Avec ou sans chevalet… le guide

Lorsqu’on débute en peinture on a une fâcheuse tendance à vouloir se sur-équiper… je vous préviens donc d’emblée… CE N’EST PAS LA PEINE…

Beaucoup d’Artistes-Peintres orientent leurs clients & amis vers des revendeurs et en retirent quelqu’avantage… Non seulement ce n’est pas ma politique mais en plus, l’acquisition d’un chevalet n’est absolument pas une priorité pour débuter en Aquarelle.

Non seulement le matériel valable est onéreux mais souvent on se rend compte après coup qu’il ne correspond PAS à notre façon de peindre.

De surcroît, les bricoleurs-avertis peuvent facilement confectionner un chevalet adapté à leurs besoins en partant du trépied d’un appareil photo. En effet, sa hauteur est réglable sur au moins deux niveaux, on peut aussi adapter le réglage au dénivellé du terrain… et le haut supportant une « tablette » peut être réglable dans presque tous les sens à volonté…

Mais bon, moi je garde mon trépied pour l’usage auquel il fut conçu… et je vais vous expliquer pourquoi.

Peindre debout permet une grande amplitude du geste, surtout pour les grands formats, lesquels bien sûr ne tiennent pas sur un chevalet, il faut donc leur faire un support sur mesure en ayant l’esprit inventif et en utilisant ce que l’on a sous la main… c’est parfaitement faisable sans rien dépenser. On peut travailler à plat ou incliné… sans chevalet. Peindre debout exige qu’on soit physiquement en forme et ce critère est absolument à prendre en compte… TEST… si l’on ne peut plus courir une heure et rester debout trois heures d’affilée… inutile de prévoir un chevalet.

Si cela vous tente malgré tout… avant tout achat testez chez des amis ou chez vos Enseignants les chevalets auxquels vous pouvez avoir accès. Eventuellement mettez la main libre derrière le dos en peignant.

Ayant eu l’occasion de travailler avec des Aquarellistes de renom… je peux vous confirmer qu’ils ne se servent pas très souvent d’un chevalet…

ici… papier sur planche adosse au mur, mais un meuble convient aussi… travail debout ou assis à volonté en Atelier


La technique employée ou le format géant peuvent exiger d’autres alternatives…

  • le papier doit très souvent, en cours de travail, être bougé ou incliné (notamment pour les arrière-plans)
  • l’aquarelle sur papier spécial ou sur toile dégouline si l’on ne travaille pas sur un plan horizontal
  • la technique exige un travail au sol
  • la technique nécessite en alternance  un travail sur le plat et en incliné… et le support est trop grand pour un trépied…

  • On peut aussi utiliser à volonté, pour peindre assis, les astuces suivantes :
  • incliner le bloc-aquarelle sur une chaise
  • fixer le papier sur une planche en bois et en poser le bas sur un rebord de meuble (idéal pour les grands formats)
  • poser le bloc aquarelle sur une table et l’incliner en posant dessous un rouleau essuie-tout, ou autre objet (par ex. un flacon carré, une boîte)… ça marche très bien et permet de bouger facilement sa feuille en cours de travail. Voici une légère inclinaison utilisant cette astuce :

En extérieur… il est bon de savoir utiliser tous les supports que l’on trouve… bancs en bois, souches d’arbres, rochers etc… et être inventif pour s’installer confortablement sans chevalet fait aussi partie de la Créativité…

Attention également au VENT qui peut parfois faire tomber un travail-sur-chevalet en outdoor…

Par contre, si vous exposez quelques travaux sans avoir de cimaise ou pouvoir mettre un clou au mur, un chevalet mettra avantageusement quelques oeuvres en valeur. Certaines galeries n’exposent qu’ainsi…

Que l’on utilise -ou pas- un chevalet… il faut régulièrement, en cours de travail, prendre du RECUL…

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CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEIL facebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR