Les « rallonges » en perspective

 

Lorsqu’on veut faire son sujet bien grand, les deux points de fuite visibles ci-dessus se trouvent très souvent HORS DE LA FEUILLE.

Le débutant ou celui qui dessine minutieusement… va pourtant quand même devoir les marquer avec précision car de ces points partent beaucoup de lignes importantes qui vont déterminer la justesse du dessin, condition nécessaire pour ensuite (et ensuite-seulement !) exprimer émotion & ambiance.
(infos-perspective ici)

Une bonne astuce consiste, si on ne peut pas réduire son échelle (ce point sera abordé séparément), à faire une petite rallonge sur l’un des côtés de la feuille en collant au scotch de bureau un post-it ou petit bout de papier là où on visualise le point de fuite (qu’on détermine en dessinant le bloc géométrique qui contient son sujet). Voici cette rallonge :
Il est très important que la rallonge soit solidaire de la feuille et qu’on puisse bouger les deux en même temps. Peu importe la qualité du papier-aquarelle, les  2 cm. de scotch nécessaires pour fixer la rallonge s’enlèvent aisément une fois le dessin terminé, et c’est au verso donc zéro-risque.

Attention, le système de rallonge ne convient que s’il manque jusqu’à dix centimètres. Si la distance est plus grande il vaut mieux recourir à d’autres astuces que voici :

en Atelier

  • sacrifier une feuille à dessin de faible grammage et l’utiliser en tant que sous-main sur lequel on pourra prolonger les tracés mais il faut alors bien fixer le papier aquarelle de manière à ce que rien ne bouge durant le travail ;
  • Pour ceux qui travaillent sur planche, on peut marquer les points de fuite par le biais d’une épingle qui restera en place tant qu’on bosse sur le dessin et sera retirée avant peinture ;
  • Enfin, il y a la possibilité de travailler au mur… ce qui permet d’avoir ses points de fuite extrêmement éloignés de la feuille, cette méthode peut s’accompagner de fil ou de longues règles pour ceux qui en ont (un mètre à deux mètres minimum).

outdoor :

  • les plus expérimentés dessineront à la louche et pour les dessins ou croquis aquarellées cela conviendra parfaitement,
  • sinon, une petite astuce consiste à emmener un carton plus grand et à s’en servir comme sous-mains. Si ce n’est pas possible, placer une règle transversalement sous la dernière page du bloc permet, même sans marquer les points, de mieux visualiser où doivent aller les lignes de fuite ;
  • dessiner/peindre plutôt « petit » en plein air et tant qu’on ne maîtrise pas la transposition du sujet à une autre échelle on peut en extérieur à loisir se rapprocher physiquement du sujet, ou alors s’en éloigner. Et parfois en faire le tour pour repérer un meilleur angle pour un dessin plus typique.
  • Astuces inédites que j’ai cependant testées : travailler sur un banc ou table de bois en randonnée et y faire une croix à la craie pour déterminer les points de fuite s’ils sont hors de la feuille, ou aussi travailler au sol et marquer les points soit à la craie en ville soit en y plantant deux aiguilles à tricoter (petites pour chaussettes, sinon deux branchettes peuvent aussi aller) s’il s’agit d’herbe….

… à vos crayons…

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CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEIL facebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR