Aquarelle | que faire avec les traits au crayon

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Lorsqu’on participe à un workshop on voit de petites choses qu’on ne pense pas toujours à transmettre à ceux qui élargissent leurs connaissances par le biais des informations gratuites que l’on trouve sur le net…

L’un de ces points concerne le tracé sur le papier aquarelle.

Nous avons deux cas de figure :

  • le dessin est fait au crayon aquarellable

Le tracé disparaît lors de la pose du médium, si l’on n’a pas trop appuyé. Mais cette astuce présente quelques inconvénients. L’un d’eux est que le trait est très souvent trop épais. L’autre est que sa couleur passe dans la peinture et transforme légèrement la tonalité que l’on souhaitait donner à la zone peinte.

  • le dessin est fait au criterium de bureau (ou crayon pour un format plus grand)

Je préfère le criterium dit de bureau pour les formats inférieurs au raisin, parce que sa mine est fine (0,7 mm) et le critérium est léger (ma marque : BIC). Ceci pour tous les dessins à la règle ou à main levée mais plutôt en « rapproché ».

Pour les formats plus grands nécessitant une autre gestuelle, je taille mon crayon autrement et je le tiens également autrement. Exemple :

Personnellement j’ai tendance à utiliser un crayon plutôt GRAS (entre 6 et 9 B) mais cela provient d’un souci poignet et m’est assez particulier. Je conseille généralement de dessiner avec une mine bien plus sèche mais sans aller jusqu’au H… le HB reste un bon compromis.

Sont concernés par le choix de laisser en place ou pas leur tracé tous ceux qui construisent directement leur composition sur le papier aquarelle. Ne sont pas concernés ceux qui transfèrent un tracé préalablement dessiné sur papier bureau car il y a moins de recherches-du-trait-juste et les quelques lignes sont facilement estompables après transfert et avant colorisation (à la gomme mie de pain).

Pour une mise en peinture « strong » avec des couleurs fortes, le tracé a 90 % de chances d’être couvert par le médium.

Pour toutes les interprétations plus transparentes, aux couleurs douces, le crayon ou le transfert va se voir.

Pourquoi ? parce que dans la composition du médium entre de la gomme arabique. Celle-ci sert à lier le ou les pigments mais du coup la colorisation pose un fin film sur le papier aquarelle. Ce film recouvre le tracé. Du coup… il ne part plus ou fort peu.

Les solutions ne sont que partielles, il est tout à fait impossible de remédier entièrement au problème. Voici ce que l’on peut faire :

  • prévoir le problème en atténuant le tracé avant pose du médium avec l’inconvénient de parfois le perdre en cours de travail…
  • remplacer le tracé au crayon par un tracé au pinceau et un médium clair très fortement dilué mais l’effet sera à peu près le même que pour le crayon aquarellable avec l’inconvénient supplémentaire que l’usage de la règle disparaît…
  • donner du cachet à son travail en laissant intentionnellement les traits de crayon et en les intégrant à son travail. Voici le type de « travail » que j’aime le plus dans ce style :

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