Les Estompes

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article raffraîchi le 12 février 2017


ALLENBACH CHRISTIANE ESTOMPES PAPIER

L’estompe ne concerne pas directement les aquarellistes en ce sens qu’elle sert surtout aux études et vignettes « préparatoires »… mais il est utile de savoir s’en servir. Je m’en sers systématiquement dans mes études pour suggérer le modelé sans trop travailler mes esquisses.

ALLENBACH CHRISTIANE RAPIDE ETUDE CARRES CONTE ET ESTOMPE

Pour la technique de dessin, je suis traditionnaliste et préfère obtenir mes ombres  par le seul entrecroisement des hachures, sans aucune utilisation ni d’estompe ni de gomme… mais dans les études de grand format, l’estompe peut servir à donner rapidement du cachet à un travail.

Il faut prendre soin d’acheter des estompes de qualité et de travailler sur du bon papier. A titre indicatif le sketchbook de Lana que j’ai récemment testé (résultats ici) ne convient pas trop pour les traits vigoureux à l’estompe… la surface du papier est immédiatement atteinte. Le papier multitechniques Canson 200 g. (grande feuille) est nettement meilleur.

Une estompe « papier » se présente sous forme de cylindre à deux pointes et est constituée de papier enroulé de manière très serrée. Il y a bien sûr d’autres types d’estompes…

Cet accessoire existe en plusieurs diamètres mais comme je ne m’en sers que pour les grands formats les « petites » n’ont jamais servi.

L’estompe n’a pas trop d’utilité si on travaille aux crayons ordinaires ou au graphite mais convient parfaitement pour les dessins & esquisses au fusain, et aux carrés conté.

Conseils pratiques :

  • ne jamais mettre du scotch autour du cylindre de l’estompe car cela empêche la taille…
  • si l’estompe est neuve… prendre un carré conté et en noircir uniformément la « pointe » puis faire quelques essais sur le papier choisi en travaillant tantôt avec le plat de la pointe, tantôt avec seulement la pointe. Cela marche aussi avec de la poudre de graphite. On en a toujours si l’on taille ses outils à l’émeri…
  • pour le transport l’estompe gagne à être enroulée dans un peu de papier bulle, pas uniquement pour la protéger mais surtout pour éviter de salir tout le contenu de la trousse. Idem pour les carrés conté que je mets dans de petites boîtes.

 

A titre indicatif, voilà le genre de travail qu’on gagne à faire à l’estompe… et qui n’a rien à voir avec les dessins « léchés » de ceux qui bossent à la poudre de graphite. L’estompe c’est… la spontanéité voire la fantaisie tout en restant « juste » au niveau trait…

Ci-dessous, deux diamètres d’estompe différents.

 

au-dela du matériel montré supra il existe encore une autre méthode pour estomper mais plutôt à partir du format raisin :

  • à l’aide d’une serviette de cuir que l’on modèle avec les doigts en fonction de la surface à traiter et du rendu souhaité (genre chamoisine)
  • l’estompe en cuir. Elle est très pratique mais on ne la trouve plus guère sur le marché, il faut se la confectionner en fonction des besoins. Les aquarellistes qui utilisent l’éponge-magique sauront comment ça marche… Pour les autres le cuir sera apposé SUR l’esquisse ou le dessin et selon la courbe ou la droite que l’on souhaite obtenir par estompe donc en enlevant de la « matière »… on utilisera la forme la plus appropriée :

CHRISTIANE ALLENBACH CUIR ESTOMPEPour les travaux en A3, l’estompe en papier peut être utilisée avec sa seule POINTE au lieu à plat comme par exemple en séance de modèle vivante.

 

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