TABLE LUMINEUSE

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article actualisé en aout 2015

Pour faire suite à mon article Art, tracés & astuces, voici quelques indications relatives aux tables lumineuses pour dessin.

La table lumineuse est une invention née après celle de la vitre, en verre. L’histoire du verre est bien plus ancienne qu’on ne le pense… car le verre existe à l’état naturel depuis plusieurs millions d’années et déjà à la Préhistoire l’homme utilisait couramment le verre-naturel d’origine volcanique. Cinq millénaires avant JC l’homme commença à utiliser le verre de manière plus ciblée pour recouvrir des objets, faire des moulages colorés (donc non-transparents) puis avec le perfectionnement des fours le verre devint translucide, le savoir faire ancestral s’affina et se développa et d’étape en étape le verre fut ouvragé de la manière dont nous le connaissons aujourd’hui. Dans mon secteur il existe de fort belles cristalleries qui ouvrent régulièrement au public leurs portes. C’est fort instructif.

Les Artistes anciens ont dont rapidement remarqué qu’en superposant une feuille de papier imprimée et une feuille vierge au dessus d’un verre se trouvant devant une source lumineuse… on pouvait sans difficulté (pour peu que le papier ne soit pas trop épais) reproduire le tracé. Ainsi est née la table lumineuse (qui trouve aussi un usage médical sous une forme dérivée).

On trouve dans le commerce un certain nombre de tables lumineuses à des prix & formes assez variés… voir chez tonton-Google. Elle permet de travailler plusieurs ébauches d’un graphisme ou de passer d’une ébauche à une autre…

Vu le prix, surtout si le format doit être grand, les bricoleurs font généralement eux-mêmes leurs tables lumineuses.

Mais l’acquisition de verre solide dépoli (et il doit forcément l’être sous peine de déformé le tracé) ou de plexiglass est assez coûteux. A titre indicatif, une plaque de plexiglass non découpée vaut une soixantaine d’euros… et il faut au moins deux socles en bois coupés par un menuisier sans compter les ampoules & câbles d’alimentation électrique. Bref… si vous ne savez pas (encore) dessiner,  calculez bien si cette acquisition est rentable pour vous ou non mais surtout redéfinissez vos objectifs… (voir plus loin).

Dans mon Article « décalquer » visible ici  j’explique pourquoi rien ne vaut le dessin.

Une table lumineuse par contre trouve toute son utilité dans les dessins animés quoique les professionnels en ce moment préfèrent de loin les tablettes.

Une table lumineuse, en tant que table-de-travail en arts-graphiques ne convient qu’aux Artistes qui utilisent un papier de faible grammage. Le papier-aquarelle et son grammage est évoqué globalement ici  et il faut retenir que plus le grammage d’un papier est élevé, plus celui-ci est épais. J’ai eu l’occasion de tester des tables lumineuses dans d’autres Ateliers ou chez des Collègues-Artistes, et je pratique aussi passionnément le dessin dans les moments où mon poignet ne me fait pas trop souffrir… Je peux donc aisément peser le pour-ou-le-contre…

Le grammage du papier est une chose, et au-delà de 300 g/m3 on peut oublier l’usage de la table lumineuse.

En tant qu’Aquarelliste soucieuse de la qualité de son travail, je n’utilise aucun papier de faible grammage, même si je sais comment faire pour qu’il ne gondole pas… et de précieuses informations sont à lire dans mon article sur le papier Arches
En fait, beaucoup de papiers ne conviennent pas à mes exigences qualitatives.
Des Confrères m’ont conseillé diverses marques que je testerai prochainement… mais Arches est un papier qui convient autant au débutant qu’à l’aquarelliste confirmé et que beaucoup d’Enseignants préconisent dans leurs stages. Il va de soi que plus un papier est épais, meilleur il est. J’aime aussi beaucoup le Cornwall (450 g) de Hahnemühle et mieux les feuilles 640 g/m3 au format raisin de chez Arches. Il va de soi qu’une feuille de cette taille et épaisseur ne convient absolument pas pour une table lumineuse. Mieux, il existe des 850 g/m3 !!! Elles ont l’avantage de ne pas bouger dans le travail à grande eau et conviennent aux travaux grand-format.

De même, le travail à l’acrylique et à l’huile sont incompatibles avec une table lumineuse de par leur « support ». Pareil pour l’aquarelle sur toile.

Reste donc pour chacun à faire un choix entre prendre le temps d’apprendre à bien dessiner ou utiliser une table lumineuse. Je pense que le lecteur aura compris que jamais on ne perd autant de temps qu’en cherchant à en gagner…

Reproduire ne permet pas de « comprendre » son sujet ni de savoir comment le simplilfier. Souvent les personnes qui reproduisent à la table lumineuse ont trop de détails dans leurs travaux… et ne font aucun effort de composition.

La table lumineuse convient donc aux formats moyens, au papier de faible grammage,  et aux coloristes pour lesquels réussir un tracé sans artifice n’est pas important.

Il y a d’autres manières de s’aider pour reproduire un tracé, je les passerai en revu un par un au fur et à mesure de… mon temps… donc à suivre.

Nouveau… les tables à dessin FUTURA, qui peuvent aussi servir de table lumineuse…  elles sont très abordables.

 

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CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEIL facebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR