PLEIN AIR… choisir son matériel et sa technique…

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CHRISTIANE ALLENBACH | OUTDOOR PAINTINGLes beaux jours arrivent et les Artistes ont envie de travailler dehors… mais bravo à ceux (rares) qui avaient continué à le faire durant la mauvaise saison et dans des conditions souvent très difficiles…

Pour ma part, après avoir des années durant travaillé en emportant laborieusement mon matériel (je n’ai pas de véhicule et dois circuler à vélo) y compris pour des démonstrations publiques notamment à la désormais célèbre journée du Windstein, je suis devenue « minimaliste » et cherche à faire le maximum avec un encombrement minimum…

PEINTUREMAMANLOTUS | CHRISTIANE ALLENBACH |CHARGEMENT GRILLES DACIA LOGGYCôté grilles pour ne pas s’encombrer on a intérêt à utiliser ce qu’on trouve sur place... ou à opter pour le bambou, si on travaille dans son jardin (sinon il faut un véhicule)

Ensuite en ce qui me concerne je fais la distinction entre :

  • un événement public important où je dois faire une démonstration poussée, comme celle du Windstein qui s’étale sur une journée entière et où il faut tout de même disposer de presque tout son matériel. C’est pour cela que j’ai mis mes godets dans des bacs à glaçons superposables, le tout tient dans le panier d’un vélo…

CHRISTIANE ALLENBACH | OUTDOOR PAINTING

  • un travail en plein-air privé… mais qui est aussi plus poussé que le simple sketch…
  • un travail spontané, en version sketch aquarellé, technique mixte ou alors simple esquisse.

ALLENBACH CHRISTIANE MON MATERIEL OUTDOOR

Le chevalet n’est vraiment utile qu’à ceux qui travaillent debout mais la plupart du temps on peut s’en passer : les artistes ne dépasseront pas le format Raisin ou Jésus pour un travail en plein air sauf à vouloir intentionnellement épater la galerie… car ce n’est pas la taille d’un travail qui compte mais ce que les spectateurs auront APPRIS en regardant faire l’Artiste… et ce que l’Artiste aura appris au cours de son travail.

ALSACE | REICHSHOFFEN | AQUARELLE | TECHNIQUE | PEINTUREMAMANLOTUS | CHRISTIANE ALLENBACH | TRAVAIL EN OUTDOORLorsque le lieu n’est PAS imposé… et qu’il n’y a aucun public, l’artiste est libre, pour le plein-air ou alors ses sketches… d’utiliser les supports NATURELS qu’il trouve sur place.

Il y a d’un côté les bancs publics et les souches d’arbres, de l’autre côté les rochers qui l’été sont chauds et permettent presque de s’installer à la carte.

CHRISTIANE ALLENBACH NOTRE ROCHER 4Pour tous ceux qui devraient ne pas aimer ce contact direct avec la Nature… il reste les mini-sièges, qui existent en différentes hauteurs. Celui-ci est facile à emmener à vélo car il se porte en bandoulière.

Je déconseille les sièges sur trépied, qui au-delà de 60 Kgs ne sont plus très sûrs, des collègues & moi-même avons testé…PEINTURE OUTDOOR | EQUIPEMENTMINI__SETMINI SETCHRISTIANE ALLENBACH | TUBES ET PINCEAUX LEONARDCHRISTIANE ALLENBACH | PRIMAIRES ET BICHROMES

 

CHRISTIANE ALLENBACH | GRIS_PRIMAIRES CHRISTIANE ALLENBACH | FONTAINE FER A SEC EN HIVERCôté couleurs, les primaires peuvent suffire à l’Artiste ayant eu une formation basique de qualité, les mini-sets dépannent beaucoup tous les autres. Et deux pinceaux avec un peu d’eau viendront compléter le tout, encore que souvent on trouve l’eau sur place surtout dans nos petits villages des Vosges du Nord où les fontaines d’eau potable sont monnaie courante…

CHRISTIANE ALLENBACH | MARQUEUR ET PINCEAUXDu matériel comme les marqueurs ou les bâtonnets d’aquarelle peuvent rendre service, mais ne sont PAS indispensables…

allenbach-christiane-sketch-vers-philAttention…
les mini-sets de voyage ne comportent pas des couleurs INDISPENSABLES dans une région comme la nôtre, par exemple le ROSE POTERIE (j’apprécie celui de W & N) . Il faudra donc penser à emmener un tube en partant. Un tapis pour protéger les pinceaux sera utile…

CHRISTIANE ALLENBACH | PINCEAU CHINOIS CHEVREPar contre, j’ai une règle et je n’y déroge PAS… mes meilleurs pinceaux (et ce ne sont pas forcément les plus chers) ne SORTENT PAS de l’ATELIER. Un bon pinceau est un pinceau « fait » donc pas neuf, qui s’est adapté à la manière de peindre de l’artiste… et ça n’a pas de prix : inutile de prendre le risque de l’abîmer ou pire de se le faire voler (si-si, aux manifestations publiques on vole… c’est triste).

