Randocrocking -10- mieux transcrire ses impressions

En outdor, plus que dans les travaux en Atelier, il est essentiel de savoir transcrire son ressenti, ses impressions. Bien entendu cela suppose qu’on n’ait plus à se concentrer sur la technique, acquise par des exercices basiques. Ayant souvent vu, lors de rencontres artistiques, travailler les uns et les autres sur un même sujet, j’en déduis qu’on aura autant d’interprétations que de participants… ce qui est une bonne chose.

Pour ma part je réserve crayon/stylo/fusain aux esquisses et je prends le pinceau pour tout ce qui est dessin aquarellé, pochade, aquarelle rapide. Ceci par opposition à l’aquarelle très travaillée mais chacun est libre de voir les choses comme bon lui semble… l’essentiel c’est ce que l’on ressent face à son sujet.

J’insite sur le fait qu’il faut peindre sur le motif donc sans support-photo. On peut faire des photos dans le cadre d’une étude pour de futurs travaux mais le dessin-aquarellé ou l’aquarelle-rapide doivent garder leur fraîcheur et leur spontanéité. Et bien sûr, on peut tout à fait laisser en place quelques lignes de construction. Dans le même ordre d’idées, si un trait est faux… il ne faut pas systématiquement chercher à le gommer. Un trait qui n’est pas juste provient d’une mésestimation qui prend sa source dans notre cerveau et le cerveau, comme un muscle, s’entraîne. Même si on a peu de temps, il faudrait chaque jour consacrer une dizaine de minutes à faire de simples esquisses juste pour vérifier la direction des traits et la justesse des proportions.

Cette justesse étant transcrite on peut ensuite saisir l’Âme de ce que l’on voit et traduire sur papier.

A titre d’exemple, cette partie d’arbre a été dessinée et aquarellée en simplifiant beaucoup le sujet et de manière spontanée…

La quintessence d’un sujet s’inscrit mieux en nous si nous ne transcrivons pas détail après détail. Les détails tuent le rêve et l’imagination de celui qui va regarder notre travail…

Un ou deux détails suffisent si ce sont les bons.
Choisir de mettre en valeur ce qui est typique par rapport à l’endroit… au sujet…


Pour ma part je pense qu’avant de se mettre au travail il faut… s’imbiber de ce qui nous entoure au point d’en faire partie intégrante. Nous le sommes en permanence mais nous n’en avons pas conscience. Cette « harmonisation » va faire en sorte que nous puissions dessiner et peindre avec Amour et à connaissances-techniques égales, c’est « ça » qui va faire la différence. En plus, dans la nature, il n’est pas rare alors que des animaux s’approchent au point de mettre le nez sur notre feuille… plus encore que les sujets-humains, ils sont sensibles à cet autre état-d’Être.

Pour les jours de pluie il faudra penser à s’exercer à l’intérieur mais toujours sur le motif. Voici en direct les étapes donnant naissance à un croquis-sur-le-motif :

Toujours pour les jours de pluie… voici un « sujet » dont on peut peindre tout ou partie…

 

CHRISTIANE ALLENBACH RETOUR ACCUEIL facebook sous = ALLENBACH CHRISTIANE WATERCOLOR

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