Jumelles & microscope en dessin

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CHRISTIANE ALLENBACH | ATELIER POUR ETUDESLes artistes professionnels ont une « autre » méthode pour travailler que les artistes non soucieux de la qualité et des délais… En rendant récemment visite à un pro, je me suis étonnée de trouver des jumelles dans son Atelier.

Explications :

  • pour « apprendre » on passe généralement du global au détail et de la forme géométrique à la finalisation… le pro travaille de la même manière mais ne « met » plus toutes les étapes sur le papier…
  • entendu d’un pro : « la photo tue le portrait »… et bien évidemment un bon boulot à ce niveau là se fait avec le sujet devant soi, en le faisant si nécessaire revenir plusieurs fois pour éviter les séances trop longues… Donc, le sujet est mis en place à quelques mètres de l’artiste, sur un piédestal ou pas selon qu’il soit sur pied, assis ou… allongé.
  • Une fois la globalité mise sur papier et inscrite dans les formes géométriques, en rapport avec les canons du sujet, reste le choix entre trois procédés pour finaliser correctement :
    1. des allers/retours incessants du chevalet au sujet pour observer…
    2. disposer d’une série de croquis ou d’études que l’on aura préalablement faits en mode « rapproché » (gros plan de mains, bras, pieds etc… pour un humain)
    3. avoir un outil permettant d’agrandir le sujet (pour un humain à quelques mètres, des jumelles et pour le dessin botanique un microscope)

Le principe est plus souvent, il est vrai, appliqué pour le figuratif à tendance réaliste, ou l’hyper-réalisme mais même si l’on choisie de ne suggérer qu’une partie du dessin ou de la peinture, il faut suggérer JUSTE… donc voir comme il faut… d’où l’intérêt parfois de s’aider comme le faisaient nos anciens.

Ni la mémoire humaine, ni la connaissance des canons, ne suffit à transcrire « juste »…  et pour travailler les détails il faut les voir. Celui qui aime dessiner sans que le crayon ne s’éloigne de sa feuille et qui peint à l’aquarelle… comprendra tout de suite l’intérêt de prendre du recul SANS quitter son plan de travail.

L’idéal, pour ne pas avoir à lâcher tous ses outils de travail… est de monter les jumelles sur un pied… à la hauteur des yeux et juste assez décalées (en horizontal, pas en hauteur) pour ne pas se trouver entre le sujet et les yeux de l’Artiste.

Ci-dessous simulation d’une vue que l’on aurait à quelques mètres d’un portrait en plan moyen… il est évident que pour bien dessiner les yeux, le nez et la bouche, ce qu’on verra sera insuffisant.

CHRISTIANE ALLENBACH | DETAILS SANS SE DEPLACER

L’oeil de l’Artiste va déjà sans arrêt du sujet au papier et du papier au sujet pour fixer les formes justes, le mouvement voire la quintessence du sujet, pour faire encore mieux et plus vite il est bon aussi d’alterner la vue d’ensemble avec le(s) détail(s) que l’on souhaitera mettre en valeur. Il est clair que l’on ne va jamais tout « dire »… hormis dans l’hyper réalisme mais plus on voit, mieux on peut bosser « vite-et-bien » car notre trait doit « EXPLIQUER » même ce qui ne se verrait pas bien…
L’agrandissement-sans-déplacement permettra aussi de mieux rendre couleurs & valeurs.

Maintenant, pour ceux qui sont obligés de travailler sur photo parce qu’ils choisissent comme sujet autre chose que ce qu’ils peuvent avoir sous les yeux, c’est le moment de tester ça en direct en affichant sur l’écran votre sujet de manière à ce qu’il « rentre » sur une page… d’en dessiner (sans calque ça va de soi) les formes générales… puis d’AGRANDIR à la mouse pour disposer d’un gros plan sur un oeil, un nez ou un détail végétal s’il s’agit d’un paysage. Essayez, c’est passionnant !

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