Rappeler une teinte en aquarelle

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CHRISTIANE ALLENBACH | CAFE ARTISTE

La manière moderne de peindre, avec les flous artistiques (fusions ou technique humide-dans-humide) a quelque peu oublié les techniques appliquées par ceux qui font du figuratif à tendance réaliste…

L’une d’elle c’est le rappel d’une teinte en fin de travail.
L’explication la plus simple serait de comparer le rappel de teinte à un léger retrait, les retraits étant expliqués ici.

Dans l’aquarelle moderne on peut franchement mettre des éclats de lumière et on utilisera des techniques appropriées comme le retrait à l’éponge magique ou le cutter… MAIS si l’on travaille tout en douceur… et que l’on recherche un effet précis… il faut parfois y aller bien plus doucement. Les méthodes habituelles ne conviennent alors pas…

Pour rappeler une teinte, totalement ou partiellement, rendez-vous au supermarché au rayon lavage-de-voitures… pour acheter un bout de peau de daim. Si-si… c’est super efficace.

La technique de la peau de daim convient :

  • aux petits formats
  • aux moyens formats
  • aux grands formats

 

Dans quel cas faire un rappel de teinte ?

  • lorsque les glacis superposés n’ont pas apporté le résultat voulu,
  • lorsqu’on a trop fortement superposé une terre à une transparente ou semi-opaque,
  • lorsqu’on a involontairement fait disparaître des détails sous trop de médium

Dans quel cas le rappel ne convient pas :

  • pour ceux qui ont travaillé en mode sous-couche car alors tout partirait…
  • pour un éventuel mélange [gouache & aquarelle] car le rappel a pour but de faire revenir la transparence mais ce mélange est rhédibitoire. S’habituer à travailler au 100 % aquarelle est « LE » bon réflexe…

 

Comment procéder ?

Au pinceau à lavis, humidifier les zones que l’on souhaite traiter par enlèvement de tout ou partie de la dernière couche… La peau de daim roulée autour d’un doigt, opérer un mouvement simultané de pression-glissement. Recommencer jusqu’au résultat souhaité. Attention, le résultat dépend de la quantité d’eau que l’on remet sur l’aquarelle et du temps durant lequel on laisse agir l’eau. Donc si on se plante, il ne faut pas tout de suite incriminer la peau de daim mais sa technique !  Les plus expérimentés auront rajouté à leur eau un peu de gomme arabique mais personnellement je m’y refuse CAR EN REGARDANT L’AQUARELLE EN OBLIQUE ON LE VOIT.

Pourquoi du daim et pas de l’essuie-tout ?

Le papier souffre moins. C’est particulièrement important pour un papier de moindre qualité, car les bons supportent pas mal de choses quand même !  Petite parenthèse : le papier aquarelle que j’ai le plus fait « souffrir » est sans doute celui-ci qui a subi un brossage au fond de la baignoire alors que le motif principal était déjà peint… il n’en a pas souffert, la preuve :

CHRISTIANE ALLENBACH ARAIGNEE ZERL

 

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