la « reconnaissance » artistique…

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La reconnaissance professionnelle est aussi importante pour  l’Artiste-indépendant que pour un salarié, mais souvent elle ne se présente pas de la même manière. Alors que le mystique doit sur le plan humain pouvoir se passer de toute reconnaissance, au niveau professionnel cela reste vital.

Cette reconnaissance se fait sur plusieurs points ou plans qui sont en gros (mais la liste n’est pas exhaustive) :

  • la reconnaissance existentielle
    il s’agit dans les grandes lignes d’avoir une identité et des compétences spécifiques. Les formations effectuées rentrent dans cette catégorie (à titre d’exemple).
  • le processus de travail
    il a deux formes :
    > la pratique du travail et l’expérience qui en résulte,
    > . Les valeurs humaines sont ici tout aussi importantes que la capacité d’innover,
    > . ou l’optimisation des méthodes de travail
    > . à cette différence près qu’en mode « salarié » l’appréciation d’un employeur peut
    > . montrer par le biais de missions plus importantes ou de promotions…
    > . et que pour l’Artiste le système est parfois un peu faussé, dès lors que ce sont
    > . souvent ceux qui peuvent le plus investir qui sont mis en avant… (déplacements,
    > . Salons professionnels, financer l’édition de livres car il faut payer d’avance etc)

    > l’investissement dans le travail (en temps-horaire et en application)
    > . cette reconnaissance souligne la qualité et l’importance des efforts fournis
    > . (pour moi c’est l’équivalent d’un job à plein temps en entreprise)
    > . et l’investissement dans le processus de travail.
    > . Autant dire qu’à ce niveau-là il y a souvent carence pour l’artiste professionnel,
    > . que la masse ne sait pas distinguer de l’amateur qui peint par plaisir, expose
    > . et souvent vend à bas prix, détraquant ainsi le système du « pro » qui lui a des
    > . frais à déduire de ses rentrées, des charges, et une comptabilité stricte à tenir
    > . et bien d’autres contraintes administratives & fiscales (j’en parle un peu ici)

  • la reconnaissance des résultats

Ici, ne nous leurrons pas… s’arrête la comparaison possible entre salarié et Artiste. Car pour ce dernier, impossible de monter hiérarchiquement ni de recevoir une prime de rendement, ou une promotion salariale…

La reconnaissance des résultats artistiques se mesure différemment.
Tout d’abord, il faut que le grand public sache que la vente d’un tableau ne correspond PAS forcément à un résultat financier positif…

En effet, la comptabilité d’un professionnel se tient généralement en « réel » (2035) donc avec dans le bilan une colonne recettes et une colonne dépenses, contrairement à l’amateur qui se contentera d’ajouter le montant de ses ventes à ses autres revenus salariés ou issus d’une retraite.
Le professionnel aura à charge, entr’autres, les frais de dossiers pour les Salons et souvent un prix-au-clou à régler selon les oeuvres sélectionnées, sans parler du déplacement des oeuvres et de sa personne pour le vernissage… Le pire c’est que certaines sélections de Salons demandent la présence sur place de l’Artiste pendant une durée parfois assez longue (15 j.) mais sans contrepartie financière.
Personnellement, n’ayant pas de véhicule privé, une location de voiture s’ajoute très souvent à ces frais-là ce qui explique le déficit-chronique entre 2012 et 2017 surtout que je n’ai jamais voulu recourir à des subventions pour garder une entière autonomie dans mon activité. Pour 2018 le bilan n’est positif que de deux euros mais c’est un début… La crise économique n’arrange rien… pffffft.
S’ajoute à cela le fait que les artistes-carnettistes sont rémunérés lorsqu’ils exposent et que ce n’est pas le cas pour les artistes-plasticiens en dépit de l’Article 122-2 qui préconise une rémunération aux expositions non-commerciales. Donc en clair, les Salons qui interdisent la vente ne sont pas en conformité légale avec ce texte de Loi… mais pour se faire connaître, l’Artiste ne peut souvent pas crier au scandale, cela le désservirait. L’aide à la création et à la mise en valeur du patrimoine artistique contemporain doit en principe être relayée par les collectivités territoriales mais sur le terrain hélas… nous en sommes très loin. Un plasticien est en effet aussi rémunéré sur le « droit de suite » et une rémunération par copie privée mais j’avoue que jusqu’en 2018 je n’en avais jamais vu la couleur… Pourtant mes aquarelles sont régulièrement utilisées de manière illicite dans les pays ayant d’autres lois que les françaises… c’est l’une des raisons qui m’a fait supprimer de mon site les belles photos s’y trouvant auparavant = aucun recours possible, la procédure étant trop chère. On a aussi utilisé mes images aux Usa pour en faire des posters, bien sûr sans aucune contrepartie financière pour moi… c’est l’une des raisons qui au final m’aura décidée à devenir membre de l’Adagp pour me soutenir en pareille situation.

L’Artiste a cependant, au niveau de l’estimation de ses tarifs par les experts et les logiciels professionnels, une reconnaissance qui se fait entr’autres via le nombre d’expositions personnelles et surtout collectives, le nombre de mois d’exposition permanente en galerie (là j’ai eu de la chance dès le début), les diplômes et les prix décernés à l’Artiste,  le site de l’Artiste (et sa qualité) tout comme le nombre de fois où la presse (ou la télévision) a relayé des informations relatives à l’Artiste. Si l’Artiste est cité dans un livre c’est un « plus » aussi.

Pour moi en tant qu’Artiste, l’une des formes de reconnaissance que j’apprécie le plus de par la difficulté à survivre, c’est que l’Amour d’une personne pour mon Art ne se traduise pas seulement sur ma fanpage par un like ou un partage, mais se concrétise par une prise de contact suivie d’un achat. Bien sûr que j’apprécie aussi juste les compliments, surtout que j’en reçois de personnes « neutres »… (je ne saurais tous les reproduire ici mais ceux qui m’ont le plus touchée figurent ici ou sur google-maps bien que la plupart trouvent la procédure à effectuée rasante donc font l’impasse) mais au plus tard lorsque je compare mes résultats d’exercice à ceux de mon plombier, je mesure l’énorme différence… J’en profite pour souligner que pour ce corps de métier nul ne conteste les tarifs alors qu’on demande souvent à un Artiste-peintre d’arrondir ou de baisser ses prix ce qui au vu de son investissement en temps et en matériel n’est pas logique et ne traduit qu’un désir égoïste de s’en tirer à bon compte pour un travail de qualité. Heureusement, et je les en remercie, certains clients augmentent parfois spontanément le prix que je demande, car ils connaissent la valeur de mon travail. Qu’ils en soient remerciés car c’est là aussi une forme de « reconnaissance », surtout si comme moi l’Artiste ne peut pas, faute de moyens, participer à tous les Salons professionnels. C’est un peu un cercle vicieux, plus on se montre plus on augmente sa notoriété mais en même temps pour l’heure, il me faut compresser au maximum mes frais de représentation.

Meilleurs voeux pour la nouvelle année à ceux qui liront ces lignes, et surtout bonne santé.

CHRISTIANE ALLENBACH NOUVEL AN CC0

 

 

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