Exploiter les catalogues ou… le temps des analyses

 

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Les salons internationaux sont très prisés par le public, même s’ils ne sont pas une unique référence du niveau technique… Ils sont fréquentés par les aquarellistes eux-mêmes mais aussi par Galeristes, Collectionneurs & investisseurs à la recherche de tableaux dits « valeurs sûres » pouvant constituer un patrimoine transmissible de génération en génération.

Les visiteurs peuvent SUR PLACE (qu’ils exposent ou pas) acquérir le catalogue comprenant la reproduction de toutes les oeuvres exposés et se procurer également une liste de prix. Mais souvent on se contente de les feuilleter, de repérer un Artiste particulier ou pour certains de vérifier combien d’argent demande la concurrence…

Pour que les documents que l’on obtient d’office ou que l’on se procure ne restent pas « morts », voici quelques manières de les exploiter…

  • se constituer sur EXCEL un tableau reprenant les mesures et y reporter tous les prix correspondant à ces mêmes dimensions ceci dans le but d’obtenir une valeur moyenne… Cela est parfois aussi l’occasion de se rendre compte qu’il y a des erreurs entre le titre des tableaux et ceux montrés dans le catalogue… Lorsqu’on analyse… il faut le faire à fond !
  • lire aussi ici comment le prix d’un tableau s’estime
  • sur place, annoter son catalogue en y reportant les impressions ressenties face aux tableaux, la différence éventuelle entre le réel et l’impression-sur-papier etc… Ce point est important car il faut avant d’envoyer à l’imprimeur convertir chaque image au niveau des couleurs, donc savoir passer du mode RVB en CMJN. D’abord parce que le RVB n’est jamais fidèle ensuite parce que beaucoup d’imprimeurs refusent d’imprimer si ce n’est pas mis en CMJN… Ayant déjà fait moi-même des affiches publicitaires imprimées en grande quantité, je sais de quoi je parle…
  • au retour, sur le même catalogue, reporter manuellement les prix… Pourquoi ? alors qu’on aura déjà fait la « moyenne » par format ? parce qu’un Artiste fonctionne avant tout en mode « VISUEL ». Ayant pour ma part déjà été Jury il me suffit de voir une fois une oeuvre pour m’en rappeler alors que je suis incapable de me rappeler parfois de choses de mon quotidien…
  • analyser ce qui s’est vendu ou pas en le replaçant dans le contexte JUSTE… parfois le choix d’une date qui tombe mal est décisif dans les investissements ou leur absence. A titre d’indication une exposition faite à Pâques alors que tout le monde s’est déjà procuré des cadeaux n’aura pas le même impact sur les clients potentiels qu’une exposition qui aurait eu lieu deux ou trois semaines avant cette date… dans le même ordre d’idées il faut tenir compte des factures que le public reçoit du fisc, des établissements scolaires etc… car elles ponctionnent lourdement le budget et le grand public va parfois renoncer à se faire plaisir pour payer plutôt ses impôts… exception faite des vrais Collectionneurs et des Entreprises… encore que les restrictions budgétaires jouent là aussi malgré les avantages liés à la défiscalisation… (lire à ce propos le dernier paragraphe ici).
  • Les connaisseurs achètent parfois sur un coup de coeur mais pas les investisseurs. Eux regarderont plutôt la formation de l’aquarelliste, ainsi que sa trajectoire professionnelle (je ne parle ici pas de l’image que l’Artiste se construit mais des faits réels vérifiables). Ce que le grand public qualifiera de financièrement-surclassé sera souvent justifié aux yeux des professionnels du monde de l’Art pour peu que l’Artiste ait pu vendre d’autres Oeuvres sans en avoir lui-même fixé le prix donc hors Salons… (ce sujet sera prochainement développé séparément)
  • Dans un autre ordre d’idées, les annotations du catalogue peuvent aussi mentionner quels artistes on a rencontrés sur place et lesquels sont sympathiques…
    😉
  • On constate parfois une « baisse » des prix même en international… cela peut aussi nous révéler deux choses :
    • l’Artiste débute en international et ne connaît pas encore les prix du marché
    • l’Artiste est rodé en international mais a  besoin de vendre… et cette information indépendante de la qualité de son travail peut aussi indiquer aux investisseurs que le moment est venu de faire une bonne affaire

 

Pourquoi se donner tant de mal vont penser certains ?

Tout simplement parce qu’on peut être Artiste d’un côté et… Conseiller de l’autre… mais aussi simplement par plaisir de connaître à fond le marché de l’Art dans la discipline qui nous intéresse et encore une fois par plaisir de retravailler sur les oeuvres que l’on a vues EN VRAI… donc on en profite deux fois.

Maintenant il faut savoir que « faire » un Salon a un coût de revient moyen par Artiste d’environ 500 €, que les Artistes ne peuvent pas tous participer à chaque Salon et que certains très bons Artistes-Peintres ont leur clientèle régulière et par conséquent n’exposent presque pas… juste parfois pour le partage…

Tout est relatif…

 

 

CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEILfacebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR

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