Papier Bockingford


J’utilise énormément le papier Arches à propos duquel j’ai fait un tour d’horizon assez complet mais à partir de maintenant je prends également du BOCKINGFORD.

Techniquement il s’agit d’un papier aquarelle blanc naturel 100 % pure cellulose (alfa). En clair, en peignant les couleurs restent un brin plus naturelles que sur l’Arches. Il est bien sûr de fabrication anglaise sur forme ronde, sans acide et avec réserve alcaline. Le gélatinage à fait à la fois à coeur et en surface. Son grin est fin, un peu différent du Arches, ou du Langton-PRESTIGE,  seuls papiers avec lesquels on peut valablement le comparer.

Des feutres en laine naturelle confèrent au BOCKINGFORD un grain très particulier qui convient à tous types de technique. Ces mêmes feutres en assurent également une excellente conservation au fil des décennies voire des siècles.  Il absorbe bien mais pas trop, les  couleurs, se conserve bien et surtout… permet des retouches très techniques. Je le déconseillerais pourtant aux débutants car parfois il faut laver entièrement un arrière-plan ou brosser dans la baignoire… Petit bémol… avec ce papier mieux vaut éviter les « frottements » et les blocs ne sont pas soudés aux quatres bords.


Ceci dit, le Bockingford convient aux amateurs-avertis comme aux professionnels et d’aucuns l’utilisent même pour d’autres techniques que l’aquarelles mais à mon sens c’est du pur gâchis…

Concrètement, mes impressions : prenez du Arches si vous avez l’intention de faire beaucoup de grattages au coton-tige ou au cutter mais prenez du Bockingford pour faire tous types de retraits, les blancs sont plus blancs… Le papier se choisit en fonction du travail à effectuer et du talent de l’Artiste. Le Bockingford est plus délicat à manier que l’Arches mais il supporte tout autant qu’on mette du scotch de bureau pour avoir les bords nets.

En Alsace où je vis & travaille, le Bockinford ne se trouve pas en magasin même spécialisé, c’est pour cela que j’ai acheté le mien à Namur | Belgique. Par contre on peut le commander sur les sites-pros. Il existe en assortiment de six feuilles avec des grammages intéressants :

> 190 g/m² ce qui peut suffire si on l’encolle comme expliqué ici
> 300 g/m² soit la version classique…
> 425 g/m² ce qui est très agréable et idéal pour le grand mouillé.

Par contre, sans encollage, le 190 g/m² peut tellement gondoler que même un encadreur-pro disposant d’une bonne presse peut avoir ensuite du mal à le tendre…

Il existe aussi des feuilles grain fin et des blocs de 12 feuilles.  Les blocs sont très intéressants pour qui découvre ce papier car on peut commencer alors par des petits formats.

Excellente ouverture des blancs avec toutes les techniques, bonne résistance au travail très dans l’humide, et aucun souci pour enlever le liquide de masquage.

Effets spéciaux que ce papier permet impeccablement :
> retraits trèèès fins et bien blancs
> repentir facile
> convient pour travailler les auréoles
>
excellentes fusions & beaux fondus possibles
> (liste non exhaustive… c’est vraiment du très bon papier !!)

 

Autres particularités :
> le papier garde longtemps l’eau… peinture zen assurée…
> existe en plusieurs teintes
> ne se déforme pas facilement

Lien vers le fabricant St.Cuthberts-Mill

Cet  article sera complété au fur et à mesure de mes nouvelles expérimentations…


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CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEIL facebook sous ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR