Eclairage des tableaux

© contenu intégral du site sous copyright
© ALLENBACH CHRISTIANE

 


 

Le visiteur éclairé qui va souvent en Galerie ou se rend à des expositions privées dans des sites souvent exceptionnels, a vite fait de remarquer que les tableaux de collection sont très souvent éclairés malgré que la pièce soit baignée par la lumière du jour.

Pourquoi ?

La lumière du jour a la particularité d’être vive par moments et faible à d’autres parties de la journée. Il vaut donc mieux contrôler l’éclairage des tableaux de manière à ce que celui-ci soit constant et mettre l’oeuvre pleinement en valeur.

Par ailleurs, certains tableaux ont une grande valeur-monétaire, et les Collectionneurs prennent alors soin de ne pas les éclairer n’importe comment. La luminosité globale de la pièce, la tapisserie et le mobilier en place y jouent un rôle tout aussi important que la protection de l’oeuvre et l’esthétique de l’éclairage.

Types d’éclairages possibles :

L’éclairage peut se faire en halogène mais moyennant l’utlisation d’un transformateur. Cet éclairage convient si les lampes ne restent pas allumées très longtemps.

Une autre solution consiste à recourir à l’incendescence mais présente l’inconvénient à mes yeux rhédibitoire de trop jaunir. C’est d’ailleurs pour cela que je renonce à peindre le soir, ayant également de telles ampoules à mon atelier privé.

Le néon éclaire beaucoup mais manque de classe dans certains environnements.

Les lampes LED pour tableaux chauffent peu, et diffusent une lumière qui n’endommage pas les Oeuvres. Les musées & galeries utilisent généralement la fibre optique pour produire des éclairages ponctuels et extrêmement discrets (ce système distribuant peu d’infrarouge évite la détérioration des oeuvres par surchauffe).

Cette diffusion de lumière artificielle peut se faire selon les cas par les systèmes suivants :

  • cadres éclairants
  • spots orientables (« la » solution la moins onéreuse)
  • appliques avec diffuseurs
  • applique à plafond
  • spot posé sur meuble
  • système éclairant encastré dans une « niche » murale…

mais il faudra veiller, tant pour les huiles que pour les tableaux sous verre, à ne pas produire de reflets en approchant trop près la source lumineuse.

Il convient aussi de différencier les éclairages basiques, des éclairages dits de grand standing qui eux sont faits généralement pour un tableau qui ne change plus de place donc « sur mesure ».  Le système utilisé est le LED (le plus fiable de tous ceux cités supra) et pour les mettre en place, l’éclairagiste et l’électricien doivent se concerter avec le propriétaire des lieux. L’ambiance globale dépendra grandement de la qualité de la lumière.


Dans un endroit public (exposition temporaire ou galerie avec forte rotation de tableaux) l’éclairage est généralement assuré par des spots montés sur une glissière ce qui permet très rapidement de déplacer la source lumineuse en fonction de la taille et de l’endroit où l’on accroche les différents tableaux.

Voici l’exemple d’un éclairage de musée (ici à Lyon photo licence commons) :


Pour les expositions temporaires il existe des spots-orientables pouvant se clipser au dessus des grilles. Mais il faut alors une prise et tous les lieux d’exposition n’en sont pas équipés. CHRISTIANE ALLENBACH | SALLE DES CUIRRASSIERS

En matière d’éclairage, les moyens financiers dont on dispose sont étroitement liés au résultat final.

Peu de structures peuvent encore se permettre de vrais bons éclairages une douzaine d’heures par jour… on apprécie donc d’autant plus celles qui font cet effort !

CHRISTIANE ALLENBACH | VUE D ENSEMBLE SALLE CUIRRASSIERS

J’ai perdu les photos des excellents spots de l’OT-Niederbronn mais je vais en refaire, j’y retourne assez régulièrement. à suivre.

°

CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEIL facebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR