier peint soit assez vite… c’est un investissement sentimental et financier sur le long terme (une aquarelle bien encadrée se conserve plusieurs siècles). Tout achat doit être basé sur la Confiance réciproque entre Client et Artiste. Au-delà des documents légaux et officiels (contrats, certificats de garantie, factures informatisées et déclaration de tout revenu au fisc) il y  a une qualité de relations qui fait que l’Artiste peut transmettre autre chose qu’un simple objet…

Ensuite, le public mais surtout le Collectionneur, est en droit d’attendre à ce que dans la discipline choisie par l’Artiste, il y ait une profonde positivité qui va une fois le tableau accroché à sa place, se répandre sur son propriétaire et tous ceux qui vont contempler l’Oeuvre. Une Oeuvre d’Art, même de qualité, n’est pas qu’un investissement… c’est tout un langage, toute une histoire et toute une panoplie d’émotions. L’Oeuvre telle que je la conçois, est avant tout un Message… et l’Artiste est sur tous les plans responsable de ce qu’il émet…

Par rapport aux compétences vérifiables, il y a l’enseignement (certificats ou diplômes) mais surtout, l’acheteur potentiel pourra faire examiner le tableau par des spécialistes (dans mon cas par exemple un organisme public a montré mes travaux à un architecte puis les a gardés car corrects). Au delà des Cotes souvent faussées et des coups de publicité pouvant être soigneusement orchestrés, on peut vérifier le niveau d’une personne à sa capacité à dessiner ou peindre l’imaginaire… c’est à ce niveau et à ce niveau seul que se vérifient l’acquisition des bases. Et les bases, y’a pas photo, passent par l’approche académique (attention je ne me réfère pas, ici, à la simple   technique de peinture du « coloriste »  mais à bien plus)

Quand je dis "imaginaire" je ne parle ici pas d'interpréter un sujet que l'on a sous les yeux, je parle de mettre sur papier sa vision intérieure d'une scène pour laquelle par exemple on n'a aucun support d'inspiration concret. J'ai quelques travaux de ce style mais je ne les publie pas sur le web. Je m'explique plus en détail : notre subconscient est programmé pour ne restituer que les choses qu'il connaît et si nous nous trouvons intérieurement face à quelque-chose d'INCONNU...  nous aurons toujours techniquement tendance à en dénaturer le rendu en faisant référence à des choses connues, concrètes et techniquement faisables. Pour pouvoir fidèlement transposer, il faut que les bases techniques soient devenues réflexes et que l'on n'ait pas à économiser au niveau papier & médium... C'est aussi pour cela que dans le milieu académique, on sait voir sur simple papier-bureau la qualité d'une esquisse et le boulot qu'il y a derrière...

Dans la vie concrète et quotidienne, le professionnalisme constitue la clé de voûte de la vie artistique et il faudra apprendre à gérer les paramètres pouvant s’y opposer comme les conflits entre Artistes-Concurrents, l’avarice de certains clients demandant une réduction tarifaire alors que l’Artiste a déjà compressé au maximum son prix pour mettre l’Art à la portée de tous, et bien d’autres facteurs encore…

Pour beaucoup d’Artistes, être professionnel et faire preuve de professionnalisme sont deux choses différentes, et l’aspect le plus souvent privilégié est la mise aux normes sur le plan juridique et l’orientation vers le marché de l’Art.
Mais ce n’est pas cela et DOIT pas être tout…

Pour un Artiste soucieux d’offrir un maximum de Qualité sur tous les plans, c’est bien sûr une qualité technique en Art, une originalité dans l’interprétation qui n’appartient qu’à lui…  mais cette qualité soit impérativement s’étendre dans tous les autres domaines collatéraux comme par exemple la qualité du site, la qualité des photos ou d’un book, la qualité des références, et surtout la qualité des intervenants extérieurs comme les fournisseurs et les encadreurs. Il ne s’agit de loin pas simplement que de peindre… Il faut veiller à la meilleure des qualités du médium, du papier, du passepartout, du cadre. Cette qualité a bien sûr un coût et c’est là que le bât blesse… Pour compenser sans rebuter le client…  en achat direct (autre qu’en galerie ou salon) j’offre un bon d’achat à partir d’une certaine somme ce qui peut parfois faciliter les acquisitions ultérieures dites « coup-de-coeur« .

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comment un Jury choisit dans une grande expo…

éléments-clés pour choix du jury en exposition d’aquarelles

Dans les petites expositions régionales, il y a souvent des prix-du-public et un jury pas toujours formé… donc les choix ne se portent pas forcément vers la personne la plus méritante mais souvent vers celle dont le marketing est le plus au point… ou, hélas,  vers celle qui a les bonnes relations… C’est la vie et bien que cela soit parfois injuste, on ne peut pas faire grand’chose…

Je pensais jusqu’ici, connaissant beaucoup d’Artistes qui sont membre du Jury au niveau international, qu’à un haut niveau on tenait compte de la technicité du travail et du nombre d’heures passées dessus… Je me rends compte aujourd’hui que c’était une simple supposition de ma part et que la réalité est différente.

