Hyper réalisme, réalisme, figuratif, abstrait, brut et C°

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Je vais me lancer sur un terrain glissant…
Pourquoi glissant ?
D’une part parce que j’ai encore tant à apprendre, d’autre part parce que ce débat soulève souvent de très violentes réactions, que ce soit dans le monde-de-tous-les jours ou bien dans le monde artistique…

Mais bon… mieux vaut essayer de décortiquer… que de s’enfoncer dans les zones marécageuses de nos conflits-intérieurs. Mon « essai » est tiré des échanges que j’ai eus avec un grand nombre de personnes, et de ce que j’ai pu capter ici ou là comme réactions, au fil des années. Cet article sera mis à jour au fur et à mesure de mes nouvelles constations & expériences ou maturité artistique car bien sûr pas question de mettre la charrue avant les boeufs.

Tout d’abord quelques définitions :

  • hyper-réalisme se définit comme se rapprochant d’une photo mais contrairement à ce que l’on pense ce n’est pas forcément lié au talent mais plus à la « patience »
  • figuratif utilise des modèles (objets ou êtres vivants) mais permet des écarts par rapport au rendu méticuleux de l’hyper-réalisme (écarts dans la composition, la simplification, la technique picturale…)
  • l’abstrait ne se base sur rien de concret. J’aime bien le semi-abstrait car consciemment ou pas, on part quand même toujours du connu et de la forme pour aller vers l’inconnu ou la non-forme-particulière…

Baudelaire est parfois cité par les opposants de l’hyper-réalisme, car il aurait affirmé que l’Art ne saurait être stricte reproduction ou quelque-chose de ce style… mais bon, était-il déjà à ce moment-là sous influence médicamenteuse ? (juste pour dire qu’il faudrait pouvoir remettre ses dires dans le bon contexte au lieu de les utiliser n’importe comment).

Tout d’abord il faut voir les choses dans l’époque où nous vivons. Car l’Art hyper-réaliste, autrefois, constituait une grande richesse documentaire et à ce titre il est infiniment Précieux.
De nos jours où l’on peut faire des photos avec un téléphone portable (mobile) les considérations sont très différentes.

Je ne souhaite pas ici re-définir le mot « Art » dans lequel finalement chacun(e) « met » un peu autre-chose. Tonton-Wikipédia rappelle cependant à juste titre que l’Art et plus particulièrement les beaux-arts (à savoir l’architecture, la peinture, la sculpture et la gravure) s’adressent aux « sens » aux « émotions » et à « l’intellect« .

Bon… essayons d’y voir clair : l’ART, technique humaine, doit donc nous parler sur plusieurs plans.

Je connais quelques bons Artistes hyper-réalistes, comme de très bons « figuratifs »… mais à mon humble niveau, comme à celui d’un grand nombre d’Artistes, la question ne se pose pas forcément quant au choix de la technique mais des capacités-techniques-du-moment-de-chacun(e). Il y a parfois un fossé entre ce que l’on peut faire et ce que l’on voudrait arriver à faire.

Dans l’hypothèse (on a le droit de rêver…)
où l’on aurait la possibilité technique et la patience de faire de l’hyper-réalisme, choisirait-on alors de ne faire que cela ou ferait-on quand même parfois le choix d’interpréter ???

Je dis dans l’hypothèse car il faudrait mathématiquement savoir reproduire tant les millions de nuances-colorées de la nature que les formes exactes et… ce n’est pas évident du tout… sans béquilles techniques (par ex. table lumineuse, projecteur etc).

Oui, cela m’intéresserait vraiment de savoir quel choit ferait chacun s’il pouvait vraiment…

Pour moi, du bon figuratif, en ces temps modernes où pour l’extrême précision il y a tout un attirail d’outils-scientifiques… est suffisant. Mais cela n’engage que moi…
Maintenant si je pouvais… c’est clair que mon style serait une sorte d’interface entre l’hyper-réalisme et le figuratif.
Pourquoi ?
parce que j’ai parfois besoin d’un brin de fantaisie… besoin de suggérer, besoin de rêver ou de faire rêver… le tout bien sûr en partant de lignes aussi justes que possible.

Les lignes justes s’adressent à l’intellect, on les raisonne et notre subconscient remarque les erreurs, la « patte » du peintre (technique choisie + style personnel) s’adresse aux sens et aux émotions du spectateur. Pour ma part j’introduis parfois dans certaines Créations une dimension supplémentaire que je ne développe pas ici.

Et nous voilà plongés dans un nouveau paramètre : le caractère de l’Artiste. Je n’avais point prévu ce « détour » en commençant à écrire mais il est un fait « certain, sûr et sans mensonge » (expression Ancienne que j’adore) que les dispositions intérieures de l’Artiste jouent autant dans ses choix que dans sa technique… Entendre un Artiste faire grincer son papier sous les énergiques coups de Calame est impressionnant, mais parfois il faut une sensibilité très fine au spectateur pour détecter l’état d’esprit dans laquelle l’Oeuvre fut réalisée…

Je proteste par contre trèèèès énergiquement lorsque j’entends certains affirmer que l’hyper-réalisme est à éviter dans la mesure où le Réel est sans beauté : celui qui ne sait pas voir la Beauté de chaque chose, visible ou invisible, n’a pas à avoir un pinceau en main. Sans voir ou ressentir la Beauté, la Vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue…

L’Art est inévitablement lié à des choix au niveau dessin (éviter les lignes disgracieuses ou compliquées même si le sujet les présente dans la réalité), au niveau mise en peinture (couleurs réelles ou très différentes) etc… et je fais partie de ceux qui pensent que tout se joue déjà au niveau du dessin. Vive ceux dont la main obéit parfaitement au cerveau… je les admire sans réserve.

Pour moi il n’y a aucune contradiction entre les différentes techniques et je me sens prête à les mélanger harmonieusement. Le tout pour l’Artiste est de se demander ce qu’il cherche à exprimer…. ce que son tableau doit dire… ou éventuellement sur quel plan il doit « parler » à celui qui le regarde.

Ce que l’Art n’est pas (et alors sûrement PAS !!!! honte à ceux qui y ont pensé) c’est une manière de parfaire la Création.

Par contre, l’Artiste fera bien de sublimer un peu son sujet, ce qui veut dire simplifier (purifier), transposer, idéaliser… Souvent une Création artistique est plus saisissante qu’une photo… parce que quelque-part une alchimie s’est faite… mais ce n’est en aucun cas parfaire la Création qui est par Essence parfaite même si nous ne le comprendons pas sur notre plan humain.

Le travail de transformation que fait l’Artiste provoque et doit provoquer une émotion ou tout au moins une réaction.

Au niveau du public, j’ai mené une enquête et les avis divergent. Certains m’ont dit tout de go que s’ils veulent un tableau qui ressemble à une photo ils font la photo eux-mêmes, d’autres admirent les peintures à ressemblance photographique.

Dans le monde de l’Art, le fait est que les oeuvres à tendance hyper-réaliste voire académique (je dis bien à tendance, certains tableaux sont très différents d’une photo)… jouissent de plus de considération, et c’est souvent ce type de technique qui démontre le savoir-faire de son auteur.

Il y a des modes d’expression plus épurés (attention, épuré ne veut pas dire tableau-non-travaillé !!!) qui gagneraient à être mises en avant. Mais des genres tels que l’abstraction-lyrique… ne sont pas forcément compris comme étant techniques… (en clair, cela n’épate pas la galerie).

L’Art et son apprentissage… sont complexes. Il n’y a pas QUE le savoir-faire ou la Technique, il y a aussi la maturité, le jugement, la recherche, les choix, le style, la personnalité etc… En passant du stade « initiation » à celui de la mise en pratique on se rend vite compte que face au même sujet, chacun(e) fait autrement… Il n’y a donc pas que la Technique qui compte mais aussi la culture de chaque personne et par là même, sa manière de voir, d’interpréter et de restituer le sujet. C’est peut-être aussi pour cela que dans les filières artistiques la formation basique ne repose pas que sur le dessin ou la peinture mais prend aussi en compte des choses comme les travaux numériques & graphiques (y compris les pratiques éditoriales, logiciels inclus), la technique, la théorie, l’histoire (de l’Art), les fresques & l’iconographie, les langues et bien d’autres choses encore, avec toujours une collaboration inter-ateliers de nature à nourrir les réflexions et favoriser les échanges constructifs. C’est aussi pour cela que j’aime régulièrement participer à des travaux collectifs « inter-collègues-artistes »…  Cela permet souvent d’ouvrir de nouveaux horizons même si après on a des choix personnels à faire… Se confronter à d’autres points de vue peut parfois s’avérer inconfortables mais c’est TOUJOURS CONSTRUCTIF. Par ailleurs, travailler ensemble favorise le travail-soutenu, chose que dans son Atelier privé on aura du mal parfois à organiser (interruptions fréquentes).


Pourquoi j’évoque tout ceci ?
Parce qu’avant de choisir entre de l’hyper-réalisme, du réalisme, du figuratif, de l’abstrait, du brut ou tout autre « genre » il faut avoir acquis les moyens de traduire sans recourir aux artifices technologiques le visible dans toute sa complexité.
Cela passe par le trait juste mais pas que…

Rappel : une théorie demande une pratique très soutenue pour devenir réflexe et pouvoir être mise en pratique de manière efficiente. C’est aussi la raison pour laquelle, par exemple, on ne retire les bénéfices d’un workshop que bien plus tard et de manière-étalée-dans-le-temps
Chacun(e) a des blocages et doit apprendre à les dépasser pour mettre en oeuvre des techniques de plus en plus complexes.

Il est très important d’avoir un axe de travail correct pour mesurer sa progression et y trouver l’impulsion nécessaire pour continuer, en faisant des choix qui collent avec notre personnalité-éternellement-évolutive…




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je vous invite à surfer plus amplement sur mon site,
à découvrir mes aquarelles,
et pourquoi pas, à commencer votre collection…


comment un Jury choisit dans une grande expo…

éléments-clés pour choix du jury en exposition d’aquarelles

Dans les petites expositions régionales, il y a souvent des prix-du-public et un jury pas toujours formé… donc les choix ne se portent pas forcément vers la personne la plus méritante mais souvent vers celle dont le marketing est le plus au point… ou, hélas,  vers celle qui a les bonnes relations… C’est la vie et bien que cela soit parfois injuste, on ne peut pas faire grand’chose…

Je pensais jusqu’ici, connaissant beaucoup d’Artistes qui sont membre du Jury au niveau international, qu’à un haut niveau on tenait compte de la technicité du travail et du nombre d’heures passées dessus… Je me rends compte aujourd’hui que c’était une simple supposition de ma part et que la réalité est différente.

Dans beaucoup de concours, les critères sont précisés d’avance (originalité, technique) mais à défaut et dans les expositions de grande envergure , le Jury prend en compte trois critères essentiels, à savoir  :

> force (dans le sens de énergie)
> équilibre (forme & couleurs)
> rythme (vibrations)

Oui, c’est clairement spécifié… l’émotion que l’on ressent face à un tableau n’est PAS un critère pour un Jury. Pourtant, c’est souvent sur un coup de coeur parce que dans un tableau on aura rappelé à quelqu’un des émotions plus ou moins subconscientes, que concrètement les achats se font…

Par ailleurs, les états d’âme d’ l’Artiste n’entrent pas non plus dans les critères retenus… ce qui bouscule tout ce que j’ai appris jusqu’ici puisque pour certains, raconter l’histoire du tableau provoquait parfois des ventes. Mais il est clair que dans ce cas particulier, le public est touché par l’histoire plutôt que par le tableau lui-même…

Par rapport à la technique et au temps passé sur un travail, ma foi, je confesse que c’est là très dur de me défaire de mon illusion car jusqu’ici j’ai bel et bien cru que le nombre d’heures passées sur un travail était pris en compte par un Jury-pro. En effet, très paradoxalement, , les plus belles oeuvres sont quand même celles qui ne se font pas en juste trois coups de pinceau même si pour trois beaux coups de pinceau il aura fallu des années d’apprentissage…

Ah, le monde de l’Art est parfois bien compliqué…

Je pense donc que chacun(e) en fonction de son style très personnel, peut essayer de traduire les trois concepts qui en question qui apporteront assurément un « plus » :

> FORCE

  • L’Energie peut se traduire de plusieurs manières en aquarelle, soit en traduisant le mouvement, la vigueur, ou l’intensité par la technique, sois en la traduisant par la composotion, les contrastes etc…
  • Dans un autre ordre d’idées, on pourra jouer sur les lignes de force invisibles mais traduisibles en peinture… et ainsi dynamiser son oeuvre.
  • Enfin, il y a une autre sorte de Force que l’on peut incorporer dans ses créations et qui fera que même un sujet sans mouvement dégagera beaucoup d’Energie…

> EQUILIBRE

  • La forme générale d’un tableau est déterminée selon sa culture (Orient/Occident) ou selon son usage (traduire la beauté de la Nature ou d’une personne, militer en faisant passer un message particulier ou… faire une pub).
  • Le choix du format (M, F, P) joue évidemment un rôle prépondérant en composition et il est bon d’avoir étudié les différentes techniques qu’adoptèrent nos Ancêtres-artistiques car ils ont avant nous étudié en long, en large et en travers les diverses possibilités de mettre une oeuvre en valeur notamment en faisant appel aux racines carrées ou au Nombre d’Or.
  • Le plan où l’Artiste place son sujet principal joue aussi un grand rôle…
  • Ensuite intervient le symbolisme des formes car certaines formes évoquent la stabilité et d’autres le mouvement et il s’agit de trouver une subtile harmonie entre ces deux paramètres.
  • Les couleurs sont essentielles aussi pour traduire l’harmonie…  Les tableaux les plus harmonieux se font avec juste les trois primaires mais nécessitent de bonnes bases techniques. Sinon, il est bon de travailler en palette très restreinte et d’introduire parcimonieusement une nouvelle teinte. L’ordre d’application en aquarelle est : d’abord les teintures (transparentes) ensuite les sédimentaires (terres) et pour finir les couleurs minérales. Faute de respecter cet ordre on aura un travail très terne.

> RYTHME et vibrations

  • Dans toute oeuvre il s’agit de traduire plusieurs « plans » et volumes sur un papier lui-même plat…  et toute oeuvre gagne à avoir au moins un arrière plan, un moyen-plan et un avant-plan.
  • Le sujet principal devra se situer de préférence au milieu… de manière à ce que l’oeil puisse circuler sans sortir du tableau.
  • En Art, ce qu’on appelle rythme ce n’est pas un mouvement du sujet ou du pinceau mais le fait qu’un tableau évoque à la fois le très près, le moyennement près et le très-loin, mais aussi le tout grand, le moyennement grand, le tout petit, le très lumineux, moyen et tout sombre…

Indépendamment de cela… il y a les tendances du moment… mais les modes se font-et-se-défont… il vaut mieux s’en tenir aux Règles sûres et ayant fait leurs preuves au fils des siècles.

article susceptible d’être complété par la suite…

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Encadrements-maison, semi-professionnel et professionnel

selbst & billig einrahmen, für halb-Profis & Profis…

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Dieser Artikel hat drei Kapittel :
> selbstgebastelten Passepartout in Standardrahmen für Hobbymaler
> Passepartout & Rahmen für semi-professionnellen Einsatz
> Passepartout & Rahmen für Profis.

Cet article comporte trois chapitres :
> les passepartout faits-maison dans cadres standard
> les passepartout & cadres à usage semi-professionnel
> les passepartout & cadres à usage professionnel.

