Encadrement sans passepartout

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Après avoir passé en revue différents encadrements et aspects techniques… par exemple :

je viens compléter ce sujet par un apport  déconcertant pour certains aquarellistes, mais avec une technique apprise chez un encadreur qui a pignon sur rue au niveau de la France et qui mise sur l’association Tradition & Modernité en encadrement comme moi je le fais au niveau peinture.

Je précise que pour les moyens à grands formats je continue à confier les encadrement à un professionnel… mais pour tous les petits-formats il existe une alternative moins onéreuse consistant à se procurer des cadres bruts, et à faire l’encadrement sans utiliser de passepartout.

Autre chose qui intéressera peut-être aussi mes amis-Artistes qui ont besoin comme moi de limiter ou de réduire les faux-frais… le sur-mesure coûte cher. A titre d’exemple, un seul passepartout pour un format moyen  (50 x 70 cm) chez le « pro » revient à 40 €… c’est le top au niveau qualité mais à réserver aux oeuvres d’exception.

En clair, il n’est pas toujours bon de se précipiter sur sa feuille et de peindre… puis d’aller faire encadrer en payant le prix fort. Il est plus que rentable de faire la démarche inverse. Elle consiste à se procurer d’abord des cadres standard (ou en promotion) et suivant que l’on mette ou pas un passepartout, reporter les mesures sur son papier AVANT DE PEINDRE. Personnellement cela me permet de réduire les coûts à peu près de moitié (sachant que pour mon meilleur cadre « pro »  visible supra, j’ai déboursé presque 200 €).

Dans cette optique, je rends régulièrement visite à mes encadreurs en leur demandant de me confectionner, avec leurs chûtes de baguettes (au cours de travaux de grand format) de petits cadres. Cela me permet d’avoir une qualité de cadres égale aux grands formats sans me ruiner. Dans une fourchette de prix oscillant entre 06 et 15 € on peut donc avoir un cadre brut qui chez le professionnel est en vente pour trois fois ce montant… mais il faudra s’occuper soi-même du verre, de la confection du paquet, du découpage du bois-ou-carton et de la finition (crochet et scotch professionnel anti-insectes).

J’ai testé pour vous… la confection d’un petit encadrement prend environ une demi-heure ce qui reste honnête. Personnellement je préfère vendre décadré, laissant à chacun le soin de faire les finitions, mais pour les personnes âgées incapables de s’en occuper ou pour ceux qui ont vite besoin d’un petit cadeau, j’ai quelques petites Créations toutes prêtes. Je ne rajoute jamais de « marge » sur le cadre car mon but reste de proposer à ma clientèle une mise-en-valeur professionnelle du tableau. Je ne « compte » donc que le matériel.

Pour les petites créations, l’Encadreur-pro m’a appris que contrairement à ce qui est souvent dit, le passepartout n’est pas utile . En effet, les oeuvres qui souffrent de buée ou d’humidité sont avant tout celles qui voyagent d’exposition en exposition avec des différences de température parfois notables et dans ces cas-là un passepartout épais les protège. Mais dans le cas où une oeuvre est accrochée et ne bouge plus… c’est différent.

Voici donc comment ça marche :

  • se procurer un cadre brut de petit format, ici 15 x 15 cm
  • se procurer un verre approprié
  • reporter les mesures sur un papier de qualité et PEINDRE
  • après séchage complet, humidifier légèrement l’envers et mettre brièvement sous presse mais pas jusqu’à séchage complet.

Ici j’ai voulu mettre quelques couleurs avec un sujet pas très technique, juste pour illustrer cette thématique d’encadrement… ce n’est pas mon style de peinture habituel… mais j’y ai quand même mis de la joie, la dynamique des couleurs y étant pour quelque-chose.

Au vu de ces images on comprend donc qu’il s’agit de monter l’aquarelle directement sur la vitre PROPRE au moyen du scotch d’encadreur. Tracer une marge au crayon peut aider ceux qui n’ont pas le compas dans l’oeil. Fixer l’aquarelle mise sous presse mais encore légèrement humide (elle va se tendre sur le verre) en veillant à manipuler avec précaution le scotch-kraft-humide car aucun repentir n’est possible. Voici l’envers du « travail » qui forme un « paquet » étanche aux poussières et aux nuisibles. Facultatif : scotcher aussi la partie encore visible du papier-aquarelle…

Une fois le « support » carton, bois ou autre appliqué, qu’il soit posé à l’aide d’agrafes ou de clous, il faut sceller au scotch pour éviter toute pénétration d’insectes. Je note ici que les aquarelles que j’expose ici et là ne sont pas scellées du fait qu’il faut pouvoir inter-changer les aquarelles dans le cadre…

On a donc, moyennant un peu d’huile de coude, un cadre de très bonne qualité avec une finition professionnelle…  😉

 

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