Pinceau-épée

 

Les pinceaux-épée ont plus ou moins de ventre… et leur usage convient particulièrement chaque fois qu’on a besoin d’une grande souplesse dans les traits… mais aussi d’une part d’inattendu au niveau du rendu…  Pour avoir une entière liberté au niveau de la gestuelle, il vaut mieux, même si on a l’habitude de peindre assis(e) se lever pour exécuter un travail au pinceau-épée. Cette manière de procéder garantit une plus grande amplitude au niveau du geste et surtout une totale liberté dans le mouvement.

 Quelques sujets convenant à ce type de pinceau, fait le plus souvent en poils d’écureuil :

  • herbe, roseaux, tiges de fleurs
  • forêt
  • abstrait ou semi-abstrait
  • les cheveux épars, sur un portrait
  • le plumage d’un oiseau

Travailler de bas en haut… en tenant le pinceau à son extrémité pour avoir plus d’amplitude…

On peut aussi, en appuyant, utiliser le pinceau-épée de la même manière que les chinois utilisent le pinceau-à-lavis pour faire des feuilles. Pour ce faire, tracer sur feuille plutôt sèche des tiges en tenant le pinceau assez verticalement puis tirer le pinceau-épée latéralement dans le sens où l’on veut faire des feuilles plus épaisses. Selon qu’on appuie ou non, on peut obtenir des feuilles marquées ou seulement leurs contours… mais il vaut mieux faire une courbe douce qu’un virage en épingle-à-cheveux.

On peut aussi utiliser la tranche du pinceau épée ou le plat de son « ventre »… selon l’effet voulu. Après acquisition, faire de nombreux essais, c’est plus instructif que la théorie…

Par ailleurs, ce pinceau est idéal pour mouiller une feuille de manière irrégulière dans le but d’obtenir des effets spéciaux, ou alors pour faire des projections (d’eau ou de médium).

En France on n’en trouve pas tellement, et il faut parfois s’approvisionner à l’étranger… Mais la grande fluidité dans le travail mérite qu’on l’essaie.

 Ce que l’on ne peut PAS faire avec un pinceau-épée :

 – les travaux de précision, réalisme…

– les retraits

– donner des valeurs

Par rapport à ce dernier point, l’usage du pinceau épée sous-entend à mes yeux qu’on travaille plutôt les effets spéciaux… textures etc…  et dans tous les cas le lâcher-prise, la spontanéité. Le pinceau-épée ne convient pas à ceux qui ont un besoin total de contrôle de leur travail… ni ceux qui travaillent en tout petit format (carte postale etc…)

La peinture chinoise (médium) convient très bien pour le pinceau-épée, les godets sont grands et permettent un prélèvement aisé du médium. Les tubes conviennent mieux pour un travail sur fond humide… la peinture doit dans ce cas être pâteuse sinon ça file…

Le pinceau-épée est pour moi synonyme de liberté, d’évasion, de grands espaces, de plaisir… Il parle avant tout à notre côté émotif… rêveur… subconscient. Il est particulièrement adapté à la peinture intuitive ou méditative mais totalement exclu dans les architectures…

Le pinceau détermine la technique… donc il est bon de faire le tour de tout ce qui existe avant de choisir son style… alors… vive les nombreux essais.

Article actualisé le : 29 décembre 2014 :

La marque de pinceau-épée que j’utilise ne se trouvant plus en magasin, il faut se rabattre sur des pinceaux similaires, comme par exemple ceux-ci (cliquer sur l’image pour aller chez le fournisseur) :