Pilot Super Color permanent WHITE

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Je fais partie des aquarellistes « puristes » qui n’utilisent rien d’autre que l’eau et le médium… nous sommes de plus en plus rares dans ce monde où les effets spéciaux et les techniques mixtes sont de mise…

Il convient de savoir que dans beaucoup d’expositions internationales, il est demandé de fournir un travail sur base de
99 % d’aquarelle. Il y a donc 1 % de « tolérance » et les portraitistes sauront à quoi je veux en venir… car parfois d’un coup de pinceau un peu énergique, nous « fermons » une zone où nous aurions dû laisser du blanc surtout pour ceux qui comme moi aiment travailler sans drawing-gum.

Il est donc communément admis qu’on puisse rectifier un éclat sur un oeil avec un produit autre que l’aquarelle… bien qu’à partir du format raisin cela ne soit pas nécessaire car on peut faire des retraits au pinceaux peu après l’application du médium et récupérer ainsi le blanc perdu par maladresse (même sur le Arches… j’ai testé).

Dans la section acrylique des fournisseurs, il existe quantité de produits utilisables à cet effet, et un autre sera très prochainement commercialisé, je vous parlerai dès que je l’aurai testé…

En voici un que je vous déconseille ABSOLUMENT :

>>> le marqueur permanent de PILOT super-color (white)

Pourquoi ?

Tout d’abord à cause de sa texture qui est vraiment comme du PLASTIQUE et qui convient aux travaux mixtes ou acryliques mais pas du tout à l’aquarelle. C’est rhédibitoire…

Ensuite à cause de sa « pointe » qui est fournie sans débouchoir et quand bien même on en aurait un… ce serait vain dans la mesure où le produit est d’une extrême viscosité.

En clair, il est tout à fait IMPOSSIBLE d’obtenir un trait continu ni même de faire un point sur un iris… La seule solution pour l’utiliser c’est de tapoter plusieurs fois sa pointe sur un carton séparé, jamais directement sur le travail, et de prélever un petit peu du produit à la pointe d’une aiguille à tricoter… ceci si vraiment vous ne voulez pas le jeter car à mon avis il faudrait… Je suis rarement aussi catégorique.

Enfin, pour finir… si vous avez le malheur de toucher de la pointe du pinceau le produit déjà appliqué… vous gâchez irrémédiablement le pinceau car ce plastique pénètre dans les poils du pinceau bien plus que le drawing-gum… On arrive à le nettoyer en combinant l’eau savonneuse et la pression à l’essuie-tout… mais le pinceau est bel et bien foutu. Lorsqu’on sait ce que coûtent certains pinceaux… on y tient…

^ Sur cette photo on voit déjà très bien les résidus de « plastique blanc » qui se sont déposés sur la pointe lors des ouvertures-et-fermetures… et croyez-moi une fois cet article rédigé, ce produit valsera immédiatement dans la poubelle. Comme dit plus haut, il a été conçu pour autre chose et en aquarelle il est à écarter. Attendez un peu si vous cherchez un tel produit, un important fabricant est en train d’en mettre un sur le marché.

Mais alors comment faire ?

Simple : prenez plutôt un peu de gouache blanche et appliquez-la si nécessaire en deux étapes en laissant sécher entre… Elle offre l’avantage de pouvoir s’enlever si on s’est trompé… Moi j’ai encore le tube de gouache qui me servait déjà lorsque j’avais neuf ans, c’est vous dire que le produit est bon… et aussi que je ne m’en sers que très parcimonieusement, le plus souvent en outdoor.

Comment ai-je fait pour garder mon tube intact au fil du temps ??? simple : je suis méticuleuse. Sachant que je l’utilise peu (environ une fois tous les trois mois) je nettoie le « filet » au coton-tige mouillé à chaque ouverture et avant de refermer je prends soin, au doigt, de mettre une grosse goutte d’eau par dessus de la gouache. La méthode a fait ses preuves…

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CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEIL facebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR