Scanner ou photographier ses aquarelles ?

© contenu intégral du site sous copyright

°

article mis à jour le 20 janvier 2017


°

ALLENBACH CHRISTIANE MODELE VIVANT 20 x 20 cm FEMME

Lorsqu’on veut montrer son travail sur le net, il doit être irréprochable. Que ce soit pour un professionnel qui veut présenter ses travaux, ou bien pour un débutant qui vient demander des conseils techniques, il faut toujours que ce que l’on voit sur écran soit strictement CONFORME à l’original de l’aquarelle.

Donc :

  • interdit de retoucher avec un logiciel quel qu’il soit
  • prendre le temps de techniquement bien faire les choses.

La question que beaucoup me posent c’est : faut-il scanner ou faut-il prendre en photo ?

Voici comment je fais, et pourquoi.

  • j’évite le scanner, sauf parfois pour les cartes postales ou marque-pages… D’abord, il n’est pas rapide, ensuite, pour peu qu’il ait une mémoire-réduite… le spouler risque de se bloquer et par la même occasion… toute l’installation aussi.
  • Ensuite, toujours par rapport au scanner, il transforme l’OR en… vert. Si-si… Preuve ci-dessous. J’ai fait un scann puis pris une photo au flash. Les deux ne conviennent pas mais je l’ai fait pour qu’on puisse bien voir la différence :

CHRISTIANE ALLENBACH | APPAREIL CANON EOS A TESTERDans ce cas précis, pour un résultat parfait, il faut prendre la photo sans flash.

Attention cependant… nous sommes à l’ère du numérique et par défaut les appareils ont un réglage des blancs qui change énormément la température de la couleur. Les « pros » ou amateurs-avertis passeront donc en mode Raw pour avoir les données brutes du capteur. On peut choisir de prendre ses photos dehors à l’ombre, avec réglage manuel de son appareil mais c’est dissuasif pour ceux qui sont fâchés avec la technique… Il faut aussi songer au problème de la distorsion. Exemple :

Recadrer manuellement une photo distordue peut permettre de sauver une partie des meubles mais le sujet présentera toujours une déformation perceptibe à l’oeil averti. Pour éviter ce souci tout comme ceux précédemment évoqués, dans 95 % des cas je procède comme suit. Et je précise n’avoir qu’un simple petit appareil numérique de poche sans beaucoup d’options.

En intérieur, lumière de jour ou éclairage, je pose mon travail à plat sur le sol…

  • Jusqu’au format 36×51 je me mets debout devant…
  • Au delà… je me mets debout sur une chaise… ou à défaut j’agrafe le travail au mur…
  • JE PRENDS MA PHOTO en réglage automatique, sans flash. Mon appareil est réglé pour 10 mégapixels et je ne change pas ce réglage car je garde toujours une copie tous-pixels de mon travail, même si ensuite j’en réduis le poids.
  • Je transfère la photo sur mon disque-dur… et avec Picasa, il m’arrive de la redresser. Je recadre toujours mais sans retoucher. En effet, pour prouver qu’on est l’auteur d’une image, il faut parfois disposer de pixels supplémentaires que ne pourra jamais fournir un « voleur ». Voir article à se sujet ici. Indépendamment on peut prendre des précautions qui seraient cependant ici hors sujet…
  • Donc une fois mon image recadrée, et le voile gris enlevé, l’image en elle même n’étant pas retouchée… (par retouche j’entends un changement de tracé, de couleur ou de composition) j’EXPORTE l’image et c’est lors de cette exportation que dans Picasa on peut choisir le poids de l’image.

Bien sûr, un original d’aquarelle est toujours bien plus beau que sur écran, néanmoins il faut que les deux soient toujours le plus conformes possibles. Je n’hésite pas à recommencer si je constate le moindre souci en cours de route… et j’espère que ma modeste expérience pourra rendre service. Encore quelques exemples…

ALLENBACH CHRISTIANE 30 x 40 ABSTRACTION NU MVALLENBACH CHRISTIANE_30 x 40 ABSTRACTION NU MV

°

CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEIL facebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR