Aquarelle et caséine ou écoline…

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Ceux qui me connaissent savent que je suis puriste et que je n’aime bosser qu’à l’aquarelle et à l’eau… sauf à faire ce que l’on nomme technique-mixte…

Pourtant… beaucoup sont tentés d’utiliser de la caséine ou écoline…

La caséine, élément protéiné, est utilisé comme liant mais ne convient pas vraiment à l’aquarelle si l’on veut en garder la transparence. A l’origine, les Romains appliquaient (dixit tonton Wiki) ce produit sur le mortier frais en y mélangeant des pigments. Bref… on sort du cadre « fine art »… On peut bien sûr se servir de la caséine si l’on fabrique soi-même son médium… mais ici ce n’est pas notre but… nous allons donc uniquement évoquer le fait de partir de médium tout prêt en godets ou en tubes… et d’y rajouter de la caséine pour certains effets spéciaux. L’une de ses propriétés tend à rejoindre celle de la gomme arabique, c’est le séchage retardé. Le produit aidera le débutant qui n’a pas encore la dextérité de donner le mouvement avec juste de l’eau et du médium… mais il n’apporte pas réellement un « plus » et est rhédibitoire dans certaines techniques aquarellées nécessitant justement un séchage complet avant poursuite des travaux.

Utilisée à trop forte dose sur du papier aquarelle, la caséine devient vite FRIABLE et abîme irrémédiablement l’oeuvre. Personnellement je n’inflige PAS cela à mes clients et encore moins aux Collectionneurs car pour eux je veux le MEILLEUR et il ne s’obtient qu’à l’eau plus aquarelle, rien d’autre.

La principale raison pouvant conduire à l’utilisation de la caséine par endroits c’est que l’on trouve son travail trop plat et qu’on essaie d’introduire une certaine consistance. Mais on se retrouve alors très vite avec un effet gouaché et si on a le malheur d’utiliser en plus du papier satiné… le résultat devient trop opaque et donne un effet très « tartiné ».

L’écoline surtout blanche, est d’usage un brin plus facile mais je la déconseille tout de même car elle opacifie le médium auquel on la rajoute tout en l’éclairant, bref, pour la transparence ce sera râpé. Certains l’utilisent pour donner un éclat de lumière très fin après avoir oublié de faire une réserve… mais le résultat n’est pas naturel. L’écoline est très utilisée dans les brumes… mais on arrive à un meilleur résultat en maîtrisant correctement son cycle de l’eau

L’écoline entamée s’épaissit vite, mais on peut la remuer avec un coton-tige et il servira aussi à prélever les quelques gouttes nécessaires. Voici un test où j’ai pris quelques couleurs pures du mini-set-de-voyage Sennelier… puis j’ai rajouté de l’écoline blanche… On obtient vraiment du très très opaque… et l’eau de rinçage devient laiteuse, bref… je déconseille fortement. Photo prise à la lumière artificielle donc imparfaite mais côté texture… alors que la couleur initiale peut se diluer à l’eau jusqu’à transparence, la rangée du dessous, mélangée à l’écoline… produit en dilution une soupe-épaisse…

 

Outre la brume, l »écoline est le plus souvent utilisée  pour la neige à contrejour sur un conifère mais avec une telle perte de transparence que franchement, le jeu n’en vaut PAS la chandelle.

Du coup… pas d’aquarelle incluant ces produits… je ne veux pas gâcher mon papier avec. Exception pour les démos de matos ou l’outdoor.

Je me passe aussi du blanc dans mes mélanges.

 

 

 

CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEILfacebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR

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