Personnellement et avec l’âge, j’avoue apprécier de plus en plus le confort… et en cas de canicule cela se traduit par le CHOIX du sujet pour le plein-air… donc le choix par ex. d’un endroit très ombragé pour que le travail ne sèche pas prématurément. Mais ce qui importe encore bien plus à mes yeux c’est que dehors il ne faut pas employer les mêmes techniques qu’à l’Atelier. A titre d’exemple, la chaleur du soleil peut s’utiliser avec efficience en optant sciemment pour la superposition de glaçis à la place d’un travail nécessitant un long cycle de l’eau et de nombreuses retouches avant séchage. L’intérêt de connaître TOUTES les techniques en aquarelle réside dans le fait qu’on peut alors « jongler » selon les circonstances, en totale liberté et avec zéro frustration… L’Artiste allemand qui m’a le plus appris m’a aussi fait savoir que souvent il faut deux ou trois séances en plein air pour produire un travail de qualité… il faut le savoir au départ… et éventuellement scinder les travaux dans une phase de dessin minutieux puis revenir pour juste peindre… D’ailleurs de plus en plus lors des démonstrations, le travail en « amont » (compo & dessin) est déjà préparé, les spectateurs s’intéressant surtout à la mise en peinture. Lorsqu’on est seul(e) on a la LIBERTÉ de prendre tout son temps et de revenir autant que nécessaire, c’est un grand « plus »… 

ALLENBACH CHRISTIANE SKETCH DEMOallenbach-christiane-retour-sketch

PEINTUREMAMANLOTUS | CHRISTIANE ALLENBACH | TRADIO_ ENCREDans le cadre de mes travaux artistiques privés je me suis rendue compte à l’usage que si je veux exploiter pleinement tous les sujets qui se présentent au moment où ils se présentent… il faut TOUT LE TEMPS AVOIR UN MINIMUM D’AFFAIRES AVEC SOI… et après de longs tâtonnement j’ai trouvé les deux outils qui tiennent dans ma poche et qui par conséquent participent à chaque randonnée : mon tradio et mon pinceau à réserve d’eau, qui est un cadeau reçu au dernier vernissage d’Uckange (salon international)  et qui a déjà beaucoup servi. D’abord parce qu’avec ma nouvelle « technique » il faut très peu d’eau et qu’on peut allègrement travailler dans des zones « arides » (attention aux serpents) et ensuite parce que son bout est large et permet de varier les styles par rapport à la traditionnelle pointe. Attention à l’achat, il faut tout de suite tester si on est obligé(e) comme avec celui-ci en rose d’APPUYER sur le corps du pinceau pour avoir de l’eau à la pointe car ça… c’est rhédibitoire. Avec un bon pinceau, l’eau descend AUTOMATIQUEMENT… s’il faut appuyer on ne peut PAS peindre de manière spontanée et on se crispe…

CHRISTIANE ALLENBACH | RESERVOIR D'EAU ET TETECi-dessous le « meilleur » et il sert très souvent.

ALLENBACH CHRISTIANE PINCEAU RESERVE EAU LARGE

 

Comment je procède  ?

  • au criterium j’esquisse les grandes lignes du sujet
  • au tradio je marque les endroits stratégiques en combinant la spontanéité du trait et le fait qu’on va les re-travailler à l’eau pure ou à l’aquarelle,
  • je prends ensuite le pinceau à réserve d’eau pour retravailler mon sujet soit en estompant certains endroit soit juste pour les renforcer… Exemples ci-dessous (attention, il faut choisir un animal PAISIBLE qui bouge peu, ou alors commencer avec du végétal ou une perspective)

CHRISTIANE ALLENBACH SKETCH BEBE HIGHLANDALLENBACH CHRISTIANE LAMA ENCRELe plaisir de travailler en plein air ne nécessite pas toujours un sujet complexe… on peut trouver son bonheur avec quelques simples feuilles… une plume… un rocher… alors je vous souhaite à tous d’heureux moments dans la Nature.

ALLENBACH CHRISTIANE VIOLETTES SOUS CADRE ALLENBACH CHRISTIANE FEUILLES ENCRE AQUA ALLENBACH CHRISTIANE MINI MINI PLUME

 

 nb. : merci de penser à emmener un contenant pour l’eau sale, à ne PAS jeter dans la Nature (thanks AJ)

 

 

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Stylo-Pinceau-Plume japonais Pentel

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Dans mon article « comment encrer un dessin » je parlais entr’autres de ce pinceau-plume, qui est polyvalent et mérite qu’on s’y attarde un peu plus.

Tout d’abord il convient de stipuler que si vous le cherchez, il ne faut aller ni au rayon des marqueurs ni au rayon des pinceaux, car hélas ce pinceau est classé (par le Géant comme par d’autres fournisseurs) parmi les stylos & feutres… petit illogisme car il fonctionne vraiment comme un pinceau.


