Simplifier le sujet…

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 article mis à jour le 29 avril 2017.


 



Simplifier le sujet s’aborde différemment selon qu’il s’agisse de dessiner… ou de peindre.

simplification du dessin

Elle passe bien sûr par l’apprentissage des BASES donc des règles régissant la perspective et les canons anatomiques humains. Mais quelques autres règles sont à observer :

  • bosser à main levée (permet d’avoir des droites mais avec une ligne bien vivante) – plus ici
  • schématiser la construction des ombres en gardant la logique et en respectant les principes techniques appris (ex. en outdoor on a une seule source de lumière, Râ)
  • Apprendre à construire simplement un volume par addition et par soustraction (cela correspond au positif/négatif de la peinture main en incluant parfois l’imbrication). Garder toujours à l’esprit qu’on part du général donc de la forme globale et qu’on va ensuite seulement mettre quelques détails… Toujours analyser… penser à ce qu’on veut « dire » et ne suggérer que le reste

 

simplification de la peinture

 En peinture, il convient de discerner :

  1. travail de sketch dans le carnet de croquis ou de voyage où selon le style qui lui est propre, l’Artiste va (ou non) dessiner ses contours au marqueur fin (ou au feutre s’il compte exploiter les bavures à l’eau). Ce style de peinture est la peinture de l’instant, souvent très belle et toujours riche en émotions.
  2. Peinture (dans mon cas aquarelle) plus aboutie.
  • Une peinture aboutie peut aussi se faire outdoor si les conditons climatiques permettent de longues séances de travail…
  • Mais le plus souvent ce type de tableau est produit en Atelier avec à l’appui justement les esquisses et sketches pré-cités, la vignette tonale et d’autres travaux personnels.

Les deux procédés (dessin ET peinture) ont ceci de commun qu’il faut généralement commencer par apprendre à regarder. On commencera TOUJOURS par se mettre globalement le sujet dans la peau, jusqu’à en avoir une vision synthétique à la fois générale et intérieure… NE PAS PENSER TROP TOT AUX DETAILS. Ceci est particulièrement intéressant pour le style figuratif où souvent on veut tout dire voire trop exprimer à la fois…

Penser aussi « valeurs » et « masses »… autant que lignes & contours… Ici la justesse est très importante mais cette justesse passera avant tout par une lecture mentale correcte du sujet. L’aisance dans l’interprétation viendra au fur et à mesure…

Ensuite il faut distinguer deux catégories de personnes :

  • celles qui peignent ou dessinent à la louche sans chercher à COMPRENDRE leur sujet, et marchent uniquement à l’émotion…
  • celles qui comme moi ont besoin techniquement de COMPRENDRE leur sujet pour mieux dessiner et qui cherchent à greffer l’émotion sur un trait correct,

Les deux auront toutefois intérêt à simplifier autant que faire se peut. En dessin cela se fait souvent spontanément, en peinture c’est bien moins évident. Mais peindre après avoir fait un dessin aide TOUJOURS à simplifier.

A l’usage, je me rends compte que COMMENCER par l’endroit où le regard du spectateur doit se diriger est souvent plus efficient que de commencer comme c’est traditionnellement enseigné, par l’arrière-plan. Bien sûr cela ne s’applique pas pour tout, du moins pas dans une certaine mesure. Mais cela permet parfois d’éviter de se retrouver très vite à avoir épuisé son échelle de valeurs par un arrière-plan trop prononcé ou trop net… Le travail en technique humide évite généralement ce type de souci puisque l’arrière-plan est automatiquement très flou et bien moins intense… mais ce procédé convient bien mieux à des fleurs qu’à par exemple un immeuble… Encore que tout soit relatif… En Art il faut souvent faire du sur-mesure…

Travailler à palette réduite est aussi un gage d’harmonie et cette simplification apportera toujours un « plus » au travail. Une seule couleur très vibrante est amplement suffisante… en jouant un peu sur sa complémentaire pour la valoriser…

Pour ceux qui en aiment le style… l’usage du pinceau large pour l’arrière-plan, en opposition avec la douceur et les détails du sujet principal… est une simplificiation des plus réussies… Je parlerai du pinceau large prochainement, ayant hélas dû sacrifier le mien pour un bricolage urgent…

nb. : je je prône pas l’utilisation d’un logiciel informatique pour simplifier, il faut bosser à l’ancienne même si c’est plus dur au départ. Le plissage des yeux est un procédé bien connu, la rapidité d’exécution en est un autre.

Voilà un exemple de simplification du traçé d’un visage fait au départ d’une statue donc… travail à la bosse. Pour moi je pourrais  m’en tenir à cette esquisse car elle dit déjà presque tout… j’ai quand même fait à côté pour montrer à des débutants comment arriver à un sketch au tradio, en technique sèche et à l’aquarelle… Le travail à la bosse est plus facile, pour débuter,  qu’en partant d’un vrai sujet car le sculpteur a déjà simplifié un peu…

ALLENBACH CHRISTIANE A LA BOSSE SKETCH

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