Technique | EAU FORTE

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ALFRED ALLENBACH | MARCHEUR ET DESSINATEUR INDUSTRIEL | BAEREHTHAL ET REICHSHOFFEN | PEINTUREMAMANLOTUS | CHRISTIANE ALLENBACH | ARCHIVESPeu usitée de nos jours, la technique de l’eau-forte mérite cependant qu’on s’y attarde un peu.
Pourquoi j’en parle ?
Parce que mes Ancêtres utilisaient beaucoup cette technique notamment feu mon paternel, marcheur et dessinateur industriel de profession. A côté du sport il avait de nombreux violons d’Ingres dont par exemple la « reliure de livres » et aussi la Gravure. Il me reste un objet qu’il a entièrement confectionné de la sorte… le reste a été perdu au fil des aléas de la vie… (je posterai cet objet ici dès que j’aurais remis la main dessus)

L’eau-forte est une technique douce de gravure à savoir que l’on ne grave pas à l’aide d’un outil mais à l’acide. Cela peut se faire sur plaque ou sur objet.

L’acide le plus utilisé dans la technique de l’eau-forte est l’acide nitrique. L’ingrédient de base étant le salpêtre (aussi appelé sel-de-pierres) que s’installe parfois naturellement dans les murs d’une construction et qui est « maudit » par ses occupants car très envahissant.

On l’obtenait jadis « naturellement » mais de nos jours l’acide nitrique est fabriqué artificiellement par l’industrie chimique.

La technique :

  • enduire le support choisi de vernis à graver
  • dessiner le motif à la pointe
  • placer l’objet ou la plaque dans un bain d’acide : les endroits protégés par le vernis à graver resteront intact, les endroits dégagés par la pointe seront « mordus » par l’acide et cela produira une gravure en creux.
  • Si la gravure se fait sur un objet, on le laissera tel quel, après avoir évidemment enlevé le vernis.
  • Si la gravure a été faite sur une plaque, on peut après enlèvement du vernis, encrer et imprimer. Je ne développe pas ici la technique de colorisation par encrage mais il faut savoir que l’imprimerie n’utilise que quatre couleurs : les trois primaires plus le noir. J’ai la chance d’être en contact avec plusieurs « graveurs » de renom mais j’avoue que je ne suis guère tentée par cette technique vu la « lourdeur » du matériel qu’il faut avoir pour obtenir des résultats valables.

Le très connu Albrecht Dürer utilisait également ce procédé. Les effets obtenus sont semblables à ceux de la plume. L’inconvénient évidemment c’est que des tirages même s’ils sont numérotés ou en édition limitée… ne sont jamais comparables avec une oeuvre originale comme les travaux à l’aquarelle, ou l’huile donc pour l’exclusivité du sujet c’est plutôt râpé.

Un autre Artiste (clin d’oeil) qui plus récemment se servait de l’eau forte, est René ALLENBACH dont un très bel article est consultable sur Alsace-Collections. J’ai eu la chance, hier, de voir l’une de ses huiles et l’une de ses « eaux-fortes » cette dernière étant plus foncée que les exemplaires habituellement visibles sur le net mais le rendu de la photo avec flash ne montre pas la beauté de l’oeuvre, dommage :

allenbach-chritiane-huile-de-rene-allenbachallenbach-christiane-devant-cathedrale-de-rene-allenbach

allenbach-christiane-cathedrale-de-rene-allenbach-sous-cadre-d-origineVoici deux autres exemples de travaux faits jadis à l’eau forte… (photos public domain’)

christiane-allenbach-eau-forte-cour-corbeau-dom-publ christiane-allenbach-eau-forte-strasbourg-dom-publ

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