Autour des évaluations…

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La vie des jeunes gens me tient à coeur et je suis en contact régulier avec divers étudiants de tous horizons, qu’il s’agisse de l’ESICT-METZ ou d’autres établissements. Mais en tant qu’aquarelliste j’ai un regard particulier pour tous ceux qui ont opté pour une trajectoire artistique. Les écoles & filières possibles sont ici. Et bien sûr, les actuelles évaluations ne m’ont pas échappé, surtout que j’ai eu la chance d’assister à  partie des événements… car malgré l’absence de voiture je bouge pas mal. Ceux de mes lecteurs qui ne me suivent pas depuis la création du site pourront trouver ici un petit résumé d’une trajectoire atypique mais enrichissante et toujours malgré un manque de moyens, orientée vers l’élargissement du Savoir-Faire et les échanges techniques.

En Entreprise comme dans les cursus classiques artistiques, l’évaluation est un bilan intermédiaire fait à intervalles réguliers entre le commencement d’une trajectoire et son but final. Dans un cas comme dans l’autre, c’est un brin inconfortable vu l’importance des enjeux… En entreprise c’est la grande mode que la Direction fixe des objectifs impossibles à atteindre, ceci pour limiter toute demande d’augmentation et mieux manipuler le personnel. En formation artistique, un peu de pression prépare les futurs Artistes à une vie professionnelle pas toujours facile et les aide souvent à tirer le meilleur d’eux-mêmes.

Une auto-évaluation n’étant jamais tout à fait neutre, l’évaluation faite par un tiers-compétent est toujours positive et aide non seulement à définir clairement ses objectifs mais aussi à revoir la méthodologie et les moyens mis en oeuvre pour les atteindre. C’est en quelque-sorte un bilan-de-fonctionnement, donc toujours instructif même si lié à un peu de stress.

Je me permettrai ici de citer Gustave COURBET,  peintre français, dont j’ai jadis interprété à ma manière le Désespéré… et qui aimait dire : Je ne puis donc pas avoir la prétention d’ouvrir une école, de former des élèves, d’enseigner telle ou telle tradition partielle de l’art. Je ne puis qu’expliquer à des artistes, qui seraient mes collaborateurs et non mes élèves, la méthode par laquelle, selon moi, on devient peintre, par laquelle j’ai tâché moi-même de le devenir dès mon début, en laissant à chacun l’entière direction de son individualité, la pleine liberté de son expression propre dans l’application de cette méthode ». Pourquoi ? car quelque-part c’est toujours d’actualité… Le grand problème du monde actuel c’est la massification de l’Enseignement Supérieur, et si en Entreprise on sait très bien qu’un diplôme obtenu maintenant n’a de loin pas la valeur du même obtenu il y a quelques décennies… dans le monde artistique il faut parfois passer par quelques désillusions pour s’en rendre compte…L’une d’elles se révélera avec force lorsque l’on sera exposé(e) au marché concurrentiel… De plus, les filières suivies ne sont pas forcément en adéquation avec les compétences réelles des candidats… d’où encore une fois l’intérêt des évaluations permettant à un jeune de rectifier sa trajectoire, étant bien entendu que souvent il reste tributaire des places disponibles…

Jongler entre un don inné, l’envie de bosser pour cultiver ses aptitudes, l’apprentissage pour les uns et la formation-continue pour les autres… l’élargissement des connaissances tout en évitant le formatage, l’environnement social qui fait qu’un métier artistique reste encore mal perçu… ben… c’est du sport !

Si réussir une évaluation est une condition sinequanone aux jeunes visant un Diplôme, elle permet à l’adulte qui continue à se former de faire sérieusement le point et à ce titre représente un « plus » incontestable.  Encore faut-il pour cela, si on n’a pas la chance d’avoir pu suivre un cursus artistique « traditionnel » avoir l’opportunité, dans sa vie, de rattraper au moins partie de ce manque. Ce n’est pas forcément non plus, l’objectif de tous les Artistes car on peut très bien être artiste sans passer par les filières classiques et reconnues, et tous les étudiants qui en sortent ne deviennent pas non plus artistes… comme le prouvent les retours d’informations aux grandes écoles qui enquêtent souvent sur le sort de leurs étudiants…

Pour ma part, j’ai rattrapé partie du Savoir-Faire qui m’intéresse spécifiquement et je continue à me former malgré le coût énorme que cela représente à stade de ma vie où plus que jamais les moyens font défaut… Ceux qui me connaissent bien en savent plus par rapport aux tenants et aux aboutissants…

Connaissant un bon prof’ qui enseigne entr’autres  aux Beaux Arts de Paris… je suis allée le trouver avec quelques travaux sous le bras… et j’ai eu le privilège l’autre jour… de bénéficier d’une évaluation personnalisée. Merci à lui de m’avoir offert son temps… ses conseils mais aussi ses encouragements.

On voit la qualité d’un Enseignant aux résultats que ses élèves obtiennent… j’ai vu et je fus enchantée…

Pourquoi ai-je recherché une telle évaluation alors que mon parcours est atypique, que j’ai un certain âge ou un âge certain…  et que les contingences matérielles du moment limitent beaucoup les projets ?  Tout simplement pour avoir une idée parfaitement NEUTRE par rapport à mon potentiel. Car dans le monde de l’Art, bien que la neutralité soit en principe recherchée, concrètement  d’autres paramètres de sélection entrent souvent en jeu… Sans vouloir polémiquer ayant moi-même occasionnellement été Jury, le grand public doit néanmoins SAVOIR que certaines Sélections à des Salons sont conditionnées à la possibilité pour l’Artiste de financier un séjour sur place pouvant parfois aller jusqu’à deux semaines, ceci dans le but de faire chaque jour des démonstrations. En règle générale, il vaut toujours mieux pouvoir se déplacer que d’essayer de participer sans être en mesure de pouvoir le faire. Parce que j’ai été triste de constater que l’argent continue toujours de pourrir le monde… j’ai voulu situer la valeur artistique de mes créations. Cela me permet de garder la tête haute malgré que mes Idéaux et mon intégrité se heurtent parfois à l’ego surdimensionné des uns et des autres…

Exposer ses blocages et s’entendre dire que le jeu en vaut quand même la chandelle… exposer ses doutes et recevoir des éloges qualitatifs, cela me permet aussi en tant qu’Aquarelliste, de ne pas être tributaire des bottes à lécher et de l’hypocrisie-hélas-chronique régissant ce milieu. Cela ne veut pas dire que je pense avoir la science infuse ou que la perfection est atteinte, cela veut dire que j’exprime bien ce que je cherche à exprimer. Rien à voir avec un éventuel ego : juste une recherche qualitative constante, tant dans la qualité d’être que dans la qualité du savoir-faire… et le besoin de faire une sérieuse mise au point…

Exposer son travail en s’attendant à un flot de critiques et s’entendre dire qu’il est bon et beau… cela redonne tout simplement des ailes. Alors même si souvent le papier ou le médium manque et si je ne peux pas comme beaucoup me pavaner de salon en salon… je suis contente. Ce qui distingue l’étudiant ayant déjà une carrière professionnelle derrière lui de l’étudiant-tout-court c’est souvent la détermination et cela peut faire la différence. Yep… ça l’fait… Le professionalisme est une chose qui ne s’apprend que lorsqu’on a une certaine éthique… et qu’on est concrètement confronté à des choix quotidiens…

La reconnaissance académique du boulot d’une personne au parcours atypique est rare et précieuse. Elle apportera aux Collectionneurs qui choisiront mes tableaux l’assurance d’avoir fait le bon choix et m’apportera à moi la Force de continuer à suivre la trajectoire qui m’est propre, qui sort assurément des sentiers battus mais qui est loin voire trèèès loin d’être de tout repos…

Le but de cet article ? aider les jeunes, éventuellement indécis… et fournir un gage de qualité aux Collectionneurs…

CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEILfacebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR

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