Créer de la profondeur en aquarelle

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La profondeur regroupe, en dessin & peinture, les astuces destinées à compenser le fait que sur un papier plat il faut donner l’illusion d’être « dans » la scène que l’on regarde. Le 3D doit se deviner alors qu’on n’a due 2D pour le représenter…

Il faut ici distinguer la profondeur dans le dessin (lignes) de la profondeur dans l’aquarelle (couleur) et surtout dissocier le dessin-tel-quel du dessin-pour-l’aquarelle qui lui sera essentiellement un contour.

En AQUARELLE donc, il y a plusieurs astuces pouvant donner l’illusion du non-plat.

En voici quelques-unes… (liste non exhaustive) on y piochera selon le sujet et l’effet voulu…

  • la perspective (travail au stade « lignes » donc dessin « juste »)
  • la perspective atmosphérique (travail au stade colorisation)
  • la hiérarchisation des éléments de la composition (j’entends par là que l’artiste doit veiller à une lecture claire du tableau, il faut voir quel élément est devant et quel autre derrière surtout s’il y a entrecroisement)
  • les espaces et plans-successifs (arrière plan… zones intermédiaires variables selon la compostitiion, et avant plan)
  • les superpositions de médium (en allant des « transparentes » aux « opaques »)
  • les couleurs froides et chaudes
  • les contours flous et nets
  • le sombre et le clair (travailler contrastes et valeurs)
  • les formes arrondies et les formes tranchantes (peu d’artistes savent exploiter correctement ces paramètres)
  • le modelé du sujet principal
  • les  glacis

La manière la plus simple d’aborder la profondeur c’est avant de songer aux modes & innovations, d’apprendre l’aquarelle de manière traditionnelle, en peignant dans le très humide l’arrière-plan et en travaillant au fur et à mesure du séchage les plans intermédiaires et presqu’à sec l’avant-plan, le tout en tenant compte des autres règles esquissées plus haut. Il sera utile, avant, d’avoir lu « cycles de l’eau & astuces« .
Le croquis tonal monochrome aide aussi beaucoup à comprendre comment traduire la profondeur.

Pour développer un peu (juste un peu car l’apprentissage est plus facile via un pas à pas ou cours), l’effet de profondeur s’obtient en faisant tremper son papier (lire ici) et en peignant immédiatement un flou général fait de taches qui fusent beaucoup entre elles. L’imprévisibilité du jeu entre eau et médium permet parfois à ce stade, d’orienter son travail autrement qu’initialement prévu.

En aquarelle, rien n’est figé dès lors que l’on ne fait pas de l’hyper-réalisme… Pour avoir vu de mes yeux un très grand peintre composer son bouquet en fonction de ce qu’il venait déjà de mettre sur papier je peux affirmer haut et fort que poussée à ce niveau, cette technique est absolument fabuleuse… Elle permet aussi de relier le fond au sujet principal donc l’arrière-plan à l’avant-plan. Après cela, il y a aussi une question de « logique » dans l’ordre où l’on peint les éléments… Certains font le sujet principal d’abord et harmonisent ensuite l’arrière plan avec ce sujet, mais cela n’est pas possible les fois où des poils d’animaux et des cheveux humains doivent être représentés, il faut alors avoir terminé le fond.

En aquarelle on peut agrémenter les fonds de projections ou les « saler », mais on peut aussi penser aus structures et aux effets de matière dès lors qu’ils ne viennent pas détourner l’attention du sujet principal.

CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEILfacebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR

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