Officiellement il s’appelle stylo-pinceau. Sa pointe est constituée de soies synthétiques et son alimentation d’encre se fait par cartouches.

J’ai testé cet excellent « outil » de différentes manières pendant plusieurs années avant de vous en parler.

Tout d’abord… si vous pouvez, achetez-le hors de France, il vous coûtera à peine 18 € au lieu des 24,50 € qu’affiche actuellement (février 2014) le Géant des Beaux Arts…

Ensuite, tout comme il faut préparer un pinceau normal avant sa première utilisation, il convient, ici également, avant de charger une cartouche, de laver très doucement les soies avec un savon spécial-pinceaux, et de bien rincer. Ensuite on met une goutte d’eau au niveau « alimentation-cartouche » et on souffle très fort… après on peut installer la cartouche. Mais surtout, attendre patiemment que l’encre descende, en tenant le stylo à la verticale. Ne jamais écraser les soies sur le papier en pensant que ça arrive plus vite. Le poser dans un pot et l’oublier une heure ou deux est une excellente solution.

L’usage de ce stylo-plume est initialement l’ILLUSTRATION, mais cela sous-entend que le format soit suffisamment grand car sauf à avoir une main aérienne,  le trait a quand même tendance à s’épaissir.

Je l’emmène en outdoor pour certains types de croquis.

Il convient également aux techniques mixtes [Encre + aquarelle] ou [encre + acrylique] mais attention : le support doit alors être parfaitement SEC sinon les soies s’abîment irrémédiablement. La durée de vie moyenne de cet outil, avec une utilisation régulière et quelques bons soins, est de quatre années.

Ce qu’il ne faut PAS faire c’est de la pointe de cet outil, vouloir couler un peu de noir dans du mouillé-aquarelle. Après plusieurs dérapages de ce type, les soies seront foutues… totalement irrécupérables. Si vous avez besoin de faire ce type de chose, achetez un godet de noir de chez White-Nights, il est méga-opaque, ne fait pas d’auréoles,  et vous donnera entière satisfaction.

Côté gestuelle il ne faut pas le tenir comme un stylo, c’EST bel et bien un pinceau. Il a la particularité de faire de la granulation si on le passe très rapidement et un peu à plat sur le papier, et c’est utilisable pour traduire une troisième valeur entre le blanc du papier et le noir-parfait… ceci pour les travaux en monochrome. Si on veut une ligne bien nette, il faut ralentir le tracé.

Côté qualité d’encre, elle est extra et indélébile.

Bémol : n’espérez pas l’utiliser en complément d’un travail à l’Encre de Chine car le noir n’est absolument PAS le même et le travail serait irrémédiablement gâché surtout en l’examinant de biais. Donc à associer éventuellement avec un autre médium mais pas avec une autre encre du moins pas avec une noire.
Cet outil peut avantageusement être associé aux encres couleur de chez Sennelier ou encore mieux, celles de chez Rohrer & Klinger (Leipzig)

Dans un autre ordre d’idées, des fois qu’il servirait dans un travail polychrome, il vaut mieux l’appliquer en premier pour garder sa pointe aussi longtemps que possible en bon état.

S’utilisant aussi dans le même esprit que les pinceaux japonais, on peut selon le degré de la pression qu’on exerce, contrôler le tracé pour par exemple faire du feuillage… on appuie très légèrement à la base de la feuille, de manière soutenue en son milieu pour alléger de nouveau la pression à la pointe de la feuille ce qui fait une feuille d’un seul geste un peu comme dans la technique japonaise appelée sumi-e. Le mot sumi se traduisant par encre.

Je précise en passant que l’art japonais a connu quantité d’alternances entre les influences extérieures et le repli-sur-soi… allant du monochrome au polychrome… et il en est ressorti un style d’expression d’une très haute qualité picturale, composé de beaucoup d’oppositions, de contrastes, d’harmonie et aussi de dépouillement. Dès les années 1940 naquirent aussi les mangas qui comme les autres formes d’art, traduisent en permanence l’opposition entre le style oriental et occidental.

Cette petite parenthèse est à mon sens utile car l’usage du stylo-plume devrait se faire dans la même optique que l’usage d’un pinceau : chaque geste est mûrement réfléchi et découle à la fois d’une longue observation et d’une technique maîtrisée.

En ce qui me concerne, j’utilise de préférence ce stylo-plume en extérieur car il m’évite d’emmener tout mon attirail de plumes et mon pot d’encre… je garde le souvenir d’un t-shirt marqué à jamais… en Atelier je préfère de loin le vrai pinceau et la bonne vieille encre de Chine.

Le stylo-plume reste toutefois une alternative plus que valable et pour rien au monde je ne m’en passerais… je ne peux donc que le recommander chaudement à chacun(e)…

Article fait en 2014 et là en 2017 je suis toujours aussi « fan » de cet outil.

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