PASSEPARTOUT-MAISON

(économique)

HAUSGEMACHTER PASSEPARTOUT

(wenn’s Geld knapp ist…)

correspondances papier / cadre

übereinstimmung Papier / Rahmen

Matériel

Rouleau de papier-peint

ou autre support épais…

Ruban-cadeaux ou carton

Material

Tapetenpapier, oder etwas anderes, dass ziemlich dick ist…

Geschenkband oder Papp…

 

couper le support aux dimensions du carton fourni avec le cadre

(atelier non nécessaire, la table de la cuisine avec support fait l’affaire)

Das gewählte Material nach mit Rahmen geliefertem Papp zurechtschneiden

(Werkstadt nicht nötig, der Küchentisch mit Unterlage tut es auch)

Poser l’aquarelle sur le support et dessiner le contour externe

Aquarell auf Tapete (oder Papp) legen und den äußeren Rand abzeichnen

 

Puis penser à reproduire

la marge laissée sur l’aquarelle sinon il faudra recommencer…

Dann daran denken, den Spielraum der beim Aquarell freigelassen wurde, dazuzurechnen, sonst muss man wieder von vorn’ anfangen…

 

Découper au cutter, sortir la partie du milieu et la réserver pour des passe-partouts  plus petits.

Mit  Kutter ausschneiden, Mittelpartie herausnehmen und für kleineres Passepartout  aufbewahren

 

Choisir du ruban/carton dont la couleur s’harmonise avec la peinture…

Ein Band(oder Papp) wählen, dessen Farbe gut zum Gemälde passt

Fixer ici et là un bout
de scotch sur le ruban

Hie und da ein wenig Klebeband auf das Geschenkpapier kleben, so :

 

fixer soigneusement sur les quatre côtés

sorgfältig an die vier Seiten fixieren

ensuite, faire une
finition esthétique

Dann eine ästhetische
Endbearbeitung machen

 

poser dans l’encadrement choisi

in den gewählten Rahmen einfügen

poser la peinture par dessus

(bien droite) et fixer à 2 coins au scotch

Bild schön gerade darauflegen, mit Klebeband an 2 Ecken leicht befestigen

poser le carton livré avec le cadre par-dessus, il sera utile si par la suite on re-change l’image dans le cadre

geliefertes Papp darüberlegen, wenn man später das Bild wechselt
kann es nützlich sein

fermer l’encadrement et rajouter éventuellement une ficelle si dans votre mur il y a un clou à la place d’un crochet…

Rahmen zumachen und eventuell eine feste Schnur fixieren, falls in Ihren Wand ein Nagel statt ein Hacken ist…

terminer… reste plus qu’à accrocher

fertig, ist  nur noch aufzuhängen

 

Diese Art, einzurahmen, ist geeignet für alle die knapp bei Kasse sind aber etwas Geduld mitbringen. | Ce type d’encadrement convient à merveille pour ceux donc l’escarcelle est chroniquement trouée… et qui disposent d’un peu de patience.

Für Hobbymaler also bestens geeignet. | Convient parfaitement aux artistes-amateurs.

Einrahmen ist nicht sein Holzrahmen fabrizieren.
Nein.
Einrahmen besteht daraus, ein Kunstwerk, hauptsächlich für ein Aquarell, effizient von den meisten Umwelteinflüsse & Säuren zu schützen. Im Klartext heißt das ein « Paket »  machen aus Passepartout, Aquarell & säurefreies Papp, und dieses dann in den passenden Rahmen einsetzen, dann gut verschließen. Allerdings muss man dann trotzdem noch auf die richtige Temperatur und Beleuchtung Acht geben.

Encadrer, cela ne veut point dire faire le travail du menuisier pour confectionner le cadre, puis découper le verre…
Non.
Encadrer un tableau consiste à fabriquer un « paquet » constitué d’un passepartout, de l’oeuvre elle-même, dans mon cas de l’aquarelle, et d’un carton sans acide, et de mettre l’ensemble dans un cadre en fermant bien. Ceci ne dispensera toutefois pas d’entreposer ou d’accrocher le tableau à une bonne température avec un éclairage approprié.

Die Vielfalt ist gross und man weiss nicht immer welchen Rahmen wählen… früher mochte man es gern’ pompös, heute sollte ein Rahmen einfach aber schön sein.
Le choix est grand et on ne sait pas toujours quel cadre choisir… autrefois on aimait l’encadrement pompeux, mais la tendance actuelle est à l’élégante-sobriété.

