GESSO

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Le gesso est un apprêt donc un produit servant à préparer une surface avant application d’un médium ou autre produit… Fabriqué dans le temps avec un mélange de plâtre et de colle animale… il permettait de peindre sur tous types de support avec grande friabilité sur supports souples (genre toile).

En aquarelle le gesso, de nos jours synthétique, intéresse surtout ceux qui souhaite peindre sur toile de lin, et préparer eux-mêmes leurs toiles. Ce n’est pas mon cas, j’ai choisi de ne peindre que sur papier. Une aquarelle sur papier convenablement encadrée se conserve intacte plusieurs siècles !

Le gesso synthétique se compose de caoutchouc, d’adhésif acrylique et de pigment blanc puisque telle est la couleur la plus demandée pour ce produit. On trouve plus rarement la version transparente ou foncée… Malgré le progrès technique entre l’ancienne version et le synthétique, il faut tout de même encoller la toile avant de poser le gesso, si on veut du « solide »…

Le gesso convient aux études scolaires pour les très grands formats et les travaux ne devant pas forcément se garder très longtemps. Ci-dessous exemple d’un cadre entoilé attendant un tel traitement.

Sur surface dure, inégale mais propre, le gesso s’applique à la raclette ou à la lame, sur toile de lin au pinceau large. Le gesso est surtout utile pour ceux qui prennent des toiles « entrée de gamme » pour ne pas dire à trois sous…  Autrement, avec les toiles de qualité toutes prêtes, cette étape sera inutile…

Le gesso permet, pour des études, de bosser sur du carton récupéré au supermarché, mais il faut franchement avouer qu’il convient bien mieux à l’acrylique ou à l’huile qu’à l’aquarelle car on perd toutes les subtilités d’un travail sur papier…

Par contre… en dessin… on peut avantageusement texturer du papier bas de gamme en l’enduisant finement de gesso puis en passant un médium à la spatule large. Attention nous sortons ici du domaine académique pour entrer plutôt dans les graphismes… Mais la technique présente un avantage considérable, c’est que sur le terrain donc face au sujet, lorsqu’il faut faire vite, on peut se dispenser du modelé pour ne faire que les LIGNES et obtenir tout de suite un travail d’aspect fini. Attention, cette technique ne conviendra qu’au dessin aux carrés conté ou au fusain et jamais à la plume ni au pinceau-plume. Pour ces derniers j’ai d’autres astuces qui seront développées ultérieurement. Il s’agit ici surtout de transformer du papier pas cher et lisse en papier qui accroche bien et présentant une texture. Les textures sont très « tendance » mais comme toute chose, il ne faut pas en abuser… car on s’enfermerait alors très vite dans un style de la même manière que si on n’utilise que des couleurs trop vibrantes… c’est parfois toute une richesse et tout un savoir-faire que l’on perd en faisant les mauvais choix… Mais j’en parle quand même parce que cela peut momentanément rendre service. L’avantage du procédé réside dans le fait qu’on prépare tranquillement ses textures à la maison… à la chaîne… et qu’ensuite le travail avance très vite tout en donnant l’impression que les textures ont été faites après-coup alors qu’en fait, non…

Si vous n’êtes pas équipé(e) en matière de raclettes, ou lame… vous pouvez tout de même tester la chose en utilisant une vieille règle en plastique ou un carton plastifié !

Ci-dessous, quelques exemples de textures très prononcées… on peut faire plus lisse aussi… Elles ont été retravaillées avec un médium fluide (le café concentré ou le broux de noix conviennent très bien) :

On peut imprimer un mouvement sur fond très structuré et très texturé (avec tranche d’une truelle par exemple) mais aussi si le fond est plus lisse (à la spatule). Le mouvement est très intéressant si l’on veut dessiner des silhouettes humaines par dessus…

Exemple de dessin simple au fusain fait sur fond ainsi travaillé – il faut ensuite apprendre à exploiter les taches aléatoires tout comme la texture… Un effet intéressant consiste à associer le dessin de base de… rehauts blancs… ainsi on ne distingue plus du tout ce qui a été posé en premier… (enfin presque…)

à retenir :

  • sur arrière plan discret… il faut bosser le modelé
  • sur arrière-plan structuré… il faut épurer les lignes et ne PAS travailler son modelé



CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEILfacebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR

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