Dans beaucoup de concours, les critères sont précisés d’avance (originalité, technique) mais à défaut et dans les expositions de grande envergure , le Jury prend en compte trois critères essentiels, à savoir  :

> force (dans le sens de énergie)
> équilibre (forme & couleurs)
> rythme (vibrations)

Oui, c’est clairement spécifié… l’émotion que l’on ressent face à un tableau n’est PAS un critère pour un Jury. Pourtant, c’est souvent sur un coup de coeur parce que dans un tableau on aura rappelé à quelqu’un des émotions plus ou moins subconscientes, que concrètement les achats se font…

Par ailleurs, les états d’âme d’ l’Artiste n’entrent pas non plus dans les critères retenus… ce qui bouscule tout ce que j’ai appris jusqu’ici puisque pour certains, raconter l’histoire du tableau provoquait parfois des ventes. Mais il est clair que dans ce cas particulier, le public est touché par l’histoire plutôt que par le tableau lui-même…

Par rapport à la technique et au temps passé sur un travail, ma foi, je confesse que c’est là très dur de me défaire de mon illusion car jusqu’ici j’ai bel et bien cru que le nombre d’heures passées sur un travail était pris en compte par un Jury-pro. En effet, très paradoxalement, , les plus belles oeuvres sont quand même celles qui ne se font pas en juste trois coups de pinceau même si pour trois beaux coups de pinceau il aura fallu des années d’apprentissage…

Ah, le monde de l’Art est parfois bien compliqué…

Je pense donc que chacun(e) en fonction de son style très personnel, peut essayer de traduire les trois concepts qui en question qui apporteront assurément un « plus » :

> FORCE

  • L’Energie peut se traduire de plusieurs manières en aquarelle, soit en traduisant le mouvement, la vigueur, ou l’intensité par la technique, sois en la traduisant par la composotion, les contrastes etc…
  • Dans un autre ordre d’idées, on pourra jouer sur les lignes de force invisibles mais traduisibles en peinture… et ainsi dynamiser son oeuvre.
  • Enfin, il y a une autre sorte de Force que l’on peut incorporer dans ses créations et qui fera que même un sujet sans mouvement dégagera beaucoup d’Energie…

> EQUILIBRE

  • La forme générale d’un tableau est déterminée selon sa culture (Orient/Occident) ou selon son usage (traduire la beauté de la Nature ou d’une personne, militer en faisant passer un message particulier ou… faire une pub).
  • Le choix du format (M, F, P) joue évidemment un rôle prépondérant en composition et il est bon d’avoir étudié les différentes techniques qu’adoptèrent nos Ancêtres-artistiques car ils ont avant nous étudié en long, en large et en travers les diverses possibilités de mettre une oeuvre en valeur notamment en faisant appel aux racines carrées ou au Nombre d’Or.
  • Le plan où l’Artiste place son sujet principal joue aussi un grand rôle…
  • Ensuite intervient le symbolisme des formes car certaines formes évoquent la stabilité et d’autres le mouvement et il s’agit de trouver une subtile harmonie entre ces deux paramètres.
  • Les couleurs sont essentielles aussi pour traduire l’harmonie…  Les tableaux les plus harmonieux se font avec juste les trois primaires mais nécessitent de bonnes bases techniques. Sinon, il est bon de travailler en palette très restreinte et d’introduire parcimonieusement une nouvelle teinte. L’ordre d’application en aquarelle est : d’abord les teintures (transparentes) ensuite les sédimentaires (terres) et pour finir les couleurs minérales. Faute de respecter cet ordre on aura un travail très terne.

> RYTHME et vibrations

  • Dans toute oeuvre il s’agit de traduire plusieurs « plans » et volumes sur un papier lui-même plat…  et toute oeuvre gagne à avoir au moins un arrière plan, un moyen-plan et un avant-plan.
  • Le sujet principal devra se situer de préférence au milieu… de manière à ce que l’oeil puisse circuler sans sortir du tableau.
  • En Art, ce qu’on appelle rythme ce n’est pas un mouvement du sujet ou du pinceau mais le fait qu’un tableau évoque à la fois le très près, le moyennement près et le très-loin, mais aussi le tout grand, le moyennement grand, le tout petit, le très lumineux, moyen et tout sombre…

Indépendamment de cela… il y a les tendances du moment… mais les modes se font-et-se-défont… il vaut mieux s’en tenir aux Règles sûres et ayant fait leurs preuves au fils des siècles.

article susceptible d’être complété par la suite…

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