Hier einige Beispiele wie ein  Bild aussehen kann je nach Rahmenwahl… voici un exemple de travail dans divers cadres…

Viele  EDV-Programme bieten z.Z. diese Möglichkeit… doch manchmal weiss der Fachmann am besten wie das geht. Deshalb rate ich allen die nicht zu viele Rahmen brauchen, sich fachmännisch beraten zu lassen. | Beaucoup de logiciels offrent cette possibilité mais parfois l’homme-de-l’Art sait mieux ce qui convient et je conseille à ceux qui n’ont besoin que de quelques cadres par an à se laisser conseiller par un professionnel de l’encadrement.

Ein Künstler der nicht unbedingt selbst basteln möchte, kann auch  Passepartout und Rahmen separat kaufen und dann farblich so abstimmen dass es ihm passt. Dieses Verfahren ist nicht zu kostspielig wenn man Standard-Rahmen benutzt. Diese kann man z.B. bei Boesner oder Gestäcker, finden… aber es gibt sehr viele Möglichkeiten zu schönen Rahmen zu kommen.

Un artiste qui n’a pas forcément envie de bricoler peut toutefois encadrer lui-même en achetant séparément le passepartout et le cadre, et les assortir ainsi parfaitement à son sujet. Cette procédure n’est pas trop onéreuse en utilisant des cadres-standard comme on peut en trouver chez Boesner ou au Géant.

Eine Alternative wäre, sich Material zu kaufen und die Passepartout selbst zu-zuschneiden. Dafür muss man mir einer Anfangsumme von 150 € rechnen und danach… mit sehr viel Abfall. Kurz gesagt, es lohnt sich nicht immer… aber dafür hat man dann sehr kreative Rahmen die nirgendwo anders auf der Welt existieren. Bloss… ein schönes Bild sollte einfach eingerahmt sein sonst kommt es nicht zur Geltung.

Une alternative consiste à s’équiper en matériel pour fabriquer soi-même les passepartout. Il faut compter avec une somme de départ de 150 € et ensuite… avec beaucoup de déchets. Ce n’est pas forcément rentable, par contre on aura toujours plus de créativité et surtout l’assurance de savoir que ce cadre-là sera unique au monde. Mais il ne faut pas oublier qu’une belle peinture gagne à être encadrée sobrement…

Ohne etwas gegen Ikea zu haben, muss ich hier doch sagen dass ich von der Rahmenqualität enttäuscht bin. An einem Rahmen sollte man NIE sparen sonst muss man zwei Mal einrahmen. So passierte es mir schon ein Mal, dass ein billig-Rahmen, erst am Vortag gekauft, in der Nacht herunter fiel weil das Hängesystem nicht solide genug war, und was das Querformat 70×30 anbelangt, war ganz schnell das Ikea-Holz vom Gewicht verformt… das alles innerhalb einer Woche. Was über A4-Format ist… sollte von guter Qualität sein und vom Fachhandel stammen, natürlich mit entsprechender Beratung.
Sans vouloir « descendre » Ikéa, je voudrais ici toutefois souligner le faut qu’en ce qui concerne leurs encadrement je fus très déçue. Pour un cadre il ne faut JAMAIS chercher à économiser sous peine d’avoir à encadrer deux fois. Ainsi il m’est arrivé avec un cadre prix-discount, acheté la veille, de l’entendre tomber la première nuit où il fut accroché tout simplement par manque de solidité du système d’accrochage. Un autre, de format 70×30, s’est déformé sous son propre poids en moins d’une semaine après l’achat. Tout ce qui dépasse le A4 devrait à mon sens être d’excellente qualité et acheté dans un commerce spécialisé avec conseils d’un spécialiste.

Ein Profi-Künstler (der meistens Workshops organisiert) hat meistens keine Zeit, seine Passepartout selbst anzufertigen… denn das Wort « Selbständig » enthält zwei « Teile » die zu 100 % passend sind… ein Künstler arbeitet rund um die Uhr und muss alles selbst erledigen.  In einer Firma kann die Aufgabe verteilt werden, bei einem Selbständigen leider nicht. Und krank darf er auch nie werden, denn es tut sich nichts von alleine…
Un peintre professionnel (surtout s’il organise des workshops) n’a généralement pas le temps de confectionner lui-même ses passepartout. Le vocable allemand correspondant à une micro-entreprise est composé des parties « soi » et « tout le temps » qui résument parfaitement le fait qu’un Artiste-peintre se décarcasse du matin au soir voire du soir au matin. En entreprise on peut déléguer les tâches, là ce n’est pas le cas. Par ailleurs, en cas de maladie, rien ne se fait tout seul…

Ein Profi ist daher anspruchsvoller was die Rahmen und die Passepartout anbelangt, denn alles muβ wie am Schnürchen klappen…
Un professionnel sera donc plus exigeant par rapport à la qualité d’un passepartout et d’un cadre car tout doit marcher comme sur des roulettes.

Fertige « Pakete » sind tabu weil meistens sehr schnell umgerahmt werden muss u.a. für Ausstellungen…
Les « paquets » scotchés sont ici interdits car il s’agit parfois de décadrer/recadrer très rapidement d’une exposition à l’autre…

Ein Rahmen muβ nicht nur das Kunstwerk effizient zur Geltung bringen, er muss auch solide sein und wenn möglich leicht zu handhaben. Also von hochwertigem Material sein… Ein solcher Rahmen hält auch was aus, u.a. wenn Kinder im Haus sind, oder bei Ausstellungen. Das Glas sollte auch entsprechend solide sein. Trotzdem tut man gut, alles immer senkrecht aufzubewahren oder zu transportieren.
Un cadre ne doit pas seulement mettre une oeuvre bien en valeur mais se doit d’être solide et maniable. Donc d’être confectionné en matériau de qualité… Un tel cadre tiendra aussi le coup s’il y a des enfants dans la maison ou pour les expositions. Le verre devra être solide. Mais il vaut tout de même mieux de le stocker ou de le transporter verticalement.

Da ich das alles von der Pike gelernt habe… bin ich zum Entschluβ gekommen, u.a. für Groβformate die Einrahmung nur von einem geübten Profi machen zu lassen. Ich habe mit Fachmänner gesprochen, mit Leute die gerne kreativ selbst-einrahmen und auch mit Galeristen und Einrahmung-Spezialisten. Letztere sind einfach unübertrefflich was Ratschläge anbelangt, und man kann bei ihnen, vor Ort, 300/400  Sorten von Formteile sehen und anfassen… und ebenso viele Passepartout.
Ayant appris tout cela sur le tas j’en suis arrivée à la conclusion que pour les grands formats, je ne laisse faire l’encadrement que par un encadreur expérimenté. J’ai discuté avec des spécialistes comme avec des personnes aimant l’encadrement créatif, mais aussi avec des galeristes et encadreurs « pros ».Chez ces derniers on peut voir/toucher 300/400 moutures et passepartouts.

Ich bin meinen Kunden schuldig, die « beste » Qualität anzubieten.
Natürlich verkaufe ich nach wie vor am liebesten ohne Rahmen, aber ich gebe immer meine Kunden eine gute Adresse wo man nicht nur beste Qualität um einen anständigen Preis erwerben kann sondern auch sicher ist dass dann alles passend ist. Es gibt nichts über fachmännischen Rat und man sollte sich Zeit nehmen, mit dem Profi über seine Wünsche sprechen, damit dann alles passt, und man lange Jahren Freude am eingerahmten Bild hat. Ich bekomme manchmal von meinen Kunden ein Bild geschickt wo ich sehen kann wie sie es haben einrahmen lassen… das freut mich immer.
Je me dois d’offrir à mes clients la meilleure qualité en matière d’encadrement (un expert-ès-encadrement dispose par exemple d’une presse à vide, inabordable à titre individuel.
Naturellement, je continue de vendre la plupart de mes oeuvres décadrées mais pour ceux qui le souhaitent, je leur communique une bonne adresse où ils peuvent trouver à prix raisonnable un encadrement de qualité. Le conseil d’un « pro » est inégalable et il faudrait se prendre le temps de lui faire part de nos souhaits pour que son travail nous convienne. Je reçois parfois une photo de mes clients pour me montrer comment ils ont encadré l’aquarelle que je leur ai envoyée et cela me fait toujours plaisir.

Ci-dessous, cadre de chez l’encadreur avant hermétisation à l’adhésif brun… j’aime que même l’envers du décor soit BEAU.

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