Papier Yupo

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Le Papier LanaVanguard (200 g/m²) n’a pas été conçu  initialement pour l’aquarelle et je ne m’en sers jamais pour mes tableaux, mais je l’ai quand même testé car il peut convenir pour certaines choses notamment des cartes destinées à être plastifiées ou vernies… il permet de jolis effets spéciaux. Mais comme nous allons le voir s’amuser avec est l’un de ses seuls atouts…

 

C’est un produit qui présente une surface très lisse sur laquelle on peut travailler avec de l’encre, de l’acrylique et bien sûr de l’aquarelle voire de la gouache. Le médium reste en surface ce qui en clair signifie qu’on ne peut PAS appliquer un certain nombre de techniques propres à l’aquarelle mais offre l’avantage de faire « chanter » les couleurs qui sont sur ce papier toujours très lumineuses et denses.

Le papier Yupo gagne à être utilisé en position parfaitement plane donc sur table.

Il est grattable et permet par conséquent pas mal d’effets spéciaux, immédiatement effaçables si l’on souhaite en changer.

Ce papier donne aux Créations spontanées un rend unique et inattendu qu’on n’a pas sur papier classique mais… je pense qu’il est à réserver aux personnes manquant de technique sur papier-classique et il ne convient assurément pas à l’hyper-réalisme et au figuratif seulement s’il est interprété avec fantaisie.

On peut l’acheter par paquets de cinq feuilles pour une vingtaine d’euros en 50 x 70 cm mais aussi en blocs plus petits, de 10 feuilles : 22 x 32 cm ou 34 x 48 cm.

Le Père-Noël m’avait envoyé une feuille gratuite pour faire mes essais… c’est largement suffisant puisque ce papier se nettoie d’un coup d’éponge, du moins pour une dizaine de fois. Après le médium laisse des traces et il faut le changer… Dans le même ordre d’idées le crayon ne s’efface pas toujours et le papier ne supporte pas la pointe d’un compas (il n’est d’ailleurs pas fait pour les choses précises et figuratives, plutôt pour le flou artistique et l’abstrait). Voici à quoi il peut alors ressembler :

Voici ce que j’ai pu constater en utilisant ce papier.

 

sur fond sec

  • aucune fusion telle qu’elle se produit sur des excellents papiers comme Arches ou Bockingford
  • les pigments se repoussent souvent

sur fond mouillé ou très mouillé

  • aucune fusion telle qu’elle se produit sur des excellents papiers comme Arches ou Bockingford
  • aucun travail d’auréoles possible
  • il est conseillé de légèrement mouiller le papier Yupo avec quelques gouttes de liquide-vaisselle dans l’eau
  • ne pas utiliser le médium le plus cher… pour ces essais très provisoires car même recouvert de laque il est clair que la conservation dans le temps est plus que limité et que des travaux faits sur ce papiers sont écartés par les Collectionneurs & investisseurs.

L’intérêt d’utiliser un tel papier ?

S’amuser, se lâcher, oser du nouveau…
Trempage du papier et fixation inutiles, il ne gondole pas. Par contre il ne se laisse déchirer que si l’on prend soin de l’entailler avant.

 

Les plus et les moins…

Ce qu’on peut faire :

  • glaçé, il sèche lentement et permet beaucoup de migrations de pigments, on a le temps de voir ce qui se passe
  • repentir possible et même souhaitable. Ceux qui ne savent pas dessiner peuvent poser un support en dessous et peindre directement par transparence si le yupo est posé sur une table lumineuse
  • les couleurs restent vives et dynamiques et sont comme sublimées
  • effets spéciaux inimaginables ce qui est une pure-merveille pour les abstraits
  • avec un bon vernis… voire de la résine (prévoir au moins 2 mm) on peut l’exposer sans cadre

 

  • On peut par exemple faire des retraits au papier absorbant, gratter, souffler, saler, poser des films alimentaires ou du papier alu…les effets sont parfois saisissants.

Ce que l’on ne peut PAS faire :

  • on arrive à de beaux résultats sans forcément maîtriser la technique complexe de l’aquarelle, bref ce n’est pas avec ce papier que l’on progresse
  • il faut user abondamment de fixatifs & vernis si on veut « garder » un travail quelques années mais nous n’avons aucun recul sur plusieurs siècles comme pour les vraies aquarelles. Des dégradations ont déjà été notées et ce même au bout d’une année.
  • trop de choses avec ce papier doivent être laissées au hasard, rien ne peut être prévisible
  • l’inconvénient MAJEUR pour moi c’est que dès qu’on regarde la création de BIAIS… on voit horriblement les différences de densité dans l’application du médium… car tout reste en surface au lieu d’aller en profondeur…


Utilisation idéale
  :

  • essais divers
  • cartes de voeux plastifiées ou vernies
  • abstraits
  • combiné avec les crayons aquarellables, les sticks, ou technique-mixte
  • le travail par retraits (notamment sur fond uniforme)

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