L’entre deux verres…

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Profitant d’un déplacement professionnel pour rechercher de nouveaux encadreurs, histoire de diversifier ce que je peux proposer à mes clients… je suis tombée sur une forme d’encadrement  moderne dont jusqu’ici j’ai très peu parlé.

Pourquoi ?

Parce qu’étant avant tout aquarelliste, j’avais emblée écarté cette possibilité, l’aquarelle devant être sous passepartout assez épais… donc en encadrement classique.

L’entre-deux-verres est une technique moderne d’encadrement, qui consiste à laisser apparaître une transparence entre l’Oeuvre et le cadre… Elle fut initialement conçue pour les photos, et détournée pour d’autres créations…

Posée sur un mur uni, elle est du plus bel effet.
Sur un mur bariolé bien sûr ça ne va qu’en combinaison avec un passepartout uni…

Ici, la même création en encadrement classique et entre deux verres…




Avantages
:

  • met en valeur les papiers de fabrication artisanale présentant quelques belles irrégularités
  • toutes les fantaisies sont possibles et imaginables… on obtient un encadrement attractif et très « tendance » voire « déco »
  • idéal pour les oeuvres double-face
  • convient également pour les anciennes lithographies ou gravures rongées par les années…
  • dans certains cas on peut remplacer le verre par du plexiglas et alors le tableau peut être mis dans une chambre d’enfant sans danger

Inconvénients :

  • fragilité : éviter le transport et les manipulations inutiles
  • trop grands formats déconseillé
  • chambre d’enfant déconseillée
  • des saletés peuvent se trouver entre les deux verres et c’est disgracieux voire rhédibitoire pour un acheteur potentiel
  • l’assemblage doit être solide, il faut avoir les moyens de confier l’encadrement à un professionnel


Je parle ici bien sûr d’encadrement entre deux verres mais avec un beau cadre… cela n’a rien mais alors rien du tout à voir avec le sous-verre interdit en exposition.

Mais en raison de la fragilité de ce système, on le voit encore fort peu dans les salons artistiques… où l’on préfère souvent le marouflage avec vernis… que pour d’autres raisons moi je n’aime pas. 

En résumé, cette technique convient pour les petits formats et les créations supportant le contact direct avec le verre (donc exit les pastels, aquarelles, vive les encres ou… les repros). Les informations fournies par l’encadreur consulté à la rédaction de cet article sont à rectifier sur un point : le pastel. Je viens d’apprendre (merci Sylvie) qu’un pastel entre deux verres est encore beau actuellement alors qu’il est encadré depuis les années 1930. Comme quoi… il faut parfois aller au-delà des préjugés…

L’utilisation la plus judicieuse reste cependant celle des impressions, car moins onéreuses que l’aquarelle donc en cas de pépin on peut remplacer…

Un encadreur près de chez moi en proposait, mais plus maintenant, son fournisseur ayant déposé le bilan. Mais je me suis renseignée, on peut se les procurer dans d’autres régions françaises.


Mise à jour « technique » faite le 17.01.2014

Marie Jo Claudel encadreur AAAV et ayant enseigné de longues années m’informe (grand merci) que concernant l’entre deux verres il est important d’insérer une petite baguette pour séparer les deux verres, fixer le sujet avec des adhésifs sans acide, faire un paquet solide et hermétique pour éviter que de petites bêtes ne s’ infiltrent dedans. Le reste peut-être bricolé pour mettre une fixation sur la baguette si elle est solide et bien assemblée, mais la méthode « académique » c’ est le bloc attache et là ça demande du temps, de la minutie.

nb. : le bloc-attache se fait sans fond ni baguette, mais avec cartons de fond (gaînés de papier) et collés sur verre… à réserver à ceux qui ont une rigueur mathématique… ou à faire-faire par un professionnel.

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